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 ♣♣ it hurts so good - done.

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Gabriel L. Winchester

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Localisation : Si je vous le disais, je devrais vous tuer par la suite...
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MessageSujet: ♣♣ it hurts so good - done.   Ven 19 Juin - 20:41

GABRIEL LUCIFER LEANDER WINCHESTER.


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    « Either the well was very deep, or she fell very slowly, for she had plenty of time as she went down to look about her, and to wonder what was going to happen next. [...]'I wonder how many miles I’ve fallen by this time?” she said aloud. 'I must be getting somewhere near the centre of the earth. Let me see: that would be four thousand miles down, I think' [...]'—yes, that’s about the right distance—but then I wonder what Latitude or Longitude I’ve got to?' »
    Alice's Wonderland.
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Dernière édition par Gabriel L. Winchester le Ven 3 Juil - 18:44, édité 2 fois
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Gabriel L. Winchester

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MessageSujet: Re: ♣♣ it hurts so good - done.   Sam 20 Juin - 2:05

LEANDER; THE DROWNED MAN.

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« Words are a heavy thing...they weigh you down. If birds talked, they couldn't fly. »


    _____C’était une paisible soirée d’août. Les oiseaux tiraient de leurs cordes vocales les dernières notes de l’hymne à la nature qu’ils avaient entamé en début de journée. Le son cristallin de leur voix semblait alléger l’air lourd d’humidité et de senteurs florales. Cependant, ils ne diluaient pas les cris s’élevant du petit manoir bistrée qui jouxtait le parc dans lequel ils se trouvaient. Ces cris étaient très puissamment poussés mais ils n’étaient guère mélodiques et ne suivaient aucune structure. Ils n’avaient aucune vocation musicale. C’était là simplement le fruit des souffrances d’Olivia Winchester, la blonde épouse du vicomte Winchester. La dame avait perdu ses eaux et depuis, les contractions la faisait hurler de douleur, du fond de l’antique baignoire sur quatre pieds où elle avait pris place et où, vraisemblablement, elle allait mettre au monde une petite créature. Un homme de haute stature se tenait à son côté, une bouteille à la main, l’autre se prélassant avec délice dans l’eau chaude dans laquelle la future mère baignait. L’espace d’un moment, la jeune lady oublia toute notion de temps. Combien de minutes s’écroulèrent-elles avant qu’elle ne se rendre compte que quelque chose avait changé ? 1 minute? 2? Qu’importe puisque de toute façon, ça semblait trop tard. Mue par un pressentiment, elle plongea ses mains crispées dans l’eau et elle eut tôt fait d’en sortir une masse ensanglantée.

    _____L’enfant ne pleura pas.

    _____Il ne poussa aucun vagissement, ne produisit aucun son ; l’air ne passait pas. Plus indignée que peinée, Olivia donna quelques coups sur le dos blafard du nouveau-né avant de l’échapper par mégarde. Grand bien lui en fit car le garçon plongea tête première, ce qui permit à ses voies respiratoires de se dégager, avant de se recevoir sur le ventre à moitié dégonflé de sa mère. Là, il se mit à faire un vacarme de tous les diables, bientôt recouvert par la discussion animée de ses parents dont nous ne transcrirons que les lignes principales afin de ne pas ennuyer le lecteur.

      « Nommons-le Léandre, comme dans le mythe, suggéra Olivia d’une voix éreintée mais qui conservait néanmoins ces intonations creuses qu’elle avait d’habitude.
      –Êtes-vous devenue folle, ma femme? Il s’agit d’un mythe moldu! Le mythe d’un stupide garnement qui s’est noyé. Est-ce là le nom que vous voulez pour mon fils? Non, nommons-le Balthazar.
      –Hors de question! Léandre!
      –Balthazar!
      –LÉANDRE!
      –BALTHAZAR!
      –Balthazar? Cette fois, on pouvait entendre du mépris et du dégoût dans la voix de la dame qui, portée à bout, explosa : Et pourquoi pas Lucifer, pendant que vous y êtes? Non mais! Infâme porc! Donner le nom d’un impie roi babylonien à mon fils! Espèce de sac-à-vin! Ivrogne! Imbécile! »


