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 not a care in the world

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Ezraleigh P. Ward

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Camp : De mon côté. Je mène ma propre bataille !

MessageSujet: not a care in the world   Lun 13 Juil - 7:12



Le son de talons qui claquent au sol, une porte qui se referme, une chevelure flamboyante unique. Ez venait tout juste de rentrer dans la salle commune. Elle parcourra cette dernière d'un regard rapide ; elle était vide, mis à part deux élèves de première assient dans un coin. Ces derniers relevèrent la tête au son de son entrée, mais elle ne prit même pas la peine de leur accorder une seconde de son attention. Elle se dirigea plutôt d’un pas rapide vers sa chambre où elle prit le roman qu’elle lisait en ce moment : Gone With The Wind. C’était d’une auteure moldue, ce qui était d’ailleurs l’attrait principal de sa lecture. Elle ne pouvait pas s’empêcher de prendre plaisir à voir les regards dégoûtés des autres élèves de sa maison. Personnellement, elle adorait le livre, c’était maintenant la troisième fois qu’elle en faisait la lecture. Bref, elle s’en empara et elle retourna dans le salon, où il y avait toujours que deux élèves. C’était assez compréhensible, étant donné qu’il était l’heure à laquelle le repas se terminait et que la majeure partie des élèves s’empressaient d’aller à l’extérieur afin de profiter des derniers rayons de soleil de la journée. Ez avait cependant décidé de ne pas se joindre aux autres ce soir-là, préférant plutôt aller à la salle commune. Ses amis n’insistèrent pas trop, habitués au fait que la jolie rousse préfère rester seule. D’autres élèves se seraient probablement mis au travail et auraient commencé à travailler sur les multiples travaux qu’ils recevaient en cours, mais Ez les avaient déjà tous fait. Extrêmement travaillante, ils étaient toujours faits d’avance, et si vous étiez l’un des rares élèves qu’elle appréciait, elle offrait même parfois de vous porter main forte avec le votre. Armée de son roman, elle s’installa dans son fauteuil préféré, celui tout juste à côté de la fenêtre, dont la vue permettait d’ailleurs d’apercevoir les élèves qui se promenaient à l’extérieur. La jeune fille ne s’asseyait que dans ce fauteuil là, aucun autre. Elle était d’ailleurs connue pour ses énormes colères si jamais quelqu’un refusait de lui céder. Habituée à avoir tout ce qu’elle désire, le fauteuil n’allait pas être une exception. Elle ouvrit le roman à la page où elle était rendue…
« Why he should have captivated Scarlett when his mind was a
stranger to hers she did not know. The very mystery of him excited her curiosity like a door that had neither lock nor key. The things bout him which she could not understand only made her love him more, and his odd, restrained courtship only served to increase her determination to have him for her own. »

Elle dû s’interrompre dans sa lecture, car la conversation que les deux élèves avaient commençait à la déranger. En effet, les deux plus jeunes semblaient s'être engagés dans une discussion enflammée et le ton de leur voix s’élevait de plus en plus. La jeune fille se racla légèrement la gorge afin d’attirer leur attention, suivi d’un haussement de sourcil et d’une moue hautaine. Les deux élèves levèrent des yeux surpris vers elle, puis ils rabaissèrent leurs regards rapidement, reprenant leur conversation, mais cette fois-ci dans un murmure. Elle étouffa un léger rire en voyant leur réaction. La façon dont les autres élèves réagissaient face à elle la surprenait toujours. Parce qu’elle était distante et souvent seule, ils semblaient penser que cela signifiait qu’elle était terriblement méchante. En fait, contrairement à plusieurs élèves de sa maison qui semblaient prendre plaisir à tourmenter tout ceux qui les croisent, Ez ne porte que très peu d'attention aux personnes qui l'entoure, elles ne les considèrent pas assez important pour qu'elle prenne de son temps à les énerver. Ceci dit, il y a tout de même exception si quelqu'un lui fait quelque chose de précis...alors là, sa colère est à redouter. Néanmoins, elle devait admettre qu’elle abusait un peu du pouvoir qu’elle semblait avoir sur les autres élèves. Après tout, s’ils voulaient croire qu’elle était terrible, elle n’allait pas essayer de les convaincre du contraire.
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Blake Milton-White
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MessageSujet: Re: not a care in the world   Lun 13 Juil - 19:29

    De longues semaines passées déjà depuis les attentats. Peu à peu, l'école reprenait vie, on ne parlait guère plus des morts ou des blessés graves, ou du moins feintait de les oublier pour ne pas empiéter sur la lueur d'espoir qui les regagnait tous peu à peu. Les cours avaient repris, et avec eux tout le comportement des plus normaux et absurdes des adolescents vivant dans ces murs : rumeurs, rires sonnant faux, matchs de Quidditch. Ce jour là semblait donc être une journée comme les autres, sereine et calme, rythmée par quelques courts mortellement ennuyeux ; Blake avait passé ceux-ci à parler avec ses voisins de table, se faisant le centre de l'attention, comme toujours, sous des regards méprisants quand d'autres demeuraient charmeurs, mais aussi et surtout sous les soupirs las de leurs professeurs successifs. Milton avait du potentiel, mais n'exploitait pas le don que la nature lui avait offert en faisant de lui un surdoué ; au contraire assailli par de trop nombreuses questions venant occuper trop longuement son cerveau en perpétuelle ébullition, il s'était plongé depuis longtemps déjà dans les affres de la drogue dure. Et ainsi l'élève au brillant potentiel devint alors junkie, fêtard, apprécié ou non, amical ou bourreau, excessif et imprévisible. Un cocktail explosif et incernable prêt à imploser à tout moment, aussi trash que sa poudre blanche laissée en sillage sur les morceaux de papier lors des soirées, aussi mysétrieux que son regard trop pénétrant et son sourire parfois pervers. Les cours étaient passés trop lentement, le temps s'étirant inlassablement comme une pendule déréglée dont les trotteuses allaient à reculons, et enfin libérés de leurs enseignement théoriques, les Serpentard purent aller rejoindre le fameux stade de Quidditch construit sur l'une des collines de l'immense parc. Un entraînement intensif avait eu lieu ; c'était là encore le seul moyen qu'ils avaient trouvé pour se défouler et exorciser toute la colère en trop dormant en eux depuis les attentats, à la fois immature et pourtant bien fondée tant ils avaient tous perdus amis et camarades proches. Les verts-et-argents aux habits entâchés de boue finirent enfin par sortir du stade, après de longues heures d'entraînement sous un léger crachas de pluie, le sourire aux lèvres néanmoins, arrogants et victorieux, au vu du jeu qu'ils venaient de faire à perfectionner leurs attaques, ils demeuraient persuadés pouvoir battre les Gryffondors à la prochaine rencontre. Pour les valeureux et fiers Serpents, la défaite n'était pas envisageable, ni même véritablement pensable ; ils gagneraient coûte que coûte. Ce fut donc l'équipe au grand complet, vêtue de leurs habits de Quidditch, joviale et passablement enthousiaste, qui rejoignit alors le château, parlant entre eux de tout et de rien, oubliant leurs soucis, riant déjà quant à la défaite cuisante que les gryffons essuieraient. Fidèles à leurs images d'orgueilleux imbus d'eux-même, certains d'entre eux se gaussaient même de salir le hall parfaitement nettoyé sous le regard froid et rageux du concierge repassant alors derrière l'équipe de Quidditch aux couleurs émeraudes, mais Blake quant à lui, était bien loin de s'en soucier, car dores et déjà ce dernier se prêtait à une conversation très appréciée de la gente masculine de l'école : les demoiselles.

