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 Feat. Delilah - Human.

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Seth M. McLean

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Camp : De mon côté. Je mène ma propre bataille !

MessageSujet: Feat. Delilah - Human.   Mar 30 Juin - 19:20

    Alys - Ne me dis pas que tu vas encore au lac?!

    Le pas rapide qui conduisait Seth hors du hall d'entrée fut stoppé net par la voix de sa jeune soeur. Cette dernière quitta l'amie avec laquelle elle discutait jusqu'à présent près de la grande salle puis s'approcha de lui, tout en adressant un regard qui se voulait sévère et qui annonçait une mise au point familiale. Le Poufsouffle savait déjà ce qu'allait donner cette discussion, mais cela ne l'empêchait pas d'en sourire d'avance. En général, le rôle du grand frère était de protéger sa cadette des autres, de la surveiller et de faire en sorte qu'elle aille bien, mais chez les McLean, les rôles étaient inversés. Alys ne trouvait pas le moindre intérêt aux garçons de son âge et préférait se réserver pour les relations sérieuses, elle avait donc décidé de surveiller de plus près Seth, qui était pourtant loin d'être un Don Juan comme la plupart de ses camarades. Il n'était pas vraiment conquis par les joies que procurait le fait d'être en couple, et s'y accommodait seulement pour être dans la norme et faire comme les autres. La jeune femme fut rapidement au niveau de son aîné qui afficha une mine outrée avant d'annoncer d'une voix théâtrale.

    Seth - Depuis quand ma petite soeur se sent-elle obligée de m'espionner à mon insu? Je suis outré!
    Alys - Depuis que je sais que toi et Milton vous voyez régulièrement.
    Seth - Où est le problème?
    Alys - Je ne l'aime pas, et je ne veux pas qu'elle te fasse du mal.

    Le sérieux dont faisait preuve Alys était touchant, et Seth ne manqua pas de déposer un baiser sur le front de sa soeur, en signe d'affection. La vie n'avait pas été simple pour ces deux adolescents, élevés par leur oncle après avoir perdus leurs parents alors qu'ils n'étaient qu'en bas-âge. Au final, à Poudlard, ils savaient qu'ils ne pouvaient compter que sur l'autre, et quand Alys se faisait une opinion concernant une personne, il était difficile de lui faire changer d'avis. Cependant, l'humour de Seth et sa décontraction apparente suffisait souvent à arranger les choses. S'éloignant petit à petit, il adressa un sourire à sa cadette.

    Seth - Ne t'inquiète pas pour moi, je sais me défendre!
    Alys - Avec tes p'tits bras?
    Seth - Hey, je fais de la muscu!... Non, c'est peut-être trop gros comme mensonge.
    Alys - Personne n'y croira.
    Seth - Dommage, je serai obligé de faire appel à mes légendaires réparties pour séduire la gente féminine, mon corps d'athlète sera mis de côté!

    Tout en terminant sa phrase, Seth quitta le hall, en ne laissant à sa soeur qu'un sourire et des doutes. Oui, il se rendait au lac, et il espérait y retrouver Delilah, avec qui les rendez-vous étaient devenus réguliers. Il n'éprouvait aucune attirance pour elle, mais appréciait sa compagnie, malgré le fait qu'elle ne disait pas le moindre mot. Elle semblait avoir changé depuis les attentats, et ne portait plus sur le Poufsouffle le regard hautain qu'elle avait l'habitude d'afficher autrefois. Après tout, les évènements avaient pu la changer, et McLean ne voyait aucune raison de douter de la sincérité de la Serpentard. Puis même si elle venait à changer sa façon d'être, cela n'aurait aucune importance, et le jeune homme reprendrait ses anciennes habitudes et l'ignorerait à nouveau. Il était hors de question pour lui de se compliquer la vie. Seules trois personnes étaient primordiales à l'existence de Seth, et elle n'en faisait pas partie. Il ne fallut que quelques minutes au Poufsouffle pour se rendre au bord du lac, où il ne trouva pas la personne à laquelle il s'attendait. Tout en s'asseyant aux côtés de son meilleur ami décédé quelques semaines plus tôt mais qu'il continuait pourtant à voir, il engagea la conversation.

