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 Svetlana • Nevrotic Madness [e n d]

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Svetlana R. Vasilyevna
Svetlana V. ;What happened to the revolution?
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MessageSujet: Svetlana • Nevrotic Madness [e n d]   Lun 18 Mai - 0:39

Svetlana Roksanna Vasilyevna
Just because I can...





    le moldu que tu es
      p s e u d o o u p r é n o m : Styxx
      â g e :18 ans et trois quarts (a)
      a v a t a r: Evan Rachel Wood
      c o d e : La poudre d'escampette s'en va au loin
      a u t r e : //


Chapitre 1: Rappelles-toi l'insouciance de l'enfance,
Et accessoirement, pour que tu puisses me la conter ensuite...




    La neige tombait une fois de plus. Ce n’était pas exceptionnel en Russie. Là où cette histoire commence. Ou tout du moins, continue, car cela fait huit longues années que l’histoire avait commencé. Et elle allait continuer pour de longues années encore. Svetlana Vasilyevna n’avait jamais cru aux contes, et ça l’agaçait que sa mère vienne lire des histoires avant de s’endormir. Les enfants adorent. Pas elle. Elle ne voyait pas pourquoi les parents s’entêtaient à lui bourrer le crâne avec des choses qui n’existaient pas. Elle ne croyait plus au Père Noël depuis longtemps, et elle avait toujours une moue sceptique quand elle voyait un gugusse de sa famille se déguiser ainsi pour les fêtes de Noël. Lana était blasée. Mais pourtant, il ne fallait jamais dire jamais. Svetlana Vasilyevna n’était qu’une enfant parmi tant d’autres, et dans chacun d’entre eux, il y avait toujours une part de magie. Une part de soi qui refusait de grandir, qui croyait aux contes et aux fées. Svetlana avait le nez collé contre le carreau, en train de regarder dehors. Alexandra, sa sœur jumelle, était dans la pièce d’à côté, en train de se faire habiller par sa mère à l’occasion de la fête de Noël qui se profilait pour la soirée. Svetlana soupira. Et elle regarda autour d’elle, une moue aux lèvres. Sa chambre était beaucoup trop grande pour quelqu’un de sa taille. Elle était deux à trois fois plus grande qu’une chambre normale, spacieuse, lumineuse, avec une baie vitrée à l’ancienne, des dorures et autres fioritures qui indiquaient que la pièce appartenait à des personnes riches. Le reste de la maison était du même acabit. Les parents de Svetlana, Dimitri et Elizaveta, étaient riches. En réalité, ni l’un, ni l’autres, avaient travaillé au moins une fois dans leur vie, ils vivaient de l’héritage de leurs parents, dans l’opulence, et le goût des grandes fêtes qui réunissait la crème de la crème de la Russie. Que ce soit hommes politiques, artistes, journalistes, hommes d’affaires, tous venaient là pour profiter de tout cela.

    Le regard clair de Svetlana se posa sur le piano à queue qui se trouvait dans un coin de la pièce. Elle n’avait pas envie de jouer du piano. Ni de devenir une musicienne renommée. Tout ce qu’elle voulait, c’était vivre sa vie et non vivre celle des autres. Dimitri adorait la musique, à un point que c’était obsessionnel. Il voulait faire d’Alexandra une violoniste, et de Svetlana une pianiste. Bon gré, mal gré, cette dernière s’installait à l’instrument et travaillait ses gammes sous l’œil attentif du paternel. Une heure. Deux heures. Trois heures. Après, on ne les comptait plus, et Svetlana était dans un état second. Elle avait mal au dos à force de ne pas pouvoir se caler confortablement contre un dossier de chaise, ses doigts la faisaient souffrir à force d’être malmenés. Mais elle ne se plaignait pas. Elle voulait faire plaisir à son père. Même si elle n’avait pas forcément envie de réaliser le rêve de son père à sa place. Beaucoup de petites filles rêvaient d’être princesses. Mais la vie de princesse blasait Svetlana. Elle n’était pas de sang royal, mais pour sûr issue de la noblesse. D’une famille de Moldus, qui de plus est. Avoir du sang bleu dans les veines était plus une malédiction qu’un truc bien. Etre une princesse, ce n’était pas qu’une histoire de prince charmant ou de sept nains qui sculptent un cercueil en verre quand elle s’étouffe avec un morceau de pomme empoisonnée. Etre une princesse, ce n’était pas non plus se piquer la main avec une quenouille, et dormir pendant cent ans en attendant que son prince ne vienne la réveiller d’un baiser. Elle était certes riches, vivait dans un grand manoir, au milieu d’une immense propriété privée, mais ça impliquait beaucoup de responsabilités. Svetlana devait bien se tenir en société. Arborer un sourire Colgate devant les gens importants, un sourire à en avoir mal aux lèvres. On apprenait aussi l’hypocrisie.