    -- Est-ce que Truescott et Gallner vont lancer un bal pour Halloween ?
    -- Ca ne t'intéresse seulement parce que tu as des vues sur Carlson, murmura Blake de sa voix suave dans un sourire en coin.
    -- Oh que oui, tu la vois tu fantasmes, tu fantasmes tu la vois... Cette fille est une bombe, et dis pas le contraire, on voit tous cmment tu la regardes.
    -- Il n'y a rien entre elle et moi, je l'aide juste pour les cours depuis l'attentat, répliqua Milton d'un visage étrangement plus sombre.
    -- Bon alors, tu m'en voudras pas si je l'invite ?
    -- Pourquoi il t'en voudrait, il a sa Gryffondor de petite amie...
    -- Ah la belle Casey, répondit alors le grand blond en feintant un air rêveur et romantique avant de reprendre dans un sourire pervers. Elle est bonne au lit au moins ?
    -- Fuck off, McOwell, va te faire voir...

    Les jeunes hommes se mirent à rire alors même que Blake poussa son camarade d'une poigne de fer, amusé mais ne manquant tout de même pas de le faire trébucher. Et déjà, la petite bande reprit sa conversation des plus futiles et superficielles, Jonhatan semblant vouloir à tout prix avoir réponse à sa question, raillant Blake tout en feintant des battements de cils sous les rires des autres Serpentards arrivant à la salle commune. Ne faisant guère attention aux autres élèves présents alors dans la salle sombre, l'équipe au grand complet s'y engouffra, bruyante et sans gêne ; Blake lui-même jouait les petits princes en balançant ses épaulières de cuir trop lourdes sur le canapé avant de passer une main dans ses cheveux d'ébène... Et comme toujours, suivant fidèlement les joueurs de quidditch, les groupies pimbêches descendirent aussitôt de leurs dortoirs, en poussant des cris aigüs et des rires gloussonnants. L'une d'entre elles se jeta au cou de Milton, réputé pour avoir eu bien trop de conquêtes, et la rouquine pendant dès lors à son bras ne faisait pas exception. Mais à peine avait-elle eu le temps de lui déblatérer encore quelques mots futiles et sans intérêt aucun, que déjà Jonathan donna un coup de coude à Blake, lui faisant signe de regarder dans la direction d'une demoiselle assise près de la fenêtre. Milton se retourna alors, reconnaissant la belle Ezraleigh à la peau opaline et au parfum sucré ; jolie poupée dont il avait déjà accroché le regard. Et depuis, entre eux régnait une électricité foudroyante, sans que pour autant ils ne se soient jamais adressé la parole, la princesse préférant éviter le ténébreux jeune homme.

    -- Laisse tomber, c'est elle que je veux, souffla-t-il à Blake.
    -- Hmm, testons alors tes chances.

    Un sourire aux lèvres alors qu'un murmure suave et sensuel s'était échappé des lèvres de Milton, et déjà ses prunelles pénétrantes ne se détachaient plus de la belle rouquine alors qu'il s'avança vers elle, sous la mine déconfite de son ami. Ce dernier ayant sans doute peur que Milton ne lui fasse une crasse par amour malsain du jeu, déglutit difficilement tout en toisant la scène se jouant non loin de lui. Se postant alors auprès de la douce, restant debout alors même que la princesse continuait sa lecture, la voix de Blake s'éleva ; suave et incandescente, le visage étrangement sérieux mais la lueur mutine dans son regard.

    -- J'adore le personnage de Scarlett, une jeune fille habituée à avoir ce qu'elle veut qui devient aussi froide et calculatrice. Je la trouve... fascinante, fit-il dans un souffle suave.

    Appuyant sur son dernier mot, un léger sourire au coin des lèvres, quiconque demeurant un tant soit peu rusé pouvait comprendre que le Serpentard parlait tout autant de la douce Ezraleigh qu'il identifiait alors à l'héroïne de son livre tenu entre les mains. Ne cillant pas, et accrochant son regard sombre aux prunelles satinées de la demoiselle, Blake finit par hocher légèrement la tête dans un bonjour bref mais courtois. Puis enfin, le ténébreux prince se retourna, montrant succintement son ami Jonhatan resté à l'autre bout de la pièce de sa main, avant de se tourner de nouveau vers la belle rouquine tout en continuant la conversation.

    -- Jonhatan McOwell. Si je voulais être galant et hypocrite je te dirai juste qu'il te trouve à croquer, mais puisque je ne le suis pas et que je penserai en conséquence que voir un pauvre écervelé comme lui avec une aussi intrigante jeune fille comme toi serait du gaspillage, je t'informe simplement qu'il te veut toi pour cette nuit... Aussi ne te laisse pas berner par ses beaux poèmes... de toutes façons ils ne sont pas même de lui, mais d'un troisième année qu'il bizute depuis la rentrée, fit -il dans un sourire carnassier et railleur à l'encontre de son ami, toisant toujours la demoiselle.

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Ezraleigh P. Ward

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MessageSujet: Re: not a care in the world   Lun 13 Juil - 20:23

