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 Solitude trop courte [Libre]

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Aaron Blake

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Messages : 24
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MessageSujet: Solitude trop courte [Libre]   Jeu 13 Aoû - 11:12

    Les étoiles dansent, la lune vacille et se rattrape à temps, le ciel noir tourne à moins que ce ne soit les astres qui tournent autour du ciel, aucune idée. C'est mignon ... c'est romantique ... Pouah mais qu'est ce qui t'arrive mon pauvre gars !
    Lâchant un soupir le jeune homme se redresse sur son lit, se massant les temps en fermant les yeux. Il avait un mal de tête pas possible, pourtant il avait pas bu d'alcool la veille et personne ne lui avait cherché des noises. C'était peut être tous les couples croisés la veille qui lui avait donné la gerbe. Bougon dès le matin, Aaron jeta un coup d'oeil autour de lui en quête d'un éventuel camarade réveillé. Enfin camarade ... c'est vite dit hein, il en apprécie presque aucun, à part un ou deux avec qui il peut discuter sans en avoir trop marre au bout de deux minutes. Mais non, tout le monde dormait à poing fermés et le serdaigle entendait même des ronflements provenant du bout du dortoir. C'était le genre de truc qui l'aidait vraiment à faire passer cette foutu migraine tiens. Se levant lentement et en s'étirant au passage tel le loup endormit qui se réveille après deux petite heure de sommeil seulement, le jeune homme tire brutalement les rideaux pour que tout le monde entende bien le son des anneaux de métal, certains garçons réagissent en grognant avant de se rendormir aussitôt. Pas possible, faut vraiment qu'il en pousse un hors du lit avant de faire sa sortie nocturne, cette idée lui trotte dans la tête depuis une heure déja. Une heure qu'il se fait chiez dans ce dortoir, m'enfin maintenant Aaron a l'habitude et connaissais à peu près les heures de ronde des surveillants de l'école. Jetant un coup d'oeil à son réveil, celui ci affichait quatre heures moins le quart, il décida qu'il était temps de bouger son cul. Quittant son lit, le jeune homme se mis à fouiller dans sa valise en quête de vêtements, s'emparant d'un jeans et d'une simple veste il fila alors dans la salle de bain, se glissant sous la douche. Le jet d'eau chaude se fit brutal, comme à chaque fois qu'on l'activait, avant de s'adoucir. Piquant le savon il se mit à se laver, se rincer et tout le tralala. Sortant de la douche Aaron se sécha entièrement avant d'enfiler des vêtements propres. Il retourna dans les dortoirs quand les ronflements de l'autre attardé lui parvint de nouveau aux oreilles. Grognant il s'approcha en silence du lit du concerné, il ronflait comme un bébé le petit chou. Un sourire moqueur aux lèvres, le jeune élève s'approcha encore avant de le pousser brutalement au sol, réveillant d'autres élèves au passage. Le ronfleur sursauta et grogna sous la douleur, sa voix s'éleva alors dans un grondement rageur ce qui permit de réveiller les derniers.

    - T'es vraiment qu'un pauvre con Blake ! Une salle bouse de troll !

    Ricanant, le concerné quitta le dortoir en trottinant, prenant soin de faire un peu de bruit dans les escaliers mais à peine avait-il atteint la salle commune qu'il se fit tout petit, silencieux. L'âme solitaire du loup venait de s'éveiller, en même temps que ses instincts. Mains fourrés dans les poches, le solitaire prit la direction de la volière. Ce qu'il avait prévu de faire là bas ? Rien, absolument rien mais bon on avait une belle vue de là bas et puis il avait pris l'habitude de se hisser sur le toit de la volière, de là il était tranquille. Mais il était loin de se douter qu'il ne serait pas seul, m'enfin ça c'est une autre histoire. Pur vagabond, le jeune homme emprunta plusieurs escaliers, évitant les fantômes des quatre maisons qui erraient dans le château. Enfin il arriva à l'extérieur de la façon la plus discrète possible. Sentant le vent qui s'engouffrait dans ses cheveux déja ébouriffés tout en lui caressant le visage. Inspirant un bon coup, le jeune homme prit de nombreuses bouffées d'air frais avant de se mettre en route en quête de tranquillité. Passant près du lac, il s'arrêta près de celui ci pour observer l'eau limpide. A son arrivée à Poudlard il se rappelle très bien avoir vu une énorme bête passer sous sa barque, comment oubliez l'allure de poulpe de cette énorme bête ? On aurait dit une grosse pieuvre mais depuis il ne l'avait jamais revu et il aimerait bien revoir ce fameux monstre. S'agenouillant il effleura la surface de l'eau du bout des doigts, laissant sa main dans l'eau il observa les poissons qui s'approchaient et qui venait lui gober les doigts, ce qui le faisait frissonner à chaque fois. Effleurant leur peau lisse et glacé, il tenta d'en attraper sans grande conviction, se contentant de les laisser s'échapper à chaque fois qu'il avait l'occasion d'en tenir un. Il poursuivit ce petit jeu un moment avant de jeter un coup d'oeil à la volière au loin, le jeune homme jugea alors bon de se dépecher d'y aller avant que d'autres surveillants viennent faire un tour aux environs. Se redressant il poursuivit donc sa route en silence, après avoir pour la centième fois ébouriffer ses cheveux, se donnant un air négligé qu'il assumait parfaitement.

    Lorsque la volière était enfin en vu, le jeune homme esquissa un sourire, sachant d'avance qu'il allait galéré pour se retrouver sur le toit, la fenêtre étant trop petite pour lui. Amusé il s'approcha de la porte qui se situait après une petite rangée d'escaliers. La poussant il comprit rapidement qu'elle ne céderait pas. Il avait l'habitude, c'était au moins la centième fois qu'il se disait que le personnel de l'école ferait bien de donner un bon coup d'huile à cette foutu porte. Alors, avec sa finesses habituelle, il recula et donna un violent coup de pied dans la porte, celle ci manqua de casser sous le coup et il put enfin passer. Jetant un coup d'oeil autour de lui, il remarqua que rien n'avait changé, le contraire aurait d'ailleurs été étonnant. Grimpant les escaliers en trottinant, une fois en haut il observa les chouettes encore présente. Certaines dormaient à moitié tandis que d'autre hululait doucement. Les dernières prenaient leur envol et s'éloigner dans la pénombre, sûrement en quête d'une souris ou deux. Le jeune homme s'approcha de sa propre chouette. Elle était blanche comme neige et elle était surtout bien plus petite que les autres hiboux. Il avait été conquis par l'aspect délicat de l'animal et depuis son arrivée à Poudlard il ne l'avait jamais quitté. Caressant avec douceur les plumes de la concernée, Aaron resta plongé dans ses pensées. Si la chouette avait pu ronronner, elle l'aurait fait, mais elle se contenta d'un coup de bec amical avant de se rendormir pour de bon.

    La laissant tranquille, Aaron s'approcha alors de la fenêtre. Bien qu'il avait pris l'habitude de venir ici, il était à chaque fois surpris de voir une ouverture aussi petite. Faisant preuve de finesse, il se glissa dehors tant bien que mal, ce ne fut qu'en retenant sa respiration au maximum qu'il parvint à se faire assez mince pour passer. Une fois sur le toit, le jeune homme se hissa sur le sommet du bâtiment, faisant preuve d'un équilibre intéressant. De là il observa la forêt interdite avant de se tourner vers le château, celui ci semblait scintiller sous l'éclat de la lune. L'ombre d'un sourire passa sur le visage du jeune homme. C'était sa maison, il était chez lui ici. Depuis longtemps il ne pensait plus à sa mère, il savait que celle ci s'était remarié à un homme qui avait une bonne situation. L'époque de la pauvreté absolue était loin derrière elle et Aaron en était heureux. Fermant les yeux, laissant divaguer son esprit l'espace de quelques secondes. Lâchant un soupir de bien être, le jeune homme s'assit alors sur les tuiles, glissant sa main dans ses poches pour en sortir un morceau de papier et un crayon. Il se mit alors à dessiner. Il n'était pas un expert dans la matière, bien qu'on lui disait souvent qu'il faisait des dessins magnifiques, mais il compensait son manque de talent par son imagination débordante. Et c'est ainsi qu'il dessinait des créatures vibrante de réalité. Aaron laissa son crayon glisser sur la feuille, comme s'il était doté d'une vie qui lui était propre, et rapidement les traits d'un loup sombre apparurent sur le papier. La silhouette dessinée, le jeune homme s'attaque aux détails. Précis dans chacun de ses gestes, les prunelles du loup était magnifique, vous donnant l'impression que l'animal se plongeait tout entier dans votre âme. Tellement concentré, Aaron n'entendit pas le bruit de la porte grinçante et capricieuse qui se faisait entendre.
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Léotin Ciredutemps

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MessageSujet: Re: Solitude trop courte [Libre]   Sam 15 Aoû - 2:29

