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 Arthur T. Hill ▪ ▪ « Qu'à part moi-même personne » Terminé

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Arthur T. Hill

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MessageSujet: Arthur T. Hill ▪ ▪ « Qu'à part moi-même personne » Terminé   Mer 29 Juil - 9:13



Artur Thomas Hill ;



    le contrôle d'identité
      nom : Hill
      prénom(s) : Arthur, Thomas
      âge : 19 ans
      date de naissance : 19 Septembre
      lieu de naissance : Ipswich, Angleterre
      lieu de résidence : Cardiff, Pays de Galles
      nationalité : Britannique



    la fiche d'indentifcation
      description physique :
      RESTAURANT & HOTEL MANOR PARK COUNTRY, CARDIFF – AOUT 2091
      ___Mia s’ennuyait à mourir. On lui avait dit pourtant : « Tu vas voir, tu es demoiselle d’honneur, les mecs feront la queue pour t’avoir. » Eh ben non. Au lieu de cela, elle restait seule dans son coin avec son verre de champagne – plutôt immonde d’ailleurs.
      ___Il y avait bien un type qui l’intéressait. Mais il ne lui avait pas lancé un seul regard de toute la soirée.

      ___Il n’était pas particulièrement beau, pas particulièrement moche non plus, mais quand même pas spécialement magnifique. Il était toutefois indéniablement charismatique. C’était ce garçon, le grand brun qui parlait en langage des signes avec quelqu’un qui devait surement être son frère ou son cousin – quelque chose comme ça.
      ___Mia aimait les hommes grands, elle était bien tombée. Non seulement celui-ci l’était mais il se tenait aussi très droit, les épaules bien en arrière. Il semblait avoir une structure osseuse assez intéressante. Ses mains étaient longues et fines, ses jointures ressortaient aux mouvements qu’il faisait dans son dialecte. Il n’avait pas de bosse sur le nez. D’ailleurs, le reste de son visage semblait également être aussi lisse qu’une statue de marbre.
      ___Elle aimait aussi les cheveux foncés, ce qui était également assez avantageux. Ses cheveux à lui bouclaient légèrement et lui tombaient dans le haut de la nuque. Étrangement pour un gallois, il n’avait pas de taches de rousseur, il avait la peau pâle et légèrement rosée, mais pas la moindre petite tache ne venait la parsemer.
      ___Il avait les yeux clairs. Très bleus – bien que le bleu ne soit pas réellement quelque chose de quantitatif, se dit-elle. Elle avait déjà vu ce regard quelque part, mais où ? Ah oui ! Cet homme effrayant qui avait décidé de camper à côté du buffet. Son père sûrement – quoiqu’il fût peut-être un peu jeune. C’était aussi le regard de… Alice, l’autre demoiselle d’honneur !

      ___– Alice ? Alice, je peux te poser une question ?

      ___La concernée s’arracha à la contemplation d’un verre en faux Crystal.

      ___– Hmm ?
      ___– Le grand brun à côté de la porte, tu le connais ?
      ___– Qui ? Artie ? Oui, c’est mon frère.
      ___– Ah bon ? Fit Mia, intéressée.
      ___– Très sympa. Un peu spécial, en son genre.
      ___– Intéressant.
      ___– Déjà pris, aussi.

      ___Mia ne prit même pas la peine de répondre.

      ___– Je te ressers en champagne ? Demanda Alice.
      ___– S’il te plait.


      CAMDEN TOWN, LONDRES – JUILLET 2091
      ___Décidément, se disait Imelda, les gens à Camden Town se ressemblaient tous. Enfin, ils ne se ressemblaient pas réellement, songea-t-elle, mais ils faisaient tout pour. Ils allaient aux mêmes disquaires, fumaient la même herbe, traînaient aux mêmes cafés, mais surtout, ils s’habillaient dans les mêmes magasins.
      ___Son regard s’attarda sur un couple qui buvait une bière à une terrasse – ou peut-être étaient-ils frère et sœur ; ils avaient le même regard. Oui, ces deux-là, par exemple, étaient typiquement Camden Town.
      ___La fille avait de longs cheveux fillasses, un chapeau melon et une chemise d’homme, mais elle était presque fade, comparée au jeune homme qui l’accompagnait.

      ___Il était grand, brun et avait la coupe de cheveux typique du rockeur anglais ; lisses placés sur le côté et l’air presque propre – quoi qu’on redoutait tout de même que quelques bestioles aient fait leur nid dedans.
      ___Il portait un veston bleu marine si ajusté que l’on eut cru qu’il s’agisse du modèle féminin. C’était peut-être d’ailleurs le cas, observa Imelda. C’était la grande mode, en ce moment, de se balader avec des vêtements conçus pour l’autre sexe et de s’autoproclamer androgyne et bisexuel. Imelda n’aimait pas beaucoup la mode.
      ___D’ailleurs, son pantalon ne semblait pas non plus être fait pour un homme. Ou si c’était le cas, le concepteur avait fait totalement abstraction des parties génitales. Le pauvre garçon pouvait bien dire adieu à sa descendance avec un jean aussi serré. C’était bien simple, ce n’était plus un pantalon, mais un collant en denim.
      ___Comme tous les autres, il avait ce genre de chaussures pointues qui avaient l’air de sortir tout droit des années 60 – d’ailleurs, c’était peut-être le cas, il y avait tellement de friperies et de magasins second hand dans le coin que la plupart des vêtements avaient connu plusieurs propriétaires auparavant.