Elle entendit les pas ainsi que les cris des Serpentards dans les couloirs bien avant qu’ils ne fassent leur entrée dans la salle. Elle laissa échapper un léger soupir, consciente que ses quelques instants de calme allaient bientôt se terminer. Dommage, elle en était justement rendue à la scène où Ashley refuse de marier Scarlett, et que celle-ci se fait surprendre par un Rhett amusé. Les vert et argent entrèrent bruyamment, équipement de quidditch en main et énormes sourires au visage. Ce fut sur Blake que son regard tomba en premier. Elle se détourna rapidement, mais elle ne put s’empêcher de le regarder à nouveau quelques secondes plus tard. Pour une raison qu’il lui était inconnue il l’intriguait, pour la première fois elle avait envie de…de quoi? De l’approcher? Elle n’était pas certaine de ce que c’était, mais elle détestait ça. Elle était habituée à avoir toute l’attention sur elle et ce, sans aucun effort. Elle n’avait jamais à accorder plus d’une seconde d’attention à son entourage, elle n’en avait jamais eu besoin. L’attention du garçon à qui Milton parlait se posa soudainement sur elle et il échangea quelques mots avec Blake sans pour autant arrêter de la fixer. Elle retourna rapidement son attention sur son livre, ne voulant surtout pas être surprise en train d’observer Blake. Elle referma son roman, il était bien évident qu’avec tout le brouhaha qu’il y avait dans la salle il serait impossible de continuer sa lecture ce soir. Elle s’apprêta à aller se réfugier dans sa chambre, afin d’éviter d’être en présence de tout ces élèves. Lorsqu’elle réalisa que Blake se trouvait maintenant à ses côtés. Elle réprima un sourire et elle essaya de garder un regard neutre lorsqu’il lui fit un commentaire sur sa lecture. Alors il était familier avec les auteurs moldus…ça la surprenait, mais elle n’allait surtout pas lui montrer qu’elle était impressionée. Elle ne put cependant pas retenir un léger froncement de sourcil agacé lorsqu’il laissa entendre qu’elle ressemblait au personnage de Scarlett. De la part de l’un de ses proches, elle aurait presque prit ce commentaire comme un compliment, elle adorait le caractère de l’héroïne du roman. Mais Blake, ce parfait inconnu, ne connaissait rien d’elle.

« Je n’avais pas réalisé que l’on se connaissait si bien, Blake. C’est un peu insultant, j’aurais préféré croire que j’étais un peu plus difficile à cerner que ça. »

Sa voix était remplie de sarcasme, elle laissa son regard balayer le reste de la salle, feignant être désintéressé par le jeune homme qui était debout à ses côtés. Elle remarqua que les deux ‘’groupies’’ avec qui Blake et son ami était rentré la fixait avec des regards remplis de venin. Amusée, elle leur adressa un clin d’œil. Elles étaient ridicules. Elle reporta son attention sur le beau brun qui semblait maintenant vouloir lui présenter son copain. Ce dernier avait posé son regard sur elle et lui sourit légèrement tout en inclinant la tête en guise de salut. Elle répliqua qu’avec un regard froid. Lorsque Blake eu terminé sa phrase, elle ne pu s’empêcher de les toiser tous les deux avec dégoût. Elle se reprit cependant rapidement, décidant qu'elle avait envie de jouer un peu. Elle adressa son plus beau sourire à Jonhattan, seul quelqu’un qui la connaissait bien aurait pu voir à travers son masque.

« Jonhattan, tu laisses souvent ton ami faire les introductions, ainsi? Il me semble que tu pourrais venir t’introduire par toi-même, j’mord pas, tu sais. À moins que ça soit l’genre de truc que t’aime…»

Ez étant une menteuse hors pair, le théâtre était donc naturellement l’un de ses talents. Elle y prenait plaisir. Le jeune McOwell la fixait d’un regard qui démontrait clairement qu’il ne savait pas trop comment réagir devant la réaction de la rousse. Il ne s’attendait évidemment pas à ce qu’elle agisse ainsi suite à ce que Blake venait de lui raconter. Après quelques secondes d’hésitation, il sembla finalement prendre de l’assurance et fit un pas vers elle, s’apprêtant à dire quelque chose. Le regard d’Ez passa de séducteur à glacial en une demi-seconde et son sourire rempli de fausses promesses disparu.

« Tu ne m’auras pas pour cette nuit, McOwell, ou pour
aucune autre, d’ailleurs. Dégage.»


Elle détourna ensuite son attention de sur l’élève, le reportant plutôt sur Blake.

« T’as d’autres amis à me présenter? »
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MessageSujet: Re: not a care in the world   Lun 13 Juil - 21:56

    Amusé. C'était bel et bien l'adjectif qui correspondait au ténébreux serpentard lorsqu'il vit la lueur vive illuminer les prunelles satinées de la froide et délicieuse Ward alors qu'elle avait posé son regard sur McOwell. Par ailleurs Blake n'avait pas relevé sa réplique quant à son beau discours la comparant à l'intrigante Scarlett O'Hara, héroïne du roman qu'elle avait entre les mains. Bien sûr que le Serpentard ne pouvait se vanter de la connaître, pas plus que la jeune Ezraleigh ne pouvait s'avancer connaître également Milton, mais à ses yeux la vénéneuse verte-et-argent demeurait tout de même intrigante, et ce suite à un seul regard électrique qu'ils avaient échangé un jour. Depuis ce temps, ils n'avaient eu de cesse de se lancer des oeillades insistantes, tentant presque de sonder l'âme de l'autre de par leurs prunelles pénétrantes, mais en vain. Un jeu plaisant mais dont Milton voulait aller plus loin encore ; il avait éprouvé le besoin de rompre leur pacte tacite de ne pas s'adresser la parole, après tout que connaissait-il de la belle rouquine.... Il ne s'était que senti étrangement attiré par cette dernière, mais rien qui n'avait les saveurs futiles et superficielles de toutes ses précédentes conquêtes ; un goût plus fruité, plus ennivrant, plus dangereux et intrigant peut-être. Et quand bien même le Serpentard était en couple, cela ne l'empêchait pas d'admirer les belles demoiselles lorsqu'il en reconnaissait certaines. Ezraleigh était ce genre de jeune fille incernable et inabordable, retranchée dans son monde un peu trop fermé, élitiste et sélective. De nombreux points communs avec Milton donc, qui savait attirer l'attention et qui avait pour lui un réseau de connaissances diablement étendu, quand bien même à ses heures il pouvait se montrer le pire des salauds, se faisant autant bourreau cruel qu'il pouvait être prince. Car déjà des rumeurs circulaient ici et là, légères et peu convaincantes -car on n'osait guère parler dans son dos, par peur des réprimandes violentes- , mais présentes tout de même : Blake aurait déjà abusé physiquement d'une ou deux demoiselles... Véridique, en vérité, bien que le Serpentard avait des circonstances atténuantes : pour lui il n'avait jamais été affaire de viol mais de jeu, et les deux jeunes filles en question avaient répondu étrangement à ces actes dont paradoxalement Milton ne faisait pas l'apologie : elles s'étaient attachées à lui. Ainsi donc, les deux Serpentards qu'ils étaient avaient pour eux une réputation sulfureuse , entraînant par la même un nouveau point commun. Certes pas des plus glorieux, mais un point commun tout de même, car Ezraleigh n'était pas non plus réputée pour être des plus douces. Et la preuve en était lorsqu'elle s'adressa à McOwell dans un sourire divin, arrachant au passage un rictus sombre à Milton qui avait lu clair dans le jeu de la jeune fille ; visiblement, tous deux avaient les mêmes amusements.

