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 Back in black « pv. svetly.

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P. Z. Càllistô Càrpenter
    faithless ─ c'est la voix de la raison celle du mort

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MessageSujet: Back in black « pv. svetly.   Lun 22 Juin - 23:42

      pv. svetly


Dix mois. Dix longs mois que cette relation ambiguë durait. Elle durait encore et encore. A travers le temps et l’espace, cette relation durait. Pourtant c’était presque une relation interdite. Quoi qu’il en soit, Càllistô regardait désormais vers l’avenir. Il savait bien que cette relation ne serait pas sa dernière. Pas la première non plus. Tout comme Svetlana il n’était pas du genre à s’éterniser, surtout ▬ et dans ce seul domaine ▬ en amour. Il n’aimait pas les relations longue durée qui duraient des années et qui à la fin ne menaient qu’à une haine profonde des deux êtres. Les relations vouées à l’échec. Celle-ci devait l’être aussi. Mais pour le moment le couple tenait. Il tenait le bord et ne coulait pas. Pour le moment. Des rumeurs circulaient à Poudlard ; on disait par ci et par là que Càllistô ▬ qui était un bon parti auprès des filles ▬ et Svetlana sortaient ▬ probablement - et probablement à son importance ▬ ensemble. Mais aucuns de ceux qui avaient proférés ces rumeurs n’était certain de ce qu’il avançait. C’était comme le fait que l’on dise que Sasha I. Carlson et Black Milton-White avaient une liaison. Aucune rumeur n’était fondée. Poudlard était le centre de nombre de rumeurs.

Ha. Les rumeurs. Càllistô, au cours de ses dix années à Poudlard en avaient entendues de belles. Des vilaines, des idiotes, des nulles, des insensées, des vraies, des connes. Toutes aussi invraisemblables les une que les autres. S »’il avait écouté les rumeurs, il avait été au total plus de deux cent fois l’objet d’analyses psychiatriques, environ le même nombre de fois vu en train de coucher avec une prof ou l’infirmière, à peu près trois mille fois l’objet des attentions de la directrice et tout cela en neuf années au collège de sorcellerie. Autant dire que ces rumeurs étaient invraisemblables. Mais qu’importe après tout.

La relation avait débutée au courant de Janvier l’année passée. Un soir de Janvier. Dès les premières heures, Svetlana et Càllistô avaient pris le soin de froisser les draps. C’était une relation fusionnelle comme on en voit pas beaucoup. Pas de prise de tête, pas d’engueulade, juste faire l’amour. Une simple chose que Càllistô aimait par-dessus tout. Se prendre la tête avec sa partenaire n’était pas ce qu’il aimait. Pendant l’acte pas de parlotte. C’était un peu son crédo.
Avec Svetlana, ils l’avaient fait une seule fois. Càllistô n’était pas du genre à faire ça plusieurs fois avec la même personne. Seulement, il semblait qu’il ait eu des pulsions tentatrices sur Svetlana qui le poussèrent à faire l’amour à Svetlana plusieurs fois. C’était une pulsion de plus en plus fortes. Mais au fur et à mesure que leurs « soirées » devenaient de plus en plus constantes, Càllistô et Svetlana se trouvaient des points communs, des choses à partager, un amour commun. Oui. Càllistô était capable d’amour. Il avait donc découvert cela récemment. C’était tellement récent qu’il en était toujours étonné. Mais avec Svetlana, il n’éprouvait pas un amour fusionnel et qui durerait, et cela il le savait. Il savait bien qu’un jour, l’amour qu’il éprouvait se fanerait. Puis qu’est-ce que l’amour après tout ? Un sentiment comme les autres. Et les autres sentiments disparaissent alors pourquoi pas celui-là ?

Le soir arrivait toujours vite. Mais celui-ci plus vite que les autres. La journée entière passa à une vitesse folle. Tellement rapide en réalité. Dès la première heure de cours, Càllistô ne vit pas le cours passer. Et pourtant le cours de Potions était l’un des plus intéressants à ses yeux. Mais il n’avait pas la tête à fabriquer du polynectar ou tenter de faire un « felix felicis » parfait. Tout cela ▬ et ce juste aujourd’hui ▬ il s’en fichait. Après tout, il aurait bien le temps de le faire, mais plus tard. Pendant près de huit longues heures, la solitude et l’ennui prirent possession de son corps, comme le diable emmène une âme meurtrie et bafouée. Pendant ces fameuses heures, il vagabondait dans ses pensées. Une seule personne occupait ses pensées. Svetlana. Si douce, si belle. Elle lui avait donné rendez-vous le soir même à la tour d’Astronomie, vingt-deux heures précises. Càllistô aurait voulu être désormais à vingt-deux heures.
Mais le soir arriva vite, comme dit précédemment. Càllistô se préparait déjà à vingt et une heure trente. Il n’avait jamais été aussi pressé. Ce que Katerina, une de ses amies, remarqua bien vite. « T’es bien pressé ce soir… », avait-elle dit dans une voix de chauve-souris, comme Càllistô lui connaissait bien. « Tu vas quelque part je suppose ? » Sa voix chauve-souris s’était transformée en une voix douce et chaleureuse. Mais Càllistô n’avait pas le temps de s’attarder sur les futilités de son amie. Il s’en fichait à vrai dire. Il n’y avait qu’une chose qui obnubilait ses pensées. Cette chose était bien entendu Svetlana. Il aimait à l’appeler Svetly. Un surnom affectif, qu’il avait voulu lui donner comme cela, sans explication. Aucune explication mais Svetlana n’avait pas cherché noises et avait accepté ce surnom qui semblait assez… abrupte mais tout aussi doux… « Tu suppose très bien Katy’… », avait répondu le jeune homme âgé de vingt ans désormais. La discussion se continua pendant quelques instants encore, avec souvent de longs instants où aucune parole ne sortait. « Ça peux paraître indiscret mais où vas-tu comme ça ? » En effet, c’était plus qu’indiscret. Ne se préoccupant pas de ce que son amie pensait et fourrant quelques affaires, une dose d’héroïne et une bouteille de whisky pur feu en vitesse dans son sac, Càllistô conclut « C’est indiscret et en plus de ça tu n’as pas à le savoir. Je part c’est tout ! Point. », avait-il conclut avec sa voix douce mais cependant désabusée.
Il avait ensuite prit le chemin de la sortie, déposant délicatement son sac à dos sur sa silhouette svelte. Une fois le tableau de la salle commune franchit, il ne lui restait plus qu’à … gravir les sept étages en marche. Un souffle. Il soufflait. Mais cependant il n’objecta pas. Il avait trop envie de voir Svetly. Et ce depuis de nombreuses heures. Ça ne serait pas environ sept-cent marches ▬ environ ▬ qui le ralentirait.

Il grimpe le jeune homme, il grimpe. Il était enfin arrivé à destination. Après de longues minutes à grimper ▬ malgré son corps athlétique ▬ Càllistô n’en pouvait plus. Il était fatigué désormais. Mais peu importait. Il était arrivé à destination. Son pouls était irrégulier et son cœur battait à cent à l’heure. Jamais il ne referait ce genre de chose. Bien sûr, il avait déjà fait la montée des escaliers mais les autres fois il n’était pas tout seul et parlait à ses amis et donc ne voyait pas le nombre de marches sous ses pieds. Cette fois il était seul et c’était différent. Mais peu importait ▬ une fois de plus ▬ puisqu’il était arrivé. Enfin.

L’endroit où il se trouvait à présent était désert. Aussi vide que le désert du Sahara, l’un des plus redoutés des déserts. Quelques feux étaient allumés par-ci mais aussi par-là. A sa gauche, comme à sa droite. Il avançait désormais, son poids se dérobait sous ses pas. Ses pas ses faisait entendre sur le carrelage posé sur le sol. On entendait à chacun de ses pas un claquement de talons sur le sol qui faisait penser à la façon de casser un verre. C’en devenait frustrant et en même temps, cela amusait Càllistô. En même temps qu’il avançait, Càllistô observait les lieux. Il était vrai qu’il avait affaire à l’endroit plusieurs fois par semaines mais il n’avait jamais fait attention aux tapisseries. De belles tapisseries en réalité. Quoique très colorées. Sûrement pour ne pas créer de froid entre les différentes maisons de Poudlard. Chaque rouleau de tapisserie possédait les couleurs d’une maison et son emblème. Les tapisseries étaient aussi nombreuses les unes que les autres. En huit tapisseries l’ont pouvait observer l’emblème de l’aigle ▬ pour Serdaigle ▬, celui du serpent ▬ pour Serpentard ▬ avec à côté de lui celui du blaireau ▬ emblème de Poufsouffle ▬ pour en finir avec en dernière place le lion ▬ qui représentait Gryffondor. Et ce sur un long couloir. La tour d’Astronomie n’était pas l’endroit le plus visité du château en fait. Il l’était parce que des cours s’y tenaient mais c’était à peu près tout. Càllistô, lui, aimait cet endroit plus que les autres puisqu’il pouvait y être seul ou avec Svetly ▬ entre autre ▬ et rester là, solitaire ou à parler avec Svetly ou certaines fois avec des amis. Cet endroit lui inspirait totale confiance et il pouvait y rester des heures dans le noir. Alors naturellement quand il était « convié » par Svetlana à venir dans son endroit favori, il ne se faisait pas prier. Càllistô était désormais arrivé à la fenêtre de la tour d’astronomie…

C'est médiocre hein ? Rolling eyes.
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Svetlana R. Vasilyevna
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MessageSujet: Re: Back in black « pv. svetly.   Mar 23 Juin - 14:28

    Svetlana était songeuse. Elle mordillait légèrement son petit-doigt, tandis que ses ongles vernis en couleur corail clair pianotaient légèrement sur le bois travaillé de la coiffeuse. La russe s’empara de la brosse à cheveux, et elle commença à brosser ses longs cheveux blonds, effaçant toute trace d’une nuit qui était comme agitée après avoir passé des heures à chercher le sommeil tout en se tournant et se retournant pour trouver une position correcte. Svetlana se regarda dans le miroir, et elle fut légèrement déçue de voir qu’elle avait mauvaise mine. L’air à demi-zombie de quelqu’un qui avait peu dormi voire pas du tout. De fins cernes violacés entouraient ses yeux verts, son teint de pêche était terne et passablement fade. Peut mieux faire pensa-t-elle en accrochant ses mèches blondes à l’aide d’une pince à cheveux, alors qu’elle s’emparait du fer à friser. Alors que l’appareil chauffait, Svetlana prit une mèche de cheveux entre ses doigts fins et en regarda les pointes. C’était sec, cassant. De la paille, en somme. En soupirant, elle appuya son coude sur le bord de la coiffeuse. Désespérant. Elle était encore loin de l’image qu’on se faisait d’un épouvantail, mais bon. Actuellement, elle trouvait tout un tas de trucs à dire et à redire dans son apparence physique. Habituellement, la demoiselle était plutôt du genre narcissique, et elle attirait les compliments. Elle attirait tout court, d’ailleurs. Elle repensait au Poufsouffle de l’autre fois. Celui avec lequel elle s’était amusée juste avant les attentats. Ce Poufsouffle malhabile, trop hésitant dans ses gestes et trop empressé. Svetlana s’ennuyait déjà avec. Elle avait coupé court à la chose. Elle l’avait laissé là, frustré. Alors qu’elle s’éloignait d’un pas guilleret, la vodka aidant beaucoup. Les jours suivants, alors que la Serpentard essayait tant bien que mal de s’y faire à son nouvel univers imprégné de silences angoissants, Felix -c’était son nom- avait levé les yeux vers elle, pleins d’espoir quant au renouvellement de leur petit jeu, et aller plus loin si besoin est, mais elle l’avait royalement dédaigné. Une frustration de plus. Il n’allait plus être là à ça près…Le pauvre!

    Hormis le fait que ce Felix est sûrement un très mauvais coup, il y avait peut être une autre raison. En fait, il n’y avait pas à chercher loin. Il y avait cet élève de Dixième Année, blond, avec les yeux clairs. Du moins lui semble-t-il. Svetlana s’aperçut légèrement blasée qu’elle avait oublié la couleur des yeux de Callistô. Ce qui n’était sans doute pas bon signe quand on la connaissait un tant soit peu. Quand on pouvait considérer, avec consternation, le nombre de conquêtes qu’elle a eues à partir du moment où elle avait été en âge. Entendons par là dans les environs de quatorze ou quinze ans. Plus quinze ans que quatorze, d’ailleurs. Mais là n’est pas la question. Malgré sa vie de débauche, elle avait un petit-ami officiel. Enfin, petit-ami, c’est vite dit. Il n’y avait pas de mots pour qualifier leur relation bizarre. Même bizarre, qui laissait la porte ouverte à tout un tas de possibilités, n’était pas assez…adapté pour exprimer l’idée. Elle n’était pas certaine de ce qu’elle voulait vis-à-vis de cette relation. En fait, il se pouvait même qu’elle n’attende rien du tout de la part du Serpentard. Ils étaient un couple assez libre. Ils n’étaient pas vraiment enfermés dans le carcan du Ensemble, partout, tout le temps. Ils savaient se retrouver quand le besoin s’en faisait ressentir. Ils ne perdaient pas vraiment leurs temps au niveau des mots et des phrases sans queue ni tête débordant de faux romantisme. Mais plus les jours, les semaines passaient, plus la jeune russe était mal à l’aise face à cette relation. Comme à chacun, elle avait ses petits secrets, et elle n’en était pas fière. En fait, elle se souvenait du réveil difficile de l’été dernier. Où elle était allée dans ce bar, avec quelques amis rencontrés quelques heures plus tôt. Parce qu’elle s’emmerdait au couvent. Et piquer le vin usuellement employé pour la messe n’avait pas eu l’effet escompté, malheureusement. Et puis d’abord, ça ne se faisait pas.

    En fait, Svetlana était sortie en cachette, le soir. Elle avait fait le mur, comme ça lui arrivait souvent. Et elle est allée se saouler dans un pub. Un de ces pubs miteux dans la vieille ville d’Oxford, entouré par les ruelles lugubres et sombres. La jeune russe, au départ, était toute seule au bar, empilant les verres de whisky. Ou autres quand elle avait envie de changer. Juste motivée par ce fort besoin de se faire tourner la tête. Et d’oublier le temps. Un moyen assez peu orthodoxe, puisque pendant quelques heures, ça serait le blackout le plus total, et une sérieuse gueule de bois le lendemain. Mais bon, elle aurait une excuse pour ne pas se lever le lendemain, pour la prière. Au bout de quelques verres, elle avait commencé à se sentir joyeuse. Et elle s’est dévergondée, plus qu’elle ne l’était déjà à la base. Elle ne savait plus trop ce qu’elle avait fait après. Elle se souvenait d’avoir passé la soirée assise sur les genoux d’un mec -dont elle ne se rappelait plus le visage, d’ailleurs, tellement ses souvenirs étaient flous- et…Le trou noir. Elle avait juste dans la poche arrière de son jean quelques billets, et elle s’était réveillée dans les bras d’un mec le matin. Complètement dénudée. Si ça se trouvait, l’autre avait dû la prendre pour une pute. Surtout si on voyait ce qu’elle portait ce jour là. Si la Mère Supérieure l’avait su, elle aurait fait une crise cardiaque.