    _____Un silence de mort suivit ces paroles, seulement interrompu par les geignements de l’enfant. Même les oiseaux semblaient avoir cessé de gazouiller pour tendre l’oreille, en attente de la suite. Sire Brandon considéra sa femme d’un œil mauvais. Un court moment, il sembla sur le point de la gifler mais pragmatique, il se contenta de se lever et de se diriger d’un pas chancelant vers l’évier où se trouvaient les papiers de naissance. Il s’empara d’une plume et y inscrivit quelque chose. Olivia se redressa à moitié.

      « Qu’avez-vous fait? S’alarma-t-elle.
      –Vous avez raison, ma chère. Il s’appellera Lucifer. Et le jour du jugement dernier, expliquez donc cela à ce Dieu que vous chérissez tant, dévote pécheresse. Expliquez-lui comment, pour donner à votre sang le nom d’un païen, vous avez risqué de le nommer après un ange déchu. »


    _____Et sur ce, il s’en fût, laissant son épouse en proie à de violents soubresauts. Lorsqu’elle parvint à se calmer, elle enveloppa le bébé dans une serviette et au prix d’un effort inhumain, elle se leva pour aller chercher les papiers. Elle remarqua alors que Brandon, sans doute trop éméché pour s’en rendre compte, n’avait fort heureusement écrit que dans la case « Second Prénom ». La main tremblante, elle remplit ce qui restait à remplir et lorsqu’elle eut fini, elle jeta un regard las à son fils.

      « Gabriel corrige Lucifer, petit Léandre… Tu remercieras le ciel, plus tard, d’avoir eu une mère comme moi. »


    ***

    « No one gossips of other people’s secret virtues »


    _____Il ne fut jamais reconnaissant à quiconque. Le soir de sa naissance, il s’était noyée pour renaître en quelque sortes mais l’innocente petite chose qu’il était alors était loin de se douter que la véritable noyade ne faisait que commencer. On dit qu’une personne tourne mal parce qu’elle a été victime d’injustice ou bien que ses fréquentations n’étaient pas tout à fait recommandables. Si cela est vrai, Gabriel aurait pu être un enfant –et éventuellement, un homme– charmant avec de charmantes manières s'il avait eu d'autres géniteurs pour prendre soin de lui. Cependant, avec la famille qu’il avait, il était inévitable qu’il devienne ce qu’avec le temps, il est devenu. Bambin, il s’était contenté d’avoir l’air de l’ange dont il portait le nom, quoique souvent et malgré l’interdiction formelle de sa mère, il s’aventurait dans le parc à la nuit tombée et jouait avec les canards qui barbotaient joyeusement dans le lac, tant et si bien qu’il développa bientôt pour eux une affection singulière. Un jour, il osa même en rapporter un à la maison, ce qui lui valu d’être enfermé dans le cellier pendant deux jours complets. Un cellier qui était fort vide d’ailleurs. Pourquoi cela? Il l’apprit bien assez tôt quoique pas tout à fait de la façon dont il s’attendait. À sa première journée d’école, alors qu’il se frayait un chemin parmi les parents rassemblés dans la salle de classe, il vit plusieurs regards lourds se poser sur lui. Il se prit bientôt à écouter les conversations et ce qu’il apprit ne l'étonna qu'à moitié.