    « Jonhattan, tu laisses souvent ton ami faire les introductions, ainsi? Il me semble que tu pourrais venir t’introduire par toi-même, j’mord pas, tu sais. À moins que ça soit l’genre de truc que t’aime…»

    Et Blake de se retourner, avisant de ses obsidiennes pénétrantes et amusées son ami au loin qui déjà bombait le torse et affichait un sourire assuré malgré les doutes assaillant son esprit à l'instant. Etrangement, on ne pouvait dire que Milton avait le sens de l'amitié lorsqu'on le voyait agir ainsi , et pourtant loin de lui l'idée d'enfoncer ses camarades proches ; pour lui, encore une fois, il ne s'agissait là que d'un jeu. Encore et toujours, à tester les réactions des autres, les provoquer, influencer les choses et son environnement... Tout pour Blake n'avait jamais été que jeux et amusements parfois cruels et malsains, c'était son univers de junkie dont il ne pouvait se défaire, dissimulé derrière une âme meurtrie et tailladée quand bien même il gardait toujours pour lui ce comportement princier, cette aura mystérieuse et ce sourire en coin. McOwell finit alors par s'avancer, sous le sourire mordant du sombre Milton attendant impatiement la suite des événements, tel un loup à l'affût.

    « Tu ne m’auras pas pour cette nuit, McOwell, ou pour aucune autre, d’ailleurs. Dégage.»

    Des rires s'envolèrent partout dans la pièce, railleurs, alors que les joues du grand blond s'empourprèrent comme il tourna la tête, gêné et déglutissant avec difficulté. Blake lui-même ne put s'empêcher d'esquisser un sourire carnassier, avant de tirer une chaise vers lui et de s'asseoir face à la demoiselle, prenant ses aises comme un petit prince orgueilleux.

    -- Dix points en plus pour toi, tu montes diablement dans mon estime, princesse.
    « T’as d’autres amis à me présenter? »
    -- Cela dépend, tu as encore envie de te faire les crocs ?

    Le Serpentard avait répondu au tac au tac de sa voix suave et incandescente alors qu'il la fixait dans les yeux. Un léger silence s'installa tandis qu'il la détaillait, et qu'une question trottinant dans sa tête lui parcourut l'esprit. Une question qui, pour quiconque aurait eu un tant soit peu de tact, l'aurait tourné délicatement... une question tout de même relativement gênante et qui donc ne se posait pas, du moins ne se posait pas de la part de ceux qui se savaient diplomates... Une question donc que Blake posa un peu trop sèchement, étant loin de faire dans la délicatesse ou la diplomatie.

    -- Pourquoi m'évites-tu, Ward ? murmura-t-il dans un sourire presqu'indiscernable.

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MessageSujet: Re: not a care in the world   Lun 13 Juil - 23:07

Me faire les crocs? Si tu m’apportais quelqu’un qui arriverait à se présenter par lui-même et qui ne serait pas un imbécile, je pourrais peut-être me montrer plus douce…

Ce qu’elle sous-entendait par ‘’douce’’ était assez clair. De plus, ce n’était pas un secret que la plupart des Serpentards s’étaient déjà retrouvés dans son lit. N’allez tout de même pas croire qu’elle couche avec n’importe qui, les jeunes hommes en question devaient quand même convenir à un minimum des standards de la demoiselle. Elle ne s’engageait jamais dans des relations à long terme, mais les coups d'un soir, elle n'était pas contre.

Le regard d’Ezra c'était à nouveau posé sur Jonhattan, mais elle ne ressentait même pas une once de remord face au visage rougi du jeune homme. Suite à ce qu'elle avait fait à McOwell, elle n’avait pas pu s’empêcher de remarquer que McOwell était l’un des amis de Blake et que ce dernier le lui avait délibérément délivré afin qu’il subisse une humiliation. Milton et Ward avaient peut-être plusieurs points en commun, mais celui là n'en était visiblement pas un. Là où Milton était le centre de toutes les conversations et semblait avoir des tonnes d’amis, Ez avait assez de ses cinq doigts pour compter ses amis, mais contrairement à Milton, les siens comptaient plus que tout pour elle.

« Pourquoi m'évites-tu, Ward ? »


Son attention se reporta sur le jeune homme qui s’était maintenant installé confortablement dans une chaise face à elle. Aucune réaction ne se dessina sur son visage, rien ne trahissait le fait qu’elle avait entendu sa question. On aurait très bien pu croire que non. Elle abaissa son regard vers le sol, incertaine de ce qu’elle allait lui répondre. Il va sans dire que sa question l’avait prise par surprise, décidemment, il ne tournait pas autour du pot. C'était l'un des rares moments où Ez était prise au dépourvu...la poupée rousse avait l'habitude de toujours tout contrôler, rien ne la prenait pas surprise. Elle refusait cependant de donner cette satisfaction à Blake. Son regard se posa sur ses jambes croisées aux chevilles, exactement comme sa mère le lui avait apprit;posture, posture, posture, la tête haute, darling! Les épaules vers l’arrière! Ça lui avait pris des années, mais sa démarche féline était maintenant accompagnée d’un dos droit en permanence et une tête toujours tenue bien haute. Elle revint à la réalité, échappant à ces souvenirs d’enfance. Elle enfonça son regard bleu ciel dans celui de Blake, pleinement consciente de l’effet que ça aurait, on lui avait déjà répété à maintes reprises à quel point ses yeux étaient sublimes. Elle aurait pu lui répondre toutes sortes de choses, elle avait d’ailleurs une multitude de mensonges déjà prêts sur le bout de sa langue. Toujours silencieuse, elle prenait un certain plaisir à le faire attendre. Elle passa une main dans ses cheveux, replaçant d’un geste agacé une mèche qui rebelle qui s’était déplacée. Son regard toujours planté dans le sien, elle se pencha ensuite lentement vers lui, appuyant ses coudes et ses avant bras sur ses cuisses, jusqu’à ce que son visage ne soit plus qu’à une minime distance du sien. L’une de ses mains s’était posée sur le genou du jeune homme et elle le caressait doucement du bout d’un ongle parfaitement manucuré. Elle savait très bien qu'un tel changement dans son comportement le perturberait ; elle partait de statue de glace à séductrice. Mais c'était un jeu qu'elle aimait bien jouer. Avec Ezra, on ne pouvait jamais savoir à quoi s'attendre. Elle pouvait changer de personnalité comme un acteur change de personnage, simplement selon son humeur.