    Et ça, personne ne l’avait jamais su. Pas même ses proches amis. Ce n’était pas le genre de chose que l’on criait sur tous les toits. Il n’y avait pas de quoi être fière de se bourrer la gueule et de mourir pendant quelques heures. Mourir, non pas dans le sens propre du terme, mais parce que généralement on ne se souvenait pas de ce qu’on faisait, et puis même, si réputation il y avait, compte tenu des stupidités qu’on pouvait faire avec l’alcool, c’était plutôt mal barré. Bref. Elle ne regardait pas vraiment Callistô dans les yeux. Un manque de franchise évident. Mais paraît que les yeux sont le reflet de l’âme. S’il savait lire entre les lignes, et si elle le regardait dans les yeux trop longtemps, il risquait de découvrir ce qu’elle s’amusait à faire parfois quand elle s’ennuyait. Indigne d’une fille censée être en couple. En même temps, il fallait s’y attendre. Svetlana n’était pas franchement du genre démonstratif. En fait, sous une épaisse couche de glace se mouvait le feu, un peu comme les glaciers en Islande dans lesquels sont enfermés les volcans. Svetlana était aux premiers abords quelqu’un de froid. Impitoyable. Narcissique. Imbue d’elle-même. Franchement désagréable. Mais pour ceux qui la connaissaient un tant soit peu, ou quand elle voulait bien le montrer, il y avait un côté passionné, ardent, torride. Elle aimait jouer de la dualité de sa personnalité pour faire perdre la tête aux gens, et surtout, les hommes, dans le cadre des jeux amoureux. Elle était une fervente adepte de la pratique dite de la douche écossaise. Elle se montrait tantôt douce, tantôt distante. Et apparemment, ça marchait bien sur Callistô. Elle ne pouvait pas être plus satisfaite qu’elle ne l’était en ce moment.

    Même si dans le fond, elle savait qu’il lui manquait quelque chose. La sensation bizarre d’être incomplète. Qu’il n’était pas pour elle. Elle le sentait, elle le savait. Elle était incapable de dire qu’elle était amoureuse. Sûrement pas, la connaissant. Mais que dire alors? Pour sûr, son cœur se mettait à battre à une allure folle dès qu’il l’effleurait ou quand il l’embrassait. Dans ses bras, elle ne se sentait pas trop mal, juste assez pour avoir l’impression d’être en sécurité. D’exister pour quelqu’un. Elle aimait savoir qu’elle avait de l’importance. Mais à quel point? Elle était certaine de ne pas vouloir passer la vie à ses côtés. Il y avait quelque chose qui automatiquement la bloquait, même si elle ne savait pas trop quoi. Comme si deus bras la scellaient fermement pour la maintenir loin de lui. Loin de cet homme et de son odeur enivrante. Son corps sec et parfait. Son visage, ses yeux. Elle ne se souvenait toujours pas de leur couleur, mais elle était certaine d’être happée par ce regard lorsqu’elle s’y plongeait. Et même qu’elle trouvait ça dérangeant comme sensation. Tellement dérangeant qu’elle se soustrayait volontiers à ce regard pour éviter de perdre complètement la raison. Elle ne pensait pas vraiment à Callistô non plus quand elle était avec lui. Des fois, elle pensait même à plein de trucs, sauf à lui. Elle ne ressentait même pas le manque de son absence. Pourtant, elle était contente quand elle était avec lui. Juste contente. Pas fébrile. Si ce n’est qu’une forte attirance physique qui la rendait dingue parfois. C’était…Bizarre. Pourtant, elle était avec lui depuis dix mois…Et plus le temps passait, plus elle avait l’impression de s’enfermer dans cette routine infernale. Elle s’ennuyait. Avec lui. Ce n’était plus comme au début.

    Svetlana avait fini par oublier son fer à friser sur la coiffeuse. Elle avait enfilé rapidement quelques vêtements, et elle s’était rendue à la volière. Elle n’avait pas le courage de parler à son ami de vive voix. Elle voulait lui écrire. Même pour lui dire de la retrouver à la tour d’astronomie, ce soir. A vingt-deux heures pétantes. Svetlana avait un morceau de parchemin à la main, et un stylo à bille. Etant d’origine Moldue, il n’était pas rare de voir la jeune femme utiliser des objets non magiques ou un peu originaux pour un sorcier de pure souche. Elle nota soigneusement de son écriture fine et élégante l’heure et le lieu du rendez-vous, ainsi que le motif. Elle voulait lui parler. Selon elle, c’était assez urgent. Elle garda pour elle qu’elle voulait tout mettre à plat, autopsier cette histoire pour tenter de voir pourquoi ça ne fonctionnait pas, et pour d’autres raisons invoquées que celle du concept débile de l’âme sœur. Même s’il était clair que Callistô n’était pas celui qui devait lui être destiné. Alors qu’elle rédigeait sa missive, laissant les fioritures et les discours larmoyants de côté, elle joua pensivement avec sa fine chaîne. Le médaillon de sa grand-mère. Elle lorgna ce qu’elle avait écrit. Nickel. Ni trop formel, ni trop familier. Juste elle. Elle signa simplement par son prénom, sans s’encombrer des bisous et autres choses qu’on pouvait s’écrire lorsqu’on était amoureux. Elle attacha la missive à la patte de son hibou, et elle regarda le volatile s’envoler.

    Vingt deux heures arriva. Svetlana était en train de paresser dans son bain, un livre entre les mains, dépassant du monceau de mousse qui était autour d’elle. Un vieux livre aux pages jaunies, trouvé dans le rayon littérature moldue de la bibliothèque. Il s’agissait d’Orgueil et Préjugés, qu’elle devait connaître sur le bout des doigts puisqu’elle l’avait lu au moins sept fois. Mais la huitième fois, elle referma le bouquin d’un geste agacé en réalisant que l’un des personnages, celui qui s’entichait de Monsieur Darcy, avait presque le même nom que sa mère. Elizabeth, Elizaveta, c’était presque pareil. L’un des prénoms étant anglo-saxon et l’autre étant sa version russe. Elle se décida a sortir de l’eau, dès que son regard se posait sur l’horloge murale de la salle de bains. Elle s’enroula dans une serviette, puis elle entreprit de se peigner les cheveux, paisiblement. Nullement angoissée à propos du rendez-vous à venir. Elle avait même oublié pourquoi elle voulait lui parler. Et même le voir, tiens. Bah. Ca sera une soirée comme ça. Elle attacha ses cheveux mouillés avec une élastique, assez lâchement cependant. Histoire qu’en séchant, la forme de l’élastique ne casse pas le lisse de ses mèches blondes. Elle s’habilla d’un simple chemisier blanc, d’un pantalon noir assez classe tout en étant confortable. Sa silhouette gracieuse était galbée. Elle avait ensuite mis ses chaussures à talons hauts. Rien de bien sophistiqué. Elle aurait pu se maquiller un peu, mais à quoi cela aurait-il servi? Elle devra l’enlever dans à peine deux heures, tout au plus.

    Tranquillement, elle retourna à la salle commune, et tout aussi tranquillement, elle entreprit de monter les escaliers. Tout en maudissant l’inventeur des ascenseurs d’être né Moldu. Elle prenait son temps, ne se souciant pas de faire attendre le jeune homme avec qui elle avait rendez vous. Il était presque vingt-trois heures lorsqu’elle arriva à bon port. Discrètement, elle se faufila par la porte entrouverte, et se posta en plein milieu de la pièce. Voyant Callistô près de la fenêtre, elle ne bougea pas de là. Elle n’était pas non plus de ces idiotes qui se jetaient au cou de leur petit-ami dès qu’elles le voyaient. Bref. Lana feignit l’innocence quand elle consulta sa montre. Oui, elle abusait légèrement. Surtout que ça n’était pas la première fois qu’elle faisait le coup en plus. Mais depuis quand c’était interdit de se faire désirer, hein? Lana s’appuya nonchalamment sur la table la plus proche, et se contenta de s’éclaircir discrètement la gorge pour faire signaler sa présence.

    SVETLANA : Hum.

    Pas un mot de plus, pas un mot de moins. La jeune russe ne chercha même pas une formulation d'excuses correctes. Svetlana savait que la discussion serait malheureusement très limitée, et ce à cause qu'elle n'avait toujours pas retrouvé l'ouïe depuis le quadruple attentat qui avait frappé Poudlard. Attentat...Ce mot faisait froid dans le dos. Svetlana frissonna bien malgré elle. Elle ne se décida à bouger que pour aller fermer la fenêtre ouerte, juste à côté de Callistô.

_________________
SVETLANA R. VASILYEVNA
J'ai comme envie de
tourner le gaz
Comme envie de m'faire
sauter les plombs;


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P. Z. Càllistô Càrpenter
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MessageSujet: Re: Back in black « pv. svetly.   Ven 10 Juil - 14:55

      Désolé mais ca traînait en attente et j'avais vraiment rien à dire sur ce message donc... T_T


Pendant leur relation ▬ qui durait depuis le temps ▬ Càllistô et Svetlana n’avait jamais vraiment formés un vrai couple. Passant du statut d’amants à celui d’amoureux et vice-versa. Mais chacun s’amusait avec d’autres. Svetlana ▬ et ceci, Càllistô en était presque sûr ▬ devait s’amuser touts les jours avec un jeunot d’une âge diminué. Elle aimait ce jeu et n’en sortirai pas de si tôt. Mais cela ne dérangeait pas Càllistô, puisque lui-même aimait à s’amuser avec quelques filles, moins mûres que lui, dans tout Poudlard. Il se rappelait à présent de Violet, une jeune Serdaigle à peine mûre. Il n’avait eût dans l’idée que de la séduire et d’en faire une proie. Après l’acte bien sûr, il l’avait jetée telle une vulgaire chaussette. Bien sûr, la jeune fille s’était accrochée et il avait fallu que Càllistô lui explique.

« Toi et moi, c’était un jeu, tu piges ?! »
« Mais… Tu disais que tu m’aimais. »
« Eh ben j’mentais. Si tu pouvais dégager le chemin… »

Et la jeune fille, en pleures, s’en était allée, courant aussi vite qu’elle pouvait. Mais après cet incident la réputation de gentil petit sage de Càllistô fut anéantie par la petite peste qui avait raconté à tout Poudlard leurs ébats et la conclusion finale de l’histoire. La réputation de Càllistô fut anéantie ce jour et les gens ne le regardèrent plus de la même manière. Comme quoi, une simple histoire peut tout faire basculer. Mais peut importait pour Càllistô. Il savait que ceux qui resteraient à ses côtés, seraient ses vrais amis.

Cependant même ses amis commençaient à se lasser de son comportement. Plus d’une fois, il eût une remarque du genre « Tu pourrais pas arrêter avec ta came ?! » ou « C’est pas avec ça que tu vas vivre plus tard… ». Et les répliques étaient de plus en plus grotesque à vrai dire. Et Càllistô en était à la fin désabusé. Puis c’était pas comme si il ne connaissais pas le monde de la drogue. Le jeunot connaissait ce monde, aussi dur soit-il, depuis l’âge de ses huit ans. Il avait connu cet « enfer » des drogues à cause de son père, infâme battard qu’il était. Pour s’échapper du monde qui l’entourait, le vieux prenait toujours une dose de cocaïne, pour atténuer la souffrance qui pesait. Un jour, naturellement pour un gosse huit ans, Càllistô voulut essayer.

« Hum. »

Le jeune homme se retourna et vit Svetlana, sa petite amie. Il l’observa. Il vint à sa rencontre et l’embrassa.

« Ca va sve’ ? », lui demanda t-il…
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Svetlana R. Vasilyevna
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MessageSujet: Re: Back in black « pv. svetly.   Dim 12 Juil - 17:14

HJ : Tseuh, c'est pas fameux du tout *a honte*



    Svetlana s’ennuyait. Elle détestait la routine. Elle voulait que tout aille trop vite, que tout aille comme elle le voulait. Elle était non seulement du genre à vouloir être arrivée avant même d’être partie, elle était en plus dominatrice et non soumise. Quand elle ne menait pas la danse, elle avait vite tendance à fuir. Et quand cela devenait trop plat, elle s’enlisait, elle étouffait presque. Elle avait besoin d’action. Et dans ce couple qu’elle formait avec son congénère de Serpentard -pour peu qu’on puisse les considérer comme tel-, elle recommençait à s’ennuyer. Une routine mortelle, étouffante. Toujours les mêmes mots prononcés, toujours les mêmes gestes, les mêmes lieux où ils se retrouvaient. Svetlana à dire vrai ne faisait pas grand-chose pour redresser la barre, pour arranger les choses. Comme si elle adoptait en fin de compte la méthode de la planche pourrie. Elle laissait d’elle-même la relation se détruire, se gangrener, dans l’indifférence la plus totale. Elle le retrouvait quelques fois. Pour faire genre. Pour montrer qu’elle est un tantinet intéressée par lui, alors qu’elle ne s’intéresse qu’à elle. Svetlana s’ennuyait. Depuis la rentrée, elle recommençait à avoir mal au ventre. Cet ennui la prenait à la gorge, tel un ennemi indésirable, et lui nouait les tripes. Réclamant cruellement et inlassablement un peu d’action qui finalement n’arrivait pas. Alors, Svetlana s’amusait comme elle pouvait, pour tuer l’ennui. Elle se trouvait aisément des nouveaux pantins. Ah, ça, c’était presque normal quand on était belle, qu’on avait la classe, qu’on était un tant soit peu bonne au pieu, et qu’on savait s’y faire. Une réputation, ça s’entretenait. Et Svetlana pour le moment n’était pas prédisposée à se caser. Même s’il lui arrivait par moment d’envier ces couples de jeunes amourrachés, tendrement enlacés dans les couloirs, oublieux du monde extérieur. Ce n’était pas franchement le cas de Svetlana et de Callistô. Elle l’appréciait juste comme on pourrait apprécier un bon copain. Pas d’affection tronquée, ni particulière, juste apprécier la présence de l’autre sans en faire trois tonnes.

    Svetlana se retrouvait confronté à un problème plus qu’épineux. La jeune femme ne savait plus trop quoi faire dans la situation actuelle. Si elle ne faisait rien, dans cinquante ans, elle était encore avec, et leur relation serait toujours aussi plate, toujours aussi peu intéressante. Svetlana passait à côté de tant de choses, et elle n’aimait pas ça. Elle avait l’impression qu’elle était enchaînée à Callistô, qu’elle lui appartenait et qu’elle ne pouvait pas grand-chose d’autre à par remplir le rôle de petite-amie modèle qu’elle n’était pas. Mais c’était que de la théorie, tout ça. En même temps, elle ne se voyait pas en train de l’attraper par le col, de lui dire de venir là, et de lui balancer à la gueule, sans prendre de gants, la terrible vérité. Terrible, terrible, tout était relatif hein, c’était même un peu exagéré, puisque rien n’était étonnant connaissant la réputation de la sulfureuse Serpentard. Celle qui accumulait les conquêtes d’un soir, qui ne s’attachait jamais, ne pouvait pas avoir un petit-ami. Impossible. Dix mois, déjà, pour elle, c’était trop. Dix mois passés, elle l’avouait, à aller voir ailleurs de temps en temps quand elle s’enlisait trop. OK, c’était sympa ces moments passés à deux, à fumer un joint, à se boire une bouteille d’alcool à même le goulot, ou de finir dans un pieu à moitié conscients du monde extérieur, mais ce n’était pas vraiment ce qu’elle recherchait dans une relation amoureuse. Avouons le, il y avait bien mieux en matière de relation. Son côté élitiste se faisait d’autant plus exigeant. Aussi insolite que cela puisse paraître, sa relation avec Callistô était sa première relation sérieuse, et elle pouvait aujourd’hui dire que ça ne lui convenait pas. On lui parlait souvent de passion, d’amour fusionnel, d’un feu qui dévorait de l’intérieur, d’un cœur qui battait de façon indécente et qui avait des ratés, d’une respiration chaotique et hachée. Mais dans l’état actuel des choses, quand elle voyait ces mêmes sensations décrites par des mots dans un roman où il était question d’amour, elle avait envie de crier bien fort un FOUTAISES avant de laisser échapper un rire tout à fait cynique et sans conviction, se moquant sombrement de la stupidité de l’être humain.