    _____Il ne prit toutefois pas au mot ce qu’il avait entendu et préféra tendre l’oreille. Cependant, l’évidence se manifesta à lui très vite. Elle était visible dans les yeux des voisins, dans ceux d’Olivia et même occasionnellement, dans ceux de Brandon Winchester qui en était à payer une carte de crédit par une autre et qui ne semblait jamais se déplacer sans une bouteille de gin ou de tequila. Cette famille qu’on aurait crue au premier abord riche comme Crésus était en fait ruinée. Le manoir que le jeune garçon pensait autrefois majestueux se révéla être une ruine miteuse. Les vêtures qu’il avait cru d’un chic fou et qu’il s’était fait un point d’honneur de porter tous les jours étaient des antiquités depuis longtemps démodées. Ce nom, Winchester, qui était marqué dans le livre sacro-saint du Peerage and Baronetage d’Angleterre depuis des siècles était à présent un boulet pour ceux qui le portait. Et pourtant, il était hors de question de travailler. Les Winchester étaient une famille aristocratique. Elle ne travaillait pas. Elle se mariait, faisait travailler les autres pour gagner de l’argent mais elle-même ne se retroussait jamais les manches pour mettre les mains à la pâte alors qu’elle dépensait sans compter. Combiné au fait qu’il est plus ardu de se procurer des esclaves au 21ième siècle, cela expliquait la déchéance financière. Heureusement, ce n’est pas de ses parents que Gabriel prit des leçons en finances.

    _____Il hérita de leur pragmatisme, leur placidité, leur froideur et leur indifférence face à toute chose mais pas de leur désastreux sens de l’économie et de leur logique foireuse. Ces deux choses-là, il les apprit tout seul, par le biais des livres, ô combien précieux, de la bibliothèque du manoir, la seule richesse n'ayant pas encore était dilapidée. Enfant curieux, il fit un tas de découvertes pour le moins intéressantes dans cet havre qu'il vint bientôt à considérer comme son antre. Parmi ces découvertes, une oeuvre tout à fait remarquabale écrite par un certain Charles Lutwidge Dodgson sous le pseudonyme de Lewis Caroll. Des années après l'avoir lu, cet ouvrage devint le préféré de Gabriel. À 14 ans, il trouvait un sens nouveau à l'enfilade de mots qui composaient ses phrases, ses pages. Un sens plus imagé, moins coloré...


Dernière édition par Gabriel L. Winchester le Jeu 2 Juil - 0:46, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: ♣♣ it hurts so good - done.   Mer 24 Juin - 0:24

LUCIFER; DAY OF WRATH.

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« Satan fut son conseil, l'enfer son espérance. »


      « Pourquoi?
      –Combien de fois allons-nous avoir cette discussion, Gabriel?
      –Autant de fois qu’il faudra pour m’expliquer, père, alors je vous le répète. Pourquoi? »

    _____L’air était difficilement respirable dans la petite bibliothèque où s’affrontaient du regard père et fils, chacun exacerbé par la présence de l’autre. Mépris et haine étaient à l’ordre du jour : ils ne s’appréciaient guère. Comment cela s’expliquait-il? Eh bien, à la base, personne n’aimait personne dans la famille alors après les évènements de l’année précédente, il était inutile d’espérer que la chose se conclue autrement que dans un bain de sang! Gabriel venait de fêter son quinzième anniversaire et il s’apprêtait à entamer sa sixième année d’études à Poudlard, lui qui avait commencé l’école une année plus tôt qu’il n’aurait dû mais qui n’avait pourtant qu’une hâte : y retourner au plus vite. Il aurait voulu que le premier septembre vienne plus rapidement tant il étouffait, à la maison. Le manoir était proprement invivable, son père étant toujours ivre, sa mère, prompte à accuser tous le monde à tort et à travers de tous les maux de l’humanité. Sans parler de l’état de décrépitude avancé du manoir lui-même. Oh, certes il avait échappé à l’atmosphère sinistre de la maison à maintes reprises par le biais de ses sorties dans sa ville natale de Winchester mais tôt ou tard, il avait fallu rentrer pour une fois de plus relancer le même débat qu’il était en train d’avoir avec son père à l’instant même. Quel était-il? Eh bien, c’était au sujet de son mariage avec une certaine personne du nom de Maïka O. Allen.