      ___Le garçon enleva son veston et passa un certain temps à remonter – le plus soigneusement du monde – les manches de sa chemise. C’était une chemise blanche avec des motifs qui ressemblaient à des rayures bleues, mais Imelda n’en était pas certaine. Il s’agissait de ce genre de motifs, si petits que chaque mouvement du tissu vous donnait l’impression que la chemise au complet s’était déplacée dans l’espace.
      ___Imelda en eut le tournis, elle eut à peine le temps de remarquer que sa cravate était mal attachée, possiblement volontairement, mais elle ne tenait pas à s’attarder plus longtemps sur le sujet. Elle continua son chemin, essayant d’oublier, alors qu’elle s’éloignait du quartier, tous ces hippies et ces gens si fashion qui lui faisaient horreur.


      description du caractère : En plus d’être remarquable au premier coup d’œil, il a également une personnalité des plus marginales. Autant parfois est-il un vrai petit rat de bibliothèque, plongé dans ses bouquins reliés de carton à l’odeur de vieilli et de renfermé, d’autres fois c’est l’image typique du noctambule débauché.
      ___Malgré cela, c’est quelqu’un d’assez simple, qui n’aime pas se compliquer la vie. Pour lui, une chose reste telle qu’elle est et inutile de chercher plus loin. Pour cette raison, il hait quand les gens vont chercher des doubles sens et des messages cachés dans ce qu’il dit. Surtout qu’il est loin d’être très subtil, en règle générale.
      ___Il a d’ailleurs beaucoup de mal à exprimer ses sentiments. Bien qu’il soit sociable et courtois, dévoiler ce qu’il pense au fond de lui tient du miracle pour Arthur. Les mots « Je t’aime », entre autres, sont extrêmement rares dans sa bouche.
      ___Mais habituellement, il reste le garçon agréable et jovial que l’on connait. Ce garçon qui parle beaucoup, sans pour autant avoir quelque chose à dire. C’est qu’en fait, il est assez doué pour inventer des sujets de conversation à partir de rien. Le moindre détail pourra lui rappeler, par exemple, un épisode cocasse de son enfance qu’il se fera une joie de vous raconter. Que ça vous intéresse ou non, ça, il s’en tamponne le coquillard avec une pelle à gâteau.

      ___» Parfois, j'ai l'impression qu'ils ne se rendent pas compte. Qu'ils ne s'aperçoivent pas que je ne peux pas tout le temps être là pour les rendre heureux, leur faire des blagues et les « cheer up » comme on dit, c'est toujours comme si j'étais celui qui n'a pas le droit d'être triste, de mauvaise humeur ou tout simplement fatigué, comme si mon statut d'amuseur public m'interdisait d'avoir des « down », comme si j'étais né avec un chapeau à grelots sur la tête.
      ___» Pourtant, en mon fort intérieur je sais que je ne suis pas comme ça, c'est un peu comme si je m'étais donné un personnage de type sociable et amusant que je jouais continuellement et que je ne pouvais pas arrêter. Maintenant, c'est devenu comme l'avenir d'une pièce de théâtre qui repose sur un de ses acteurs, il n'y a plus personne pour rendre le sourire à ceux qui n'en ont plus envie, plus personne pour faire semblant de draguer n'importe qui, plus personne pour faire des blagues stupides au beau milieu d'un cours ennuyeux, plus personne pour se lever sur un bureau et crier quelque chose qui n'ai aucun sens afin de distraire la galerie, si je ne suis pas là pour amuser la foule, personne d'autre ne le fera.
      ___» D'accord, c'est vrai, je n'ai rien fait pour empêcher ce personnage de venir au monde, je dois bien l'avouer, il me rend bien service. C'est grâce à lui que j'ai des amis et grâce à lui que je peux trouver n'importe quelle situation opportune pour m'en faire de nouveaux. J'ai beau trouver que ce personnage n'est pas réellement moi, avec le temps, il a fini par le devenir, un peu comme quand un jeune acteur joue un rôle durant toute son enfance, il finit toujours par garder ses manières et son caractère en dehors de la scène.
      ___» Parce qu’en fait, ils n'ont pas complètement tort. Je n'ai jamais rien fait pour les empêcher de croire à mon personnage, pour eux je ne peux pas être de mauvaise humeur, mais si je ne passais pas mon temps à la cacher, ils s'en seraient peut-être aperçus plus tôt, non ?


      ___Ses autres sujets de conversation les plus courants, sont les arts et la musique. Sans ordre particulier, mais c’est toujours un sujet que les gens partagent facilement. On peut rapidement trouver un point d’entente en parlant de musique.
      ___C’est aussi un grand amateur de littérature. Quoi, il n’en a pas l’air ? On ne vous a jamais dit de ne pas juger un livre par sa couverture ? Ceux qui le font n’ont jamais vu ma vieille édition moche et pourrite du Portrait de Dorian Gray. Mais revenons au sujet. Le sujet étant Arthur et sa passion pour les livres. Il peut en fait passer des heures et des heures dans de vieilles librairies d’occasion à farfouiller parmi les vieux livres malodorants imprégnés de l’odeur de quelqu’un d’autre.

      ___Sinon, il aime beaucoup d’autres choses. Des trucs assez cons, généralement, comme l’odeur de la brume, de la neige qui fond. Mais il aime aussi la neige, parce que quand il était petit, ce mot signifiait généralement une semaine sans école. Il aime l’odeur du chocolat. Ce super chocolat qu’ils servent, au Café à côté de chez lui, dans un gros bol avec des anses en forme de têtes de lion. Il aime le thé. Le thé irlandais, sans lait et sans sucre. Il aime les canards, les gros canards bien dodus de qui viennent vous quémander des miettes de pain quand vous passez près d’eux. Vous savez, ces fameux canards dont on parle dans L’attrape Cœurs. Eh bien moi, je vais vous dire un secret, les canards, en hiver, ils migrent. Basta, cherchez pas plus loin.