    Lana pouvait être infecte par moment. Son comportement garce qui sortait, qui agaçait, qui menait les gens en bateau. Les autres n’aimaient pas ça. Svetlana, elle, trouvait ça jouissif. Mais le jeu semblait être terminé pour de bon, Svetlana ne trouvait plus vraiment d’intérêt à jouer devant Callistô un rôle qui n’était pas le sien. Le rôle de l’amoureuse transie ne lui allait absolument pas, mais elle ne semblait pas non plus résolue à refermer ce chapitre, parce qu’elle ne voulait pas se contenter d’une rupture minable façon séries américaines moldues. Et puis même, Svetlana attendait son moment, et aujourd’hui, ce n’était pas le moment. Peut être que finalement, elle arrivera à faire quelque chose en remettant les pendules à l’heure, mais elle doutait que ce soit vraiment utile, d’une, parce que la relation avait largement fait son temps, et de deux, étant sourde, la discussion allait être largement diminuée, pour ne pas dire inexistante. Une fois n’est pas coutume, la jeune russe se trouvait dans une impasse, et elle cherchait pour une fois à minimiser les dégâts. Il était inutile qu’elle se fasse un ennemi de plus. Elle était dans une période où elle avait besoin de soutien, et se faire un ennemi supplémentaire n’allait pas être là pour l’aider, bien au contraire. Elle avait beau être entourée, la russe, de ses fidèles comme Charly ou Hope, elle était très seule. Il manquait énormément de choses à sa vie. L’amour peut être. Le vrai. Elle s’interdisait de penser à un garçon de sa connaissance, qui l’intriguait plus que de raison. Elle était en plus de ça, et ça, malheureusement, elle ne pouvait pas y faire grand-chose, attirée par ses yeux, ses foutus yeux bleus, son air à la fois dangereux et mystérieux. Très différent de Callistô. Mais à chaque fois que l’image du jeune homme s’invitait dans son esprit, Svetlana s’empressait de la chasser vite fait, bien fait, et sans ménagement. Manquerait plus que ça, de toute façon, qu’elle soit obsédée par le deuxième alors qu’elle était censée être en couple avec le premier.

    Elle faillit amorcer un mouvement de recul quand Callistô l’aperçut et s’avança vers elle. Elle se pétrifia, alors qu’il était trop proche. Son malaise s’accentua lorsqu’il se pencha vers elle pour l’embrasser. Un geste naturel, mais non, il fallait que la jeune russe se comporte comme une cloche. Elle se raidit instantanément à son contact, son corps se crispant du même coup. Elle soupira, et posa ses deux mains sur le torse du jeune homme. Esquissant un mouvement comme pour le repousser. Elle esquissa un sourire contrit, qui sonnait faux, aussitôt suivi d’une moue boudeuse. Elle se gratta la nuque, puis elle se mordilla la lèvre inférieure, embarrassée.

    « -Désolée. »

    Désolée de me comporter comme une vraie conne. Avait-elle eu envie de dire. Mais elle n’en fit rien. Elle se contenta de demeurer lèvres pincées, fixant le visage de celui qui pendant dix mois avait tenu le rôle de son petit-ami. Elle vit ses lèvres remuer, mais aucun son ne sortit de cette bouche qu’elle avait souvent embrassée. Elle se renfrogna, se mordilla la lèvre inférieure, et leva la main. Non pas pour caresser la joue du jeune homme, ou quoi que ce soit du même goût, mais pour désigner son oreille et hausser ses épaules d’un air de dire qu’elle n’entendait rien. Non contente d’être sourde, présentement, elle était muette, mais son mutisme n’avait rien à voir avec celui de sa sœur, celui de Svetlana pouvait tout à fait s’expliquer par son mal être naturel, et son embarras.

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MessageSujet: Re: Back in black « pv. svetly.   Lun 13 Juil - 11:17

      Je crois bien t'avoir battu niveau blààh blààh --'


Leur relation était tout simplement vouée au strict échec. Les deux jeune gens n’étaient pas du genre à aimer les relations longue, et ça Càllistô le savait. Il s’attachait à Svetlana tel une bouée de sauvetage dont il faut se débarrasser vite fait bien fait. Pourtant il sentait bien que ce sentiment étrange n’était pas de l’amour. Pas totalement. Bien sûr, comme tout un chacun, il aimait tout de même un minimum Svetlana mais il n’en était pas totalement fou amoureux, comme Roméo dans la célèbre pièce de Shakespeare. Il n’était pas un de ces sorciers amoureux transits qui bave dès qu’il voit approcher sa soi-disant « sirène » ou « princesse ». Càllistô n’était pas du genre à s’attacher aux êtres avec qui il avait une ou plusieurs relation(s) sexuelle(s). Pourtant, il ressentait tout de même quelque chose pour Svetlana. Il n’était pas sans savoir que la jeune Serpentard n’était ▬ et ce de loin ▬ pas une quiche comme on en trouve à chaque ailes du château. Svetlana était une jeune fille aux idées ancrées mais qui pouvaient changer avec le temps. C’était une jeune fille épanouie. Une jeune fille qui ne se posait pas trois mille questions avant d’avancer à l’aveuglette dans le champ de mine. Svetlana, c’était le genre de fille à ne pas se prendre la tête. Svetlana n’aimait pas prendre des gants et Càllistô sentait que son heure était arrivée.

Mais le dialogue entre les deux amants serait rendu quasi-inexistant à cause de l’attentat qui était survenu à Poudlard, il y a de cela quelques semaines. Et les deux élèves de Serpentard avaient touts deux à déplorer quelque chose dans cet attentat. Svetlana avait perdue l’ouïe ce qui était assez contraignant pour la discussion qui allait, Càllistô en était certain, tourner au massacre, semble t-il. Pour sa part Càllistô n’avait pas eût grand dommages collatéraux si ce n’est la perte tragique de sa meilleure amie, Violet, élève de Gryffondor de septième année. Pendant bien une semaine, Càllistô avait pleuré sa perte. Tel un vulgaire gosse de première année. Mais tout de même il ne pouvait nier les choses qu’il avait parcouru avec cette jeune fille. C’était sa meilleure amie depuis bien longtemps et ça, il lui en était depuis toujours reconnaissants. Les deux jeune gens s’étaient rencontrés lors de leurs premières années. Et le contact avait passé de suite. Il y a de cela quelques temps la jeune fille avait conseillé au jeune homme d’arrêter de se droguer. Il ne l’avait, bien entendu, pas écouté. Elle lui avait aussi rappelé que cela risquait de le tuer. Résultat ? Violet est morte avant Càllistô et il s’en veux toujours. Il s’est promis d’arrêter. Bientôt. Mais il était certain que la perte de Violet est assez peu comparé à la perte totale de ‘l’ouïe de Svetlana. Mais ce n’était pas l’opinion de Càllistô en réalité. Il trouvait qu’il préférait souffrir du sida ▬ maladie sexuellement transmissible moldue ▬ plutôt que de voir ses amis mourir. De plus, le corps de la jeune fille n’avait pas pu être récupéré. Ce qui avait bouleversé Càllistô. Pourtant il devait bien y avoir des moyen magique de soulever les énormes blocs de pierre. Mais rien à faire. Depuis cet attentat, aucun corps n’avait été repêché. Aucun corps n’avait pu être ramené aux familles. Les parents de Violet avaient d’ailleurs bombardé Càllistô d’injures.. Ce qui n’accentua que plus son chagrin. Les injures proférées par le couple étaient horrible et injustement prononcées. Comment aurait-il fait pour sauver sa meilleure amie alors que celle-ci se trouvait sept étage au dessus de lui. Même avec une force surhumaine et une super-vitesse, la mort de la jeune fille de Gryffondor aurait été inévitable. Mais Càllistô s’en voulait toujours autant…

Le dialogue en serait d’autant plus difficile que les deux partis ▬ Càllistô comme Svetlana ▬ possédaient deux caractères sensiblement opposés. Pour sa part Càllistô n’aimait pas se prendre la tête avec les gens, les envoyait dans les roses ou les insultait. C’était comme ça que ça marchait. « Tu m’emmerde, je t’emplumes, c’est clair ? » Il était au moins certain comme ça que personne ne viendrait lui chercher des noises. D’ailleurs il n’était pas de ceux à lâcher l’affaire. Quand on l’emmerdait, une fois, deux fois, après il était comme le léopard ou le lion avec sa future proie. Tel une vraie vipère, il ne lâchait plus la personne. Le supporter devient une véritable torture pour certains, à tel point qu’à deux reprises le jeune homme eût droit à un séjour intégral, avec plume et encrier offert, chez madame la Directrice, feu Ivy Truescott. Et il n’était pas déplaisant de se retrouver devant elle mais elle était menaçante ces jours-là, visiblement elle n’était pas dans le bon quart de lune.

Pour ce qui était de la relation avec Svetlana, Càllistô s’en lassait peu à peu mais tenait le coup. Cependant il n’était pas sûr qu’elle tienne. Svetlana avait toujours été une jeune fille libre comme l’air et la bloquer dans une relation qui se montrerait comme routinière ne serait certainement pas génial pour garder le lion dans sa cage. Et un jour elle lui claquerait dans la face qu’elle en avait marre de la routine. Elle l’avait prévenue avant que cette relation de longue durée ▬ très longue durée même ▬ ne commence. Elle se lassait bien vite Svetlana, dans quelque domaine que ce soit et ça, Càllistô ne tarderait pas à le savoir…

Quand Càllistô, fort de son « amour » pour Svetlana, et désireux de l’embrasser s’avança, la Serpentard recula. Un mouvement de recul qui surpris Càllistô au plus haut point. Il regardait Svetlana d’un regard rond. Quand il se pencha, et n’attendant guère mieux de la jeune sorcière, Svetlana se raidit, se pétrifia dans un mouvement. La seconde d’après, Càllistô avait lâché la jeune fille, se reculant. La jeune fille se tordait le corps dans touts les sens, se mordillait la lèvre inférieure et se sentait gênée visiblement.

Il fallait bien que ça arrive un jour, pensa derechef le jeune homme. Le début de la fin. Ça aurait fait un parfait titre de roman à l’eau de rose tellement ringard qu’on a envie, dès qu’on l’a commencé de le jeter par la fenêtre qui se trouve à côté de nous. Un roman dont les pages jaunies sont horriblement laides et ternes. Mais Càllistô n’était pas dupe. Cet instant tait bien le moment qui le séparerait de Svetlana. Il allait lui demander si elle allait le quitter, mais se ravit à la dernière seconde, n’oubliant pas le terrible accident. Le jeune homme se retourna, puis alla observer le dehors à la fenêtre.

Il faisait noir. Une nuit d’encre se profilait à l’horizon. Une belle nuit, une magnifique nuit de meurtre, d’encre, de sanglots. Tout comme son cœur. Càllistô eût un pincement au cœur à la pensée d’une éventuelle séparation avec Svetlana. Même si ce sentiment qu’il éprouvait ne pouvait s’appeler « amour », il serait tout de même inconscient et débile de ne pas l’appeler autrement. C’était un sentiment partagé entre l’amitié et l’amour mais comment pourrait-on appeler ceci ? Un « demi-amour, demi amitié » ? Ce serait complètement débile et sans intérêt. Il n’existe pas ce genre de sentiment, même pour un sorcier. Les sorciers n’étaient pas des gens normaux mais tout de même ils étaient humaines et les craintes, peurs, désirs des humains étaient tous les même. Certains vivaient pour la gloire éternelle, l’honneur de se voir en couverture de « la Gazette ». D’autres pour l’argent. D’autres encore pour le sexe et la drogue. Mais Càllistô ne se retrouvait dans aucuns d’eux. Lui vivait pour vivre. Sans contrefaçon. Il n’avait peur que d’une seule et unique chose ; la mort. La mort, cette pècheresse horriblement laide avec sa faux, prête à vous tuer dans votre sommeil, ne prévenant pas de son arrivée. Et même si cela permettrait à Càllistô de rejoindre certaines personnes chères ▬ dont Violet, son amie décédée depuis peu ▬ ça n’était pas ce qu’il voulait. Il ne voulait pas mourir d’on ne sait quelle maladie horrible et qui vous tue sans ménagement, sans que vous puissiez riposter. C’était un sentiment horrible que de voir la vie se dérober derechef sous vos pieds…

« Désolée » L’intonation aurait fait une voix parfaite pour un film mélodramatique de catégorie B. Les films bien lourds qu’on ne supporte pas même après plusieurs minutes seulement. Càllistô ne releva pas. Il regardait toujours au dehors, réfléchissant. Il ne savait pas comment faire pour que la discussion ne vire au bordel général vu l’ « incapacité », dira-t-on d’écouter et surtout d’entendre de Svetlana. Une fois dans sa vie, il utiliserais au moins les cours de sortilèges de Poudlard. Cours qui n’étaient pas vraiment utiles. En fait aussi utiles que les livre. Donc quasi nuls. Il cherchait dans sa tête. Que pouvait-il faire pour que les deux jeune gens puissent converser normalement ▬ pour que Svetlana comprenne. Il cherchait encore et encore et écarta beaucoup de possibilités dans sa tête. Le coup des lettres tracées à la baguette fut écarté dès la première seconde. La discussion serait bien trop longue et les deux Serpentard se fatigueraient bien vite de devoir le ver leurs baguettes pour écrire les mots. Et la discussion tournerait court à cause de Càllistô qui n’est pas d’une patience royale. Donc les baguettes décrivant des cercles puis des mots ; non. Il ne restait pas beaucoup d’option. Càllistô ne savait pas comment trouver une idée. Les hauts parleurs magiques seraient d’une faible utilité puisqu’aussi utile que des oreilles à rallonges dans un cours de défense contre les forces du mal. Mais il eût subitement une idée. Tirant sa baguette de son uniforme, il décrit deux cercles parfait avec son instrument. Il baissa sa baguette puis deux ardoises « magiques » se déposèrent sur le sol, des craies les accompagnant. Càllistô vint à la rencontre des deux ardoises, les ramassant puis en adressant une à Svetlana qui l’a prit. Au lieu de parler, ils écriraient et les ardoises « magiques » enverraient les « messages » à l’autre. Cela économiserait la voix de Càllistô. S’adossant au mur et prenant son mal en patience, le jeune homme commença à écrire « Ce sont des ardoises magiques. Il te suffira d’écrire ce que tu veux et le message me sera envoyé. » Ce serait une bonne chose pour la discussion.