    Ce soir, c’était un jour important. Svetlana aurait tellement aimé passer la soirée en famille. Mais la famille n’était pas une notion présente chez eux. Famille pour eux incluait banquiers, promoteurs immobiliers, patrons, grands couturiers, tous des inconnus mais qui se connaissaient entre eux, et pire encore, gracieusement invités par ses parents. Des étrangers dans sa maison. A qui elle allait devoir sourire, alors qu’elle n’en avait pas envie. Svetlana se regarda dans le miroir, avant de s’asseoir sur son lit, et de s’y allonger, yeux grands ouverts. Svetlana fit jouer son médaillon le long de sa chaîne, songeuse. A son poignet, il y avait une simple gourmette, avec son prénom sur le dessus et sa date de naissance au dos. On toqua bientôt à la porte. Alexandra entra dans la pièce. Elle virevolta dans sa robe de satin argenté. Elle était superbe, mais il y avait trop de fleurs dans ses cheveux. On aurait dit qu’elle était allée à un mariage plutôt qu’à un banal réveillon de noël. Svetlana, elle, était encore en robe de chambre, une robe de chambre d’un rose pâle, passée par-dessus son pantalon. Leur mère n’allait pas tarder à les appeler. Svetlana vit juste.

    E l i z a v e t a: Svetlana, tu viens te préparer?
    S v e t l a n a: Oui, maman, j’arrive.

    Un instant plus tard, Svetlana était dans la luxueuse salle de bains, dans le bain. Elizaveta était agenouillée, sur le sol, auprès de la baignoire, et elle lisait un vieux livre. De la littérature anglaise. Svetlana fronça les sourcils. Elle n’arrivait pas à lire la couverture. Sûrement parce que ce n’était pas écrit avec l’alphabet cyrillique russe. Bref. Svetlana s’occupait à se savonner les épaules, quand Elizaveta prit la parole:

    E l i z a v e t a: Ma chérie. Ton grand-oncle vient de mourir. Tu sais, celui qui s’était installé en Angleterre. Il nous a légué toute sa fortune, nous étions les seuls héritiers. Et il se trouve que ton père rentre ce soir d’Angleterre. Il a été visiter la maison. Elle est aussi grande que la nôtre. A la différence près que nous la partagerons pas avec tes oncles et tantes, cousins et cousines. Un superbe manoir anglais, en pleine campagne, rien que pour nous quatre. Il va falloir préparer les cartons, nous déménageons.
    S v e t l a n a: Maintenant? Mais pourquoi on ne reste pas ici? C’est bien, ici!
    E l i z a v e t a: En fait…Ton père fait un investissement dans la ville la plus proche du manoir. Il va faire construire une école pour les enfants issus de la classe moyenne. Et il a estimé que le mieux serait de se trouver près du chantier. Il compte superviser les travaux, et aussi gérer lui-même l’école. Et tout ça, il ne peut pas le faire à distance.
    S v e t l a n a: Et pourquoi ils ont besoin d’une école, les mioches? Ils n’ont pas de professeur particulier comme Alex et moi avons?
    E l i z a v e t a: Ne sois pas égoïste Svetlana. Tout le monde n’a pas les moyens de se payer un précepteur.
    S v e t l a n a: Je m’en fiche. Je ne veux pas partir d’ici. Je resterai avec mes cousins. Je ne veux pas aller dans un pays où on parle la même langue que le livre dont je n’arrive pas à lire la couverture!
    E l i z a v e t a: l’anglais ça s’apprend.
    S v e t l a n a: J’ai pas envie d’apprendre l’anglais! Vous pouvez aller en Angleterre mais ça sera sans moi! J’comprends pas pourquoi Papa va s’occuper de gosses pauvres alors qu’il n’est même pas fichu de s’occuper de nous correctement!
    E l i z a v e t a: Ca suffit!
    S v e t l a n a: Passe moi la serviette, que je me sèche!

    Même pas un s’il te plaît. Le ton était sec et cassant. Svetlana n’était pas aussi sympathique qu’elle en avait l’air. La réalité était même toute autre. Elle avait une existence de princesse. Et cette existence avait fait d’elle une fillette pourrie gâtée, et égoïste. Oui, Svetlana était loin d’être la générosité incarnée. Contrairement à Alexandra, qui elle savait donner à ceux qui en avaient besoin, Svetlana fermait les yeux sur les miséreux, et ne se préoccupait que d’elle-même. Encore une fois, avant les désirs de sa famille, les préoccupations bien fondées de son père, elle n’y avait vu que son confort personnel. Ses propres désirs, qui, alliés à sa frustration, constituant ce carcan dans lequel on l’avait enfermé toute jeune, avaient fini par former un cocktail plutôt explosif qui n’avait pas manqué d’exploser. Elizaveta en avait fait les frais. Dimitri? Il en verrait bientôt la couleur. Elle ne comptait pas laisser la chose en suspens sans avoir fait entendre sa voix au préalable. Car Svetlana avait pour habitude de dire tout haut ce que les autres pensaient tout bas. Elle était franche, et ses propos suintaient parfois la méchanceté. Elle ne faisait jamais de cadeaux, et prendre des gants, c’était se montrer hypocrite. Svetlana était loin d’être gentille, et ça se savait, forcément. Mais la peste n’avait pas dit son dernier mot. Bien au contraire, la soirée allait être haute en couleurs, ne leur en déplaise.

    Svetlana, malheureusement pour les autres, était assez rancunière et avait un fort esprit de revanche. Les coups qu’on lui faisait, elle le rendait au centuple. Petite, elle avait été gentille, mais c’est en grandissant à côté de ses cousins qu’elle est devenue détestable. De plus, plus elle grandissait, et plus elle se prenait pour une princesse des temps modernes, se permettant de donner des ordres à sa cour, jetant les gens comme ça l’arrangeait, elle était arrogante et prétentieuse, et très susceptible. En plus d’être bouffie d’orgueil. Mais en plus de cela, elle était envieuse, possessive et jalouse. La seule forme de jalousie qui ne sera pas la sienne sera au niveau des amants. Et malheureusement, cela ne changea pas par la suite. Cela alla même en empirant.