    _____Comme nous étions en droit de nous y attendre, Gabriel n’avait aucunement envie d’unir sa vie à celle de la jeune femme et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, parce qu’il ne voulait pas se marier si jeune, ce que son père voulait lui imposer. Ensuite parce que sa promise était de trois ans son aînée et enfin, il ne la connaissait pas. Lorsqu’il avait soulevé ces arguments l’année dernière, tandis qu’il protestait contre ce mariage forcé, son père lui avait répliqué qu’il apprendrait à connaître la jeune femme et qu’avec le temps, il finirait même par bien s’entendre avec elle. Il avait même poussé le bouchon jusqu’à affirmer que du moment qu’il savait qu’il s’agissait d’une native d’Hawaii, qu’elle avait 17 ans –à l’époque alors qu’il en avait 14– et qu’elle s’appelait Maïka, il la connaissait déjà comme le fond de sa poche. Bien entendu, il avait été outré par ces paroles car après tout, si son père persévérait, il allait, lui, Gabriel, se retrouver marié à cette personne. Il ne lui suffisait pas de savoir qu’elle s’appelait Maïka pour déterminer si c’était une imbécile finie par exemple… Parce qu’évidemment, il était hors de question qu’il se marie avec un être stupide! Ou bien un individu qui possédait des dents croches. Vaincu, son père avait organisé une rencontre durant laquelle Gabriel se montra aimable et d’une extrême gentillesse ce qui ne fit que ressortir un peu plus son hypocrisie alors qu’au bout du meeting, il était plus déterminé que jamais à ne pas l’épouser.

      « Non mais vous l’avez vue? S’était-il exclamé dès qu’il s’était trouvé seul avec son père. Sa poitrine semble gonflée à l’hélium, on dirait qu’on lui a fait plusieurs liposucions tellement sa taille est fine, ses cheveux sont tellement longs que je pourrais en fabriquer trois mètres de corde! Quant à son nez… On dirait une patate qu’on aurait écrasée là par mégarde! Sa peau est trop mate, ses dents ne sont pas assez belles alors que son style vestimentaire est nul! Et on dirait mère sur les bords! Ne dites pas non, vous savez que c’est vrai! Lorsque mère n’est pas en train de se plaindre de tout, elle ne dit rien, comme cette Allen! Il s’était tu un instant avant de fulminer, les poings serrés : Et en plus, elle suinte, elle pue, elle empeste la richesse! Allez, avouez! C’est pour ça que vous voulez que je me marie avec elle! Que ceci soit bien clair : il n’en sera rien! Je ne me marierai pas avec cette… cette chose! »

    _____Une année s’était écroulée et son père n’en démordait toujours pas et ils continuaient à avoir le même débat continuellement.

      « Je te l’ai dit une bonne centaine de fois, Gabriel, soupira rageusement Brandon à la question de son fils. Dans notre famille, l’argent ne se gagne pas; il s’épouse.
      –Ce que j’en comprends, moi, c’est que vous m’avez vendu! Tempêta le jeune homme.
      –Et alors? Que je saches, je suis encore ton père! J’ai autorité sur toi et j’ai dit!
      –"J’ai dit"? Mais ma parole, vous vous prenez pour un roi ou quoi? Diantre! Au cas ou vous ne l’auriez pas remarqué, vous n’êtes qu’un vicomte de second degré. En fait, vous n’êtes même pas ça! Vous n’avez plus d’un vicomte que le titre et cette propriété ruineuse et que vous soyez mon père m’importe comme l’an quarante, mon cher! Je ne suis pas un esclave dont vous pouvez disposer de la manière que vous jugerez la meilleure! J’ai mon mot à dire dans ce qui va advenir de moi et voulez-vous que je vous dise? Je ne compte pas me prostituer chez cette Maïka O. Allen juste pour pouvoir m’assurer que vous ne manquiez jamais d’alcool, pauvre crétin! Allez vous faire cuir un œuf, espèce de proxénète oisif! »