Càllistô n’était toujours pas revenu vers la jeune fille. Il regardait pourtant son « interlocutrice par ardoise » allons nous dire. Son regard croisa celui de Svetlana puis un sourire se dressa sur la bouche de Càllistô. Il regardait pourtant d’un air froid et absent la jeune fille.

Cette relation était vouée à l’échec. Un inévitable échec. Même un véritable échec. Un échec dont les conséquences pourraient avoir ▬ peut-être ▬ leurs importances pour les deux partis… Dès le début de cette… relation, Càllistô avait dû que cela ne durerait que très peu de temps. Et pourtant. Ça avait tenu près d’une année déjà. Mais comme Svetlana, Càllistô se lassait bien vite. Il se lassait trop vite. Dès que quelque chose ne lui plaisait plus, il l’envoyait aux ordures. Mais qui avait dit qu’il serait le premier à envoyer aux ordures l’autre ? Désormais c’était comme une course effrénée entre les deux amants. Une course qui ne s’arrêterait que quand l’un des deux aurait plaqué l’autre ou l’inverse. Désormais c’était à celui qui arrêterais la relation le plus vite. Cela faisait peur à Càllistô. Comme beaucoup de choses dans sa vie. La mort. La peur de se voir se prendre un « vent » par une fille. La peur de l’inconnu. La peur de se voir être humilié publiquement. La peur d’une vie meilleure. La peur d’une vie après la mort. La peur d’un Gallner surpuissant. Des tas de peurs germait dans sa tête à l’instant même. Et chaque jours, des peurs en plus s’ajoutaient au fur et à mesure. Ces derniers temps, Càllistô avait senti Svetlana absente, comme submergée par un autre garçon et cela lui faisait peur. Il ne savait pas si elle allait attendre avant de le plaquer ou si ce serait brutal.

Mais ce qui était presque certain, c’était que ce serai brutal. Elle n’était pas du genre à prendre des gants Svetlana. C’était le genre de filles qui disait ce qu’elle pensait haut et fort. Et Càllistô en avait fait la dure et longue expérience. Avant qu’ils ne soient tous deux des amants, Svetlana et Càllistô c’était surtout deux jeune gens aux caractères diamétralement et incontestablement opposés qui se cherchaient. Alors quand une bombe et un beau gosse se cherchent ça explose à un moment donné. Et vas-y que je t’envoie une vanne pourrie par-ci, par-là. Et vas-y que je t’insultes ouvertement. Ça y allait fort entre eux deux et c’est donc un beau soir qu’ils se sont « jetés » dessus en réalité. Un soir comme on en connais bien ici à Poudlard. Un soir où l’ennui est roi, où la morosité fait place et que la nostalgie s’installe. Un de ces soirs que l’on oublierait volontiers. En fait un soir où l’on s’ « emmerde » pour être franc. C’est un peu vulgaire mais c’est la stricte vérité.

Le jeune sorcier regardait Svetlana, désormais, avec intérêt et envie mais sans qu’elle ne le comprenne. Son regard déviait entre Svetlana, la tapisserie et la fenêtre qui se trouvait en face de lui. Décidant qu’il valait mieux s’asseoir. Il s’avança vers Svetlana puis lui proposa de s’asseoir d’un mouvement de main. S’asseoir à terre bien sûr, la salle n’ayant pas le confort qu’elle mérite… Il regardait encore et encore Svetlana, un intérêt certain se lisant au creux de ses yeux.

En réalité la routine d’un couple s’était installée entre eux. Une routine connue de touts les couples. La routine c’était se lever le matin ▬ dans les bras de son amant - enfin là c’était pas vraiment ça ▬ en pendant à la journée de l’autre C’était aussi les repas à eux, les dîners aux chandelles et les discussions sur l’avenir. Mais Càllistô comme Svetlana ne voulaient pas de ce genre de relation. C’était barbant, prise de tête et en plus cela ne menait qu'aux ennuis. Rumeurs, spéculations. C’était pas vraiment super pour leurs relations à touts deux. D’ailleurs certains affirmaient que Svetlana et Càllistô se livraient à des jeux… dangereux… N’importe quoi. Càllistô en avait bien rit. Des jeux dangereux. Puis quoi encore ? Ils se livraient à des soirées sadomasochiste ? Nan mais les gens avaient visiblement un grain à la place du cerveau qui devrait tenir dans leur tête. Si Càllistô et Svetlana se livraient à ce genre de … « pratique » dirons nous alors je suis celui qui a enlevé Excalibur du rocher. Càllistô, d’une trouvait que ceci était totalement répugnant et de deux il n’approuvait pas ce genre de pratiques… horribles. Puis il n’avait jamais fait et ne ferait jamais ce genre de choses, surtout avec Svetlana…

Càllistô regardait à présent en l’air, attendant réflexion ou réaction de la jeune femme…
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Svetlana R. Vasilyevna
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MessageSujet: Re: Back in black « pv. svetly.   Mar 14 Juil - 20:44

    Dieu, dites moi ce qu’il faut faire.

    Laissez-moi rire. Svetlana n’a jamais cru en Dieu. Etonnant de la part d’une fille qui a passé pas mal d’années dans sa vie dans un couvent. Mais les faits sont là. Svetlana était athée. elle ne croyait en aucun dieu, grinçant des dents à l’idée que quelque chose qu’on ne puisse identifier clairement tienne les ficelles et se comporte avec les humains comme un marionnettiste se comporterait avec un pantin. Mais aussi bizarre que ça puisse paraître, Svetlana pensait à Dieu, actuellement. Elle adressait une prière inaudible pour quiconque, et pour cause, elle avait formulé sa demande dans sa tête. Elle devait être ridicule à attendre que ça se passe, bêtement. Surtout attendre après une quelconque inspiration divine qui ne venait pas. C’est décidé. Tous ceux qui avaient vu des signes de Dieu dans le ciel, c’étaient des illuminés. Qui avaient dû trop forcer sur la coke ou d’autres drogues pour avoir de telles hallucinations. Svetlana se renfrogna légèrement. Dieu ne lui viendra pas en aide ce soir. Comme tous les autres jours, d’ailleurs. Connard va. Svetlana n’avait pas peur des blasphèmes. Elle n’avait pas plus peur d’être rejetée du Paradis. Elle se savait déjà vouée aux enfers. Elle était damnée, d’office. On n’accordait jamais le salut aux gens méchants. C’est bête, hein? Svetlana n’attendait pas de reconnaissance de quiconque. Ceux qui rampaient aux pieds des autres pour en avoir un minimum inspiraient à la jeune russe que de la pitié. De toute façon, avec Svetlana, c’était tout ou rien. Elle n’aimait pas vraiment la demi-mesure, l’atténuation. Elle n’était pas du genre à faire des concessions parce qu’elle était butée comme c’était pas permis. Elle avait sans doute trop de préjugés et d’idées arrêtées. Idées qui se transformaient bien vite en idées fixes. Idées dont elle parvenait difficilement à se défaire, comme pour bien compliquer les choses. Voilà pourquoi elle devait arrêter. S’expliquer. Se justifier. Elle n’appréciait plus vraiment la relation bizarre qui la liait à son aîné de Serpentard.

    Merci pour ton aide, Dieu.

    Ironie, quand tu nous tiens. Cette pensée aurait très bien pu s’accompagner d’un sourire narquois. Mais le visage de la belle russe resta parfaitement impassible. Encore heureux, car n’importe qui sain d’esprit pourrait se poser des questions quant à l’état de santé de Svetlana. Après tout, il n’y avaient que les fous qui souriaient comme ça sans prévenir. Surtout quand il s’agissait d’un sourire tordu, mi amusé, mi agacé, tellement bizarre qu’il en faisait presque peur. Comme un sourire sadique, en fait. Et vous savez quoi? Au terme de sa phrase, Svetlana aurait très bien pu rajouter un vague « je me débrouillerai toute seule » . Parce que c’était le cas. Dieu n’était même pas fichu de s’occuper des guerres et des gens mourant de faim dans le monde. Alors qu’aurait-il à faire des soucis d’une fille de dix-huit ans, presque dix-neuf, qui était une garce en plus de ça? Svetlana se souvenait de ce que sœur Bénédicte disait. Dieu venait en aide à quiconque quémandant son aide. Tu parles. Svetlana avait requiert de l’aide du Tout-Puissant, mais elle venait de méchamment se prendre une veste. Le retour des choses, comme on dit. Sœur Bénédicte disait que les sœurs étaient toutes mariées à Dieu. Forcément, quand on entrait dans l’ordre, on faisait vœu de chasteté. La sacrosainte règle n’avait pas été vraiment respectée chez la jeune russe. Svetlana, chaste? On aura tout vu. Si Sœur Bénédicte savait ce que sa pupille faisait quand elle était à Poudlard, pour sur que la nonne en ferait une crise cardiaque. Mais ce qui ne se savait pas ne pouvait pas faire de mal, et Svetlana gardait sa tutrice en dehors de sa vie de débauche. En même temps, on aurait du mal à imaginer la pieuse femme en train de danser la macarena sur une table, dans un bar, avec quelques grammes d’alcool dans le sang. Ou quoi que ce soit d’encore plus indécent. Svetlana, heureusement pour elle, n’en était jamais arrivée à se donner en spectacle. Le pire qu’elle ait pu faire, c’est de s’écrouler dans le caniveau. Quand elle revenait au couvent pendant les vacances scolaires, il était de plus difficile de cacher à Sœur Bénédicte sa consommation régulière de drogue. Si bien qu’elle devait s’en passer plusieurs jours durant, et des fois c’était très difficile à vivre. Le danger de la dépendance, sans aucun doute.

    Svetlana savait ce que ça faisait de devoir se passer de quelque chose. Ou de quelqu’un, même. Depuis longtemps, elle avait tourné le dos à sa famille d’origine. Ne voyait que Kira en pointillés, dans les couloirs de l’école. Kira dont elle ne savait presque rien, entre parenthèses. De ce qu’elle était devenue. De comment elle avait grandi. Elle faisait une digne sœur, n’est-ce pas? Tout comme Svetlana faisait une bien piètre petite-amie. A y réfléchir, niveau relations sociales, Svetlana n’était pas super douée. Certes, elle savait faire la fête. Certes, elle était jolie et elle invitait dans son lit pas mal de jeunes hommes désireux d’assouvir leurs fantasmes avec elle. Mais qu’avait-elle d’autre, hormis tout ce petit monde? Des amis pouvant se compter sur les doigts d’une main. Deux ou trois personnes supplémentaires à qui elle tenait et pour qui elle était importante. Elle n’avait pas besoin de beaucoup plus. Elle n’était pas une frustrée de la vie. Elle avait tout ce qu’il lui fallait. Même si des fois, malgré ses compagnons, elle se sentait bien seule. Seule, comme elle se sentait en ce moment, dans cette tour d’astronomie. Alors qu’elle n’avait pas encore montré sa présence. Elle réfléchissait au problème. Alors que Dieu l’avait lamentablement lâchée. Mais il fallait qu’elle se fasse une raison. Les lâcheurs, il y en avait partout, sur la terre comme au ciel. Donnez nous aujourd’hui…Amen.

    Ahem devrions nous dire. Un raclement de gorge, si vous voulez. Svetlana avait fait signifier sa présence. Trop vite, pensait-elle. Elle ne pouvait plus fuir maintenant qu’elle s’était manifestée. Allez ma grande, il est temps pour toi de faire face à tes responsabilités. Oui, mais c’est vraiment…Enfin…Ca craint, comme situation, non? Svetlana, d’ordinaire si courageuse, d’ordinaire si franche et piquante, n’osait pas dire à…Quoi? Dire quoi? Finalement non. C’est à voir. Et voilà qu’elle se cachait à nouveau derrière son petit doigt. Et c’était quoi son excuse, cette fois ci? Bon, d’accord. Elle n’en avait aucune. Voilà qui était fâcheux, n’est-ce pas? Svetlana de toute façons, n’était pas d’humeur à chercher des crosses. Etonnant venant d’une chieuse. Lana ne put rien faire d’autre à part mordiller le petit doigt de sa main gauche, rongeant du même coup son ongle, flinguant sa manucure et écaillant l’impeccable vernis noir qu’elle s’était mis sur les ongles. L’anxiété se lisant très bien sur son visage pâle. Ses cheveux blonds entourant son visage, tombant sur ses épaules dénudées. En même temps, on pouvait comprendre pourquoi elle était aussi anxieuse. Tu es avec ton copain que t’as envie de larguer, mais comme d’hab’, tu fuis comme une lâche parce que t’as peur d’ouvrir ta grande gueule. Magnifique, non? Tu parles. Conscience, tais-toi. ou c’est à moi de me taire, plutôt.

    D’ailleurs, il venait de l’embrasser, l’empêchant de dire quoi que ce soit. C’était romantique, de se faire couper par un baiser, n’est-ce pas? Pour Svetlana, c’était une occasion de remettre à plus tard ce qu’elle avait à dire. Tant mieux. Elle avait évité l’incident diplomatique pour le coup. Ou elle le reportait. Qu’importe. De toute façon, elle n’allait pas pouvoir y couper. Sauf que. Elle ne réagit pas de la même façon que d’habitude. Elle repoussa légèrement Callistô. Lui faisant comprendre du même coup qu’elle n’appréciait pas tellement son baiser. Baisers qui autrefois étaient fort agréables. Mais qui lui laissaient à présent un goût amer sur les lèvres. Une étreinte qui était censée être fort chaleureuse lui laissait un froid étrange sur la peau. C’était ça le désamour? On s’aime puis ça se fane? En admettant qu’il y ait eu un amour un jour. Cette période où l’autre redevenait un étranger, étape précédant la rupture? Il la relâcha, ayant probablement senti son mal être. Tu parles. Embrasser sa petite-amie pour lui dire bonjour, c’est d’un ringard. C’est ça. On se console comme on peut.

    Tu cherches encore la fuite, hein? Comme si tu ne faisais que ça. Fuir, encore et encore. T’en as pas marre, bordel? Grandis un peu dans ta tête! C’est gamin ta réaction! Gamin! Tu peux pas te comporter comme une fille mature pour une fois? C’est pas un putain de jeu, bordel. Il s’agit de toi et Callistô. Vous êtes en couple, tu l’aurais oublié? Alors bouge toi tes fesses un peu. Et cesse de faire ta putain d’hypocrite. T’en as déjà assez fait comme ça. Conscience? oui? Ta gueule.
    Svetlana leva son regard clair vers Callistô, en se tordant légèrement les mains. Elle se mordillait la lèvre inférieure, et elle se gratta la nuque. La jeune femme baissa le regard, finalement. Elle qui n’avait jamais baissé le regard avant, sauf exceptions, venait de le faire. Mais on s’en fout bordel. De ce que tu as jamais fait ou pas. T’as jamais été en couple. C’est pas pour autant que tu ne vas pas l’être à l’avenir, non? Alors arrête un peu le massacre! Excuses-toi. Montre toi correcte! Et sauve ce qu’il y a à sauver. Merci conscience pour ton soutien. De rien, c’est gratuit. Qu’Est-ce qu’on dit déjà? Ah oui. Désolée.