Dernière édition par Svetlana R. Vasilyevna le Mer 20 Mai - 18:05, édité 6 fois
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Svetlana R. Vasilyevna
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MessageSujet: Re: Svetlana • Nevrotic Madness [e n d]   Lun 18 Mai - 0:44

Merci (:

Chapitre 2: Emmène moi dans un autre ailleurs, et séquestre moi
Pour que je ne puisse pas m'enfuir...




    Svetlana n’aimait pas l’Angleterre. Elle n’aimait pas la pluie. Elle n’aimait pas ces paysages verdoyants non plus. Ni le smog autour de Londres. Svetlana était déçue de ne plus avoir les bons vieux hivers enneigés. La neige de Londres était dure, et fondait trop vite, formant une gadoue étrange du même coup. A chaque fois qu’elle pensait à la Russie, elle n’avait qu’un pincement au cœur, une nostalgie qui la prenait à chaque fois. Pire encore, elle détestait l’école dans laquelle on l’avait incarcérée. C’était exactement le mot. Incarcérée. Elle se sentait en prison, ni plus, ni moins. Elle haïssait Elizaveta pour l’y avoir envoyée. Cette idiote avait jugé bon de la faire fréquenter les autres enfants. Parce qu’elle espérait que Svetlana soit moins méchante et moins égoïste. Mais c’était une terrible erreur. Svetlana ne pouvait s’empêcher de se comporter comme si elle était une princesse russe exilée ici. Et l’école, privée et coûteuse, était son nouveau terrain de jeu et tous les morpions qui y vivaient étaient ses pions. Elle faisait d’eux ce qu’elle voulait, les gamins. Et bien qu’elle eût des notes exemplaires, ses professeurs se plaignaient largement du fait que Svetlana Vasilyevna était une petite peste. Et qu’elle se comportait comme si elle était la Reine de Saba. Décidément, quand on connaissait l’oiseau, ça n’avait rien d’étonnant. Svetlana se plaisait à piquer les affaires des autres pour les planquer, à donner des coups de règle dans le dos, à dénoncer les tricheurs, à rapporter ceux qui faisaient des bêtises. La petite n’avait pas sa langue dans sa poche, en plus de ça, et passait son temps à dire des méchancetés à ses camarades. La gamine était infernale, et ça lui plaisait terriblement d’avoir une cour à ses pieds. Mais un soir, l’improbable se produisit. Dimitri était rentré à la maison. Depuis le déménagement, il ne s’était que trop peu montré, jouant comme à l’accoutumée les fantômes. Svetlana avait toujours eu une certaine rancœur contre son père jamais là et qui se permettait de lancer des discours moralisateurs, comme s’il faisait partie de la famille, et pire encore, comme s’il était son père. Mais elle ne considérait pas cet individu comme son père. Techniquement, il l’était. Mais tout était relatif, et sa façon d’éduquer ses enfants était assez pittoresque dans son genre. Genre en cultivant l’absence.

    Mais pour l’unique soir où il était là; il aurait très bien pu se mêler au restant de la famille pour le dîner. Il avait préféré s’exiler dans son bureau, en train de faire Dieu seul savait quoi. Chose encore plus bizarre, Dimitri avait convoqué Svetlana dans son bureau, pour lui parler. Il était clair qu’il était mécontent de son comportement à l’école. Svetlana se demanda quand la directrice avait bien pu appeler. Sûrement quand Svetlana était encore en classe. Et elle s’attendait presque au discours de Dimitri. Pauvre de lui. Comme si cela allait changer quelque chose dans son comportement. Quelle bande de naïfs, franchement. Mais la colère de Dimitri était une colère sourde, profonde, palpitante, une de celles qui laissaient un goût cuivré dans la bouche, et dans son regard, Svetlana pouvait y voir la déception. Svetlana l’avait trop souvent vu, ce regard, pour y prêter attention. Mais cela ne l’empêcha pas d’être choquée. Elle décevait ses parents. Mais c’était la première fois qu’elle le remarquait. Et ça lui faisait mal. On lui avait demandé d’être parfaite quand ils recevaient des gens. Elle avait essayé d’être parfaite. On lui avait demandé de sourire, elle avait essayer de sourire. A s’en faire mal aux lèvres. On lui avait demandé de faire ci, de faire ça. Mais ce n’était pas elle. Tout ça n’était pas elle. Elle voulait révéler sa vraie nature, séquestrée quelque part. On lui avait dit de mettre, en prime, un mouchoir par-dessus. Svetlana releva la tête, et se redressa. Quoique Dimitri avait à dire, même si ce n’était pas bon pour elle, elle allait l’affronter avec dignité, propre aux gens de sa caste.