« Parce que, Milton, pour une raison qui m’échappe, tu m’intrigues, tu m’intéresses, tu m’attires. Bref, c’est le genre de truc que je préfère éviter. »

Elle avait finalement opté pour la franchise. Ce qui était assez rare chez elle. Mais elle s’était dit qu’elle devrait répondre à sa question de la même façon qu'il le lui avait posée : du tac au tac.
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MessageSujet: Re: not a care in the world   Mar 14 Juil - 15:41

    Visiblement, la demoiselle était bien plus semblable de Blake qu'il ne le pouvait le croire... Cette faculté à vouloir s'amuser de tout et de rien, ces paroles tranchantes, cette attitude fière et droite, cette manie de vouloir destabiliser l'autre par un changement de comportement brutal... Mais mauvaise pioche, darling, le sombre prince qu'il était avait lui aussi depuis des années testé ce genre d'attitude, l'adoptant comme sa sienne propre, surtout dans le domaine du flirt où il était loin d'être débutant. Charmer ses proies et ses victimes pour mieux les attirer dans son piège malsain, leur insuffler son venin pour qu'elles deviennent dépendantes, un amusement malsain mais qui plaisait diablement à Milton, bien qu'en l'instant il avait conscience que pousser Ezraleigh dans ses retranchements était délicat, puisque lui ressemblant autant. Si la demoiselle fonctionnait comme lui, alors il n'y avait que peu de choses pouvant parvenir à la faire plier, sinon parvenir à la destabiliser. Mais les espèces rares comme elle et lui ne trébuchaient pas si facilement, il fallait trouver le bon mot, dans le bon contexte, et au bon moment. Un exercice ardu et complètement aléatoire, qui en somme rendait leurs carapaces bien plus difficiles à percer et à mettre à jour. Ainsi donc, sous le gloussement de certains Serpentard amusés de la déconfiture de McOwell qui grommelait sans doute l'envie de le faire payer à Milton-White, ce dernier s'enorgueillit aussitôt de faire bref, en posant à la demoiselle une question des plus délicates. Ils ne se parlaient que très peu, ne daignant que croiser leurs regards, et voilà qu'il arrivait ainsi, arrogant et plein de culot, lui lâchant cette question pleine d'audace qui venait de nulle part. Voulait-il la destabiliser ? ... Certes pas, ce n'était pas son amusement du moment, Jonhatan lui ayant desservi ce qu'il lui fallait comme distraction pour l'instant, Blake voulait simplement avoir réponse à sa question. Et quand bien même elle ne répondrait pas, le jeune homme n'insisterait pas et tournerait les talons non sans un sourire trop assuré ; il finirait par le savoir, de toute évidence. Encore une attitude digne d'un prince orgueilleux qu'il était, et parfois même, à cause de ce genre d'attitude, ses plus proches amis comme Susi ou James venaient à se demander comment le vert-et-argent faisait pour garder auprès de lui sa cour et ses prétendantes. La réponse était facile, pourtant, loin de vivre dans un monde manichéen, Blake pouvait être aussi bien le pire des bourreaux que le plus charmant gentleman, et parfois même ses victimes ayant subi son joug cruel s'étonnaient de le voir si chaleureux avec ses amis. Ange ou diable, voilà la question que l'on se posait souvent sur Milton, bien que sa facette sombre prédominait atrocement.

    Suite à sa question trop audacieuse, ou du moins trop tranchante, donc, la belle laissa un silence s'installer, durant lequel le Serpentard ne put s'empêcher de garder ce sourire amusé, penchant légèrement la tête sur le côté sans jamais, lui non plus, la lâcher du regard. Oh certes, les prunelles de la douce étaient divines et ennivrantes, mais celles du vert-et-argent se faisaient aussi pénétrantes et captivante ; en somme, ni l'un ni l'autre n'était prêt à abandonner ce bras de fer passant par le regard. Et déjà, il la détailla, l'analysait jusqu'au bout des ongles, en toute discrétion pour autant et sans que jamais ses yeux ne lâchent son visage de poupée à la peau d'opaline. Il avait noté cette posture droite et rigide que l'on retrouve dans les milieux privilégiés, milieux dont Blake faisait partie malgré lui, mais préférant sa vodka et sa musique sourde au caviar et au son des violons... Mais en tant que charmeur invétéré amateur des courbes féminines, il avait également noté le contour délicat de ses lèvres pulpeuses, les lignes délicieuses de ses yeux azurés, son nez fin et retroussé, ses joues d'opaline parsemées de quelques tâches de rousseur... La demoiselle s'avança alors doucement, son parfum précédant ses gestes vaporeux, lorsque Blake, conscient de son jeu -puisque étant lui même un adepte des changements de comportement brutaux- baissa légèrement la tête, mais son regard sombre toujours planté sur cette dernière, donnant dès lors à Milton ce côté ténébreux mis en valeur par son sourire en coin carnassier. Combien de jeunes filles avait-il vu s'adonner au jeu du flirt, sensuelles et ennivrantes, sans pour autant parvenir à cette même saveur qu'avait Ezraleigh. Car déjà Blake savait que la douce était vénéneuse, que rien n'était acquis, que ses gestes et son attitude sensuelle n'étaient qu'un jeu plein de charme destiné à s'amuser avec lui, ou bien le tester. En bref, Milton savait que ce n'était qu'illusion, et que la douce, si dès lors elle fonctionnait véritablement comme lui, cherchait à le destabiliser. Et visiblement, c'était sous-estimer l'adversaire qu'était le jeune homme, puisqu'il s'adonna lui-même à ce même amusement. Se redressant alors que la voix sucrée de la belle résonna, il posa sa main sur celle plus délicate de la belle rouquine, la caressant du bout des doigts dans un frôlement délicat, alors qu'il posa doucement sa joue contre la sienne dans un frôlement, puisque leurs visages à présent diablement trop prêts l'un de l'autre.

    « Parce que, Milton, pour une raison qui m’échappe, tu m’intrigues, tu m’intéresses, tu m’attires. Bref, c’est le genre de truc que je préfère éviter. »

    Agréablement surpris par la franchise de la demoiselle, il porta ses lèvres délicatement jusqu'à son oreille, repoussant de sa main libre une mèche de cheveux roux avant de laisser sa voix se lever dans un murmure suave, incandescent et frissonnant.

    -- Magnifique regard, susurra-t-il en marquant une brève pause avant de reprendre. Mais tu ne pourras pas toujours tout éviter. Ni la compagnie des autres, ni leur zèle, ni les sentiments... Ni même moi. Quand bien même tu tentes de te forger ton monde, je partirais vaillamment à sa conquête parce que quoi que tu fasses, je serais là.

    Une menace ? Certes non, seulement les dires sensuels d'un serpent qui ne daignait pas laisser le jeu s'arrêter là, ni même laisser s'échapper une fille aussi intrigante et captivante. Alors le jeune homme se redressa, la toisant dans les yeux dans un sourire, quant au loin il sentait le regard assassin de McOwell lui brûler la peau, mais qu'importait.