    Elle ne put que garder ensuite le regard résolument baissé. Trouvant soudainement le sol fascinant. Si elle avait pu rougir, sans doute que la jeune russe l’aurait fait. Mais heureusement pour elle, elle savait maîtriser ses émotions. Comme on le lui avait appris quand elle était petite. L’hypocrisie, toujours. Montrer le contraire de ce qu’elle ressentait. Ca c’était son truc. Svetlana regarda au dehors. Ca aurait pu être agréable comme lieu, si elle avait pu entendre le bruissement des feuilles d’arbres agitées par le vent provenant du parc, ou encore les rideaux qui claquaient à cause de la légère brise. Mais dans le monde de Svetlana, en ce moment, il n’y avait qu’un silence oppressant. Un putain de silence qui avait don de faire angoisser la jeune russe. Elle était lasse, peut être. Elle n’aimait plus la vie. La vie, elle, ne l’aimait pas plus. Une relation sans amour les liait. Comme celle qu’elle entretenait avec Callistô. Quelque chose qui risquait de vite déboucher sur la plus grande indifférence, sur de la stricte théorie. T’as tout gagné. Tu ne sens pas ce froid qu’il y a entre vous? Non? C’est dommage pour toi, Svetlana. Parce que moi je le vois. Et ça ne te fait pas plaisir. Adorable, n’est-ce pas? Svetlana respira profondément, mourant d’envie de danser d’un pied sur l’autre. L’anxiété pouvait lui faire de drôles de trucs. Elle se mordilla la lèvre inférieure en voyant que Callistô était en train de regarder dehors. Elle s’avança, un peu plus sûre d’elle-même. Qu’Est-ce que tu crois, Svetlana? T’as peur de sentir son regard sur toi alors que tu t’avances? Ton corps de pute adore pourtant être observé, hein? Et voilà qu’elle se mettait à l’auto-flagellation. Allons Svetlana, tu pourrais pas faire un truc bien au moins une fois dans ta vie? Allons y alors. Svetlana s’avança encore, et posa sa main sur l’épaule du vert et argent.

    « Callistô…Je… »

    Silence. Sa conscience, elle, s’en indignait. Svetlana s’insultait mentalement. Elle sursauta légèrement quand il remua. Et sortit sa baguette magique. Elle fronça les sourcils. Avant de voir apparaître deux ardoises. Et un sourire sur les lèvres du jeune homme. Alors que son visage était inexpressif. Froid. Sans sentiments. La Vasilyevna reçut son ardoise magique ainsi que les explications du jeune homme. Elle hocha la tête d’un air de dire qu’elle avait compris. Non! T’as rien compris du tout. Ne te crois pas sortie d’affaire pour autant… Tout ce qu’elle pouvait faire, c’est de s’asseoir, avec l’invitation du jeune homme. Elle prit son ardoise à elle, et se mordilla la lèvre inférieure. Que dire, que faire? Démerde toi. Merci conscience, je n’en attendais pas moins de ta part.

    Machinalement, Svetlana fouilla dans la poche de sa veste en cuir, passée par-dessus son chemisier blanc. Un perfecto noir, tout bête. Elle en extirpa un paquet de cigarettes, et un briquet. Elle s’alluma une clope, tout aussi machinalement, et elle posa le tout à côté d’elle, pour plus tard. Elle lâcha un soupir en tirant une bouffée sur sa cigarette. Elle baissa la tête, et regarda de façon ostentatoire son ardoise. D’une main tremblante, elle se saisit de la craie. Qu’elle cassa en serrant trop fort, la craie était un matériau trop friable pour résister. Elle baissa la tête. Genre que tu n’as rien à dire. Svetlana écarquilla les yeux. Elle avait été suffisamment désarçonnée pour perdre de vue son objectif premier. Ses premiers mots se posèrent sur l’ardoise, tracées de son écriture incertaine et tremblante.

    Я ... я не знаю, что сказать.

    Réagis godiche. Tu crois qu’il va capter quelque chose si tu écris en russe? Forcément. Depuis tout à l’heure, elle était en mode russe. Des fois, sa langue maternelle reprenait le dessus. Une mèche de cheveux se barra de l’élastique qui maintenait sa coiffure en place, pour peu qu’on puisse considérer l’arrangement de ses cheveux comme tel. Elle l’enroula instantanément à son doigt. Ce qu’elle avait écrit, c’est qu’elle ne savait pas quoi dire. Et quand on y repense, c’est vachement flippant, de ne plus rien avoir à dire à la personne qu’on est censé aimer. Alors, elle se mordilla l’intérieur de la joue. Inspira une nouvelle fois, puis anticipa le regard interrogateur de Callistô. Sa main traça une série de caractères, dans la bonne langue cette fois.

    Rien. Ce n’était pas important. Alors, comment s’est passée ta journée?

    Super Svetlana, je suis fière de toi, voilà ce qu’on appelle un super sujet de conversation. Tu sais quoi conscience? Fermes-là un moment. On fait avec les moyen du bord.

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MessageSujet: Re: Back in black « pv. svetly.   Mer 15 Juil - 11:19

      Pouah. Je bat des records --'


Me pardonnera tu de ma connerie ? Cette phrase à peine audible faisait échos dans la tête de Càllistô. La connerie. Une histoire de famille semble t-il. Sa mère était folle et son père aussi con qu’un détraqueur à qui l’on demande de jouer aux échecs. A ce qui parait c’est une hérédité chez les Càrpenter que la connerie. Son père était con et croupissait à présent à Azkaban. A sa mère, on y ajoutait la folie. Ce qui sonnait un long séjour dans une des chambres de St-mangouste. L’hérédité ça se commande pas. La connerie non plus. Dans ses pensées ▬ et seulement dans ses pensées d’ailleurs ▬ Càllistô était amusé, d’un petit rire narquois. Mais il ne prit pas la peine de sourire outre la barrière de ses pensées. Que penserait-on d’un jeune homme blond ▬ qui en plus de ça paraissait plus jeune que ce qu’il était vraiment ▬ qui sourirait à la moindre occasion, un sourire béat, sadique, sans raison, aux lèvres. Ce serait pure folie que de ne pas l’interner de suite. Putain mais pourquoi je suis con ? Autre murmure dans sa tête. Il devenait, avec l’âge, de plus en plus con. Encore l’hérédité. Une tare chez les Càrpenter. Plus le jeune homme avançait, avec la force de l’âge, plus son esprit était perverti par des idées toutes faites et des préjugés sans valeurs. Il ne voulait pas ça. Il ne voulait pas devenir comme son connard de moldu de père. Il n’était pas comme ça lui. Il était un jeune homme qui s’amusait mais qui n’aurait jamais de préjugés sur la vie qu’il mène. T’es bien saut quand tu y penses, jeune homme. Une autre phrase, toujours dans sa tête. Il était saut. Un jeune saut. Comme on en trouve partout à Poudlard en fait. Il ne pouvait commander sa vie comme il le désirait. Un miroir, une fenêtre double vitrée le séparant du possible choix de sa destinée. Il ne pouvait guère faire quelque chose. Il le savait. « Tu es un véritable Càrpenter », lui avait-on répété dans son enfance. Lui ne voulait pas. Un Càrpenter c’était avant tout un lâche sans courage et avec des peurs incommensurables. Mais il ne voulait pas avoir peur. Il voulait être courageux. Et c’était pas avec sa dope et ses fréquentations qu’il le serait.

Ah la jeunesse ! Qu’est-ce que c’est triste à voir n’empêche. Les jeunes avancent à l’aveuglette, sans peur du lendemain, sans peur de la mort ou d’une crise cardiaque, d’un arrêt cérébral ou tout autre machin bidule que cette putain de foutue faucheuse leur a inventé pour les attirer. Ils sont humains après tout. Ils mourront un jour, alors vaut mieux qu’ils profitent. Mais ils sont tellement humains qu’ils avance en trébuchant partout en se relevant avec des ecchymoses. Ils sont tellement ridicules en réalité. De ridicules pantins menés par Dame Nature, Dieu, La Faucheuse ou encore leur Conscience. Parlons de leur Conscience tiens. Une vilaine manie qui leur prend. Ils n’écoutent qu’eux et seulement eux. Sans se soucier des conseils d’autrui. Qu’ils sont idiot va ! Ce sont de jeune et ridicules pantins qui ne prennent la peine d’écouter les ordres des autres que si l’envie leur prend. Ils sont tellement butés qu’ils ne voient pas le quart de leur vie. Chaque humain vie environ entre quatre-vingt et cent ans. Mais s’il si prenaient autrement, combien de temps survivraient-il ? Cent-vingt ans ? Cent-cinquante peut-être ? Mais on s’en fiche. Tout ce qu’il faut retenir des humain c’est qu’ils sont complètement con et sans limites. Nous avons aussi plusieurs catégories de foutus humains bornés. Les humains paresseux (ou ayant une forêt de bambou dans la main). Ce sont les humains bien sûr eux qui ne cherchent pas de but dans leurs vies et se font tirer une balle pour de l’argent. Leur perte ne semble pas préoccuper le monde plus que ça. Célibataire, sans enfants, qui cela pourrait-il préoccuper ? Nous avons aussi les humains bornés (ou devrais-je dire complètement cinglés, jusqu’au dernier degré). Ce sont des humains malades au dernier degré et leur folie les mène au suicide pur et simple à l’âge maximum de quoi ? Quatre-vingt ans ? Nous pourrions citer des tas et des tas de généralités sur les humains. Mais nous allons écourter la description. Nous avons les humains travailleur, lâche, idiots, pervers, intellos, sadomasochistes et tout une ribambelle d’humains complètement jetés et fous. Les humains c’’est l’avenir de notre civilisation dit-on ? J’y crois pas vraiment. Qu’ils nous remplacent par des machines, le monde sera moins en péril qu’avec des humains hystériques aux commandes. Un exemple concret. Regardez… les groupies des groupes de rocks. Des humaines (pour la plupart) complètement hystériques à la simple vue du chanteur ou du bassiste du groupe. Certaines tombent dans les pommes ▬ attention comment il est beau le chanteur ▬ et d’autre font une attaque. C’est de la folie. Mais revenons-en aux humains… Des fous, hystériques, des malades mentaux. Voilà l’avenir de notre civilisation. Nous seront bientôt plus que des pantins dans la main du Créateur, si nous ne le sommes pas déjà.

Au diable les règles. Càllistô n’aimait pas les règles. Il les détestait même. Les haïssait et les bannirait du monde de la magie s’il devait à faire disparaitre une chose. « Les règles c’est pour les faibles », se répétait-il à longueur de temps. Càllistô n’était pas l’ami des règles et divers règlements que l’on pouvait trouver partout sur le chemin de la vie. Il ne les avait jamais suivit. Et ce depuis son enfance. Son père lui avais toujours dit « si tu veux te faire accepter, tu dois suivre les règles. » Mais putain, à quoi ça sert les règles ? A nous mener à la baguette ? A ce que les jeunes soient des pantins à qui l’ont donne des ordres. Si c’était ça alors Càllistô n’en serait pas. Il ne voulait régir que selon ses règles. Il ne voulait pas d’un vieux débris qui lui dise quelle attitude adopter dans les soirées, quelle chemise mettre aux enterrement, quel regard faut-il poser sur une demoiselle en détresse. Il ne voulait répondre qu’à ses propres règles. Les règles que lui choisirait. Ce qui lui avait valu un séjour de retenue chez monsieur Gallner. Sa majesté l’ordure en réalité. Mais parlons-en de l’autorité tant qu’on est là. Ce « séjour » chez le bouffon dur roi lui avait valu quelques cicatrices et quelques remontrances. Gallner avait beau parler, rien n’y faisait. Ça rentrait dans une oreille et ressortait pas l’autre. Qu’importe les règles. Il s’en fichait quelque peu. Cependant le jeune homme s’était calmé. Il s’était calmé, de peur de devenir un cadavre s’il revenait à faire un séjour chez le taré de Poudlard. Mais depuis peu il avait recommencé son bordel. Il avait recommencé à foutre le bordel en cours mais les professeurs, craignant de retrouver un soir, mort dans son dortoir le jeune homme, préféraient de loin le laisser faire ses conneries. Mais en faisant ça il se détruisait à petit feu en réalité.

Foutu secret que je peux pas dévoiler à risque de devenir la risée de Poudlard. « Tu vois pas comment il souffre là ? », entendait-il derrière son dos il y a peu de temps. Càllistô c’est un condensé d’énigmes, de sex-appeal et de jugeote. Mais il en a marre de son foutu secret. Maintenant qu’il est libéré d’une part de ce secret, ce foutu secret, il peut à peu près vivre normalement. Mais ça le ronge tout de même de l’intérieur. Et puis il y a ces rumeurs. Ces rumeurs tellement… vraies en réalités. Si vous entendez « le fils Càrpenter son père est chez les moldu en taule et sa mère chez les dingues… », vous avez toutes les raisons d’y croire. Eh oui. Parce que ces rumeurs que vous entendez quand vous passez devant la salle numéro x du troisième étage, elles sont vraies. Mais Càllistô en a plus que marre de jouer le jeu du petit Serpentard bien méchant. Il en a marre d’être le petit junkie qui pense qu’à sa dope. Mais putain, vous pouvez pas le laisser tranquille le gosse ? Le pauvre. Il souffre en silence et tout ce que les gens penses c’est « Càllistô est cinglé », « Càllistô est ceci », « Càllistô est cela ». Mais merde quoi. F*ck off. Laissez-le trente secondes ce gosse là. Bon plus tout à fait gosse je vous l’assure. Il vous a rien fait ? Ben barrez-vous de son chemin et l’emmerdez pas avec vos putains de suppliques. Vos « Càllistô ! C’est vrai que tes parents sont des dingues ? » ça l’épuise. Et vous le sentirez quand il vous mettra à terre, hargneux, et qu’il vous bousillera votre tête de p’tit moineaux là.

Càllistô regardait Svetlana. Svetlana. Une jeune fille douce mais qui en réalité ne l’était pas tellement. Càllistô regardait de ses yeux la jeune fille, à présent sourde. Distante. C’était le mot. Jamais, Ô non jamais, Svetlana avait été aussi distante avec Càllistô. Avant ça, Càllistô et Svetlana ne se lâchaient plus ou presque. C’était les chutes du Niagara version sorcière. Un condensé de plaisir et d’entente conviviale. Pourtant depuis quelques semaines Svetlana était distante. Froide, distante, sans paroles. Elle ne parlait pas ou peu, s’éloignait à chaque embrassade. Càllistô en était à se demander s’il n’était pas un peu lourd sur les bords. Il se demandait s’il n’était pas trop collé à elle. Bien sûr. Elle devait étouffer. Il s’était alors éloigné. Elle n’avait pas relevé. Elle ne relevait pas grand-chose en ce moment. Et c’était pas le moment qu’elle lâche Càllistô. Pas le moment du tout.