Dernière édition par Arthur T. Hill le Jeu 30 Juil - 4:43, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Arthur T. Hill ▪ ▪ « Qu'à part moi-même personne » Terminé   Mer 29 Juil - 9:17


    la biographie
      histoire générale : Poppy avait connu cet endroit toute son enfance et pourtant il n’avait rien perdu de sa splendeur. Oui, si on oubliait les gens et la surpopulation de moutons, le Suffolk était vraiment un endroit magnifique. Assise au bord de la falaise, les pieds dans le vide, elle n’avait pas peur, même lorsque les vagues grondaient d’un bruit semblable au tonnerre en dessous d’elle, frappant à coups répétés les récifs de pierre et de terre. Le rose corail du ciel se découpait sur le bleu verdâtre de la mer dans un contraste que seuls les paysages anglais peuvent nous donner. À l’horizon, le soleil se reflétait dans l’eau en une image saccadée qui se répétait encore et encore.
      ___Parfois, si elle restait silencieuse pendant suffisamment longtemps, les lapins retrouveraient leur confiance et oseraient se montrer pour aller bondir au milieu des mousses vertes et grises qui crissaient sous leurs petites pattes. Et Poppy était parfaitement silencieuse. Lentement, elle refermait le livre à la couverture verte engravée de lettres dorées et le portait à ses lèvres. Doucement, elle porta la main à son ventre, le ventre qu’elle voyait devenir plus rond de jours en jours. Dans « Le Graal et la Table Ronde », elle avait finalement trouvé le nom que porterait son enfant.

      ___– Arthur…

      ___Elle avait murmuré ce nom pour en savourer chaque syllabe. Déjà, elle l’aimait autant que l’être qu’il était sur le point de symboliser. Son enfant, ce qui était et qui désormais serait toute sa vie, parce que rien au monde n’était plus beau et plus précieux que ce petit être qui dormait au fond d’elle.
      ___Derrière elle, un lapin – qui n’appréciait que très peu la poésie de la situation – prit peur et s’enfuit. Il faisait nuit, maintenant et Poppy pensa qu’elle ferait mieux de rentrer à la maison ou l’attendait sa mère, elle qui avait si facilement tendance à s’inquiéter et à dramatiser. Non, il ne valait mieux pas la contrarier. Le mouvement maladroit qu’elle fit en se relevant eut pour effet de faire fuir les quelques lapins qui restaient, puis, ramassant dans une main le bas de sa jupe et dans l’autre son livre, elle se dirigea à travers les ronces et les mûriers vers la maison de sa mère.


      ___Charles n’avait jamais beaucoup aimé Bruisyard – les gens et le moutons y tenaient vraiment une place trop importante – mais ce matin alors que le ciel rose et orangé colorait la brume, et que les nuages d’un mauve grisâtre striait l’atmosphère, il pouvait comprendre l’engouement de sa femme pour cet endroit. Et elle était superbe, sa femme, alors qu’elle émergeait de la brume, les pieds nus dans la rosée, tenant à la main un bouquet de ces jolies fleurs qui lui avaient donné son nom. Elle ne le voyait pas puisque dans son autre main, elle tenait un livre qui semblait captiver toute son attention. Elle marchait lentement et le soleil faisait une auréole à l’arrière de sa tête. Le bas de sa robe était trempé par la rosée, mais elle ne semblait pas s’en soucier, le regard plongé dans son livre, elle avait l’air complètement an paix avec elle-même.

      ___– Poppy…
      ___– Charles !

      ___Elle lui sauta au cou avec une aisance surprenante pour une femme enceinte de bientôt neuf mois.

      ___– Quand es-tu arrivé ?
      ___– Il y a une heure, ton père m’a dit que tu étais sortie.
      ___– Oh ! Je suis désolée, ma mère n’était pas réveillée ?
      ___– Non, ça va, elle dort encore.

      ___Ils se regardèrent un instant. C’était comme ça entre eux. Ils n’avaient pas besoin de dialogue pour se parler, seuls leurs regards suffisaient et ils pouvaient dire bien des choses que les mots n’arrivaient pas à exprimer. Poppy prit la main de Charles et la posa sur son ventre, sa voix soudainement n’était plus qu’un murmure, à peine audible, pas plus fort que se bruit des feuilles qui se pliaient sous le vent.

      ___– Je sais comment on va l’appeler.


      ___Un bon conteur doit savoir écourter son récit lorsque nécessaire, afin de conserver l’attention de ses lecteurs. Ainsi donc, je vous épargnerais les longues et fastidieuses heures qui précédèrent la venue au monde du petit Arthur. Ce fut le 19 septembre de l'année 2073, dans la salle 42B de l’hôpital général d’Ipswich, qu’Arthur poussa les premiers d'une longue série de cris perçants. À partir de ce moment, la distanciation parentale fera que nous devrons maintenant appeler Poppy et Charles « Mr et Mme Hill ».


      JARDIN D’ENFANTS « LA PIEUVRE », CARDIFF
      ___Arthur savait que ses parents détestaient cet endroit tout autant que lui, mais ils continuaient à l’y emmener, jour après jour, malgré tout. Le professionnalisme n’y était pas la devise et, déjà à cet âge, Arthur n’aimait pas les enfants. Malheureusement, il en était un lui-même et comme tous les autres enfants il devait rester sagement et docilement assis à sa table à faire des colliers de macaronis sans se chamailler avec ses « amis » – comme les éducateurs osaient les appeler.

      ___– Il est moche ton collier.

      ___Connasse.
      ___Sans daigner donner de réponses à la petite fille aux longs cheveux blonds à ses côtés, Arthur continua de passer le fil dans ses macaronis et de faire des nœuds entre chaque « perle » pour ne pas qu’elles glissent, c’était une méthode beaucoup plus compliquée que ce que faisaient les autres enfants et nécessitait beaucoup de concentration, malheureusement, la petite blondinette ne semblait pas y comprendre grand-chose et ne semblait pas satisfaite de son manque de réponses.