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MessageSujet: Re: not a care in the world   Mer 15 Juil - 0:05

Elle l’avait clairement sous-estimé. Il avait vu clair dans son jeu, car il jouait au même jeu qu’elle. Alors qu’il déposa sa main sur la sienne, sa première réaction fut de la retirer, mais elle ne le fit pas. Elle refusait de lui montrer que son jeu de séduction l’affectait, ou peut-être était-ce aussi parce qu’elle ne trouvait pas cela désagréable? Ça, elle ne l’admettrait jamais.

« Mais tu ne pourras pas toujours tout éviter. Ni la compagnie des autres, ni leur zèle, ni les sentiments... Ni même moi. Quand bien même tu tentes de te forger ton monde, je partirais vaillamment à sa conquête parce que quoi que tu fasses, je serais là. »

En une conversation de seulement quelques minutes il était arrivé à voir à travers elle et à identifier exactement ce qu’elle cherchait à éviter. Elle était agacée par ce fait, elle n’aimait pas qu’il puisse déchiffrer la façon dont elle pensait aussi facilement. Elle avait l'impression d'être un livre ouvert pour lui tant il semblait voir facilement en elle, tandis que Blake restait une énigme impossible à déchiffrer pour la rousse.

« Pourquoi tiendrais-tu tant à m’empêcher de t’éviter? À «être là», comme tu dis? Ce serait qu'une perte de ton temps ainsi qu’une déception ; crois-moi, je suis loin d’en valoir la peine. »

Ez n'était pas le genre de fille qui dirait ce commentaire pour se rabaisser intentionnellement, afin d'en récolter une réponse rassurante et flatteuse. Très peu pour elle. Elle avait prononcé ces mots d'une façon toute simple, d'une voix neutre. De plus, il avait raison, elle s’efforçait d’éviter tout ce qu’il venait de mentionner. Mais c’était seulement parce qu’elle refusait de s’abandonner à quelqu’un ou à quelque chose, ne plus être en contrôle de son petit monde. L'idée même que quelqu'un arrive à lui faire perdre le contrôle de ses sentiments ou de ses actes, la terrorisait. Elle ne laissait que très rarement transparaitre ses émotions, car à son avis montrer ses sentiments c’était également de laisser voir ses faiblesses. Elle ne s’ouvrait à personne, sauf à quelques rares amis qui avaient réussi à gagner sa confiance qui était si difficilement obtenue. Voilà pourquoi elle persistait à éviter Milton ; elle ne voulait pas être en présence de quelqu’un qui semblait pouvoir arriver si facilement à lui faire perdre le contrôle, à la déstabiliser. Déjà, il n’avait fallu qu’un regard ; elle croyait tout d’abord qu’elle tenait le regard de Blake dans le sien, mais elle réalisait maintenant que même si elle le voulait, elle n’aurait pas pu détacher ses yeux d’azurs de ceux du brun, c’était maintenant lui qui la tenait et non le contraire. Aussitôt cette réalisation eut-elle traversée son esprit, Ezra détourna son regard et retira sa main de dessous celle du jeune homme d’un geste vif et rapide, comme si la main de Milton l’avait brulée…elle se redressa également, éloignant du même coup son visage de celui de Blake. Ses yeux avaient perdu leur lueur séductrice et ses lèvres généreuses ne s'étiraient plus en un sourire invitant. Elle était à nouveau une princesse cachée derrière un mur, l'image même de la froideur. Elle remarqua que les rires et les moqueries qui avaient euent comme victime McOwell s’étaient tuent et que plusieurs Serpentards posaient maintenant des regards surpris ainsi que remplis de curiosité sur Milton et Ward. Il était bien rare que l’on voyait la délicieuse rousse accorder une seconde d’attention à quiquonque.
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MessageSujet: Re: not a care in the world   Jeu 16 Juil - 12:42

    Il lisait dans les prunelles de la rouquine ce trouble passager, allumé d'une lueur divine d'arrogance presque trop bien maîtrisée, tant et si bien qu'il pouvait la voir vaciller sous le poids du jeu que Blake instaurait. Qui de l'un ou de l'autre allait lâcher le premier, les paris étaient à tenir, mais visiblement Milton avait une longueur d'avance, peut-être bien parce que la belle, comme elle avait fini par l'avouer, évitait le Serpentard quand lui venait à sa rencontre, audacieusement. Entre eux, jamais une parole échangée si ce n'était qu'un simple bonjour, mais beaucoup de regards accrochés, intrigants, envoûtants, et dieu que la demoiselle avait un regard magnifique. Ce n'était pas pour autant que Blake s'adonnait au jeu du flirt avec la belle, du moins pas jusque là, bien qu'il avait usé de ses charmes pour captiver son regard comme il envoûtait le sien. Mais ce soir donc, les dés étaient jetés sous l'indiscernable manque de tact de Milton : ce dernier allait droit au but, quand bien même il ignorait ce qu'il désirait en vérité. Bien sûr, il aurait aimé avoir la rouquine pour lui et pour une nuit, comme tous les autres en vérité, mais il n'omettait pas ce petit détail qui brimait sa liberté ; il était en couple. Et quand bien même il éprouvait de l'amour pour sa Gryffondor, cela ne l'empêchait guère de reconnaître l'allégorie de la beauté quand il en voyait une. Indécis donc, il s'était avancé vers Ezraleigh pour venir lui parler, la troubler sans doute, la charmer de toute évidence, établir une conversation avec cette demoiselle qu'il trouvait captivante. Et cela se ressentait dans son attitude, car il ne cessait pas de la dévisager, accrochant son regard sans jamais ciller ni s'en détourner, Blake avait pour lui une présence forte et était indéniablement doué pour ce genre de jeu, ç'en devenait presque agaçant. Il sentit un léger soubresaut surpris parcourir la main frêle de la demoiselle lorsqu'il y aposa délicatement sa main, mais pour autant elle ne l'ôta pas aussitôt, ce qui conforta Milton dans ses pensées ; elle voulait tenir bon au nom du jeu qui se profilait entre eux. Et alors que la voix suave du Serpentard s'envola dans des mots frémissants, lui exposant audacieusement son point de vue, la belle visiblement légèrement agacée rétorqua aussitôt de son timbre sucré.