    Seth - Tiens, t'es là toi?
    Dave - Ces derniers temps, si j'veux te trouver, c'est au lac que je dois me rendre. T'en pinces pour Delilah?
    Seth - Absolument pas! Pourquoi cette question?
    Dave - Pas ma faute si j'essaie de te mettre en couple avec la première blonde venue! Si elle vient te voir aussi souvent, tu devrais tenter ta chance!

    Les deux camarades se mirent à rire de bon coeur. Dave Baksh était l'exact contraire de John McLean, le père adoptif de Seth. Ce dernier avait connu une éducation qui reposait sur des règles élémentaires, celle que son auror d'oncle avait fixées. Rien que du bon sens, mais dès que le Poufsouffle était entré en première année et avait fait connaissance avec son camarade de dortoir, il s'était vite rendu compte que lui ne vivait qu'en respectant une règle : profiter de la vie à fond, comme si chaque jour devait être le dernier. Au final, il avait eu raison d'adopter cette façon de vivre car la mort s'était présentée beaucoup trop tôt, mais d'une certaine manière, Dave continuait de vivre à travers son meilleur ami, qui avait tiré une grande leçon de tous ses enseignements. Seth s'allongea dans l'herbe et écouta le vent souffler dans les feuilles des arbres. Tout était paisible autour de lui, et des bruits de pas seraient facilement passés inaperçus dans ce calme ambiant.


Dernière édition par Seth M. McLean le Jeu 6 Aoû - 10:23, édité 2 fois
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Delilah A. Milton

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Camp : De mon côté. Je mène ma propre bataille !

MessageSujet: Re: Feat. Delilah - Human.   Mar 30 Juin - 20:55

    - Delilah ?

    Elle serra davantage les paupières, refusant de revenir sur Terre. Elle se sentait éloignée de tout, et la chanson dans sa tête l’isolait encore un peu plus, lui chuchotant d’une voix douce qu’elle n’avait pas besoin d’eux, qu’elle pouvait bien devenir folle, ce n’était pas grave. Elle avait envie de rire, de tourner sur elle-même au rythme de l’air qui vibrait dans son crâne, mais elle ne bougeait pas, recroquevillée en dessous d’un arbre du parc, plongée dans une semi-conscience particulièrement rassurante. Elle ne dormait quasiment plus, depuis l’incident, et ces quelques absences lui arrivaient de plus en plus fréquemment. Elle s’y plongeait avec insolence sous le regard inquiet de ses proches tandis qu’ils l’incitaient tous à aller se reposer, et elle leur envoyait un large sourire moqueur, à défaut de pouvoir formuler à voix haute toute la connerie que ça lui inspirait. Sa voix n’était toujours pas revenue, et elle commençait peu à peu à s’y faire, comme s’il lui manquait un bras, ou une jambe. Elle était en vie, et elle les emmerdait. Qu’ils arrêtent de tourner autour d’elle, aigles sournois, vérifiant qu’elle allait bien, qu’elle ne pleurait pas. Elle laissait les larmes couler quand ils n’étaient pas là pour le voir, refusant de souiller sa dignité encore un peu plus. Pour elle, être privée de parole était l’humiliation suprême, et les nombreuses fois où elle avait laissé ses sanglots éclater devant tout le monde étaient des épisodes qui la mortifiaient tous un peu plus, tant elle avait l’habitude de s’emprisonner derrière son orgueil. Alors elle apprenait peu à peu à gérer ses émotions, enfermant sa détresse à l’intérieur, la laissant exploser dès que les regards indiscrets se détournaient enfin. Malheureusement, cela n’arrivait que peu souvent, et la plupart de temps, elle poussait ses yeux à mentir. Muette, les mots ne lui étaient plus d’aucune utilité pour faire croire les mensonges éhontés qu’elle lançait en permanence. C’était son attitude, son visage, sa bouche, le fond de ses yeux, c’était son âme qui devaient retourner leur veste tous en même, s’encombrer d’un rôle dont elle ne voulait pas vraiment, simplement pour qu’on lui foute la paix, rien que quelques secondes.