      ___– Pourquoi tu fais des nœuds ?

      ___Arthur ne répondit pas. Il ne voyait pas l’utilité de lui répondre après tout que pouvait-elle y comprendre.

      ___– Y’a une nouille qui est cassée, continua-t-elle.
      ___– Pourquoi…

      ___Elle n’eut jamais le temps de finir sa phrase car à ce moment précis, une mèche de sa longue chevelure blonde venait de prendre en feu, lui arrachant un cri strident à s’en arracher les cordes vocales.

      ___– ARTHUR !

      ___La douce voix de la femme que l’on chargeait prendre soin d’eux résonna jusqu’en Scandinavie. Le problème, en revanche, c’était qu’Arthur était parfaitement innocent, il n’avait pas touché à des allumettes depuis qu’il avait brûlé la peluche de Rupert et il n’avait absolument aucune idée de la façon dont la mèche de la petite Rosemary avait pu prendre feu. Bien sur, l’éducatrice n’était que très peu convaincue, mais la très gentille dame fut bien rapidement obligée d’admettre qu’il n’avait rien à voir dans l’histoire et s’en remit à une théorie sur la combustion spontanée. Elle avait tort, bien sur.

      ___L’événement le plus important de la vie d’Arthur se déroula quand il avait onze ans. Caché derrière les barreaux de l’escalier, il observait ses parents argumenter au sujet d’une lettre, une lettre apparemment qui lui était adressée.

      ___ – Mais qu’est-ce que c’est que ces conneries. Tu vas pas croire ça ! Un sorcier, et puis quoi encore.

      ___Mais sa mère y croyait, elle. Dur comme fer, et elle soutenait son mari que son fils était spécial, qu’il avait des dons, mais il ne voulait rien entendre. Arthur n’eut pas sa lettre ce jour là. Ni le suivant, ni celui d’après. Seulement lorsque la quatrième lettre arriva, son père consentit-il à lui donner ce qui lui appartenait.
      ___Avec beaucoup d’anticipation, Arthur détaillait le sceau violet orné d’un étrange blason ; un lion, un aigle, un serpent et un blaireau entourant la lettre P. Intrigué, il ouvrit la lettre pour en sortir un étrange papier, comme du parchemin.

      Citation :
      ___COLLÈGE POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE
      ___Cher Mr Hill,
      ___Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d’ores et déjà d’une inscription au collège Poudlard.
      ___Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
      ___La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendons votre hibou le 31 juillet au plus tard.
      ___Veuillez croire, cher Mr Hill, en l’expression de nos sentiments distingués.

      ___La lettre était jointe d’un autre papier, également écrit sur la même sorte de parchemin.

      Citation :
      ___COLLÈGE POUDLARD – ÉCOLE DE SORCELLERIE
      ___Uniforme
      ___Liste des vêtements dont les élèves de première année devront obligatoirement être équipés :
      ___1) Trois robes de travail (noires), modèle normal
      ___2) Un chapeau pointu (noir)
      ___3) Une paire de gants protecteurs (en cuir de dragon ou autre matière semblable)
      ___4) Une cape d’hiver (noire avec attache d’argent)
      ___Chaque vêtement devra porter une étiquette indiquant le nom de l’élève.

      ___Livres et manuels
      ___Chaque élève devra se procurer un exemplaire des ouvrages suivants :
      ___Le livre des sorts et enchantements (niveau 1), de Miranda Fauconette
      ___Histoire de la magie, de Bathilda Toudesac
      ___Magie théorique, de Adalbert Lasornette
      ___Manuel de métamorphose à l’usage des débutants, de Emeric G. Changé
      ___Milles herbes et champignons magiques, de Phyllida Augirolle
      ___Potions magiques, de Arsenius Beaulitron
      ___Vie et habitat des animaux fantastiques, de Norbert Dragonneau
      ___Forces obscures : Comment s’en protéger, de Quentin Jentremble.

      ___Fournitures
      ___1 baguette magique
      ___1 chaudron (modèle standard en étain, taille 2)
      ___1 boite de fioles en verre ou cristal
      ___1 télescope
      ___1 balance en cuivre
      ___Les élèves peuvent également apporter un hibou OU un chat OU un rat OU un crapaud.

      ___IL EST RAPPELÉ AUX PARENTS QUE LES ÉLÈVES DE PREMIÈRE ANNÉE NE SONT PAS AUTORISÉS À POSSÉDER LEUR PROPRE BALAI.

      ___Arthur n’eut même pas le temps de fermer sa bouche qui s’était, lentement ouverte d’émerveillement quand la sonnette de la porte d’entrée sonna, Alice descendit alors avec une délicatesse digne d’un troupeau d’éléphants.

      ___– C’est pour moi !

      ___Elle ouvrit une porte qui s’ouvrit sur un petit homme bedonnant, presque chauve mais toutefois doté d’une très belle moustache noire et cirée. L’homme était vêtu d’un costume gris qui n’aurait point été déplacé dans les années 30. En 2083, en revanche, l’homme paraissait tout aussi étrange que déplacé dans leur rue si ordinaire aux pelouses vertes bien tondues.

      ___– C’est pas pour moi.

      ___Fit Alice en se retirant sans plus de cérémonie, laissant sa mère accueillir ce petit homme si singulier et l’inviter à prendre une tasse de thé, qu’il accepta avec grand plaisir avant d’expliquer le but de sa visite. L’homme, apparemment, était professeur à Poudlard, l’école de sorcellerie et venait expliquer à Arthur ce qu’était Poudlard et comment cela se faisait qu’il était un sorcier. Il l’accompagnerait également à un endroit qu’il appelait « Le Chemin de Traverse » pour acheter ses fournitures scolaires.
      ___C’est à peu près où ils en étaient quand un deuxième troupeau d’éléphants descendit les escaliers.

      ___– M’man, qu’est-ce qu’on mange ?

      ___Alice s’interrompit dans les escaliers, suivi de près par Lutwig qui remonta ses lunettes sur son nez avant de demander :

      ___– Qu’est-ce qu’il fait là, Hercule Poirot ?

      GARRE DE PRÉ AU LARD – 2083
      ___Et ainsi donc, le premier septembre suivant, un petit garçon à l’épaisse tignasse brune entrait dans le Poudlard Express pour le début de sa scolarité, plus stressé qu’il ne l’avait jamais été, comme si une armée papillons sadiques lui dévorait les entrailles.

      ___– Les première année, par ici !

      ___Une voix tonitruante émanait d’un homme monstrueusement grand, près du lac. Encore maintenant Arthur se souvient à quel point il l’avait impressionné dès le premier regard. L’homme n’était pas vraiment plus grand qu’un humain normal, mais pour le petit Arthur, qui devait faire tout au plus le quart de sa taille, c’était très impressionnant. Il s’avança, malgré tout, vers lui.
      Ne sachant trop ou se mettre il attendit qu’on lui assigne une chaloupe avant de monter dedans, c’est ainsi qu’il se retrouva dans la dernière chaloupe avec pour seule compagnie l’homme et une fille avec de grands yeux bleus et de longs cheveux blonds qui lui tombaient dans le dos.
      Un ange passa sans que ni Arthur, ni sa compagne et encore moins l’homme ne fasse de commentaires. Le garçon regardait les chaussures de sa vis-à-vis sans ajouter quoi que ce soit. Les chaussures en tant que tel n’avaient rien de spécial, il ne s’agissait que de simples baskets noires.
      ___Soudainement, la jeune fille se présenta et Arthur en fit de même. La conversation commencée, elle continua de bon train jusqu’à ce qu’ils soient arrivés à la moitié de leur traversée. Arthur et Daisy – c’était son nom – semblaient avoir énormément de points en commun et ne pouvaient tout simplement plus s’arrêter de parler.

      ___– Eh, c’était quoi, ça ?
      ___– Quoi, quoi ?
      ___– J’ai vu un gros tentacule dans le lac !

      ___Arthur se pencha par-dessus la barque pour vérifier les dires de sa nouvelle amie, il avait entendu dire, dans le train, qu’il y avait un calmar géant dans le lac, serait-ce vrai ?

      ___– Où ça ?

      ___PLOUF !

      ___Et c’est ainsi qu’Arthur fit sa première entrée à Poudlard, tout mouillé et affublé d’un énorme manteau poilu.



Dernière édition par Arthur T. Hill le Jeu 30 Juil - 4:29, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Arthur T. Hill ▪ ▪ « Qu'à part moi-même personne » Terminé   Mer 29 Juil - 9:18

      ___Arthur avait froid, depuis sa chute dans le lac. Ses cheveux mouillés lui collaient au visage et des goutes d’eau froides dégoulinaient dans son cou. Même l’énorme manteau poilu du Garde-chasse semblait s’être imprégné de l’eau glacée qui trempait ses vêtements.
      ___Pendant un moment, il avait cru qu’il allait se noyer. C’était assez ironique, pour lui qui croyait commencer une nouvelle vie dans ce château, mais avant même que la pensée n’eut le temps de se former complètement dans son esprit, quelque-chose d’énorme l’avait attrapé par le col et ramené dans la chaloupe. Arthur n’était toujours pas certain s’il s’agissait du Garde-chasse ou du Calmar Géant.
      ___Trop la classe !

      ___À l’instar des autres élèves, les première année ne passaient pas directement par la Grande Salle, mais par une petite antichambre située derrière cette dernière. Arthur pouvait entendre la rumeur des voix qui s’élevaient dans la pièce d’à côté. Il se demandait combien d’entre eux étaient de famille avec les autres enfants autour de lui.
      ___Devant la masse de première année, une femme leur souhaitait la bienvenue à Poudlard avant de leur expliquer en détail le fonctionnement des maisons. Seule une chose manquait à son récit. Comment la répartition allait-elle se passer ? Elle n’en avait pas parlé de ça, comment allaient-ils savoir dans quelle maison le placer ? L’estomac d’Arthur se contracta à la perspective de ce qui l’attendait de l’autre côté de la porte.

      ___– Je reviendrais vous chercher lorsque tout sera prêt. Attendez-moi en silence.

      ___Arthur n’avait pas besoin de se le faire dire deux fois. De toute façon, il n’avait aucune envie de parler, pour le moment. Allaient-ils lui faire passer une sorte de test ? Mais Arthur ne connaissait rien à la magie, il n’avait aucun moyen de passer ce test. Et s’ils lui demandaient de… combattre un troll ou quelque-chose comme ça ?
      ___Que ce passerait-il quand ils se rendraient compte qu’il en était incapable ? Allaient-ils le renvoyer chez-lui ?
      ___S’il vous plait. N’importe quoi, mais pas ça.

      ___Son estomac fit quelques loopings quand la femme de tout à l’heure réapparut, leur ordonnant de se mettre en rang et de la suivre dans la Grande Salle. Conscient de tous les yeux braqués sur le petit groupe d’élèves dont il faisait partie, l’estomac d’Arthur se contracta encore un peu plus, même le ciel étoilé au dessus de sa tête n’arriva pas à détourner son esprit de ce qui allait lui arriver. Il dut se mettre sur la pointe des pieds, trébuchant un peu sur le long manteau du Garde-chasse, pour essayer de voir ce qui l’attendait devant, la plupart des élèves le dépassaient déjà d’une bonne tête. En s’étirant le cou du plus qu’il pouvait, il arrivait à apercevoir par-dessus les têtes des autres…
      ___[/i]Un chapeau ?[/i]

      ___Et effectivement, à peine la pensée eut-elle fini de se former dans le cerveau d’Arthur que ledit chapeau se mit à chanter. Une chanson en rimes sur les caractéristiques des maisons. Le nœud dans l’estomac d’Arthur se défit automatiquement. Tout ce qu’il avait à faire, c’était d’enfiler un stupide chapeau chantant ? Il en eut presque envie de rire tellement il était soulagé. Soudainement, le fait que son nom se trouvait pas très loin du début de l’ordre alphabétique et celui de ne pas savoir faire la moindre magie n’avaient absolument plus aucune importance.

      ___Une dizaine de personnes eurent le temps de passer avant lui. Le chapeau les envoyant à tour de rôle à Serdaigle, Gryffondor, Poufsouffle ou Serpentard. Et ensuite…

      ___– Hill, Arthur !

      ___Glissant et trébuchant sur le gros manteau mouillé et tentant autant que possible de se frayer un chemin parmi les autres élèves, en majorités plus grands que lui, Arthur trottina en direction du tabouret. À peine fut il assit que le chapeau lui tomba devant les yeux, bloquant totalement sa vue.


      ___Comme l’a si clairement dit Pierre de Ronsard : « Le temps s'en va, le temps s'en va, madame ; Las ! Le temps, non, mais nous nous en allons. » Bref, le temps passe et la scolarité d’Arthur en fait de même. Au fil du temps, il succède bêtises, mauvais coups, maladresses, blagues douteuses, retenues et notes tout de même passable considérant son manque flagrant de concentration.

      ___Arthur n’était pas vraiment très enclin à participer à la guerre des maisons. De plus il se foutait royalement des points des maisons, des sabliers géants, du nombre de cailloux colorés qui défilaient dans tous les sens dedans et de toutes ces conneries de points à perdre ou à gagner ou encore à faire perdre aux autres.
      ___Tout simplement, il ne voyait pas le moindre intérêt de faire toute une histoire autour d’une poignée de cailloux qu’on foutait dans un sablier tout ça pour rien d’autre que d’en avoir plus que les autres et de voir les couleurs de sa maison décorer la grande salle pendant UN malheureux repas au bout du compte.
      ___Surtout si cette poignée de cailloux devait les empêcher de s’amuser, parce que, disons le franchement, il n’y a rien de mieux pour vous gâcher le plaisir de briser les règles que la peur de faire enlever quelques cailloux à votre sablier et, par le fait même faire perdre des points à votre maison. Alors, quand tout cela vous passe au–dessus de la tête, vous avez déjà ça de moins sur la conscience. Oh, bien sur, il y a toujours les retenues, mais quand on s’appelle Arthur Hill et qu’on s’en tape trois par semaine depuis la première année, on n’en a plus grand-chose à faire.

      ___Arthur n’avait pas d’amis. Ou du moins, il n’avait pas d’amis fixes, seulement quelques personnes avec qui il s’entendait bien et qui avait un certain intérêt à ses yeux, mais de là parler d’amis, il n’en a jamais vraiment eu. Il avait tout simplement une bonne quantité de connaissances qui, pour la plupart, étaient assez amicales. C’est tout.
      ___Quoiqu’à un certain moment, il ait tout de même essayé de dépasser le stade de connaissance amicale avec quelques personnes, mais ceci est une très longue et fastidieuse histoire. Quoi, vous voulez quand même l’entendre ? Très bien, alors.

      ___Il était environ neuf heure et demie du soir, soit une demi heure après le couvre-feu. Arthur et Daisy se trouvaient, en revanche, bien loin de leur salle commune, ils franchissaient à ce moment-là le couloir qui les menaient au bureau de leur cher concierge adoré avec l’espérance de récupérer le sac de nourriture que cet olibrius leur avait confisqué plus tôt dans la journée. Daisy avait donc fait exploser un paquet complet de bombabouses sur l’aile opposée de l’école afin de distraire ce charmant bonhomme le plus longtemps possible. C’est malheureusement lorsqu’ils tournèrent le coin du mur qui les rapprochait du bureau de leur concierge préféré que la surprise leur arracha tous deux un cri suraigu.

      ___– Chut !

      ___Devant eux, se trouvait un garçon à l’épaisse chevelure châtaine, ses yeux verts grand ouverts par la surprise, l’index posé sur sa bouche leur faisant signe de se taire. Toujours en silence le garçon sorti une épingle à nourrice de sa poche et commença à farfouiller dans la serrure avec. De toute évidence, le garçon devait être d’origine moldue et surement être en première année puisqu’il n’avait toujours pas appris à ouvrir une porte à l’aide la magie.

      ___– Alohomora ! fit Arthur qui n’avait pas vraiment la patience d’attendre qu’il ait terminé de jouer avec la serrure. Les trois enfants se précipitèrent donc à l’intérieur du bureau et fermèrent la porte derrière eux pour éviter les soupçons, en cœur, ils poussèrent un soupir de soulagement.

      ___– Qu’est-ce que tu fais ici ? demanda Arthur au garçon.
      ___– Cette vieille bique m’a confisqué mon sac de bombabouses.

      ___Cette phrase sembla avoir un effet apaisant sur Arthur, ce petit garçon qui n’avait même pas encore la moindre notion de magie arrivait déjà à non seulement entrer en possession d’un sac de bombabouses, mais en plus il avait le culot de venir le chercher jusqu’ici sachant ce qui l’attendait s’il était découvert. La voix si mélodieuse de Daisy interrompit leur discussion.

      ___– Bon, allez, vous, vous allez chercher les trucs dans son bureau, moi je reste là à m’assurer qu’il ne ramène pas sa fraise par ici !

      ___Sur ce, ils s’exécutèrent, forcèrent la serrure du bureau de leur grand copain et commencèrent à farfouiller dedans jusqu’à ce qu’un portefeuille en cuir ne morde son nouveau compagnon.

      ___– Putain !
      ___– Non, Arthur.
      ___– Sam.

      ___Après cette petite virée dans le bureau du concierge, les deux enfants et Sam Woodward, devinrent les meilleurs amis que l’on puisse trouver sur cette terre. Ils faisaient tout ensemble, surtout lorsque l’on parle de mauvais coups. Tous trois semblaient former un trio inséparable jusqu’à leur troisième année. Cette année là, se tenir avec Daisy et Sam devenait le cauchemar assuré, alors imaginez cela pour Arthur qui se trouvait constamment avec eux.
      ___Arthur, maintenant âgé de treize ans, se trouvait assis sur son lit, les jambes en tailleur en train de réviser « assidûment » sa métamorphose. Il bloquait sur ce stupide sortilège depuis déjà une semaine et avait bien envie de réussir à transformer son stupide hamster en poulet avant d’être majeur. Il était donc assis là en train de pester et de marmonner des formules incompréhensibles – c’était là sa façon d’étudier – lorsque Daisy fit soudainement irruption dans la pièce avec autant de discrétion qu’une fanfare d’éléphant.

      ___– ARTHUR !

      ___Elle venait de renverser au passage, les notes d’Arthur ainsi que son hamster qui couina de douleur en se relevant.

      ___– Artie ! Arthur, devine quoi ? Sam, il m’aime, et puis moi aussi !
      ___– Pardon ?
      ___– Il vient de me le dire, là, maintenant !
      ___– C’est pour ça qu’il avait l’air bizarre ces temps-ci ?
      ___– Oui !
      ___– Et c’est pour ça que tu m’as tiré une gueule de paresseux dépressif toute la semaine ?
      ___– Oui !
      ___– Et c’est pour ça que tu viens de défoncer la porte avec autant de délicatesse que le dragon quand il nous menace de nous écraser les pouces dans un étau ?
      ___– OUI !

      ___Il se força à sourire, essayant de son mieux de le rendre le plus naturel possible.

      ___– Eh bien j’suis content pour vous.

      ___Sur ce, Daisy poussa une sorte de couinement d’excitation suraigu avant de sortir du dortoir en bondissant, laissant Arthur seul avec son hamster et son bouquin de métamorphoses.


Dernière édition par Arthur T. Hill le Jeu 30 Juil - 4:46, édité 11 fois
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Arthur T. Hill

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MessageSujet: Re: Arthur T. Hill ▪ ▪ « Qu'à part moi-même personne » Terminé   Mer 29 Juil - 9:19



      ___En parlant des mois qui suivirent, il ne serait pas exagéré d’utiliser le mot cauchemar. Sam et Daisy passaient leur temps ensemble, jusque là rien de dramatique – rien de nouveau, en fait, mais c’était comme si ils s’étaient créés une sorte de bulle autour d’eux qui les empêchait d’avoir le moindre contact ou d’échanger la moindre parole avec le monde extérieur, ce qui devenait de plus en plus désagréable pour Arthur qui tenta, en vain, de le leur faire remarquer, mais ceux-ci étaient trop occupés à être dépressifs ensembles pour faire attention à ses paroles. Arthur prit ce moment de libre dans sa vie pour faire de nouvelles connaissances, il se lia d’amitié avec deux filles avec qui, il lui semblait bien en tout cas, il s’entendait très bien. Mais bon, vous savez comment sont les filles entre elles, on croit que ça va bien, puis au moment ou on ne s’y attend pas on commence à vous bombarder dans le dos sur des histoires que vous n’auriez jamais pu imaginer, sans même pour autant que vous sachiez clairement ce qui se passe, puisque ces demoiselles ont, il semblerait, un don naturel pour les faux semblants. Lux et Belinda, car c’étaient leurs noms, étaient loin, très loin d’échapper à la règle. Vers le milieu de l’année, toutes deux décidèrent qu’elles ne pouvaient plus se supporter. Il serait très difficile à Arthur d’expliquer pourquoi, apparemment serai-ce lié à leurs caractères respectifs, du moins, c’est ce qu’elles disaient, mais comme la plupart du temps, les raisons restaient très floues. Chacune d’elles avait cette manie horripilante d’aller toujours tout rapporter à Arthur : ce que l’autre avait dit, fait, ses manies désagréables, sa façon d’être qu’elle ne supportait plus, etc.

      ___Les années passant, sa famille se trouva rassurée de voir Arthur constamment entouré de filles, jamais il ne leur serait venu à l’esprit de penser qu’il n’était intéressé par aucune d’entre elles. Il ne sortait jamais avec des gens qu’il connaissait bien. Pour ne pas les décevoir, Arthur demandait occasionnellement à quelques amies de venir passer quelques jours chez sa famille et cela les rendaient heureux au plus haut point.
      ___Arthur avait quatorze ans lorsque ce qu’ils redoutaient tant se déroula à leur insu. Il s’appelait Jude et était dans la même année qu’Arthur, bien que dans une maison différente. Ils avaient été jumelés pour leur cours de potions et, ainsi donc, devaient se retrouver à la bibliothèque pour faire, ensembles, le travail demandé sur le sujet.

      ___» Je me souviens qu’il s’était placé derrière moi pour observer, par-dessus mon épaule ce qui était écrit sur le parchemin. Je me souviens de la sensation de son souffle dans mon cou et de sa main sur mon épaule. Je me rappelle avoir fermé les yeux pour tenter, désespérément de me concentrer sur le travail. Je me rappelle également que ça n’avait eu aucun effet, au contraire. Et là, il s’était retourné vers moi, pour me parler. Qu’est-ce qu’il avait dit, déjà ? Je ne sais même plus si j’y avais fait attention, mais il était tellement près, juste en bougeant un peu la tête j’aurais pu…

      ___Il ne savait pas quand est-ce que ça lui avait paru une bonne idée de l’embrasser, mais au moins, il ne pouvait pas dire que ça s’était mal passé. Jude n’avait pas exactement répondu avec beaucoup d’entrain, mais au moins, il ne l’avait pas repoussé. Aucun des deux n’en avaient parlé à personne, Arthur n’en avait même pas discuté avec Lux et Belinda ou avec Alice et Lutwig, mais régulièrement, ils se retrouvaient, bien longtemps après le couvre feu, au sommet de la tour d’Astronomie.
      ___Les rendez-vous devenaient de plus en plus fréquents au courant de l’année, si bien qu’il dut finir par en parler à ses amies qui se demandaient pourquoi il avait l’air aussi fatigué le matin. Cela dura un peu plus d’un an, ou ils se retrouvaient fréquemment, parfois le jour, parfois le soir, sous la pluie, en plein soleil, qu’il neige, qu’il vente. Et puis un jour – du jour au lendemain, en fait – c’était fini. Il avait tout simplement cessé de venir aux rendez-vous.
      ___Ce fut là son premier chagrin d’amour.

      ___C’est à ce moment là qu’Arthur envisagea d’abandonner toute relation sociale et de se faire Hermite ou maître bouddhiste et d’aller s’isoler quelque part au sommet d’une montagne avec deux ou trois chèvres pour seule compagnie. Bon, il n’eut jamais vraiment l’occasion de concrétiser la partie à propos de la montagne, ni celle sur les chèvres d’ailleurs, mais il devînt alors un Hermite exemplaire, à sa façon. Comme le veut tout bon dénouement, tout était revenu à la normale.



    curiculum vitae
      composition de votre baguette : 36 cm, bois de vigne, contant un ventricule de cœur de dragon – ou sûrement de dragonne, à voir comment elle peut être caractérielle. Très souple et excellente pour les duels et sorts de combat, bien que ça ne soit pas tellement la spécialité du propriétaire.
      année d'étude : Neuvième
      la forme de votre patronus : Un écureuil, mais il ne ressemble pas vraiment à ces jolis petits écureuils roux qui gambadent dans les bois. Bien que les patronus soient généralement d’un blanc lumineux, le sien a plutôt le look d’un écureuil brun. Un petit écureuil des villes qui vit dans les parcs et mange dans les poubelles. Un peu moins classe, mais qui peut faire la différence, vraiment ?



    le moldu que tu es
      pseudo ou prénom : Laura
      âge : 19 ans
      avatar utilisé : Douglas Neitzke
      code du règlement : La poudre d'escampette s'en va au loin.
      désirez-vous être en lien avec un préfet ? : Non merci.
      autre ? : Une chose. Je crois bien que ceci est le plus beau design que j'ai pu voir en sept ans d'expérience de RP.



Dernière édition par Arthur T. Hill le Jeu 30 Juil - 4:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Arthur T. Hill ▪ ▪ « Qu'à part moi-même personne » Terminé   Mer 29 Juil - 20:52

Tiens je le connaissais pas cet acteur (ou mannequin ? '-') , mais ça fait du bien de voir de nouvelles têtes en avatars <3
bienvenue et bon courage pour ta fiche néanmoins très bien avancée (L)

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MessageSujet: Re: Arthur T. Hill ▪ ▪ « Qu'à part moi-même personne » Terminé   Mer 29 Juil - 21:01

Merci beaucoup de cet accueil chaleureux ! Je vais tenter de terminer ma fiche dans la journée.
Et, oui, c’est un peu ma spécialité d’utiliser des gens que personne ne connait comme avatar. Comme ça, en même temps, je m’assure que mon personnage est reconnu pour lui-même et pas pour l’avatar xDD
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MessageSujet: Re: Arthur T. Hill ▪ ▪ « Qu'à part moi-même personne » Terminé   Mer 29 Juil - 21:04

ah oui j'avoue que sur ce point c'est un avantage non négligeable (en plus des courses aux avatars où tu peux être tranquille je pense Angel. )

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MessageSujet: Re: Arthur T. Hill ▪ ▪ « Qu'à part moi-même personne » Terminé   Mer 29 Juil - 21:09

Oui, pour ça aussi, c'est pratique. Pas besoin de se presser pour aller réserver son avatar vant que quelqu'un d'autre le fasse. Ça me laisse plus de temps pour travailler ma présentation.
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Gabriel L. Winchester

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MessageSujet: Re: Arthur T. Hill ▪ ▪ « Qu'à part moi-même personne » Terminé   Mer 29 Juil - 21:41

Arthur T. Hill a écrit:
Comme ça, en même temps, je m’assure que mon personnage est reconnu pour lui-même et pas pour l’avatar xDD

+1000000000000000000000000000000 =='

BIENVENUUUUUUUUUUE Love <3 Belle présentation en passant <3
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Arthur T. Hill

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MessageSujet: Re: Arthur T. Hill ▪ ▪ « Qu'à part moi-même personne » Terminé   Jeu 30 Juil - 4:35

Haha, mais je te remercie xDD

Bref, ma fiche est finie, je la remets entre vos mains.
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Pearl V. Owell

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MessageSujet: Re: Arthur T. Hill ▪ ▪ « Qu'à part moi-même personne » Terminé   Jeu 30 Juil - 10:14

      Bienvenue Arthur ^^
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Blake Milton-White
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MessageSujet: Re: Arthur T. Hill ▪ ▪ « Qu'à part moi-même personne » Terminé   Jeu 30 Juil - 11:35


    omg quel personnage... Je suis vraiment fan, ton personnage a ce quelque chose en plus, c'est indéniable, et ce fut un plaisir de te lire =)
    Bref, ce sera pour toi Serdaigle, un admin passera te mettre tes couleurs.

    Bon jeu , en espérant te croiser en rp <3

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MessageSujet: Re: Arthur T. Hill ▪ ▪ « Qu'à part moi-même personne » Terminé   Jeu 30 Juil - 19:53

Han merci Love =D

Contente que ça t'ai plu !
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MessageSujet: Re: Arthur T. Hill ▪ ▪ « Qu'à part moi-même personne » Terminé   

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Arthur T. Hill ▪ ▪ « Qu'à part moi-même personne » Terminé
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