    D i m i t r i: La directrice de ton école nous a appelés, pour faire part de ton comportement en classe. Il paraît que tu es odieuse avec les autres élèves, et que ton arrogance leur fait honte. Sache que nous sommes très déçus de savoir cela, nous ne t’avons pas élevée pour que tu te croies tout droit sortie de la cuisse de Jupiter.
    S v e t l a n a: Je ne les aime pas. Je n’aime pas mes professeurs non plus. Pourquoi il n’y a plus de professeur particulier qui vient, hein? Pourquoi je suis obligée d’aller à l’école. Parce que vous croyez qu’ils sauront faire ce que vous n’avez pas été foutus de faire, c’est-à-dire nous éduquer correctement?
    D i m i t r i: Je ne te permets pas de remettre directement en cause les préceptes que ta mère et moi avons mis en place. Sache que tu nous fais honte, Svetlana, tu nous fais honte, tu déshonores la famille de par ton comportement immature et irresponsable!
    S v e t l a n a: Et si je le cherchais, hein? Et si je cherchais à partir? Si je le faisais exprès pour me faire jeter? Je ne veux pas aller à l’école! Je ne veux pas fréquenter les autres morpions! Plus que tout, JE VEUX RETOURNER EN RUSSIE!
    D i m i t r i: Sois moins égoïste, tu veux? Si tu nous aimais un tant soit peu, tu comprendrais ce qu’on désire et ce à quoi on aspire! Tu voudrais notre bonheur! Tu ne vois que toi-même. Ton confort avant celui des autres.
    S v e t l a n a: Je crois que la conclusion s’impose d’elle-même, père.
    D i m i t r i: Et quelle est-elle?
    S v e t l a n a: Je ne vous aime pas. Je ne veux pas votre bonheur. Pas plus que vous vous préoccupez de ce que moi je veux.

    Et sur le visage de porcelaine de la blonde, une seule et unique larme roula sur sa joue, signe incontestable et incontesté qu’elle avait peut être une once d’humanité. Svetlana tourna les talons, et s’en alla, sous le regard jupitérien du paternel, avant de se barricader dans sa chambre, porte fermée à clé. La poupée de porcelaine, désormais brisée, gisant au sol comme une vulgaire poupée de chiffon, par une simple parole, réduite à moins que rien. La poupée, cependant, s’anima d’un souffle de vie. Son être entier appelait à la vengeance, et elle avait ce désir bestial, pressant, obsédant, d’être exaucée. Il fallait vaincre le mal par le mal, disait-on. Elle n’y couperait pas, et loin de là. Ce n’était plus qu’une question de temps.

    Le temps n’effaça ni les larmes, ni la rancœur, mais par contre, il continua à apporter son lot de regrets. La douleur, elle, était là, bien présente, à la fois sourde et diffuse, à en rendre fou. Pour quiconque au courant de toute l’histoire, pour quiconque sachant qui est Svetlana, il n’y avait pas lieu de s’apitoyer. Svetlana n’assistait qu’au retour du boomerang qu’elle avait envoyé. Autrement dit, c’était bien mérité, et le juste retour des choses. Mais elle était jeune. Elle avait encore le temps de se reprendre, de cesser de se fourvoyer. Dimitri, de confession orthodoxe, eut une idée qu’il trouva sur le moment géniale. Si eux, si l’école, ne parvenaient à mater le tempérament vicieux et sournois de la jeune vipère, l’église, elle, aura sûrement raison d’elle. Il avait déjà tout arrangé. Ils l’attendaient dans l’après-midi. Elle aurait le professeur particulier qu’elle réclamait depuis qu’elle est partie à l’école. Elle ne vivra plus avec des enfants, mais avec des gens plus ou moins jeunes, des adultes, qu’elle devra obligatoirement respecter. Et surtout, si personne ne veut lui accorder le pardon, Dieu, lui, le fera. Et l’accueillera dans sa maison avec amour et bienveillance. Mieux encore, elle ne sera pas élevée comme une princesse, les sœurs vivant assez modestement, ainsi, elle perdra peut être son côté capricieux et princesse. Le front de Dimitri se plissa, soucieux, alors qu’il avait envoyé la gouvernante chercher l’infernale enfant. Il s’assit, en silence, attendant qu’elles ne viennent.

    Cependant, dans la chambre de Svetlana, l’ambiance était glaciale. La gamine ne parlait plus à personne depuis son accrochage avec son père et les vérités affreuses qu’elle lui a balancées à la figure. Elle ne comprenait pas non plus pourquoi Katarina s’affairait à remplir un sac qui ressemblait à s’y méprendre à un sac de voyage. Soudainement, le cœur de la sombre princesse se réchauffa, et c’est d’une voix teintée d’espoir qu’elle demanda:

    S v e t l a n a: Katarina, ils ont enfin décidé? De me renvoyer en Russie?
    K a t a r i n a: Non, mon enfant, vous ne partez pas en Russie.
    S v e t l a n a:Je sais! Je vais chez la tante Julia en France.
    K a t a r i n a: vous ne quitterez pas l’Angleterre. Votre père y est complètement opposé.
    S v e t l a n a: Alors…Pourquoi ce sac? Nous partons en vacances?
    K a t a r i n a: Vous le saurez bien vite. Voilà qui est fait. Votre père veut vous voir dans son bureau. Séance tenante. Ne le faites pas attendre au nom d’un de vos nombreux accès d’humeur.