    _____Alors se produisit un silence qui ressemblait fort à un certain silence qui s’était produit quelques années plus tôt, alors qu’il venait à peine de naître. Brandon dévisageait son fils, une lueur assassine dans le regard. Gabriel n’eut que le temps d’apercevoir son père brandissant sa baguette avant qu’un éclair orangé ne vienne le frapper de plein fouet et le plonger dans une bienveillante inconscience. Lorsqu’il se réveilla deux jours après, il eut la surprise de constater que sa mère le veillait, chose qu’elle n’avait pas faite depuis… depuis… depuis jamais, en fait. Sa présence à son côté ne lui dit rien qui vaille bien que pour l’instant, ses yeux étaient fermés. Il cligna des yeux et se identifia l’endroit où il se trouvait comme étant son lit, dans sa chambre, sombre, sobrement meublée et parfaitement propre. À côté du lit se trouvait une table de chevet où brûlait lentement une chandelle de couleur bleu. En tentant de s’emparer des lunettes de vue qui se trouvaient juste à côté, il renversa la chandelle sur lui. Le cri qu’il poussa n’était pas du à la douleur mais justement à l’absence de cette dernière. Sa mère qui s’était éveillée en sursaut le regarda un long moment avant de songer à étouffer les flammes qui avaient commencé à ronger les couvertures de son fils sans que ce dernier n’en conçoive la moindre douleur. Sous le regard mi-catastrophé mi-interrogateur du blondinet, elle avança une réponse d’une voix sinistre :

      « Tu as mis ton père en colère…
      –Et si vous me disiez quelque chose que je ne savais pas déjà, mère? Répliqua l’autre, sentant venir le pire.
      –Il t’a brûlé au deuxième degré, murmura-t-elle du bout des lèvres en lui servant une œillade glaciale. Il a brûlé tes capteurs sensoriels. Je doute que tu puisses sentir quelque chose à nouveau dans ta vie, mon enfant. Mais si telle était la volonté de dieu… » Le hurlement de rage que poussa alors Gabriel lui coupa la parole.
      –JE VAIS TE LA MONTRER, MOI, LA VOLONTÉ DE DIEU, PARBLEU! OÙ EST-IL?!?!?

    _____Sa mère n’avait pas fini d’annoncer sa localisation que l’ange en furie se précipitait dans son plus simple appareil vers la tour nord. Il monta quatre à quatre l’interminable escalier en colimaçon et gravit l’échelle qui menait sur le toit plat de la tour avant de foncer tel un footballer poids-lourd sur la silhouette qui s’y trouvait pour faire il-ne-savait-trop-quoi. Que lui importait-il? Il n’en avait rien à foutre de ce que cette silhouette fichait sur le toit ; il ne voulait qu’une seule chose de cette silhouette et elle n’allait certainement pas la lui donner s’il se contentait de demander gentiment. Il voulait sa peau! Et que lui importait d’avoir agi traîtreusement en l’attaquant par derrière et par surprise de surcroît? Ce Brandon Winchester méritait de croupir en enfer pour le reste de l’éternité! Il méritait que ce soit son propre fils qui l’y expédie sans autre forme de procès, ce qu’il n’allait pas se priver de faire.

    _____Peut être est-ce le fait qu’il avait dépassé le stade de la douleur qu’il tint bon malgré les assauts que son père put quand même diriger contre lui mais toute chose est-il qu’au bout de cinq grosse minutes de roulage de mécaniques, Gabriel accula son père au bord et prévoyant que l’autre allait sortir sa baguette à présent que ses bras n’étaient plus empêtrés dans les siens, il le poussa du haut de la tour d’une impulsion, un sourire vengeur aux lèvres. Il n’eut pas le temps de savourer comme il se devait sa victoire sur le champs de bataille car déjà, il pouvait apercevoir deux points noirs dans le ciel. Un déclic se fit dans sa tête : son père attendait des invités, c’était la raison pour laquelle il était monté, pour les accueillir. Comptant bien sur le fait qu’ils étaient trop loin pour avoir été témoins de la scène, Gabriel s’en fut d’un pas feutré et se claquemura dans son antre où il tomba par hasard sur son livre fétiche, Alice in Wonderland. Il s’assit et débuta sa relecture. ”I wonder how many miles I’ve fallen by this time?” De plusieurs centaines de kilomètres, assurément. 'I must be getting somewhere near the centre of the earth.' Sans aucun doute. Depuis le temps qu’il avait commencé à se noyer dans une mer d’oppression, de rebuffades … En fait, il était même intimement convaincu qu’il avait dépassé le centre de la terre, qu’il allait resurgir de l’autre côté. 'I wonder what Latitude or Longitude I’ve got to?' Il n’en avait pas la moindre idée mais il s’en moquait. Il se sentait bien, là où il était, un endroit où il n’avait plus de père ivre et stupide pour exiger de lui qu’il se marie, un endroit où il ne sentait plus rien, que ce soit la gifle glacée d’un vent inexistant ou encore le doux contact d’une peau contre la sienne. Peut être était-il fou?

      « Gabriel… Susurra une voix contre son oreille. Lentement, il se retourna et croisa le regard de sa mère. Alors, il sut qu’elle savait. Un sourire diabolique étira les lèvres de l’ange alors que sa mère lui disait, complice : Ton père s’est suicidé. »

    Finalement, elle avait eu raison... Il pouvait remercier le ciel d'avoir une mère telle qu'elle. Pris d'un élan d'hypocrisie pure, il se surprit à parler à mi-voix.

      « Ne le dites à personne, mère mais je commence à vous aimer un peu... Mais que cela ne vous monte pas à la tête! Je n'ai dit qu'un peu...! »

    Bien entendu, il n'en était rien mais ça, elle n'avait pas besoin de le savoir!


Dernière édition par Gabriel L. Winchester le Ven 10 Juil - 0:50, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: ♣♣ it hurts so good - done.   Lun 29 Juin - 22:43

GABRIEL; THE FALLEN ARCHANGEL.

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    _____« Hier, le porte parole du House of Parliament a annoncé qu’une nouvelle demeure avait été inscrite sur la liste du patrimoine. Cette dite demeure, convertie en musée depuis le suicide de son propriétaire et d’après les souhaits exprimés par sa veuve a été construite en 1537. Son mobilier, authentique, figure parmi les rares que l’on conserve de cette époque éloignée. De même que les inestimables livres qui jonchent les étagères de bois franc de la bibliothèque se situant sur l’aile droite du manoir.

    « Il s’agit d’une bibliothèque tout à fait remarquable » Nous assure Sir Gabriel Winchester, 14 ans et fils unique du défunt propriétaire. « Certain de ces ouvrages ont été jugés dangereux à certaines époques et prohibés de possession ce qui n’a pas empêcher mes ancêtres de se les procurer, peut être par curiosité scientifique, peut être par esprit de rébellion. »

    Billets disponibles sur le Mac, à partir de £30.
    MARC STEVENS, TIME OUT MAGAZINE, EDITION DE SEPTEMBRE 2078.
    »




« My love life is terrible. The last time I was inside a woman was when I visited the Statue of Liberty. Ohh, and when was that? Well, huh, let me think... never! »


    Chère Jane,
    Il m’a été donné de rencontrer ce nouveau vicomte de Winchester lors d’un thé donné par ma famille à Londres et les racontars sont pour une fois vrais! Le jeune homme s’est montré très agréable et très courtois lorsqu’il nous a été introduit, à la marquise de Bordeaux et moi. Sa conversation était fort brillante et le peu de mots qu’il employait étaient si justes qu’il exprimait en quelques mots ce que j’aurai moi-même pu exprimer en longs soliloques… Margaret et moi avons passé un après-midi très plaisant en sa compagnie où nous nous complûmes surtout à regarder ses traits. Je puis vous assurer ma chère Jane que sa mâchoire volontaire, ses lèvres charnues et son sourire enjôleur sont parfaitement charmants. Quant à sa grande stature, ses gestes feutrés et sa belle prestance, ils ne peuvent qu’appartenir à un gentleman typiquement de chez nous, ce qu’il est. Si je puis me permettre, il est 100% made in England. Je dois toutefois admettre que ses yeux m'ont mise mal-à-l’aise. Ils sont énormes, matois, vacillant entre le bleu pâle et le vert marécageux et jamais yeux ne m'ont semblé à ce point froids et distants. Si ce n’eut été de sa grande gentillesse et de son air candide, je n’aurai eu aucun mal à croire qu’il souhaitait autant notre présence que celle du monstre du Loch Ness. Lorsque je le lui reprochais, il rit de bon cœur et m’expliqua comme on expliquerait à un enfant qu’on ne choisissait pas la couleur de nos yeux. Il avait tellement raison que je ne put m’empêcher de me sentir honteuse et de lui présenter mes excuses. Heureusement, son bon tempérament lui permit de ne pas se formaliser de mon indélicatesse et lorsqu’il vit le piano qui trônait au milieu de la pièce, il s’y précipita pour nous jouer un morceau sublime. J’admet volontiers que la musique classique n’est pas mon fort mais il jouait si bien que dès qu’il eut fini, je lui demandais de qui était cette œuvre. Badarzerwska-Baranowska me dit-il. Comment est-il parvenu à prononcer ce nom sans fourcher et sans hésiter, je n’en ai point la moindre idée. Sans doutes est-il vraiment versé dans l’art de la musique mais quoiqu’il en soit, je lui ai envoyé ce matin une invitation à assister avec moi à un opéra du nom de « Le Nozze di Figaro » qui, m’a-t-on dit est une excellente pièce. C’est d’ailleurs surtout pour cette raison que je vous écris, ma chère Jane car voyez-vous, je souhaite vous inviter vous aussi afin de vous faire profiter de la compagnie inoubliable de mon nouvel ami. Je joins à cette lettre le billet du Royal Opera House en espérant vous y voir jeudi le 23 décembre prochain.
    Bien à Vous.
    Lady Ophélia Colsterworth.
    Daté du 13 Octobre 2092.

