AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le staff de cave inimicum vous souhaite la bienvenue sur le forum.
Bientôt le forum subira quelques modifications et améliorations.
La semaine des milles mots et les élections de préfets sont maintenues.


Partagez | 
 

 It’s only fear, that run through my veins [PV]

Aller en bas 
AuteurMessage
Angel B. Livingston

avatar

Messages : 209
Age : 34
Camp : De mon côté. Je mène ma propre bataille !

MessageSujet: It’s only fear, that run through my veins [PV]   Sam 4 Juil - 14:51



What is this I feel, why is it so real
What am I to say
It’s only love, it’s only pain
It’s only fear, that run through my veins
It’s all the things you can’t explain
That make us human



    Elle était là, seule au milieu de cette salle déserte, dansant sur le rythme d’une musique qu’elle seule entendait. Des gestes doux et gracieux, qui auraient certainement pu en envouter plus d’un, pour peu que la Belle ait choisi de partager ce moment. Mais cette nuit là, son besoin de solitude l’avait reprise, et c’est avec patience qu’elle avait attendu que ses camarades dorment profondément, afin de pouvoir s’éclipser discrètement. Sortir en pleine nuit était hautement interdit, et pouvait entraîner des sanctions dignes de ce nom, mais qu’importait. L’Ange avait besoin de liberté ce soir, et c’est sans hésitation aucune qu’elle avait déployé ses ailes pour rejoindre un monde qui était sien. Douce, douce enfant, dont la pièce semblait soudainement lui appartenir, répondait à ses moindres désirs, lui envoyant l’illusion de ses rêves les plus fous. Et les images dansaient avec elle, virevoltant autour d’elle, tournoyant dans un rythme parfait, sans pourtant jamais la toucher. Etrange torture qu’elles étaient, lui lacérant l’âme comme jamais, mais elle n’aurait arrêté pour rien au monde. C’était sa vie, celle qu’elle aurait du avoir, celle qu’elle avait eu, et celle qu’elle regarderait une fois de plus disparaître en fumée sous ses yeux, sans qu’elle ne puisse rien y faire. Mais enchainant les mouvements, souriant comme jamais, elle ne s’en souciait guère. Et en vérité, elle refusait d’y penser, sachant que les minutes lui étaient comptées. Peut être même des secondes, mais qu'importait, pour l’instant, elle en profitait, laissant même parfois échapper un rire devant une scène, ignorant le fait qu’elles étaient toutes floues. Des personnes sans visage, des scènes qu’elle ne pouvait reconnaitre, ni même décrire. Des sensations, c’étaient tout ce qu’il lui en restait, mais elle n’en espérait pas plus, elle qui n’avait jamais osé espérer pouvoir ressentir un jour l’amour de ses parents. C’était pourtant la première chose qu’un enfant se devait de recevoir, en sachant que rien ne pouvait l’effacer, pas même l’impact du temps. Un amour inconditionnel, sans limite aucune, qu’elle ne connaitrait pourtant jamais. Loin d’être la seule cependant dans ce cas, elle refusait néanmoins d’y penser, car ce soir, elle se consacrait à eux. Mais surtout parce que ce soir, elle était enfin chez elle. Divine enfant, qui se sentait enfin exister aux yeux d’autres, prête à tous les sacrifices pour conserver ce sentiment. Car c’était tout ce qu’elle pouvait espérer obtenir. Peut être était-ce un moyen de l’inconscient de lui rappeler qu’au fond, on ne peut pas avoir ce qu’on ignore. De même, on ne jouait pas avec les désirs, et on ne pouvait pas rendre les rêves réalité. Aussi capricieux qu’inaccessibles, ils ne devaient rester finalement que des rêves, sous peine de voir l’espoir s’éteindre, et laisser place aux ténèbres. Mais l’Ange déchu continuait de tomber, dans une spirale infernale, priant pour que quelqu’un finisse par la rattraper. Volonté inconsciente, de celle qui se voilait la face. Refusant d’ouvrir les yeux, ignorant ce qu’elle savait, juste pour une nuit disait-elle. Mais pourtant, elle ne pouvait pas s’empêcher de revenir, encore et encore, laissant son esprit doucement s’habituer à ce qu’elle n’aurait jamais. Un jeu dangereux, dont elle devrait payer le prix un jour, mais encore une fois, qu’importait. Ils étaient là pour le moment, et elle dansait au milieu, dans des rires innocents, et des larmes qui ne pouvaient couler. Mais comme à chaque fois, le conte de fées s’acheva bien trop rapidement, l’illusion perdant de son intensité, tandis que la jeune femme s’arrêtait de danser, un peu trop brusquement sans doute. Tendant une main vers celle qui représentait sa mère, ses doigts glissèrent doucement au travers, ne pouvait attendre ce qui n’existait pas, sous les yeux effarés de l’enfant, qui se voyait une fois encore abandonnée. Une larme unique roula doucement sur sa joue, pour finir sa course sur ses lèvres délicates, et c’était tout ce qu’Angel se permit d’exprimer. Car après tout, il y avait certains rêves qu’il fallait garder pour soi.