La main de Svetlana vint se poser sur l’épaule du vert. « Càllistô… Je… » Silence. Superbe phrase. Ironie quand tu nous tiens. Alors toi t’es la championne. Càllistô la regardait puis voulu prononcer une parole du genre « tu ? » mais rien ne sorti de sa maudite bouche de vipère. Puis il avait sorti sa baguette, avait fait apparaitre les ardoises et c’était assis en écrivant quelques explications à Svetlana. La jeune femme avait ensuite sorti un paquet de clopes. Lui, Càllistô, n’aimait pas tellement ça la clope. Il avait testé mais n’aimait pas vraiment. Il préférait le whisky pur malt ou tout autre boisson alcoolisée, moldue ou sorcière. Il aimait aussi la drogue, le cannabis, l’héroïne, la chicha. Il avait à peu près tout essayé. Il ne releva pas et ne demanda pas une clope à Svetlana. Il n’en voulait pas en fait. Il n’en avait pas envie. Mais quand l’envie lui prenait, il aimait à en prendre une. De temps à autres. Cependant aujourd’hui il n’en avait aucun envie. Le jeune homme toisait sa petite amie d’un air malicieux, inquisiteur.

Я ... я не знаю, что сказать. Mais putain c’est quoi que ce putain de langage. Des lettres inversées, des chiffres en guise de lettres ? N’importe quoi cette langue. Càllistô savait pertinemment que c’était du russe. La petite bolchévique était de retour ? Il toisait d’un autre regard l’ardoise. Il se demandait bien ce que cela voulait dire.

Càllistô et Svetlana. Svetlana et Càllistô. Ça sonnait si faux en réalité. Les deux amants avaient beaux sauver les apparences, personne ne croirait une seconde qu’ils eurent été couple. Ça sonnait étrangement faux et désinvolte comme ça. Et pourtant cela faisait de longs mois qu’ils se côtoyaient. Cela faisait presque une année. Bien que très libres dans leur pratiques sexuelles je dois dire. Les deux savez que l’autre s’amusait avec les autres. Et ça ne les gênait pas. Mais à présent, ce n’était plus un miroir, dressé comme rempart, qui les séparait. C’était un fossé. Une ville entière même. Ils n’avaient plus les même entre d’intérêt. Ils étaient bel et bien séparés. A jamais. Ils ne se comprenaient plus. La preuve était qu’ils ne pouvaient plus ou presque se regarder en face.

Rien. Ce n’était pas important. Alors, comment s’est passée ta journée ? Super sujet de conversation. Félicitons Svetlana pour ça. N’importe quoi. Elle ne pouvait pas en venir au point au lieu de tourner autour du pot. Autant fracasser le jeune home tout de suite, il sera moins dépité. Allez balance ton truc et barre-toi et voilà ce sera fini. Cependant Càllistô ne releva pas la débilité de la question. Quelle question tout de même. Il regardait Svetlana d’un air grave, de ses beaux yeux, une mèche de ses cheveux se déposa sur son crâne, il le sentait. Il scruta ensuite son ardoise, ne sachant que dire. Que dire de toute manière ? Sa journée s’était bien passée mais ça on s’en fichait un peu, pas vrai ? Pourquoi Svetlana compliquait toujours la chose. Les choses. Toujours. Elle arrivait toujours à détourner le sujet de conversation ou n’en faire qu’à sa tête pour ne pas parler de l’important. Elle aimait à dévier les sujet visiblement. Toujours. Il fallait toujours parler de ce qu’elle avait en tête. C’est qu’elle est têtue madame Vasilyevna. Toujours faire comme madame l’a décidé et jamais comme les autres le veulent.

Càllistô trouvait ça pensant de faire comme madame voulait et jamais comme lui il voulait. Elle voulait faire l’amour ? Il fallait s’exécuter. Elle voulait qu’on dégage ? Exécution. Et pas patiente du tout en plus de ça. Alors ça complique beaucoup la chose. Càllistô était désabusé de son comportement et commençait à se détacher sérieusement de sa douce Svetlana. Puis il fallait dire que comme humaine, Svetlana n’était pas la plus humaine des filles. Autoritaire et cruelle. Voilà deux adjectifs qualificatifs qui la qualifieraient à la perfection…

Bien. Bien. Comme d’habitude. Cours, cours et cours. Et toi ? Il avait écrit sur la planche de bois vernie sans trop réfléchir…
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Svetlana R. Vasilyevna
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MessageSujet: Re: Back in black « pv. svetly.   Mer 15 Juil - 21:34

    T’es stupide ma vieille. Stupide!

    Et alors, hein? On ne lui avait pas demandé d’agir intelligemment, pour le coup. Après tout, Svetlana était humaine, et il lui arrivait de fauter. Sauf que, ces derniers temps, ça lui arrivait souvent. La preuve. Sa conscience, en admettant qu’elle en soit dotée d’une, revenait par à coups la harceler, et veiller à ce qu’elle reste sur le droit chemin. Mais Hey! C’est pas la première fois qu’on te dit de ne pas dévier, hein? Les bonnes sœurs te l’ont dit aussi. Et toi, tu fais quoi? Tu transgresses joyeusement les interdits. Et alors? Qu’Est-ce que ça peut foutre. Les interdits, c’est fait pour être transgressés, non? Sinon rien ne serait drôle. Et même. Svetlana avait toujours eu un problème avec les règlements. Et ce, depuis qu’elle était haute comme trois pommes. Croyez vous pourquoi qu’elle a été envoyée au couvent? Les chastes et prudes Vasilyev -s’étouffe- espéraient mater la rebelle qui était en elle, qui se foutait de tout et de tout le monde, suivant ses propres règles du jeu. Les parents avaient eu la bonne idée d’expérimenter l’école pour les jumelles. Kira, elle, étant muette, était restée à la maison avec Nina, ou quelque chose du genre, parce qu’elle était l’une des rares à maîtriser la langue des signes. Tu vois ma chère. C’Est-ce que j’appelle une bonne action. Quoi donc? Svetlana avait pour le coup envie de dire à sa chère conscience que sachant sa sœur muette, elle avait fait l’effort d’apprendre le langage des sourds et muets alors qu’Elizaveta et Dimitri n’avaient même pas fait l’effort de l’apprendre. Eux qui étaient aussi soucieux que ça de leur apparence, de ce qu’ils paraissaient être au regard de la société -surtout dans la haute société russe- n’étaient même pas foutus d’apprendre un langage pour pouvoir communiquer avec leur fille. Fille qu’il avaient toujours préférée à Svetlana, d’ailleurs. Si ce n’est pas paradoxal, tout ça. Dimitri avait toujours dit que c’était perdre son temps. Il n’avait jamais perdu son temps avec les crève-la-faim d’Oxford en tout cas. Dimitri avait toujours voulu se faire valoir aux yeux des autres, manquant cruellement de crédibilité aux yeux de sa propre famille dont il n’était même pas capable de s’occuper. Comme toi ma vieille. Tu tiens plus de tes parents que tu ne le crois. T’as qu’à voir comment tu réagis avec Kira. T’as une jumelle et tu considères des étrangers comme tes frères et sœurs. Et alors? Eux se sont mieux occupés de Svetlana plus que sa famille d’origine. Alors qu’ils ne s’en plaignent pas que Svetlana les considère comme des étrangers. Il n’avaient qu’à pas la mettre dehors.

    Ca t’arrange hein, d’avoir cette putain d’excuse pour te cacher derrière? De toute façon, tu te caches toujours derrière des putains d’excuses. T’as pas honte? Assumes ton comportement bordel! Ca se comporte comme une catin et ça prend des airs prudes d’un air de dire c’est pas moi. A ta place j’aurais honte, Svetlana! J’aurais honte! Vas-y! Jettes toi de la tour d’astronomie qu’on rigole! Ca te fera une bonne action en plus! Merci pour ton soutien conscience. Mais quelque part, elle avait raison. Svetlana n’était pas quelqu’un de bien. Elle se trouvait toujours des excuses parfois minables pour répondre de ses actes. Même pas fichue de se regarder en face. Si. Pour te traiter de salope ensuite. Ce que tu es, au passage. Merci conscience. Trop aimable. De rien, c’est gratuit. Heureusement, d’ailleurs. Parce que si une telle conscience exigeait une somme d’argent importante pour de tels conseils, on saurait s’en passer. Garce. Je vois. Tu parles en toute connaissance de cause, là? No comment. Svetlana n’avait de comptes à rendre à personne. Elle se contentait de vivre sa vie sans emmerder les autres. Tout du moins, en essayant de limiter les dégâts. Parce qu’elle était quand même une vraie chieuse. Et dire finalement qu’elle vivait sa vie sans emmerder le monde, c’était faux. Un mensonge. Comme elle savait si bien les faire. Une comédie grotesque, comme elle savait si bien les jouer. Et en ce moment, au sommet de la plus haute tour de Poudlard, une comédie grotesque était en train de se jouer. Les acteurs? Svetlana Vasilyevna et Callistô Carpenter. Les personnages? Une jeune russophone issue d’une famille noble, un peu catin sur les bords et qui débloquait largement en ce moment. Lui, c’était euh…Son camarade de dixième année de Serpentard dont elle ne savait rien. Il y avait déjà un couac dans l’histoire. Avant même une possible ébauche de scénario. En fin de comptes, Svetlana ne savait rien de la vie de Callistô, de même que lui ne savait rien de la sienne. Bravo. Voilà une belle façon que d’envisager un moment passés ensemble, sur le long terme, quand le passé était bien dissimulé et ignoré de l’autre. Belle preuve de confiance, n’est-ce pas? Voilà une raison supplémentaire qui fait que leur relation était vouée à l’échec. Et si on s’intéresse au scénario, ça donne quoi? Un drame sentimental et stupide destiné à faire pleurer les adolescentes trop sensibles. Elle et lui sont ensemble depuis un petit dix mois. Ils sont tous les deux assez libres au niveau de leurs relations. Mais elle veut le plaquer pourquoi? Euh…attends. Pour quelle raison? Parce que t’es une connasse qui aime bien jouer avec les sentiments des autres, c’est tout, y’a pas à tergiverser longtemps. Non. C’est parce qu’inconsciemment, Svetlana savait qu’il y en avait un autre. Quelqu’un qui l’attirait plus, la fascinait beaucoup plus que Callistô. C’est ça. Tu vas jeter Callistô. Tu vas t’intéresser à l’autre. Tu vas t’en lasser. Tu vas le jeter comme t’as jeté les autres. T’es une salope Svetlana, on ne te refera pas. Qu’Est-ce que t’en sais, hein? Que ça sera comme ça avec lui aussi? Je le sais, c’est tout. Mon cul ouais.

    Quelle élégance dis-moi. Tu peux pousser encore dans le vulgaire ou tu as atteint ton maximum? J’me mets à ta hauteur, c’est tout. Svetlana était blasée, légèrement. Elle était vulgaire? Du tout. Certes, elle avait souvent l’air d’être une catin de seconde zone, avec ses vêtements trop affriolants, son maquillage parfois trop soutenu. Elle avait même un air de garce, un regard tellement provocateur aussi. Svetlana aimait ça, provoquer. Elle aimait se faire remarquer, montrer sa différence et son côté anticonformiste. Elle disait noir quand tous les autres disaient blanc. Elle disait tout haut ce que les autres pensaient tout bas. Svetlana était le mouton noir de la fourmilière qu’était Poudlard. Une rebelle en plus d’une catin. Mais qu’est-ce qu’elle en avait à foutre des règles. Svetlana agissait comme bon le lui semblait. Au détriment des autres. Elle était du genre à changer des plans à la dernière minute. A ne pas s’en tenir aux directives. C’est qu’elle était pleine de surprises, la Vasilyevna. D’ailleurs, elle était du genre à agir sur un coup de tête et réfléchir ensuite. Elle avait du panache, beaucoup de présence. Elle aurait pu être une actrice. Une actrice jouant dans des navets, oui. T’as pas vu comment tu te comportes? Franchement Svetlana. C’est pas dans un film que tu joues. Une carrière à la Marilyn Monroe c’est pas pour toi. T’es peut être aussi blonde, mais t’as beaucoup moins de talent! Svetlana soupira. Elle n’avait jamais émis l’idée de tourner dans un film un jour. Même si elle savait qu’elle se débrouillait quand même bien niveau hypocrisie. L’excuse du jour c’est quoi? Les parents. Ah non. Pas encore cette excuse là. T’as tout faux.

    On s’en fout, après tout. Svetlana n’était pas en train de passer une putain d’interro grotesque dans une putain de salle de classe vide orchestrée par un putain de prof à deux roubles. Svetlana essayait de régler un problème plutôt épineux, et fallait l’avouer, commençait à lui empoisonner légèrement l’existence. Svetlana n’en avait plus rien à foutre qu’elle était sourde. Elle n’en avait plus rien à foutre d’avoir flingué sa manucure juste parce qu’elle s’était rongé l’ongle du petit doigt parce qu’elle était anxieuse. Svetlana n’était pas du genre à pleurer comme une gamine parce qu’elle se pétait un ongle. Elle était indifférente à la douleur physique. Parce qu’il y avait cette douleur qui la rongeait de l’intérieur. Ses souvenirs qui faisaient mal, qui lui brûlaient les veines comme si elle avait avalé de l’acide. Elle l’avait mérité, après tout. Il n’y avait pas de raison. Si il y a une raison. T’es infecte, Svetlana. Tu ne récoltes que ce que tu as semé. Et comme d’habitude, la lâche que tu es se trouve des excuses. Tu fous la merde mais quand il s’agit de la ramasser il n’y a plus personne. Conscience? Laisse moi deviner…Je la ferme? t’as tout compris. Comme quoi tu ne sers pas qu’à emmerder le monde. Tu m’en vois ravie.

    Svetlana sentait le regard du jeune homme glisser sur elle. Il l’étudiait, et elle n’aimait pas cela. Elle aimait certes être regardée, susciter le désir, mais elle détestait être observée. Vous savez, le genre de regard scrutateur, vrillant, celui qui fait froid dans le dos? Le genre de regard qui poignarde en plein dans les omoplates, qui chatouille la nuque quand on tourne le dos à celui qui nous regarde? Et quand on est de face, c’est ce même genre de regard, un regard froid, scrutateur, qui donne envie de se ratatiner sur place. Actuellement, Svetlana voulait avoir un proximité un trou de souris, incapable de regarder plus longtemps son homme, mal à l’aise au possible. Il faisait des efforts. Il se montrait correct avec elle. Il était valable. Mais elle était incapable de faire mieux. Elle n’était pas affectueuse. Elle ne se livrait pas totalement au jeune sorcier. Quand elle voulait étreindre le jeune homme, il y avait comme deux bras puissants qui la retenaient en arrière, l’intimant de ne rien faire. Alors elle ne faisait rien. Se contentant de le laisser venir à elle. Ca marchait comme ça depuis un moment. Il vient, elle s’enfuit, il s’éloigne, alors elle daigne s’approcher. Elle est comme ça Svetlana. Elle n’aimait pas trop les marques d’affection. Elle n’aimait pas trop qu’on la colle. Elle était indépendante, jusqu’au bout. Tu vois, tu es encore en train de fuir. Encore en train de te chercher des excuses. Ce n’étaient pas des excuses à proprement parler. C’étaient des constatations, voilà tout. Alors, pour prouver à sa maudite conscience qu’elle n’était pas une lâche, qu’elle savait très bien se montrer courageuse par moments, et qu’elle était quelqu’un de bien, même si c’était au fond, tout au fond, elle s’était avancée vers Callistô, et avait parlé.