    Chère Ophélia,
    Il se trouve que j’ai moi même eu le plaisir de rencontrer le gentleman dont vous me parler en termes si élogieux dans votre missive et force m’est d’admettre que vous ne vous trompez pas. Il mérite parfaitement son nom : Sir Gabriel semble effectivement être l’ange dont il porte le prénom, en tout point irréprochable. Il m’a fait l’honneur de m’inviter dans sa maison de Londres et je puis vous dire que la sobriété de l’ameublement est tout à l’honneur de milady Olivia et de son fils. Parvenez-vous à y croire? À peine quelques années plus tôt, cette famille était ruinée et voilà qu’avec les profits réalisés par la conversion de leur manoir en musé, ils paient les dettes que Sir Brandon a laissé et redeviennent tranquillement aisés financièrement et très prisés de la bonne société londonienne depuis qu’ils se sont acheté cette petite maison de style victorien dans le quartier de Knightsbridge. Je ne sais qui était le conseiller financier de cette famille auparavant mais il me semble ne pas me tromper en disant qu’ils ont bien fait de lui donner son congé. Gaby, si je puis me permettre cette familiarité, a toutefois refusé de me donner le nom de son nouveau fiscaliste. Je n’ai point insisté. On ne peut guère se concentrer sur autre chose que sur lui quand on est en sa présence. Combinés à son intelligence manifeste, ses habits me font croire qu’il est un intellectuel mais je ne m’en plaint point : les conversations pourvues de traits d’esprits sont devenues si rares de nos jours. Et en plus de cela, Gabriel est effectivement très bon au piano. Apprenant que j’en faisait, il m’a tout de suite fait monter à sa chambre où le seul mobilier se composait d’un lit étroit, d’un bureau, d’une chaise, d’un magnifique piano et d’un banc. Nous y prîmes place et nous mirent à jouer un duo mais bientôt mon compagnon se mit à improviser, non sans succès. Il me tarde d’assister à cet opéra dont vous nous avez envoyé les billets. Je puis vous assurer que mister Winchester est tout à fait ravi, bien qu’il ne puisse vous envoyer ses remerciements, dû au fait qu’il se trouve présentement à l’école où, m’a-t-il dit, il ne lui est point permis d’envoyer de missives à toute autre personne que sa mère. C’est donc de cette dernière que je tiens cette information. Quoiqu’il en soit, je passe le bonjour à votre très honorable père et vous souhaite bonne chance pour vos examens du premier semestre.
    Cordialement.
    Lady Jane Wolsthrope.
    Daté du 15 octobre 2092.