    Léo était allongé de tout son long sur le canapé de la salle commune des Poufsouffle. Il regardait avec froideur la photo qu'il avait entre les mains. Il n'avait d'abord personne, juste la devanture de la confiserie de Pré-au-lard. Puis petit à petit tout s'anima, George un petit blond au regard malicieux fit une entrée au sautant au milieu du cadre. Il invita aussitôt une main féminine qui refusa d'abord de se montrer puis une magnifique rousse se montra. Minddie passa une main dans ses cheveux et accepta de se mettre à côté de George qui essaya aussitôt de lui pincer les fesses. Enfin Léo dans la photo arriva pour taper le petit blond. Ils se collèrent ensuite les uns aux autres avec des énormes sourires. L'animation s'arrêta soudain et elle recommença à zéro. Dans la salle commune, le grand brun posa le cliché sur son torse. Il y eu un grand soupir et les élèves qui avaient entamés une partie d'échec magique se mirent à tousser. L'adolescent leva la tête vers les deux joueurs et s'excusa par un signe de tête. Le silence environnement lui faisait revivre les quelques semaines en boucle dans sa petite tête et il ne pouvait plus en supporter d'avantage. Il avait un besoin primitif de prendre l'air, de se vider la tête. Léo se leva tout triomphant trouvant enfin une activité lui permettant de penser à autre chose. Il se cogna à la petite table et poussa un petit cri ce qui exaspéra l'une de ses camarades entrain de réviser le gros fauteuil prêt de la cheminée.
    Le garçon se glissa dans sa chambre et enfila sa tenue commune de joueur de Quidditch. Alors qu'il pensait être tout seul, un camarade entra alors qu'il était à moitié nu. Il passa comme si de rien n'était et donna une petite tape sur les fesses de Léo. Il aimait guère ses familiarités mais il n'était pas trop en mesure de se défendre. Ce n'était bien sûr pas son costume pour les tournois inter-maison. Mais plus un habit délavé qui portait des petites déchirures, et le matériel nécessaire pour qu'on le laisse entrer sur le terrain. Il espérait qu'il aurait le champ libre pour faire quelques tours. Il sortit de sa chambre et descendit le grand escalier. Dans le couloir, il croisa quelques connaissances, qui le regardèrent un regard compatissant. Une fille de septième année l'arrêta et s'aventura même pour lui apporter toutes ses condoléances. Le garçon aux yeux noisettes la remercia mais son regard était déjà loin, dans le ciel de ce terrain où il pouvait rêver. Ouf, le terrain était libre, il alla s'inscrire sur le registre. Quelques minutes après il était déjà dans les nuages sur un nimbus tout neuf, le dernier cadeau en date de son père qui essayait d'acheter son amour.

    Il s'envola toujours plus haut avant de redescendre comme une flèche. Il n'avait aucun but dans ses arabesques, aucun vif d'or à attraper, aucun cognards à éviter et aucun but à protéger. C'était juste une course pour fuir les remords et essayer de se retrouver. Au final, cela eu l'effet inverse, le vent fouetta son visage, comme ses pensées fouettèrent et animèrent son esprit. Le garçon avait perdu son meilleur ami, quelqu'un qui pendant neuf ans avait partagé sa vie. Il ne pouvait pas faire son deuil d'une disparition aussi tragique. Les attentats de Poudlard avaient été comme un coup de poignard. Mais que faisait George dehors ? Qu'est ce qu'il faisait debout à cette heure ? L'adolescent avait beau se retourner les événements, il n'en trouvait pas la solution. Le jeune homme qui s'occupait des registres commença à observer Léo sur son balai. C'était un beau spectacle, le garçon semblait danser entre les nuages et pourtant il devait le rappeler à l'ordre.

    - Allez dernier tour Ciredutemps après je vais avoir des problèmes !! Hurla t'il.

    Le grand brun fonça vers le sol et le mec des registres pensa qu'il allait s'écraser. Léotin remonta son manche et atterrit un peu abruptement. Il força sur sa cheville droite et sentit une forte douleur le tirailler. Mais peu importe, il remercia son ami et fila prendre une bonne douche. C'est en se savonnant qu'il se rappelait qu'il devait passer à la volière pour nourrir Magnus, son hiboux. Il se tapa le front et sortit sans même se sécher. Il préféra se secouer et enfila des vêtements propres. Le garçon pensa à son hiboux qui allait vouloir le tuer. Et, cela n'était pas des paroles en l'air, Magnus était comment dire un hiboux qui avait ce regard de tueur. A chaque fois qu'il libérait la bête, elle venait l'agresser avant de s'envoler pour délivrer son courrier. Il se souvenait encore d'un été ou Magnus c'était posé sur le rebord de son lit une fois couché. L'animal l'observait avec son regard pénétrant comme s'il attendait que Ciredutemps s'endorme pour l'assassiner sauvagement. La mère du jeune homme l'avait rassuré en expliquant que cela n'était possible. En tout cas pour l'instant, il n'aime pas lui tourner le dos quand il entre dans la volière. Car Magnus se plait à surprendre son maître en se cachant dans les recoins sombres et on dernier moment à foncer en direction de ses cheveux. Léo poussa donc la porte de la volière, il est vrai capricieuse avec fébrilité. Il remarqua que Magnus l'attendait, l'adolescent déglutit car l'animal avait ce petit regard de Serial Killer. C'était pourtant une belle bête, un duvet noir et des grandes billes oranges éclairaient son visage. La bête poussa un cri de colère réveillant ses consoeurs à gauche et à droite.

    - Calme, J'arrive !

    Avec la précision d'un jeune dompteur de Griffon affamé, il arriva à nourrir son hiboux qui sembla assez reconnaissant pour le laisser récupérer son courrier. Le grand brun remarqua aussitôt le magazine sur le Quidditch de George qu'il continuait de recevoir à sa place. Il regarda autour de lui et se pensant seul, il décida de s'asseoir sur les marches du bas. L'adolescent n'aurait jamais osé pleurer en public mais les larmes montèrent avant qu'il puisse les arrêter. Puis il lui sembla entendre quelqu'un sur le toit, même s'il pensa pendant un instant que c'était seulement son imagination. Il sécha les larmes sur son visage, se retourna et demanda.

    - Il y a quelqu'un ?
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