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MessageSujet: Re: Back in black « pv. svetly.   Mer 15 Juil - 21:35

    Pour dire quoi? Deux minables mots. Entrecoupés d’un long silence embarrassé. Le tout dit d’un ton incertain. Les mots s’étaient bloquées dans sa gorge, et refusaient d’en sortir. Bravo. Là, tu viens de te faire passer pour une conne, encore plus que depuis le début. Elle détourna le regard de Callistô. La blonde, pour la première fois de sa vie, venait de baisser le regard devant un autre homme que son lapin blanc, celui qu’elle a suivi jusqu’au fond du terrier que représentent la drogue et le sexe. Tout ce qu’elle ne put faire, c’est inspirer profondément. Elle expira, le souffle court. Avant de chercher fébrilement un petit remontant. Elle savait qu’elle aurait dû apporter en rab la bouteille d’alcool. Mais là, rien. Elle n’avait juste qu’une cigarette pour s’occuper l’esprit. Pour se détruire la santé, oui. Svetlana n’avait pas touché à la drogue depuis au moins la veille. Elle n’allait pas tarder à ressentir les effets de la descente, du manque. C’était probablement pour ça qu’elle commençait à péter les plombs et à se parler à elle-même pour meubler les silences angoissants dans lesquels elle était perpétuellement plongée. Une sorte de moyen de compensation, un moyen de substitution aux conversations classiques. Elle avait moins cette impression de solitude, en dialoguant avec sa conscience, même si cette dernière n’était pas toujours très tendre avec elle. (euphémisme…) Conscience qui avait commencé à s’agiter une fois de plus qu’elle avait écrit en russe.

    Svetlana ne crachait pas sur ses origines. Loin de là. Elle était russe et fière de l’être. Elle aimait la Russie, son pays natal. Saint-Pétersbourg lui manquait. Elle y avait vécu pendant près de six ans, avant d’émigrer vers l’humide Angleterre, qu’elle n’avait jamais aimée. Svetlana regrettait de ne pas avoir quelques personnes avec qui converser en russe. Et elle se vexait facilement quand quiconque osait dire du mal sur son pays ou sa langue d’origine. Elle ne savait pas comment elle devait prendre le regard de Callistô lorsqu’elle écrivit de son écriture manuscrite les quelques mots de russe qui étaient à côté de la plaque si on considérait le contexte de la discussion. La russophone se mordilla la lèvre inférieure, et esquissa une légère moue boudeuse. Se confortant du même coup dans l’hypothèse dite du on n’a plus rien à se dire. Quelqu’un d’autre aurait voulu comprendre ce que voulaient dire ces mots. Peut être même qu’il ou elle aurait manifesté de la curiosité vis-à-vis de cette civilisation venue d’ailleurs. Les slaves. Les vrais de vrais. Mais là, niet. Silence radio. Si avant le signal était brouillé, là, il ne passait plus du tout. Svetlana baissa le regard sur son ardoise désormais vide. Et recommença à écrire. Quelque chose qui était d’une banalité à pleurer.

    Tu fuis encore… C’est bon hein! Svetlana se mordit l’intérieur de la joue. Elle tapota nerveusement ses ongles sur l’ardoise magique, attendant la réponse du Serpentard. Réponse qui ne tarda pas à venir. Réponse qui ne fit que de crisper davantage la jeune femme, parce qu’elle allait devoir forcer la chance pour développer une conversation qui manquait cruellement d’originalité. Et elle, alors? Comment allait-elle? Elle le savait, elle, comment elle allait. Mal, avait-elle envie de répondre. Je m’emmerde à longueur de journée. Je vis dans un autre monde depuis ce putain de jour. J’entends quedalle et c’est rageant de ne parler à personne à cause de ça. Je crois que j’aime quelqu’un d’autre, mais je ne sais pas si c’est réciproque, alors je lâche l’affaire pour l’instant. Je viens te voir parce que tu m’as donné rendez-vous, sinon, j’aurais passé la soirée avec quelqu’un d’autre à faire mumuse dans une salle vide. Tu me dis toujours que tu vas bien, alors que je sais que c’est faux, mais tu vois, je n’ai pas nécessairement envie de savoir ce qui te travaille. De t’écouter, surtout. J’dis pas que c’est pas intéressant, mais tu vois, le blabla, ce n’est pas trop mon truc. Mais je suis contente que tu me mentes en disant que tout va bien. Alors que je sais que ça va pas. Mais je ne te poserai pas de question pour autant. Alors tu vois…

    Mais il était hors de question qu’elle écrive ça. Alors, elle allait devoir trouver autre chose, qui ne risquerait pas de trahir son état d’esprit. Sa main frêle trembla quand elle s’empara à nouveau de la craie. Elle leva les yeux au ciel d’un air songeur, faisant mine de réfléchir. Et elle apposa de nouveaux mots sur l’ardoise. Sa main tremblant violemment. Son écriture tremblait elle aussi.

    Bien je crois. Mais ça tu dois t’en douter. Sinon…Que fait-on? Pourquoi m’avoir fait venir ici?

    C’était déjà un peu mieux. Même si ça ne cassait pas de briques non plus.


[abusééééé. Ca faisait longtemps que ça m'était pas arrivé --' ]

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MessageSujet: Re: Back in black « pv. svetly.   Dim 19 Juil - 2:35

      Horrible. Je ferais mieux au prochain post mais là j'en avait marre de rien avoir à dire xD --'


Goodbye my lover, good bye my friend… Oh nan putain. Pas cette chanson ou j’hurle. Càllistô se questionnait. Il se questionnait sur lui, sur elle, sur eux. Les questions fourmillaient dans sa tête. Une question. Une autre. Elle arrivaient en masse. Seulement les réponses ne fusaient pas. Pourquoi sommes-nous distants ? Pourquoi suis-je aussi con ? Pourquoi est-elle si bizarre avec moi ? Des milliers d’autres questions fourmillaient dans la tête de Càllistô. Des questions toutes aussi semblables les unes que les autres. Des questions de la plus banale à la plus tordue. Càllistô et Svetlana. Svetlana et Càllistô. C’était terminé. It’s over. Leur relation touchait à sa fin, et ça Càllistô tentait de le repousser, comme un épouvantard avec le sortilège « Ridiculus » mais impossible. Il devenait ridicule de repousser la fin, l’échéance. Il devenait ridicule d’espérer encore alors que c’était la fin. Il devenait ridicule de rester là, les mains sur les craies qui dessinaient des lettres sur les ardoises magiques, à s’envoyer des mots inutiles. C’était triste mais c’était la vérité. Le couple était mort. Et en fait il n’avait peut-être jamais été vivant. La vie avec Svetlana se vivait à trois cent à l’heure. Càllistô n’était pas du genre à aimer la lenteur mais la jeune fille allait bien trop vite pour lui et ça il ne le supportait plus. Il n’allait pas continuer pour se retrouver écrasé par un mur. Il ne voulait et ne pouvait accepter ceci. Il ne voulait pas perdre Svetlana mais si c’était le seul moyen qu’il arrête d’avoir mal au cœur à chaque pas, c’était le meilleur moyen. C’était le meilleur et le seul moyen.

Elle se joue de toi c’est certain. Elle en aime un autre. Il le savait. Il le sentais et le savait. Càllistô savait pertinemment que Svetlana aimait un autre élève que lui. Il n’avait rien dit mais il le sentait et le savait. Mais il n’avait rien dit. Comme toujours. Il n’aimait pas faire du mal mais là c’était allé trop loin. Ils s’écartaient l’un de l’autre à chaque heure, chaque minutes, chaque seconde même. Il devenait ridicule de ne pas lui poser la question. A Svetlana. Il savait bien qu’elle ne l’aimait plus. Au fond, ça n’avait peut-être été qu’un jeu. Un simple jeu. Un jeu stupide et fourbe. Svetlana était le genre de fille à jouer avec la nourriture avant de la croquer. Elle en savait long sur le fait de tromper les gens et ça Càllistô en était plus que persuadé. Il savait bien que Svetlana était une personne énigmatique mais elle n’avait quasiment plus de secrets pour lui. Il lui connaissait beaucoup de facettes et celle de la joueuse était sa plus connue. Le « couple » avait été un couple libre, même un peu trop et maintenant il se briserait comme une vulgaire statue de cire. Il était mort, enterré, six pieds sous terre.

Bien. Bien. Comme d’habitude. Cours, cours et cours. Et toi ? Il n’avait pas pensé ses mots en réalité. Il n’allait pas bien. Tout allait trop vite. La vie se dérobant sous ses pieds. Ca n’allait pas. Son secret, sa vie, Sasha, Svetlana désormais. Rien n’allait bien. Ca allait de mal en pie. Et ça ne s’arrangerait sûrement pas. Il le savait pertinemment. Il savait que tout s’effondrait. Le monde. Son monde. Il ne tarderait pas à perdre pied si cela continuait. Il perdrait pieds et Svetlana aurait gagné. Il se refusa à cette pensée. Il se refusa de penser qu’il mourrait si Svetlana le lâchait. Il se rabattrait bien sur quelqu’un d’autre, jouant, comme il l’avait toujours fait. Mais en fait il était fatigué de tout ça. Il était fatigué de jouer. Il était fatigué de se faire chaque bons coups de Poudlard, pour se prouver qu’il était un mec. Il en avait marre des paris débiles, de ces jeux avec ses amis. Qui ne l’étaient sûrement pas. Sinon ils ne lui demanderaient pas de faire ces jeux stupides. Il en avait assez de vouloir prouver au monde entier ce qu’il était. Il fallait qu’il vive sa vie comme il le souhaitait. Et même si cela voulait signifier s’engager à perdre des amis, des amis chers à son cœur. Même si ça lui couterait cher, il ne voulait pas s’accrocher à eux tel un pantin, un vulgaire pantin que l’on doit diriger. Il devait arrêter les conneries, se construire peu à peu, se construire seul. Ne pas penser aux autres pour son avenir. C’était peut-être son plus grand défaut à Càllistô. Il ne pensait pas à soi-même mais bien trop au autres. Il était bien trop généreux. Qualité rare chez un Serpentard, pensait-il. Ses amis, la plupart des Serpentard, pensaient qu’il était complètement timbré de ne penser qu’aux autres. Il ne se faisait pas de cadeau. Bien sûr, il prenait tout de même soin de lui physiquement mais moralement il n’avait aucune place pour se prendre en main.

Bien je crois. Mais ça tu dois t’en douter. Sinon…Que fait-on? Pourquoi m’avoir fait venir ici? Elle le savait, il en était certain, sûr et certain. Elle savait. Il regarda Svetlana, la toisant de la tête aux pieds. Il ne voulais pas tourner autour du pot. Il voulait jouer franc jeu pour une fois. Tu le sais Svetlana. Rien ne va plus entre nous. Il faut que tu m’expliques. Soit on se sépare soit on recolle mais on ne peut pas faire les deux.

Phrase écrite sur son ardoise d’un seul mouvement….
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MessageSujet: Re: Back in black « pv. svetly.   Dim 19 Juil - 14:56

    Lana détestait être mise devant le fait accompli. Elle avait en horreur les ultimatums et autres sommations qui exigeaient une réponse tout de suite, maintenant. Et présentement, avec Callistô, dans cette tour d’astronomie, un endroit paraissait-il tellement paisible pour permettre à un couple d’amoureux de roucouler sans être dérangés, eh bien, elle était mise devant le fait accompli. Quand les mots se sont formés sur son ardoise, elle avait écarquillé les yeux. Elle avait amorcé du bout des lèvres une parole de protestation, mais elle s’était ravisée au dernier moment. Comme toujours. Le jour où tu sauras assumer tes opinions on en reparlera. Mais merde à la fin! Ce n’était pas une opinion à la con, c’était un problème plus qu’épineux qui venait d’être posé. Les mots brûlaient la peau de la russe comme s’ils avaient été appliqués au fer rouge, elle était désarçonnée, voilà ce qu’il y a. Le cavalier bloque le roi. Echec. Echec. Echec. Echec. Le mot clignotait désormais dans son esprit. Comme dans une vraie partie d’échecs, la jeune russe n’avait pas d’autre choix que d’esquiver le coup sans pour autant passer à l’offensive. Pour une fois encore, elle était sans voix. Tout juste sciée. Et là, elle était en train de réfléchir à une parade. Ou une façon comme une autre de détourner la conversation vers un terrain moins glissant. Une de tes techniques préférées. Toujours tourner autour du pot. Toujours embrouiller les autres pour que toi tu aies ton dernier mot. Ton dernier putain de mot. Des fois, elle était vraiment semblable à un bouledogue avec son os, mais il y a des moments où elle devait lâcher prise. Tu vois. Dans les moments où on te demande des explications, tu cherches à te faire la malle. T’es comme ta famille Svetlana, des lâches, ni plus, ni moins. Elle fronça les sourcils en pensant à sa famille, tous des Moldus. Elle avait raison, sa conscience. Les Vasilyev étaient tous des lâches, des hypocrites. Sauf peut-être Kira. Elle disait ce qu’elle pensait, même si ce n’était pas avec des mots concrets, juste avec des gestes, faute de pouvoir parler. Tu vois, tu ferais mieux de prendre exemple sur ta sœur par moments. Lana aurait voulu répliquer froidement qu’elle ne prenait exemple sur personne. Mais ça serait une réaction tout à fait puérile. Elle le savait. Alors que répondre à ça? Elle n’avait plus qu’à réfléchir. Ne pas faire de faux pas. Parce que ce qu’elle allait dire allait être déterminant pour la suite. Ou pour la fin, d’ailleurs.

    Lana ne savait pas trop ce qu’elle voulait en ce qui concernait sa relation avec Callistô. Elle pensa alors à diverses personnes, comme si elle quémandait leur aide. Elle pensa à Vassili. Lui aurait sûrement dit de ne pas s’emmerder, à défaut de l’envoyer bouler en lui disant de se démerder parce que ce n’est pas son problème. Et Gabriel? On oublie, il n’a jamais vraiment eu d’histoire sérieuse donc il n’était d’aucune aide. Et puis même, ce n’était pas comparable. Un garçon n’avait jamais la même manière de gérer une relation « amoureuse » -pour peu qu’on puisse la qualifier comme telle- qu’une fille. Et puis même, chacun gérait les choses à sa façon. Que disait Hope déjà? Comment qualifiait-elle Callistô? Ah oui. « Serpentard un peu couillon ». Et toi, tu approuves. Bravo Svetlana, c’est très fin de ta part, je n’en attendais pas mieux. Et qu’aurait dit Charly? Eh bien, quelque chose qui ressemblerait fort à ce que sa conscience disait. Genre qu’elle avait fini de jouer avec Callistô, qu’elle jouerait aussi avec l’autre avant de le jeter. Bref, pour le coup, ses amis n’étaient pas vraiment d’un grand secours. Elle allait donc devoir se débrouiller seule, comme d’habitude. C’est bien ce que tu cherches, non? À prouver à tout et à tous que tu es capable de te débrouiller seule? Eh bien pour une fois que tu as une raison valable, ben, fais le. Oui mais non. Non quoi? Tu cherches encore à fuir. Je sais. Je n’y peux rien. Svetlana soupira, restant silencieuse. Les minutes s’égrenaient, impitoyables. Callistô avait proposé plusieurs options. Et n’importe comment Lana ne sera pas satisfaite. C’était trop radical. Recoller les morceaux, ça impliquait un truc à plus long terme. Une sorte de dernière chance. De réessayer quelque chose. Svetlana angoissait à l’idée que cela puisse marcher. Mais c’était impossible. Son foutu palpitant semblait bien s’être tourné vers quelqu’un d’autre. Qui n’était pas Callistô. Mais la séparation pure et dure était trop brutale. Ils ne pouvaient pas faire les deux. Ca, elle était d’accord. Mais que faire alors? Toi seule connais la réponse. Alors réfléchis et fissa, sinon dans cent ans vous y êtes encore. Lana fronça les sourcils, et s’empara de la craie.