« Between two evils, I always pick the one I never tried before. It's even more fun. »


    _____« Cher moi-même. Tu sais à quel point je te déteste? Oui, sûrement, après tout, nous ne faisons qu’un mais cependant, consoles-toi. Tu es de loin celui que je déteste le moins. Après tout, le monde est plein d’autres personnes complètement stupides qui valent la peine d’être un tout petit peu haï… Cependant, m’est avis qu’il faut haïr avec parcimonie parfois. Il y a des gens qui ne méritent même pas d’être détestés tant ils sont insignifiants et d’autre part, je pense que toute personne a une charge limite de haine en lui. La notre doit être considérable aussi ne te dirais-je pas de ne pas détester comme tu l’entends –je ne peux guère te demander une chose aussi essentielle à notre survie. Prend toutefois garde à ne pas détester ces gens qui ne méritent pas ton attention. Ces idiotes de Colsterworth et Wolsthrope par exemple. Il n’y a pas si longtemps, j’ai eu le déplaisir de passer quelques heures à leurs côtés histoire de faire parler un peu plus de ma famille et j’ignore encore si je le regrette. Vois-tu, je sais de source sûre que le lendemain matin, la bonne société londonienne ne parlaient que de ça mais est-ce que ça avait valu la torture que nous avons enduré? La première dame était niaise à ne plus savoir qu’en faire et pour être franc, j’aurai de loin préféré la compagnie, des milliards de fois plus palpitante, du monstre du Loch Ness qu’elle a eu l’imbécillité d’invoquer pour me reprocher mon regard. Quant à la seconde… Un court moment, nous avons cru qu’elle devait être assez bonne au piano et nous l’avons invitée à jouer avec nous mais à la réalité, elle était si mauvaise que je suis personnellement étonné que l’instrument n’aie pas cassé en deux plutôt que de supporter qu’une personne aussi médiocre joue de lui. Je le lui ai ravi en commençant à improviser et elle n’y a vu que du feu. Nous lui avons un peu menti en lui disant qu’on ne pouvait pas lui envoyer de message –comme si nous en avions envie– mais sérieusement, je nous vois mal lui envoyer un hibou pour lui donner de nos nouvelles. Je sais que tu as été flatté par l’invitation à l’Opéra mais je ne peux m’empêcher de nous demander si cette idiote sait de qui est cette œuvre magistrale. Probablement pas mais qu’importe? Si elle n’apprécie pas, ce sera sa faute. Elle préfère sans doutes la culture de masse, elle qui pourtant se dit distinguée. Enfin bref, passons. […] Je m'étonnes toutefois qu'aucune d'entre elles ne soit parvenue à percer notre secret. Après tout, au nombre de fois qu'elles nous ont frôlées sans que nous ne réagissions, elles auraient pu se douter de quelque chose! Mais bref, je suppose que si des personnes beaucoup plus brillantes qu'elles n'y sont pas parvenues, elles n'ont aucune chance.

    Bon, notre cours de DCLFDM commence bientôt alors nous continuerons plus tard, si tu veux bien. Bon cours, cher moi-même!
    MÉMOIRES D'UN PSYCHOTIQUE MANIPULATEUR PAR G. L. W, DATÉ DE L'AN 2092.
    »


Dernière édition par Gabriel L. Winchester le Ven 3 Juil - 18:53, édité 7 fois
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Gabriel L. Winchester

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MessageSujet: Re: ♣♣ it hurts so good - done.   Ven 3 Juil - 18:43

    « PSEUDO OU PRÉNOM : magna mais on me connait aussi beaucoup sous "Fan", "moonshadow", etc...
    ÂGE : =^3
    AVATAR UTILISÉ : Chris Pine <3
    CODE DU RÈGLEMENT : La poudre d'escampette s'en va au loin.
    AUTRE ? : J'aimerai créditer Balcony Scene sur LJ pour les magnifiques images que j'ai utilisés dans la fiche. Et, by the way, superbe fow' ^-^ »
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Midnight D. Constance

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MessageSujet: Re: ♣♣ it hurts so good - done.   Sam 4 Juil - 12:30

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♣♣ it hurts so good - done.
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