    Svetlana roula des yeux, et se leva de son lit, où elle était assise en tailleur, comme les Indiens. Elle lança ses pantoufles, et disparut dans le couloir, se rendant directement dans le bureau du père. Elle attendait des réponses, voilà pourquoi elle y allait sans rechigner. De toute façon, elle ne lui donnerait pas la satisfaction de rebrousser chemin. Il ne l’impressionnait pas. S’était-il rendu compte qu’elle n’avait pas grand-chose à faire de son avis?

    S v e t l a n a: Bonsoir, Père, vous me réclamiez?
    D i m i t r i: Vous en avez mis du temps à venir, ma fille. Asseyez vous.
    S v e t l a n a: bon, d’accord, qu’Est-ce que tu veux?
    D i m i t r i: Voilà qui est mieux. Je n’apprécie pas qu’on se fiche de moi, mets toi bien ça dans le crâne.
    S v e t l a n a: Je peux très bien m’en aller si c’est pour me dire encore une fois ô combien je peux être infernale, sans cœur, et égoïste.
    D i m i t r i: Tout à l'heure, tu pars.
    S v e t l a n a:M’offrir des vacances pour moi toute seule? Ta générosité me touche, vraiment.
    D i m i t r i: Ce ne sont pas des vacances, Svetlana. Ce sont loin d’être des vacances.
    S v e t l a n a: Mais encore?
    D i m i t r i: Ta mère et moi avons décidé de t’envoyer chez les sœurs. Si nous, ni l’école, pouvons redresser ton comportement, elles pourront nul doute arranger ça. Tu y resteras tant qu’il n’y aura pas d’améliorations dans ta façon d’être.
    S v e t l a n a: Les sœurs? Vous comptez me faire subir les Bondieuseries? Vous croyez qu’en récitant la Bible à longueur de temps je vais…M’acheter une conduite?
    D i m i t r i: Au moins t’assagir en t’inculquant quelques bonnes paroles, et te soumettre à des règles de vie particulières. Katarina a fini de préparer ton sac. On y va.
    S v e t l a n a: je n’irai pas.
    D i m i t r i: Je crains que tu n’aies pas le choix.

    Un quart d’heure plus tard, Svetlana était à l’arrière de la limousine familiale, sac dans le coffre, plongeant chaque seconde qui passe un peu plus dans cet enfer qui allait être le sien. Si Dieu ouvrait les portes du Paradis à quiconque étant juste et vertueux, Svetlana, elle, était bonne pour le Purgatoire, et elle y resterait pendant longtemps encore. Une condamnée à mort, voilà comment elle se sentait actuellement. Ils voulaient tuer ce qu’elle était, pour lui imposer quelque chose d’autre qui n’était pas elle. L’enserrer dans un carcan, un standard, une norme, quelque chose de moins atypique que ce qu’elle était actuellement. Svetlana appuya sa joue contre le siège en cuir, respirant son odeur pour la dernière fois. Elle profitait bien aussi de la limousine. Mais qu’ils n’y comptaient pas. Svetlana ne comptait pas se faire pardonner de ses péchés, c’était une perte de temps, il y en avait tellement.


Dernière édition par Svetlana R. Vasilyevna le Mer 20 Mai - 13:25, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Svetlana • Nevrotic Madness [e n d]   Lun 18 Mai - 0:44

Chapitre 3: Tu peux toujours essayer
Mais jamais rien ne pourra y changer...




    Extrait du journal d‘une incomprise. Octobre 2085,âgée de 11 ans.

    Je n’y crois pas. Cela fait presque trois ans qu’on m’a collée dans ce couvent sombre et lugubre, où je me lève aux aurores pour la prière et où je me couche tard à cause de la prière. Sérieusement, je me demandais ce que je faisais là. Je n’étais pas meilleure pour autant. Je ne croyais même pas au dieu qu’on me forçait à prier. J’hallucinais, tout bêtement. Comment pouvait-on en revenir à des méthodes d’éducation aussi moyenâgeuses à notre époque? A l’heure où tout le monde a rêvé de voir des voitures volantes et autres gadgets technologiques qui faisaient passer James Bond pour un ringard. Les temps n’ont pas beaucoup changé, en fait. Et c’était le plus triste. J’en revenais pas que dans certains endroits, la vie était telle qu’elle était il y a un voire deux siècles. Et tout ça n’était pas moi. On en revenait au même point. On me forçait à entrer dans un moule dans lequel je ne voulais pas entrer. Je voulais être moi. En bien, en mal. Je voulais qu’on me prenne telle que je suis. Et qu’on ne me façonne pas à l’image d’un Autre, de ces autres avec qui j’ai vécu avant, et qui ne me correspondent pas.

    Les années passèrent encore, et Svetlana eut en théorie l’âge d’entrer au collège. Mais à la place, elle eut droit à son catéchisme, encore et toujours. Son professeur particulier tant réclamé, et qu’elle ne pouvait plus voir en peinture. Svetlana était blasée, tout simplement. Onze ans, et ses chevilles n’avaient toujours pas dégonflé, le phénomène avait même empiré. Elle respirait l’orgueil, et faisait des chichis rien que pour embêter le monde. Ce n’est pas pour autant que les sœurs s’activaient à lui obéir aux doigts et à l’œil, mais quand même. Svetlana avait coupé les ponts avec les autres membres de sa famille. Elle leur en voulait de l’avoir ostracisée. Comme si cela allait changer quelque chose. Une mauvaise herbe reste une mauvaise herbe, quoiqu’on dise, quoiqu’on fasse. Un jour, Svetlana fut convoquée dans le bureau de la mère supérieure. Cette dernière avait quelque chose de la plus haute importance à lui dire. Svetlana afficha un air blasé. Ca lui rappelait cruellement la maison, avec Dimitri quand il la convoquait dans son bureau, pour lui faire généralement des reproches. Aigre, Svetlana se demandait ce qu’elle avait encore fait. Elle n’aimait pas sa vie ici, mais elle n’était pas non plus du genre à cracher dans le bénitier ou à dessiner des moustaches sur les icônes. Encore moins à mettre de l’acétone dans la coupe réservée habituellement pour l’eucharistie. C’est avec un doute qu’elle alla retrouver la mère supérieure, alias Sœur Bénédicte.