    Aujourd’hui, pourtant, son supplice prendrait bientôt fin. Seth devait déjà être au lac, à l’attendre, probablement en train de discuter avec son meilleur ami, ou du moins, avec ce qu’il pensait être son meilleur ami. Sans le prendre pour un fou, Delilah se disait qu’il gérait avec son deuil comme il le pouvait, et ne rechignait aucunement à passer du temps à ses côtés, tant les regards qu’on posait sur eux lui semblaient similaires. Lorsqu’on parlait du jeune homme, les mots suintaient la pitié vaguement dégoûtée qu’on accordait aux aliénés, à ces cinglés qui n’avaient plus aucune raison de vivre, selon eux. Et lorsqu’on la mentionnait au tournant d’une conversation, la commisération était de mise face à cette pauvre Delilah qui, sans sa voix, ne vivait plus qu’à moitié. Elle non plus ne tiendrait pas debout longtemps. Ils les imaginaient probablement comme deux futurs suicidés, et dans son cas, la couvaient comme une enfant qui aurait perdu un parent. Elle avait effectivement perdu quelqu’un, ce garçon qui venait à peine de froisser ses draps, mais personne n’avait jamais mentionné son existence devant elle, craignant peut-être de lui faire du tort. A vrai dire, bien qu’elle soit toujours profondément choquée de son décès, elle n’avait jamais véritablement versé de larmes pour lui, s’imaginant simplement mourir à sa place. Si certes, à ses yeux, cela était à sa faute, elle ne se sentait nullement triste en repensant à sa mort. Ce qui provoquait ses larmes, c’était l’attentat en lui-même, toute cette horreur qu’elle revivait en permanence, qui lui revenait en tête à chaque fois qu’elle se rappelait qu’elle ne pouvait plus parler. C’était sa punition, et elle pensait la mériter, elle souffrirait jusqu’à l’éternité. Oh, Delilah ne s’était jamais vraiment soupçonné cette âme prête au sacrifice, mais face à la mort et au sang, elle avait souhaité disparaître, elle aussi, offrir sa vie à quelqu’un d’autre. Il ne s’agissait pas d’héroïsme, mais d’un égoïsme sans borne, pour qu’elle arrête de souffrir. Elle aurait volontiers laissé la violence de la réalité pour le paisible sommeil de la mort, et cela à n’importe qui. Avec du recul, elle se rendait compte que ce n’était que balivernes, mais elle ne pouvait s’empêcher de continuer à songer que cela aurait été bien plus simple si elle ne s’en était pas sortie.

    - Delilah ?

    Son nom, encore une fois, répété avec un peu plus d’empressement. Elle soupira doucement, consentit à ouvrir les yeux, et retint une grimace en voyant les visages de ses proches autour d’elle. Bien sûr, il n’y en avait aucun qui comptait vraiment, comme d’habitude. Là où elle aurait voulu effleurer la peau de Blake, là où elle aurait voulu tenir la main de Sasha, elle se retrouvait face à une bande d’inconnus qui tenaient trop à elle pour qu’elle puisse se permettre de les envoyer paître sans s’en vouloir par la suite. Sa conscience, cette foutue merde qui s’était éveillée en même temps que son don de parole s’était endormi. Non pas qu’elle soit devenue gentille, loin d’elle cette idée ridicule, non. Elle s’était simplement rendue compte du mal qu’elle pouvait faire autour d’elle. Et, lorsqu’il s’agissait d’en faire à des personnes qui se souciaient d’elle jour après jour, elle venait à hésiter, pour finalement abandonner l’idée. A croire qu’elle allait bientôt devenir quelqu’un de bien. Elle sourit doucement à cette pensée, sous le regard médusé de ceux qui l’observaient, attendant une réaction. Elle repensa avec amusement à ce conte moldu, la Belle au Bois Dormant, où la princesse s’éveillait de son sommeil, heureuse, et libérait ainsi tout son peuple, celui-là même qui la vénèrerait jusqu’à la fin. Ici pourtant, l’histoire était toute autre, et lorsqu’elle s’éveillait, c’était les enfers qu’elle entraînait avec elle. Elle se redressa d’un bond, et désigna d’un mouvement de tête le lac, où la silhouette floue d’un jeune homme se dessinait péniblement malgré la distance. Elle entendit vaguement quelqu’un proposer de l’accompagner, ce à quoi, si elle l’avait pu, elle aurait répondu qu’elle était muette, pas infirme, et accéléra davantage le pas, comme si le rejoindre aurait constitué en une délivrance plus douce encore que celle qui fût d’exaucer son vœu le plus cher : changer le cours du temps, retourner quelques semaines en arrière, et arrêter l’attentat avant qu’il n’ait lieu. Qu’on lui rende son insouciance, sa douce prétention, qu’on lui rende son obsession pour la maigreur et ses phrases acerbes. Par Merlin, qu’elle se revienne.