    « Pourquoi tiendrais-tu tant à m’empêcher de t’éviter? À «être là», comme tu dis? Ce serait qu'une perte de ton temps ainsi qu’une déception ; crois-moi, je suis loin d’en valoir la peine. »

    Elle se redressa, ôta sa main et s'éloigna du visage trop parfait du Serpentard qui arqua les sourcils en une moue trop sûre de lui et arrogante, alors qu'un sourire semi-amusé parcourut ses lèvres. Il se fichait dores et déjà bien de tous ces regards posés sur eux, comme de la haine brûlante qu'éprouvait pour lui McOwell en l'instant. Ce qui lui importait pour le moment, c'était Ezraleigh, et l'envie de la décrypter. Peut-être s'était-il trompé, en fin de compte, peut-être n'étaient-ils pas si semblables ; car les derniers mots de la douce soulevèrent son intérêt : le pensait-elle vraiment ? Voilà qui constituait un jeu fortement amusant ; destabiliser la flamboyante et désirable rouquine en creusant un peu plus dans sa personnalité pourtant si renfermée. La lueur séductrice et sûre d'elle planant dans les prunelles satinées de la douce s'était envolée, au même titre que cette assurance jusque là établie, car elle détourna le regard. Avait-il gagné ? Certes non, par ailleurs ce n'était pas véritablement la victoire qui l'intéressait ce soir, en un sens Blake s'enorgueillait d'être déjà victorieux. Il voulait la comprendre, et très certainement que, quelque part, il la voulait elle. Penchant très légèrement la tête sur le côté, le Serpentard se mit une nouvelle fois à détailler le visage de la poupée de porcelaine qui, cette fois, se montrait plus fragile et troublée ; les mots du jeune homme étaient parvenus à la destabiliser. Mais il ne s'arrêterait pas là, car la belle était bien trop désirable pour qu'il ne la laisse passer.

    -- Tu me surprends princesse... Et il en faut beaucoup, pour me surprendre.
    Une pause, alors qu'il fixait ses yeux azurés dans un sourire sombre, laissant enfin de nouveau sa voix s'élever dans un murmure suave et incandescent. Tu es fascinante.

    Ces mots, envolés dans une douceur étrange et presque brûlante, auraient pu faire frémir d'extase n'importe qui, tant c'était là un aveu, en plus de se faire sur un timbre de sensualité frissonnante, qui n'avait jamais été desservi par Blake à l'adresse de quiconque. En un sens, Milton restait persuadé que Ezraleigh était loin d'avoir susurré ces derniers mots afin de sous-estimer, persuadé qu'il y avait autre chose. Comment une divine créature aussi cassante, sûre d'elle et captivante, pouvait-elle en vérité manquer cruellement d'assurance ? Peut-être avait-elle peur que Blake ne la mette sur un piedestal trop élevé, peut-être craignait-elle de le décevoir s'il voyait alors qu'elle n'était pas si fascinante qu'il le prétendait. Mais le Serpentard demeurait un jeune homme borné, et lorsqu'il affirmait quelque chose, il était ardu de le faire changer d'avis.

    -- J'aimerai savoir ce que tu sous-entends, par ne pas en valoir la peine. Regarde autour de toi, murmura-t-il en se référant alors à toutes les personnes ayant leurs regards à présent braqués sur eux. Pourquoi me décevrais-tu, puisque de toute évidence, tu fais partie toi aussi de mon monde ?

    Il arqua les sourcils, un sourire ténébreux en coin, conscient que ses questions, une nouvelle fois, étaient destabilisante. Et ce que Blake appelait narcissiquement son monde, c'était tout simplement sa bulle dans laquelle il n'y avait de place que pour les élitistes et les personnes populaires, celles que beaucoup regardaient avec envie ou jalousie perfide.

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MessageSujet: Re: not a care in the world   Dim 19 Juil - 7:04

HJ ; désolée, je sais que ma réponse a été longue à venir,
j'ai pas eu beaucoup de temps ces derniers jours
en plus, j'arrivais pas à bien formuler ses pensées snif
encore là, j'suis pas satisfaite.
J'espère que ça conviendra (a)



« Tu me surprends princesse... Et il en faut beaucoup, pour me surprendre...Tu es fascinante. »

N’importe qu’elle demoiselle aurait probablement tué pour se faire déclarer par Milton qu’elle était ‘’fascinante’’, puis la demoiselle en question se serait sûrement évanouie sous l’effet de l’émotion. Bref, ce n’était pas le cas avec Ezra. Plus il lui disait qu’elle était intrigante, fascinante, etc. Plus elle avait envie de lui crier qu’elle n’était rien de tout ça et qu’elle aimerait qu’il la laisse tranquille, merci bien.

« J'aimerai savoir ce que tu sous-entends, par ne pas en valoir la peine. Regarde autour de toi. »

Ces mots pleins de sous-entendus, comme il le disait si bien, s’étaient échappés de sa bouche sans attendre, sans quelle ne réalise ce qu’ils emportaient avec eux. Elle aurait voulu les reprendre, reformuler sa phrase, lui répondre quelque chose de totalement différent, quelque chose qui refermerait cette ouverture qu’elle avait faite dans son mur qu’elle avait mit tant de mal à élever. Jamais quelqu’un aurait pu croire qu'Ez avait des problèmes de confiance en soi, mais sa mère, la femme qui aurait dû l’aimer sans bornes, l’admirer et l’encourager dans tout ce qu'elle entreprenait, l’avait plutôt toujours rabaissée et n’avait jamais été satisfaite de quoi-que-ce soit. Peu importe ce que la petite rousse faisait, Emma avait toujours quelque chose à critiquer, ce n’était jamais assez bien. Puisqu'elle avait grandit sans frères ou soeurs, sans amis et sans père présent, sa mère était la seule personne qui aurait pu l'influencer, mais tout ce qu'elle était aux yeux de cette dernière c'était une sublime petite poupée de porcelaine avec laquelle elle pouvait se pavaner, comme l'on ferait avec un trophée. Ce que sa poupée avait à dire, ça n'avait aucune importante. Bien que depuis son entrée à Poudlard ses notes aient un peu remonté son estime en elle-même, elle croit toujours fermement qu’elle sera toujours une déception, qu’elle ne vaut pas grand-chose. Par contre, ayant horreur de la pitié de son entourage, vous ne l'entendrez jamais se critiquer à voix haute. Les autres élèves ne verront jamais autre chose que son masque d'arrogance.

« Pourquoi me décevrais-tu, puisque de toute évidence, tu fais partie toi aussi de mon monde ? »

