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 I won't stay long in this world so wrong ▬ Dwayn

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Kira A. Vasilyevna

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MessageSujet: I won't stay long in this world so wrong ▬ Dwayn   Ven 14 Aoû - 18:13


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« Close your eyes, so many days go by.
Easy to find what's wrong, harder to find what's right. »



Immense. Majestueux. Froid. Et en béton armé. C’était le mur qui se dressait entre Kira et les autres. C’était ce mur qui empêchait tant Kira de se lier d’amitié tant aux autres d’aller la voir pour lui parler. Un mur fait d’incompréhension. Fait de haine. D’indifférence. Kira était haineuse. Plus le temps passait et plus elle en voulait à la terre entière. Elle ne supportait plus rien ni personne. Les gens et leurs regards désolés quand ils comprenaient le handicap qui l’accablait. Des regards tellement détestables, tellement hypocrites. Se regardant dans la vitre de la salle de bain, Kira ne se reconnaissait plus. Les traits tirés par la colère, par la tristesse. Elle en avait marre. Elle ne supportait réellement plus rien. Les cours étaient une abomination. Son enfer personnel. Elle comprenait tout mais les personnes autour d’elle ne la comprenaient pas. Elle évoluait seul dans ce monde. Sans personne pour l’accompagner. Kira envoya valdinguer tout ce qu’il y avait sous le lavabo, sous le regard interloqué d’une de ses camarades de chambrés, qui avait décidé d’aller se maquiller. Mais merde enfin ! Kira n’était pas une bête de foire. Elle avait bien le droit de s’énerver comme tout le monde. Elle était humaine aussi ! Kira se regarda dans la glace, lassée de ne pas être comme les autres. Le visage pâle, la russe se rendait bien compte qu’elle était loin d’avoir le charme de sa sœur. Un goût amer remplit sa bouche. Sœur… Svetlana ne remplissait en rien le rôle d’une sœur. OK, elle avait appris le langage des signes, ok, elle avait été la seule avec sa gouvernante à avoir été en mesure de communiquer avec Kira. Mais après ? L’abandon. Svetlana l’avait lâchement abandonné. Elle avait préféré les autres. Elle avait préférés de parfaits étranger à sa sœur. Putain… Kira serra ses poings et sortit comme une furie de la salle de bain, toujours sous le regard interloqué de l’autre jeune fille qui, bien sûr, n’avait pas du tout bougé ses fesses pour tenter de savoir ce qui troublait Kira. Le problème avec l’être humain, c’était qu’il était trop occupé à s’occuper de son nombril plutôt que de prendre soin un peu des autres. C’était ma gueule d’abord on verra les autres après. Svetlana était très douée pour ça. La jeune muette la trouvait parfaitement hypocrite, extrêmement narcissique. En effet, comme vous avez pu le constater, les relations entre les deux sœurs sont parfaitement exécrables. Très froides l’une envers l’autre, les jumelles ne se parlaient pas. En fait, depuis que Kira avait compris que sa sœur la prenait pour une conne finie, jouant sur leur gémellité pour s’amuser, la violoniste s’était sentie trahie, trompée. Et depuis, ça avait été le coup de grâce à leur relation excessivement lacunaire. Pas la peine d’en faire tout un drame, de toute façon, leur relation était condamnée à pourrir, d’une manière ou d’une autre. Et plus tôt la cassure claire et nette était faite, mieux c’était. Au moins, Kira n’avait pas à espérer encore un peu d’attention de sa sœur. Elle n’espérait plus rien d’elle venant de sa part. Retournant dans sa chambre d’un pas passablement agacé, elle retourna dans sa chambre pour s’habiller et enfila son uniforme sans sourciller. Dire qu’elle avait dit qu’elle n’aimait pas les jupes. Mais là, elle se trouvait quelque chose de différents. Peut-être ces jambes interminables et bien galbées ? Elle avait dix-huit ans et aucune expérience. Et personnellement, ça commençait à bien faire. Elle ne voulait pas séduire non plus, mais elle ne voulait plus être fade, insipide. Prenant un attirail à coiffure qu’elle n’avait jamais pris par le passé, elle s’attela alors à attacher ses longs cheveux blonds en un chignon presque parfait. Pour la simple et bonne raison qu’elle laissait quelques mèches encadrer son visage, l’affinant un peu. Elle eut un sourire satisfait et pris son sac avant de sortir de la chambre et de descendre dans la salle commune.

A son passage, il semblait que les gens aient bien du mal à la reconnaître. Elle n’était pas Svetlana. Ce n’était pas une garce comme elle. Quoi qu’elle en prenait doucement le chemin, pour la simple et bonne raison qu’elle commençait à en avoir plus que marre qu’on lui dise ce qu’elle devait faire, comment elle devait se comporter. Elle en avait ras-le-bol d’être la fillette modèle des Vasilyev. Son père risquait de s’en mordre les doigts, mais franchement, elle n’en avait rien à faire. Elle n’était pas aussi conne que Svetlana au point de se faire sauter les neurones à grands coups de drogues et autres boissons bien alcoolisés. Mais se faire remarquer et dire « merde » aux autres, oui, ça, elle allait en être capable. Elle ne pouvait pas parler ? Et alors ? Qui dit qu’on a forcément besoin de parler pour faire du rentre-dedans aux gens ? Personne, aux dernières nouvelles ! Kira arriva dans les couloirs et se fondit comme beaucoup d’autres, dans la masse estudiantine. Elle inspira profondément, haïssant toujours autant les foules, et jugea bon de quitter l’étage où elle se trouvait pour aller ailleurs. Là où il y aurait moins de monde. Son sac sur l’épaule, elle fila entre les étages et se retrouva enfin à sa salle de cours. Avant les autres. Cherchez l’erreur. Elle fait des détours parce qu’elle fait des crises de phobies dans les foules et arrive encore à se retrouver avant tout le monde – ou presque – aux salles de cours. Le calvaire commença. La journée promettait d’être extrêmement longue. Enfin, pas autant que ça. Finalement, se focalisant sur autre chose toute la journée, elle n’avait pas vu celle-ci défiler à toute allure. Elle mangea à peine, comme un petit oiseau en réalité, dans la Grande Salle, et la quitta aussi rapidement qu’elle était venue. En fait, maintenant, la solitude commençait sérieusement à lui peser. Elle devrait réellement songer à se lier d’amitié avec les autres. Sinon, elle risquait de souffrir outre mesure. La jeune Serdaigle retourna dans sa Salle Commune et partit s’allonger sur son lit. Aujourd’hui, elle n’arriverait pas à travailler. Son état de colère n’avait pas disparut et elle était toujours sur les nerfs. Alors elle avait décidé de faire comme les autres quand ça n’allait pas : au lieu de se tuer à la tâche en faisant des devoirs qui, au final, ne lui apporteront pas satisfaction puisqu’elle finirait par tout recommencer une fois finie, elle décida d’aller déprimer dans les règles de l’art. C'est-à-dire, roulée en boule sous les couvertures. Elle avait enlevé ses chaussures et s’était faufilée sous ses couettes pour fermer les yeux. Peut-être que dormir lui ferait du bien. Elle trouverait peut-être un refuge dans les bras de Morphée. En vain. Celui-ci semblait le bouder sérieusement aussi. Alors, sentant qu’elle avait finir aussi énervée qu’une lionne en cage, Kira se redressa et attrapa l’étui de son violon. Ca, ça avait le don de la calmer. Mais il était hors de question qu’elle joue devant les autres. D’ailleurs, ses camarades devaient sûrement s’attendre à ce qu’elle joue, mais elles déchantèrent assez rapidement quand elles virent que la Russe n’en avait que faire et s’était précipitée vers la sortie. Marchant dans les couloirs désormais vide, les pieds de la jeune femme la menèrent dans un lieu où elle serait seule. Et c’est ainsi qu’elle arriva devant la Salle sur Demande. La porte était apparut, à l’écoute de son souhait qui ne pouvait être que silencieux. Elle hésita un instant à pousser la porte et resta ainsi immobile, un instant. Avait-elle seulement le droit d’y aller ? A ce qu’elle sache, le couvre-feu n’était pas encore dépassé. Elle était encore dans la légalité. Un léger sourire sur les lèvres, elle poussa la porte et se retrouva alors dans une salle tout à fait incroyable. Si beaucoup d’excentrique allaient vouloir une piscine dans la salle sur demande, Kira, elle, avait demandé la reproduction d’un atrium qu’elle avait un jour visité. Un rayon de lumière inondait la pièce d’une lueur chaleureuse. Et la jeune femme s’avança, écoutant ses talons crisser sur le marbre blanc. Elle vit les mêmes bancs de pierres que dans son souvenir. Elle vit les mêmes colonnes partout dans la pièce. Se mordillant la lèvre inférieure, elle sortit son violon et se mit à jouer. Elle n’avait plus besoin de partitions pour jouer. Surtout quand elle jouait à l’instinct. Les notes s’envolaient, mélodieuses, particulièrement saisissantes et douloureuses. Kira ferma les yeux, emportée par sa musique, complètement plongée dans un monde où rien ne l’atteindrait. Un endroit où elle se sentait en sécurité, protégée. Et surtout un endroit où elle était loin de l’hypocrisie aberrante de l’être humain. Et c’est en restant plongée dans son monde qu’elle était à la merci de n’importe quoi, de n’importe qui.

[Hum... Je ferais mieux la prochaine fois. Mais les débuts de sujet, c'est tout une galère pour moi à écrire.]
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