    Elle laissa ses pieds la mener, et, avant qu’elle ne s’en rende compte, elle courait vers lui, ses joues rosies par la course qu’elle venait d’effectuer. Elle s’arrêta cependant, il ne lui restait plus que quelques mètres à franchir tandis qu’elle avançait sans bruit dans le but de le surprendre. Malicieuse enfant, elle se laissa soudainement tomber derrière lui, enlaçant son cou de ses bras frêles, et plaquant un baiser sur sa tempe avant de se dégager pour se poser non loin de lui, agitant la main avec un grand sourire, dans un salut qu’elle n’accordait qu’à lui.
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Seth M. McLean

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MessageSujet: Re: Feat. Delilah - Human.   Dim 5 Juil - 17:02

    Le calme était de mise aux abords du lac. L'esprit de Seth voguait déjà ailleurs, des notes de musique résonnaient dans son esprit, un air que lui avait joué Dave en début d'année, plutôt bon même si les paroles étaient sans doute à retravailler. En fin de compte, c'était une bonne chose que Baksh soit toujours là pour le Poufsouffle. Il lui permettait de continuer sa route, l'aider à s'améliorer à la guitare, lui donnait confiance en lui. Rien ne semblait avoir changé, mis à part le fait qu'il était le seul à profiter de la présence de son ami. Alors que le morceau de musique arrivait au refrain et que Seth se laissait emporter par la mélodie, il sentit soudainement des bras l'enlacer, le ramenant à la réalité. Elle était venue, comme toujours. Delilah s'assit à quelques pas du jeune homme après avoir déposé un baiser sur sa tempe, lui offrant un large sourire auquel il répondit sans difficulté.

    Dave - Et après tu oses me dire que vous n'êtes qu'amis? J'aurais jamais cru dire ça un jour mais Seth, arrête tes conneries et passe à l'attaque!

    Seth jeta un rapide coup d'oeil vers son ami et lui adressa un sourire amusé sans pour autant lui répondre. Le fait que Baksh insiste sans arrêt sur la même chose aurait pu le lasser avec le temps mais ce n'était pourtant pas le cas. Il savait pertinemment que si Dave tenait tant à le voir accompagné, ce n'était pas parce qu'il voulait absolument qu'il adopte sa philosophie et profite de la vie à fond, mais plutôt parce qu'il souhaitait le voir heureux. Au fond, il était assez difficile de savoir si McLean l'était réellement. Le sourire qu'il affichait était remarquablement réaliste mais c'était pourtant un masque qu'il portait depuis les attentats de Poudlard. Sa vie reposait depuis des années sur trois piliers, et maintenant que l'un d'entre eux s'était effondré, tout l'équilibre qu'il avait connu menaçait de s'écrouler à chaque instant. Personne ne pouvait prédire ce qu'il arriverait le jour où Seth ne verrait plus son meilleur ami. Le Poufsouffle était capable du meilleur comme du pire, et personne ne le soupçonnait. Prenant une longue inspiration, le jeune homme se redressa lentement afin d'observer sa camarade quelques instants. Il lui demanda alors d'une voix amusée.

    Seth - Ton fan club ne t'a pas suivi jusqu'ici? Ne me dis pas que j'ai l'honneur de t'avoir pour moi tout seul?

    McLean ne détourna pas son regard de Delilah malgré le "classique" soufflé par Dave, qu'il savait allongé dans l'herbe derrière lui. Peut-être que pour lui, c'était une réplique de base pour draguer, mais pour Seth, ça n'était qu'une plaisanterie amicale sans véritable arrière-pensée. Il ne s'intéressait pas assez aux filles pour réfléchir de la même façon que les autres. Bien entendu, il avait déjà eu quelques relations charnelles, ainsi que des liaisons plus ou moins longues, mais l'amour lui restait inconnu. Les sentiments en général représentaient un obstacle. Il était assez difficile pour le Poufsouffle de montrer ce qu'il ressentait réellement, et la majeure partie du temps, il devait se forcer, jouer un rôle. Le bon point résidait dans le fait qu'avec la Serpentard, cela devenait de plus en plus simple. De là à savoir si son amitié avec la jeune femme facilitait les choses ou si son rôle était plus aisé à jouer en sa présence, lui-même ne parvenait pas à le savoir.
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