    B é n é d i c t e: Entre donc et assieds-toi.
    S v e t l a n a: J’ai fait quelque chose de mal?
    B é n é d i c t e: Je sais très bien que tu te moques éperdument de savoir si tu as fait du mal ou non. Mais figure toi que ce matin, un hibou est entré par la fenêtre que j’avais ouverte juste après avoir fait mon ménage -pour aérer les odeurs de produits ménagers, tu comprends?- et a laissé cette lettre, à ton nom, avant de partir. La sale bête a perdu beaucoup de plume dans la manœuvre.
    S v e t l a n a:je vous assure que je n’y suis pour rien. Aucun individu sain d’esprit aurait l’idée d’envoyer du courrier avec un hibou.
    B é n é d i c t e: En tout cas, c’est réel. Quelqu’un a essayé de te joindre.
    S v e t l a n a: Je ne vois pas qui ça peut être, je…J’ai plus contact avec ma famille depuis que je suis ici.
    B é n é d i c t e: eh bien, ouvrez-la et vous saurez.
    S v e t l a n a: Je n’ai plus que ça à faire.

    La jeune demoiselle prit l’enveloppe dans ses mains. On aurait dit que la lettre avait été écrite à l’encre noire, et le papier faisait penser au parchemin. Elle fronça les sourcils, avant de décacheter le cachet de cire et de lire le parchemin qui se déployait. Quand elle acheva sa lecture, elle fut agitée d’un petit rire nerveux et elle jeta le tout sur le bureau avant de se lever.

    S v e t l a n a: Si c’est une blague, c’est très bien réussi, celui qui a fait ça n’avait rien d’autre à faire.
    B é n é d i c t e: D’où vient cette lettre?
    S v e t l a n a:D’une école de magie nommée Poudlarrrrrrd.

    Dès que Svetlana eut prononcé le nom de l’école, Bénédicte blêmit dangereusement. Elle s’humecta la lèvre inférieure, avant de monter la chaise à Svetlana, l’invitant du même coup à se rassoir.

    B é n é d i c t e: Ce n’est pas une blague, Svetlana. Il y a quelques années, une fille était parmi nous. Elle est partie elle aussi étudier dans cette école. S’ils t’ont appelée à eux, c’est que tu as des bonnes raisons d’y aller.
    S v e t l a n a: Je ne crois pas à la magie. Ni à tout ce qui est fantastique.
    B é n é d i c t e: Nous n’y croyions pas non plus jusqu’à ce qu’elle parte. Mais dis moi, tu n’as jamais fait des trucs anormaux?
    S v e t l a n a: Hormis les raisons qui m’ont amenée ici, non.
    B é n é d i c t e: Même pas qui dépassent l’entendement?
    S v e t l a n a: Quand j’étais en colère, j’envoyais valser des objets sans les toucher. Quand j’étais petite, ma mère voulait me donner à manger, je ne voulais pas manger, je lui ai renversé le contenu de mon assiette sur la tête sans la toucher. J’ai déjà fait voler des petites cuillères et…On m’a toujours dit qu’il était question d’électricité statique. Et pas de…magie ou d’une quelconque télékinésie.
    B é n é d i c t e: Dans cette école, il t’apprendront comment développer cette force et à la maîtriser. Ils t’apprendront d’autres choses aussi.
    S v e t l a n a: ça ne pourra pas être pire que ce que je fais actuellement. J’y vais…Mais…Oh, c’est à la rentrée!
    B é n é d i c t e: Je t’accompagnerai la semaine prochaine pour aller acheter tes accessoires et tout ton nécessaire pour l’école. En attendant, tu peux disposer, le dîner ne va pas tarder à être fait.

    Svetlana regarda étrangement la mère supérieure. Elle paraissait connaître des choses qui échappaient à la jeune russe. Svetlana se promit de lui poser quelques questions à l’occasion, elle avait l’air d’être au courant de beaucoup de choses concernant cette fameuse école. Il était clair qu’elle ne croyait pas à cette histoire de fille. Bénédicte semblait bien plus impliquée que d’avoir vu une de ses pensionnaires partir. Elle n’avait aucune preuve, mais c’était ainsi qu’elle le ressentait. Svetlana s’en retourna dans son dortoir. Elle s’allongea sur le lit, et son regard tomba sur un dé à jouer posé sur sa table de nuit. Elle fixa son regard sur l’objet, espérant le déplacer ainsi. Mais l’objet demeura obstinément fixe.

    S v e t l a n a: Tu parles de pouvoirs magiques! Foutaise.