Être de son monde? Faire partie de l’élite? Ce n’était qu’en apparence pour Ez. Après tout, qu’avait-elle fait pour être acceptée dans cette élite autre que d’être d’une famille respectée? Tout comme les deux élèves de première qui étaient dans la salle avec elle plus tôt, son entourage en entier semblait se faire une idée fausse d’elle. Elle savait très bien qu’on la jalousait, qu’on aimait observer ses moindres mouvements et qu’elle capturait l’attention de tous, mais ça n’avait jamais été quelque chose quelle recherchait. Elle avait tout d’abord cru que rester seule lui donnerait l’apparence de quelqu’un qui n’avait rien à dire et qui n’était pas intéressante, et qu’on la laisserait alors en paix. Après tout, depuis toute petite, la solitude était ce qu’elle recherchait, ce qu’elle préférait. Mais ne porter aucune attention aux autres élèves a eu l’effet contraire ; plus elle se retirait du reste des élèves, plus ceux-ci avaient l’impression qu’elle était quelqu’un de ‘’fascinant’’, comme l’avait si bien dit Blake. La belle n’avait rien répondu à la dernière question du jeune homme, elle ne se faisait pas assez confiance. Plus elle lui parlait, plus elle semblait se dévoiler. Elle se résolu donc à garder silence, posant son regard à présent glacé dans les yeux sombres du jeune homme. Il était clair dans la façon qu'elle le regardait qu'elle n'avait pas l'intention de lui répondre, ou de lui adresser à nouveau la parole. Elle se détestait d’avoir prononcés ces mots révélateurs, mais elle détestait le beau brun encore plus. Elle le détestait parce qu’il l’avait approchée, parce qu’il lui avait parlé et finalement, parce qu’il se trouvait toujours là, un air à la fois arrogant et intrigué sur son visage parfait. La rousse n’avait visiblement pas compris que même si elle cherchait à disparaitre, à être invisible aux yeux des autres et à éviter d’accrocher leurs regards, elle ne le pourrait jamais. Tout d’elle réclamait une audience, qu’elle ne le veuille ou non. La manière gracieuse et élégante qu’elle se déplaçait, son air toujours un peu rêveur et détaché, comme si elle ne vous voyait pas, comme si vous n’étiez pas d’assez haute importante pour qu’elle quitte son petit monde pour rejoindre le votre.


P.S. ;
je viens de réaliser que se serait peut-être dur de rédiger une réponse alors qu'elle ne lui a rien répondu, Blake peut très bien laisser tomber et la quitter, ils pourront toujours se re-rencontrer dans un autre sujet. Sinon, si tu crois que ça ira, on continu (LL)
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MessageSujet: Re: not a care in the world   Mar 21 Juil - 21:31

    hj : c'est parfait <3
    je clos cependant, (à moins que Ez le rattrape mais j'en doute '-')
    en espérant rp bientot de nouveau avec toi <<3


    L'avait-il autant percée à jour pour qu'elle ne dise mot et reste de marbre ? Car fidèle à sa réputation de jeune fille faite de glace elle ne cillait pas, fixant seulement son interlocuteur dont les prunelles provocatrices ne daignaient pas la lâcher. Jamais, il ne détournerait le regard, pas plus qu'il ne plierait sous le charme glacé de la rouquine qui lui faisait clairement comprendre qu'il n'était plus le bienvenu. Pensée qui lui arracha un sourire en coin, étrangement, comme si la destinée de Blake était de venir polluer l'air des autres pour venir s'imposer. Il trouvait jouissance dans ses actes insolents et ingrats, le but premier de son existence était l'extase voluptueuse, et provoquer ainsi ses camarades en faisait partie, surtout lorsque l'on parvenait à faire vaciller un adversaire aussi imperturbable qu'Ezraleigh ; alors la partie n'en était que plus grisante. Le silence s'installait , durant lequel les deux protagonistes accrochant mutuellement leurs regards se faisaient observer par leurs camarades curieux et chuchotant maladroitement quelques paris ou étonnements divers. Car Blake, s'il n'était pas tant une personne difficile à aborder, demeurait un garçon qui ne vous faisait jamais si facilement rentrer dans son monde ; pour être bien vu par le Serpentard, il fallait qu'il vous accorde un quelconque intérêt, éveillé souvent par quelques facteurs aléatoires que personne ne comprenait réellement, tant les critères demeuraient flous et variaient selon l'humeur lunatique du sombre jeune homme. Et en outre, Ezraleigh, elle, était une jeune fille inabordable, paraissant hautaine et froide, mais surtout diablement solitaire. Un exploit donc, que ces deux personnalités trop glaciales ne parviennent ne serait-ce qu'à se regarder. Et pourtant, Milton était loin de se douter qu'un point commun semblait les rapprocher : cette distance pesante établie entre leurs parents, car il était vrai que le Serpentard était loin d'être en de bons termes avec son médicomage de père. Cherchant la perfection, encore et toujours, il avait poussé son fils à apprendre encore et encore, lui volant son enfance insouciante pour le pousser dans ses retranchements de garçonnet surdoué qu'il était, afin d'augmenter son potentiel intellectuel fortement précoce. Peut-être était-ce pour cela qu'aujourd'hui Blake n'était qu'un immature populaire, junkie et fêtard invétéré, préférant les douceurs de la vie à ses études. Et pourtant, dieu que ce jeune homme était ambitieux. A sa dernière réplique demeurant sans réponse donc, Blake se redressa dans un froissement d'étoffes, droit et fier, le regard brillant de cette étrange malice presque perverse comme il ne lâchait pas la belle du regard. Elle ne répondrait pas, mais soit, puisque la reine des glaces refusait d'avancer un mot, alors le sombre prince ne lui en murmurerait plus, pas plus qu'il ne lui porterait d'attention, à partir d'aujourd'hui. Milton avait cette fâcheuse tendance à donner tout ou rien, extrême dans son entier, c'était soit on avait pour soi son attention, dans le bon ou le mauvais sens du terme, soit vous l'indiffériez au plus haut point, à en paraître blessant tant vous paraissiez véritablement fantôme sans saveur ni intérêt à ses yeux. Alors le vert et argent la toisa une dernière fois, un sourire assuré au coin des lèvres, triomphal, peut-être un peu trop, comme sa voix incandescente s'éleva en un murmure.

    « Bien Ward, je vois que les mots étouffent ta gorge et que tu te perds en conversation. » fit-il dans un amusement cynique alors qu'il pencha légèrement la tête sur le côté, se donnant des airs de petit prince diablement agaçant et au comble d'une arrogance trop déployée. « Ce monologue me fatigue, moi qui te pensais différente et attrayante, sans doute ai-je eu tord pour une fois. L'exception qui confirme la règle. »

    Car Blake, mué dans son orgueil exemplaire, était persuadé avoir trop souvent raison, du moins au devant de certaines personnes avec qui il voulait un peu trop jouer. Sortant dès lors la carte de la provocation tout en lâchant ses mots acides, il eut un sourire volontairement hypocrite comme il se leva de sa chaise, ne détournant son regard de la belle rouquine que lorsqu'il tourna les talons, laissant dans son sillage un parfum épicé. Regagnant alors sa troupe d'amis, McOwell n'osa pas lui adresser un seul reproche, jetant néanmoins de temps à autres des coups d'oeil à la rouquine, dépité. Puis déjà, les rires regagnèrent les lieux, et l'on affubla Blake de questions quant à la reine des glaces restée dans son coin. Sujet qui détourna bien vite sur la petite soirée donnée par les Serpentards, ce soir, et dont Blake et Lust en demeuraient les organisateurs. Comme trop souvent.


hj : bon c'est pas terrible, dsl '--

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