    « - Honnêtement je ne sais pas où j’en suis. Mais il semblerait que je ne sois pas la seule fautive dans cette histoire. On a foiré tous les deux pour le coup. Dire que je ressens quelque chose de fort pour toi serait me mentir à moi-même. Mais renier la partie de moi qui s’est attachée à toi serait mentir aussi. J’aurais aimé avoir plus de temps pour réfléchir. Nous sommes donc dans une impasse. »

    Lana ferma les yeux, pour tenter de se concentrer. Elle continuait de réfléchir. Un compromis, il fallait trouver un compromis Et plus vite que ça. Et qui soit valable, bien entendu. Svetlana se mordilla la lèvre inférieure. Elle n’avait jamais été très forte en ce qui s’agissait de trouver un compromis. De faire des concessions. Pour elle, c’était tout ou rien. Jamais entre les deux. Mais pour le coup, elle était dans le ni oui, ni non. Elle venait de pointer le problème du doigt. Ils étaient bel et bien dans une impasse. Du moins, c’était ce qu’elle ressentait. Et elle avait affirmé avec franchise s’être attachée à lui, mais pas de la même façon qu’il le faudrait pour qu’un couple fonctionne correctement. Elle ne savait même pas comment considérer Callistô, c’était ça le pire. Amitié amoureuse? Tu parles. C’était bon pour les naïfs ça. Ils étaient amants avant même d’avoir eu l’occasion de faire plus ample connaissance. Et d’un autre côté, coller leurs deux noms ensemble était absurde. De toute évidence, ils n’étaient pas faits pour être ensemble. Lui et elle. Elle et lui. Elle avait envie de cruellement se marrer pour le coup. Mais la gravité de la situation la poussa à la fermer, à botter en touche. Elle laissa à son camarade le temps d’assimiler ce qu’elle venait de dire, et elle se remit à écrire.

    « -Et toi? Qu’Est-ce que t’en penses? Est-ce que pour toi il y a encore un nous? Une chance de sauver le truc? Est-ce que tu veux vraiment sauver ça? T’as pas envie de passer à autre chose? Je veux dire, on a fait le tour, non? Mais en même temps j’ai pas envie de tout arrêter comme ça. C’est à la fois trop tôt et trop tard. »

    Elle écrivait sans réfléchir, c’était ce qu’elle ressentait. Pour une fois, un semblant de sincérité semblait sortir de la jeune femme, se dégageait d’un visage de poupée qui semblait trop artificiel, ou d’un caractère qui se voulait trop impénétrable. Elle énonçait presque à voix hautes les paradoxes qui s’installaient d’eux-mêmes dans sa tête, créant peut être plus de zones d’ombre qu’elle n’en cherchait à dissiper. La russe se sentait perdue pour le coup. Elle pouvait même répondre à ses questions. Ce qui donnait un truc du genre: Je pense qu’il n’y a plus de nous. On est venus à un point à penser à un toi et à un moi, mais jamais les deux réunis. C’est un signe, non, ce retour à l’individualité? Il n’y a pas de chance de sauver notre couple, pour peu que ça en soit un, mais on ne peut pas non plus se précipiter au bord du gouffre sans rien faire. Je suis donc d’avis de nous laisser une autre chance, et si ça marche pas on arrête. Bien que l’issue de cette histoire soit toute trouvée. Ca lui fit tilt. La fête de Milton et de Kent. C’était un bon délai, non? Et matière à compromis. Bref, Lana s’empara à nouveau de la craie, et se remit à écrire.

    « - Laissons nous encore une chance, d’accord? Au moins jusqu’à la fête de Milton et Kent. Et si ça ne va pas, eh bien…On agira en conséquence. Cela me semble être un bon compromis, et ça nous laissera le temps de réfléchir sur ce que nous voulons réellement quant à cette histoire. Si oui ou non ça doit se terminer. Mais dis-moi, tu viens à la fête, n’est-ce pas? »

    Le doute se lisait à présent sur le visage de la jeune femme. Peut être que proposer cette fête à Callistô n’était pas une si bonne idée, puisqu’elle allait devoir passer la soirée avec lui. Mais advienne que pourra, elle verra bien le jour J. et au pire, si elle n’a vraiment pas envie, elle pourra toujours s’adresser à sa sœur.

    [HJ: Voilà, j’ai essayé de faire avancer un maximum les choses. Je te laisse terminer =) Et je verrai si moi j'ai quelque chose à rajouter (: Si tu veux, à mon retour, on pourra embrayer sur la rupture, le soir de la fête donc ^-^]

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P. Z. Càllistô Càrpenter
    faithless ─ c'est la voix de la raison celle du mort

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Camp : De mon côté. Je mène ma propre bataille !

MessageSujet: Re: Back in black « pv. svetly.   Mar 21 Juil - 22:45

      Voilà je clôture x). --'


Tu le sais Svetlana. Rien ne va plus entre nous. Il faut que tu m’expliques. Soit on se sépare soit on recolle mais on ne peut pas faire les deux. Le regard de Càllistô, après cette ultime phrase semblait fermé à toute autre pensée. Personne ne pourrait plus le décider à faire autrement. C’était l’unique solution. De toute façon ça ne collait plus depuis un bon moment entre eux. Ils n’étaient plus dans les même chemins. Ils avaient choisis leurs voies et elles étaient bien différentes. Point. C’était fini. Bel et bien fini. Et meubler les murs et la conversation par des mots d’une platitude à pleurer ne semblait qu’une solution comme une autre pour éviter la chose. Éviter d’en parler. Mais Càllistô n’en pouvait plus. Ils se mentaient. Lui se mentait à lui-même. Il se mentait à lui-même en même temps qu’il avançait, dans sa vie. Depuis si longtemps il se disait que c’était à sauver, ça valait le coup. Mais à quel prix ? Il n’y avait rien à sauver puisque cette histoire était grotesque et sans preuve concrète d’amour. Pourquoi sauver un couple qui n’avait été que mensonge ? Pourquoi continuer ? Pourquoi rester ensemble si c’est pour qu’à la fin on est seul ? La seule chose qui rattachait encore Càllistô ,à Svetlana et qui lui empêchait de lui mettre une gifle ou de lui sortir une phrase bien pendue, sarcastique à point, c’était le brin d’humanité qui le rattachait à la vie. Il se disait qu’il ne pouvait faire ça. Il ne pouvait pas le faire en tant qu’humain. Il ne pouvait pas.

C’était le vide complet dans son esprit. Il analysait la situation, alors que Svetlana réfléchissait. Plus rien à sauver. C’était la fin. La fin de leur couple. Et bien sûr, Svetlana, comme toute personne censée lui enverrait une parole douce du genre « soyons amis dans ce cas. » cette pensée, Càllistô eût un « fou rire intérieur », expression qui, dans ce cas présent, signifie qu’il était pleinement conscient qu’il était impossible d’une amitié après cela. Un amitié après la « relation » amoureuse qu’ils avaient eut ensemble, c’était totalement impossible et Càllistô se refusait à cette possibilité complètement folle. Une amitié après avoir été « largué » c’était tout simplement du suicide. Ils ne se regarderaient plus avec douceur mais avec haine et chaque fois que l’un amènerait sa nouvelle conquête, la conversation dériverait au cauchemar intégral. Il était donc tout à fait impossible pour les deux de devenir amis.

Honnêtement je ne sais pas où j’en suis. Mais il semblerait que je ne sois pas la seule fautive dans cette histoire. On a foiré tous les deux pour le coup. Dire que je ressens quelque chose de fort pour toi serait me mentir à moi-même. Mais renier la partie de moi qui s’est attachée à toi serait mentir aussi. J’aurais aimé avoir plus de temps pour réfléchir. Nous sommes donc dans une impasse.

Et quelle impasse. A mesure que Svetlana avait écrit sur l’ardoise et que les mots se firent découvrir par les yeux de Càllistô, le jeune homme mesurait les paroles. Certes. Ils étaient fautifs tout les deux. Mais des deux, Càllistô était sûrement le moins fautif. Bien sûr il avait sa part de responsabilité, une grande part. Mais tout de même. Svetlana avait fait bien plus que lui pour arriver à ce résultat. Certes, ils avaient foirés tout les deux mais la faute n’était pas du fait de l’un ou de l’autre. C’était ensemble qu’ils avaient réduits à néant leur relation. Et qu’en ressortirait-il ? De la haine et du dégout ? Probablement. Et dire que Svetlana était franche serait un bien piètre mot. Elle était bien trop franche et cela lui jouerait probablement des tours bientôt. Il est clair que c’est une qualité mais si on est trop franche, on se voit être recalé directement, sans ménagement. Plus de temps ? Elle en a eu du temps pour elle pendant ces dix mois de relation. Elle avait eut le temps de faire mumuse avec un tas de gens. Une impasse était un mot faible. C’était carrément une muraille. Une muraille qui les séparaient, les éloignant peu à peu.

Tu crois que je le sais mieux que toi peut-être ? Tu crois vraiment que je n’y ait pas pensé moi aussi ? Je sais très bien que demeurer à l’état de couple est totalement impossible. Et je ne pense pas que devenir, comme la plupart des anciens couples, des « amis » soit la meilleure solution. Deux possibilités s’offrent à toi. Soit on en reste là, soit on continue. Mais il faut choisir Svetlana.

Ses mots s’écrivaient à mesure sur l’ardoise, sa main glissant sur la matière du bout blanc. Il savait que Svetlana pensait pareillement. Il le savait, le sentait. Parce que même s’ils étaient « séparés », ils se comprenaient toujours autant. Il savait donc que Svetlana comprenait absolument son point de vue. Il savait bien qu’elle le comprenait et que d’une part elle était d’accord avec lui. Un lien les unissait mais plus l’amour. Et Càllistô ne savait pas quel était ce lien. Mais il était fort.
Càllistô regardait à présent Svetlana, droit dans les yeux, puis esquissa un sourire. Il attendait bien une réponse mais elle le répondait pas à son interrogation mais en formulait une autre…

Et toi? Qu’est-ce que t’en penses? Est-ce que pour toi il y a encore un nous? Une chance de sauver le truc? Est-ce que tu veux vraiment sauver ça? T’as pas envie de passer à autre chose? Je veux dire, on a fait le tour, non? Mais en même temps j’ai pas envie de tout arrêter comme ça. C’est à la fois trop tôt et trop tard.

C’était donc de cette manière qu’elle faisait ? Elle retournait ses interrogations contre celui qui les avaient formulées ? Habile. Ca ne m’étonnait pas de Svetlana en fait. Elle avait toujours eut un don pour ce genre de choses. Elle aimait à retourner les questions, sans vraiment y répondre en fait. Elle avait déjà fait le coup à Càllistô des tas de fois, il était bien habitué à ce genre de choses. Il avait posé sa craie après avoir écrit. Il avait posé la craie puis s’était emparé de sa baguette, décrivant un cercle aussi parfait que jadis, puis deux boissons étaient apparues. Boissons sorcières appelées communément « whisky pur-malt ». Càllistô s’empara de la sienne, puis envoya d’un coup de baguette mesuré l’autre à Svetlana. Il ne prit pas la peine d’attendre que Svetlana commence à boire, il but cul sec. C’était une de ses boissons préférées. Après avoir déposé le verre, le jeune homme reprit la craie et se remit à écrire sur l’ardoise d’un vert très pâle.

Qu’est-ce que j’en pense ? J’en pense que tu es très indécise dans ton choix et que si tu veux continuer on continuera. Mais si, par hasard, tel n’est pas le cas, alors nous ne continueront pas.

Et vlan. Il avait sorti cette phrase comme elle venait. Sans se préoccuper du destin de cette maudite phrase. Puis il toisa la jeune fille d’un air profond, sincère. Il ne comprenait pas. C’était si moche, horrible. Ils avaient vécus de si belles choses ensemble et tout allait éclater en une seule phrase. Ça ne pouvait se terminer comme ça. Ça ne pouvais s’arrêter comme ça, sans explications. Qu’est-ce que les pensées de Càllistô étaient contradictoires. Il avait envie que ce supplice s’abrège mais il ne voulait pas que cette histoire s’arrête. Il ne savait en fait pas ce qu’il voulait. Il avait des sentiments pour Svetlana mais plus les mêmes. Si elle lui disait qu’elle l’aimait, il l’adorait. Si elle lui disait qu’elle en aimait un autre, il la haïssait. Il ne savait plus quel sentiment jouer. Indifférence ? Divergence ? Amour ? Haine ? Neutralité ? Il avait des millions d’émotions condensées en lui et c’était bien trop.

Laissons nous encore une chance, d’accord? Au moins jusqu’à la fête de Milton et Kent. Et si ça ne va pas, eh bien…On agira en conséquence. Cela me semble être un bon compromis, et ça nous laissera le temps de réfléchir sur ce que nous voulons réellement quant à cette histoire. Si oui ou non ça doit se terminer. Mais dis-moi, tu viens à la fête, n’est-ce pas?

La fête ? C’est perdu d’avance. Arrêtons là !, voulut-il dire mais il n’en fit rien. Il toisait du regard sa petite amie, douce et belle, mais si conne. Lui aussi était con. Ils l’étaient tous les deux. Ils s’étaient lancés dans une anenture sans lendemain pour finir en cloque ou presque. Svetlana aimait le frisson, l’aventure et ça Càllistô ne pouvait lui en offrir qu’une petite part. Il ne pouvait pas combler tout ses désirs. Il ne le pouvait et ne le voulait pas.

Franchement ? A quoi sert d’attendre ? C’est fini point. Y’a rien à redire. On est plus un couple. Point barre. D’’ailleurs nous ne l’avons jamais vraiment été. Mais si vraiment tu veux faire ça, faisons.

Le jeune blond déposa la craie au sol; sortit sa baguette puis se leva. Et d’un geste simple, son ardoise ainsi que sa craie avaient disparue. Il regardait désormais Svetlana avec une sorte de dégout. Il la regardait encore puis dirigea son regard vers la fenêtre, ouverte. Il alla la refermer, le bruit de ces pas bruyants. Puis il détourna le regard, admirant la beauté de celle qui était désormais son ex-petite amie ou du moins le deviendrait-elle.

Il passa devant Svetlana, déposant un baiser sur ses joues. Puis un instant plus tard il quittait la tour d’astronomie avec ses regrets…


THE END
embrasse svet' ; meurci pour ce RP <33
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