    Elle avait beau s’en moquer, Svetlana était travaillée sur cette histoire. Elle s’allongea à plat ventre sur le lit, puis attrapa le vieux livre sur la table de nuit. La jeune Russe aimait lire. Apprendre ne la gênait absolument pas, étudier non plus. Au contraire, cela lui permettait de faire quelque chose de constructif de ses journées. Elle n’était pas un rat de bibliothèque qui ne savait pas s’amuser pour autant. Elle avait fini par prendre goût à la vieille littérature anglaise, et à la poésie. Elle écrivait des histoires pour son propre plaisir. Pour aller dans un ailleurs, le temps de jeter quelques lignes sur le papier. Svetlana aimait également découvrir de nouvelles expériences, tant que ça ne nuisait pas directement à son confort personnel. Mais de toute façon, on ne lui avait pas demandé de naître idiote. Et être idiote, dans un milieu comme le sien, du moins, duquel elle était issue était une honte. Quand on était riche, il fallait être cultivé un minimum. L’idiotie et l’ignorance était bonne pour les pauvres. Svetlana, toute aussi cultivée et snob qu’elle était, était malheureusement superficielle, et loin de l’idée qu’on se faisait généralement d’aimer (et aider) son prochain. Mieux encore, Svetlana n’était pas franchement loyale, elle était plutôt du genre à sauver sa peau avant celle des autres, à trahir pour sauver sa propre mise et à renier. C’Est-ce qu’elle avait fait avec sa famille, elle leur avait tourné le dos, comme s’ils n’étaient pas importants pour elle. Elle ne connaissait pas non plus la notion de solidarité. Plus elle grandissait, plus elle était perso, et elle avait encore moins l’esprit d’équipe. Elle préférait être seule, de toute façon, une garce, une vraie de vraie, ça n’avait pas besoin d’une bande de poufiasses à ses pieds. Elle savait se débrouiller seule. Elle était indépendante.

    Un mois plus tard, la jeune russe était en train de boucler sa valise. En route pour Poudlard. Alors qu’elle était en train de s’activer, le rappeltout sur sa table de nuit devint rouge écarlate, et se mit à tourner à toute vitesse en sifflant. Svetlana jeta l’objet dans sa valise sans ménagement, ignorant la chose. Elle savait qu’elle devait passer chez la Sœur pour récupérer ses affaires de magie, car bien évidemment les camarades de son dortoir ne devaient pas tomber sur de tels objets. Svetlana ferma sa valise d’un coup de pied, et elle alla avec trouver la Sœur. Régler les dernières formalités. Faire en sorte que son départ passe inaperçu. Aujourd’hui, Svetlana Vasilyevna entamait sa nouvelle existence.


Dernière édition par Svetlana R. Vasilyevna le Mer 20 Mai - 17:22, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Svetlana • Nevrotic Madness [e n d]   Lun 18 Mai - 0:44

Chapitre 4: Maintenant que j'ai grandi, que comptes-tu faire?
Parce que désormais, je ne suis plus des vôtres...




    I love rock’ n’ roll,
    So put another dime in the juke-box baby
    I love rock’ n’ roll
    So come on take some time and dance with me


    Les hauts parleurs grésillaient cette vieille chanson dans le bar enfumé. Svetlana était là, assise sur les genoux d’un type qu’elle ne connaissait même pas, cigarette coincée entre ses doigts, dés à jouer dans un autre main. L’homme à l’haleine légèrement alcoolisée l’embrassa dans le cou alors qu’elle jetait les dés sur le tapis. Les dés tombèrent dans un bruit mat, et roulèrent. Svetlana afficha un grand sourire alors qu’elle ramenait tous les jetons devant elle. Le type qui la portait prit la cigarette qu’elle avait, pour la fumer. Svetlana arqua un sourcil, n’aimant pas partager, et elle la lui reprit en lui donnant au passage une petite tape sur la main, comme on faisait à un gosse quand il n’était pas sage. La blonde enroula une mèche de cheveux autour de son doigt, et commença à fredonner en même temps que la musique et en bougeant légèrement en rythme. Elle tourna son visage vers celui du type, et elle l’embrassa à pleine bouche, mêlant sa langue à la sienne. La russe abandonna bientôt sa nouvelle conquête et but cul sec son cocktail fait à partir de vodka. Elle laissa son verre sur la table, et elle se leva, remettant sa jupe correctement. Elle prit une main du jeune homme et elle l’entraîna, où d’autres personnes se déhanchaient. Elle se colla contre lui, l’intimant tacitement de caler ses mouvements sur les siens. Ils dansèrent ainsi jusqu’à ce qu’elle commence à avoir soif. Dès lors, elle se rendit au bar, et elle s’accouda au bar, presque lascivement.

    S v e t l a n a: Une vodka ne serait pas de refus.
    B a r m a n: Vous ne tenez plus debout. Vous êtes assez éméchée comme ça, rentrez chez vous.
    S v e t l a n a: Je tiens très bien l’alcool. Surtout la vodka. Je suis russe. Et je ne suis pas éméchée. Alors alleeeez, donnez m’en encore un, quoi!
    H o m m e: Russe, hein? Je te défie. C’est à celui qui boira le plus de godets.
    S v e t l a n a: C’est d’accord.

    Elle décocha un sourire charmeur au barman, avant de s’éloigner avec le type. Ils s’assirent face à face à une table, et Svetlana défit ses chaussures. Devant elle s’alignaient une série de godets. L’homme en face avait l’air d’être un sacré poivrot. Et il y avait foule autour d’eux. Des gens prêts à parier sur celui qui s’écroulerait en premier. Et tous se doutaient que le poivrot tiendrait beaucoup plus longtemps que la frêle jeune femme qui venait de fêter ses dix-huit bougies. Mais ce qu’il ignorait, c’est que Svetlana était russe, et qu’elle tenait très bien l’alcool. Un cliché vieux comme le monde, mais bon. Les deux adversaires se regardèrent un moment. La main calleuse du poivrot prit un godet et le vida. Svetlana fit de même. Et ils continuèrent, à tour de rôle, se défiant du regard. Au bout du quinzième, Svetlana commençait à avoir sérieusement la tête qui tourne, et elle tremblait légèrement. Mais la voir résister ainsi avait étonné ceux qui d’emblée avaient parié sur le poivrot. Mais n’empêche. Svetlana avait beau être issue d’une famille de riches, elle n’en était pas une chochotte pour autant, elle avait beau avoir vécu chez les nonnes, cela n’avait pas fait d’elle une sainte. Lana ingurgita une seizième gorgée, et l’autre fit de même, quoiqu’il commençait à faiblir. Le regard de Svetlana se révulsait, et sa tête dodelinait, alors qu’elle commençait à glousser comme une hystérique. La jeune femme en but trois supplémentaires, avant de commencer à avoir la nausée. L’autre but la vingtième. Et s’écroula. Pour l’honneur, elle but une dernière gorgée, avant de se lever, avec difficultés.

    Plus tard, elle se retrouva à marcher dans la rue, titubant en haut de ses talons aiguille, manquant plusieurs fois de se retrouver étalée dans le caniveau. On l’agrippa par le poignet, et Svetlana se retourna violemment. Elle discerna quelques contours flous, mais elle ne parvint pas à identifier le type. Cela ne l’empêcha pas de plaquer ses lèvres contre les siennes, l’embrassant plus que la décence ne le permettait, enroulant ses bras frêles autour de son cou. Avant de disparaître dans la chambre d’un motel un peu pourri, de laquelle elle devra payer la note en plus d’une sacrée gueule de bois, le prince charmant s’était carapaté sans crier gare. Grand bien lui fasse, si Svetlana avait pu, elle l’aurait transformé en grenouille.

    Voilà huit ans qu’elle était à Poudlard, et huit ans qu’elle s’était fait sa place; Huit ans qu’elle s’incrustait dans les fêtes sans y avoir été invitée. Quand elle fut en âge, à partir de quinze ans, Svetlana commença à accumuler de nombreuses conquêtes, et chaque seconde qui passait l’apportait d’autant plus vers la débauche, dans laquelle, et c’était sans doute le pire, elle se complaisait.


Dernière édition par Svetlana R. Vasilyevna le Mer 20 Mai - 18:04, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Svetlana • Nevrotic Madness [e n d]   Lun 18 Mai - 1:44

Styxx !!! Je te connais d'un autre forum ! Chui content de te voir !
Bienvenue !
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MessageSujet: Re: Svetlana • Nevrotic Madness [e n d]   Lun 18 Mai - 9:53

Vouiii, je t'ai déjà croisé il me semble aussi. =D BenJ =D
Ad-Nox quoi Love =D
Mais j'suis contente d'en revoir ici <3

Je vais essayer de faire ma fiche dans les plus brefs délais, désolée d'avance si c'est un peu long =)
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MessageSujet: Re: Svetlana • Nevrotic Madness [e n d]   Lun 18 Mai - 11:09

    xD. On dirait que tout AD Nox est venu nous voir xD

    Un tit Welc' au passage xD

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MessageSujet: Re: Svetlana • Nevrotic Madness [e n d]   Mer 20 Mai - 18:06

Hum, je crois avoir fini u.u
Désolée pour le chapitre 4 ridiculement court, j'en avais un peu marre donc j'ai un peu bâclé ^^'
*sort avant de se faire frapper*
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MessageSujet: Re: Svetlana • Nevrotic Madness [e n d]   Jeu 21 Mai - 14:27

    Bienvenue sur CI ma petite femme =o I love U
    J'adore ta fiche c'est énooooooooooorme =)

    Bon, pour moi c'est simple je la verrais vraiment chez les vipères, après peut être les piafs aussi, car elle aime étudier, même si elle est une peste, c'est un peu Dadam mais en fille en faite *ouuuuut*
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MessageSujet: Re: Svetlana • Nevrotic Madness [e n d]   Jeu 21 Mai - 14:31

Merci mon homme Calin !
Ha, ça va, j'ai pas réussi à t'endormir avec, c'est déjà ça *sbaff*

Je préférais la voir aussi chez les Serpillères, et Serdaigle c'était vraiment un second choix, c'était plus par rapport à vos statistiques en fait ^^' Mais vu que c'est minoritaire, ce second aspect, je préfèrerais Serpentard. *est déjà loin*
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MessageSujet: Re: Svetlana • Nevrotic Madness [e n d]   Jeu 21 Mai - 14:32

    Va pour Serpentard alors =o

    Bon jeu miss Chat Potté
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MessageSujet: Re: Svetlana • Nevrotic Madness [e n d]   

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Svetlana • Nevrotic Madness [e n d]
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