    Le bruit de pas la sortit de ses pensées, et se retournant, c’est avec surprise qu’elle constata la présence de Luce derrière elle. Elle ne l’avait pas revu depuis bien avant les attentats, tant la Douce fuyait soigneusement sa présence, ne voulant plus voir celui qui l’avait trahie. Il n’y avait pas de plus grande trahison que celle venant des êtres chers, et c’était certainement vrai. Mais cette nuit là, l’heure n’était plus à la fuite, car il arrive toujours un moment où il faut faire face à ce qui nous hante. Incapable de bouger, incapable de prononcer la moindre parole, si bien qu’elle était là, debout au milieu de cette pièce maintenant aussi déserte que morne. Tant de sentiments contradictoires la traversaient à cet instant précis, qu’elle serait incapable de les exprimer. Et comme toujours, ils faisaient preuve du même paradoxe qui l’habitait. Le besoin de le prendre dans ses bras, lui qui lui manquait tant. L’envie de verser ces larmes de soulagement, en voyant qu’il était en vie. Bien qu’elle se soit renseignée une fois les attentats passés, le voir devant elle rendait la chose réelle. Et finalement, le besoin de s’éloigner de lui, avant que son cœur ne souffre à nouveau. Tant d’émotions, si contradictoires, qu’elle restait là, finalement, incapable de faire un seul mouvement. Aucun mot ne sortit de ses lèvres, mais son visage de porcelaine lui, était hanté par les souvenirs. Elle l’avait aimé, même si elle refusait de l’admettre, tendre enfant qui était convaincue que ce noble sentiment lui serait refusé à jamais. Et maintenant, en le voyant devant elle, elle sentait son palpitant - qu’elle pensait mort -, battre à nouveau, de manière incompréhensible et presque douloureuse. Elle le détestait pour ce qu’il avait fait, alors pourquoi était-elle incapable de détourner son regard du sien ?

    Angel – « Luce » fit-elle dans un souffle, brisant enfin le silence qui devenait présent. « Je ne pensais pas trouver quelqu’un ici. »

    Quelques mots prononcés d’une voix basse et douce, tandis qu’elle plongeait son regard azur dans le sien. Elle n’avait été qu’un jeu pour lui, et elle s’était montrée si faible, qu’il fallait croire qu’elle ne savait pas d’apprendre de ses erreur. Car à chaque fois, l’histoire recommençait encore et encore, sans qu’elle ne puisse rien faire pour l’arrêter. Elle en connaissait la fin, si bien qu’un jour, elle était persuadée qu’elle ne se relèverait pas. Petite poupée de porcelaine, rendue si faible par ce qu’elle ne maîtrisait pas.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
It’s only fear, that run through my veins [PV]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» The cave you fear to enter holds the treasure you seek. (23/07, 16h00)
» Knock, Knock... Who's There ? The Cry of Fear ~ [PV Evidemment]
» The Walking Dead (Saison 6) + Fear The Walking Dead (Saison 1)
» (machyavel) fear is the fire, soul is the smoke.
» arthur & myrcella ❝ you better fear my rage ❞

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
c a v e . i n i m i c u m . rpg :: • poudlard intra muros • :: ▄ le huitième étage :: La salle des Désirs-
Sauter vers: