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 Give me what I want... {Blake}

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Sasha I. Carlson

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MessageSujet: Give me what I want... {Blake}   Mer 15 Juil - 19:12

        Give me what I want
            Octobre 2092 ; Minuit

      Résumé des anciens épisodes : Faudra attendre *SBAAF*
      Sujet : Sasha I. Carlson & Blake Milton-White
      Présence autres joueurs : Non-désirée Du balai !
      Avatar : Sasha C. & Blake M.
      Crédit : Tif ©️

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Dernière édition par Sasha I. Carlson le Mer 15 Juil - 19:13, édité 1 fois
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Sasha I. Carlson

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MessageSujet: Re: Give me what I want... {Blake}   Mer 15 Juil - 19:12

    Une silhouette sombre arpentait doucement les couloirs du château, prudente et secrète, comme une ombre de mauvais augure qui aurait une mauvaise idée derrière la tête. Ses pas se faisaient de velours, glissant doucement sur les tapisseries au sol impeccablement propres, comme le concierge maniaque le désirait. Une main fine aux doigts gracieux glissait paresseusement le long du mur, évitant du mieux qu’elle pouvait les cadres des tableaux endormis. Pas un bruit en ces lieux si ce n’était celui d’un long tissu qui trainait au sol, glissant dans une attitude fantomatique. Pas de lumière non plus pour éclairer le long couloir sinueux et qui aurait été susceptible de réveiller l’une des peintures à l’en faire grogner, si ce n’était celle de cette Lune en quart dès lors qu’elle pouvait filtrer à travers une fenêtre. Et la silhouette se faisait de plus en plus féline à mesure qu’elle avançait, évoluant dans cette ambiance oppressante qu’était celle de la nuit. Elle finit par marquer une pause, tournant son visage vers une fenêtre qu’elle ne devinait que par la surface que le bout de ses doigts caressait ; un sourire imperceptible vint alors à se dessiner sur les lèvres roses de la délicate inconnue, alors qu’il lui semblait ressentir la chaleur froide de sa mère astrale caresser son visage et venir lui porter un faible espoir dans le cœur. Et son regard demeurait fixe tandis que sa chevelure prenait un aspect de reflets argentés… Seule une personne avait cette capacité de transformer l’or de ses cheveux en argent, sans que nul ne le sache pourtant, et ce soir, la créature se trouvait en dehors de son dortoir, comme pratiquement tous les soirs, ne faisant plus réellement la différence entre la nuit et le jour, comme si le noir dans lequel elle était plongée depuis presque un mois maintenant était devenue son seul et unique monde. Sasha ne pleurait pourtant pas sur son sort, l’acceptant pleinement sans jamais se plaindre une seule fois. Il lui arrivait parfois, au détour d’une conversation, de plaisanter sur la perte de son sens le plus important. Courageuse enfant qu’elle était, elle attendait patiemment que son regard indescriptible puisse voir de nouveau, et déjà elle savait que lorsque ce jour arriverait, jamais plus elle ne regarderait les choses de la même façon, profiterait très certainement de chaque matin pour voir le soleil se lever et la lune se coucher et inversement. Elle se ferait observatrice et se noierait dans la contemplation de chaque détail. Une autre pensée vint se présenter à elle, lui glissant qu’elle pourrait à loisir contempler l’étoile de son cœur, et alors un nouveau sourire glissa sur ses lèvres tandis que son organe battant tambourinait, chantant une ode à cet astre qui le réchauffait à chaque fois qu’elle pensait à lui.

    Alors la douce nymphe reprit sa marche, sa longue chemise de nuit noire trainant derrière elle, lui conférant une allure de reine, quand elle n’était que princesse des nuits sans fin. Guidée par ses pieds nus glissant sur les tapis rouges, elle ignorait où elle se rendait, n’ayant pas éprouvé le besoin d’indiquer une destination à sa baguette pour cette promenade nocturne. Cette dernière, par ailleurs, se trouvait coincée à l’horizontale dans la ceinture couleur de nacre qui maintenait fermement la poitrine juvénile de la jeune demoiselle. Un air frais vint à indiquer à la jeune fille qu’elle ne se trouvait plus très loin du hall. Mais elle n’avait nulle envie de se rendre au dehors, où l’air se faisait de plus en plus froid, signe que l’hiver n’allait plus tarder, saison favorite de la jeune fille de 17 ans. Bifurquant alors dans un autre couloir, ce furent des escaliers qui se présentèrent à elle et elle sut sans hésiter qu’elle se trouvait à l’entrée des Cachots, domaine exclusif des Verts et argents. Une fugace pensée prit un visage dans l’esprit de la belle, qu’elle chassa bien vite cependant, comme s’il était préférable de ne pas y songer, comme si une punition pouvait s’abattre sur elle si elle s’attardait dessus. Pourtant, elle releva un pan de sa longue robe noire, et amorça une descente prudente le long des marches poussiéreuses et dangereuses, jusqu’à finalement arriver tout en bas. Sa main se glissa de nouveau contre la paroi du mur légèrement humide alors qu’elle reprenait sa marche, sans chercher à s’arrêter. Préférant ignorer les bruits étranges des lieux, elle se laissa aller à fredonner doucement, une chanson que seule elle connaissait et qui semblait à chaque instant lui redonner un peu plus de courage. N’eut elle pas avancé de plus de 300 mètres qu’un interstice se présenta à elle, comme un pan de mur effrité ou une sorte de passage que l’on aurait mal refermé. Dame Curiosité la tenant contre elle, la rouge et or cessa tout geste jusqu’à palper les pierres du mur… Prenant alors la décision de pousser, l’étrange porte émit un bruit sourd avant de laisser un passage se profiler devant la jeune fille, qu’elle ne pouvait que deviner par l’air frais qui fit virevolter sa longue chevelure blonde. Légèrement hésitante, elle finit cependant par s’engouffrer dans le nouveau couloir, gardant toujours pour repère le mur sur lequel ses doigts fins et délicats s’attardaient De nouveau, ces derniers trouvèrent une nouvelle surface, boisée cette fois… Une porte entrouverte que la jeune fille curieuse et exploratrice acheva d’ouvrir avant de pénétrer dans les lieux, n’y entendant aucun bruit suspect qui l’auraient alors obligée à faire demi-tour. Et pour une fois, une fois seulement, elle aurait aimé pouvoir voir et savoir ce qui pouvait se trouver dans cette pièce… Elle ne tarda pourtant pas à le deviner, lorsque ses doigts rencontrèrent quelque chose de ferreux, qui cliqueta sous le passage de ses ongles. Palpant alors la chose, un hoquet de surprise franchit ses lèvres candides tandis que son visage semblait blanchir. Elle ne commençait qu’à comprendre quel était ce lieu dans lequel elle venait de se perdre… Reculant alors, lâchant les chaines qu’elle tenait quelques secondes auparavant, elle rencontra brusquement une surface en bois qui la fit violemment sursauter tandis que son esprit affolait émettait les suppositions exactes de ce à quoi cette chose pouvait servir. Alors elle recula de nouveau, mais ce fut autre chose que son dos rencontra, surface moins rigide mais humaine qui lui arracha un cri de frayeur alors qu’elle sentait son cœur s’affoler brusquement, persuadé sans doute que lui et sa maitresse allaient périr en ces lieux de mort et de désolation.

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MessageSujet: Re: Give me what I want... {Blake}   Ven 17 Juil - 15:37



Beauty and the Beast


Oh baby dont you know I suffer?
Oh baby can you hear me moan?
You caught me under false pretenses
How long before you let me go?
You set my soul alight.


    Alexander - « Blake, putain reviens ! »

    Une voix presqu'inquiète résonna dans les couloirs sombres et humides des cachots, comme une silhouette au pas vif et assuré disparaissait au coin du pan du mur de pierre. Passablement énervé, le Serpentard sur sa route frappa la paroi grisâtre et dure d'un coup de poing haineux, d'une force si virulente et glacée que sa peau râpa contre les briques froides, à lui empourprer sa peau blanche de tâches rougeâtres. Mais qu'importait, rien n'importait, ni la douleur de l'instant, ni cette colère fulgurante qui lui avait fait quitter les lieux, ni même le fait qu'il pouvait être surpris par un préfet ou un professeur après les couvres-feux ; qu'ils aillent tous en enfer, par ailleurs. Le trouble avait assailli l'esprit du sombre prince ce soir qui n'avait eu envie de parler à personne, malheureusement pour lui, son lot de popularité entraînait de même un flot d'admirateurs se jetant sur lui dès lors qu'il passait une porte, et la solitude n'en était que plus difficile à apprivoiser. De conversation en conversation, essuyant sans rien dire les "est-ce que ça va Blake ?" mais faisant un peu plus monter sa colère de seconde en seconde, Blake avait explosé et était parti sous le regard étonné de ses amis, mué dans une rage fulgurante. Bien sûr que non, que rien n'allait ; question stupide qui ne méritait pas même de réponses ; il n'allait pas bien, se sentait un peu plus aspiré dans les affres d'un trouble opaque lui prenant aux tripes et lui enserrant le coeur. Partout il se sentait demandé, on comptait sur lui, on cherchait en lui toute sorte de réponses ; Blake trouvera la solution. Et tous ces regards se braquant sur lui, bien trop, il avait aimé sa popularité au paroxysme et se noyait à présent dans les yeux et les attentes des autres. De flirt en flirt, de rires en rires, un flot de personnes qui s'accrochaient à lui avec tant de véhémence qu'il ne parvenait plus à respirer. Il asphyxiait... Ici et là, partout en vérité, on le quémandait, on lui faisait ample de reproches, conséquences de jeux malsains qu'il s'était employé à faire par amusement : "Pourquoi tu ne m'aimes pas Blake ? Aime-moi, aime-moi..." ; tant de réprimandes qu'on lui desservait avec ce regard implorant... Le jeu du Serpentard s'était retourné contre lui, rongé par les effets néfastes de ses propres jeux cruels, il se sentait asphyxié. Puis en outre, tiraillé entre sa cousine, sa Gryffondor et sa Sasha qu'il avait du repousser par une missive un peu trop sèche quoique toujours pleine d'une déclaration enflammée, il ne savait plus où aller. Sans repère, puisqu'il avait toujours été le meneur, il avait aujourd'hui besoin d'un guide, bien que sa fierté se refusait à l'affirmer.

    Aussi avait-il ressenti ce besoin d'exploser ; déambuler dans la fraîcheurs des couloirs, se détendre l'âme au simple son de ses pas résonnant en écho, et peu à peu, sa marche devint moins vive, plus calme, son souffle décéléra, son regard perdit de sa froideur légendaire au profit d'une incompréhension et d'un mal être lui tiraillant l'âme, mais il se sentait déjà mieux, vidé, plus apaisé. Ses yeux noisettes se posèrent sur son poing qu'il referma pour mieux en aviser la blessure, portant dès lors instinctivement sa légère plaie aux lèvres, lui laissant un goût de sang âpre dans la bouche. Mais le Serpentard ne tiqua pas, curieusement ce goût désagréable à tant d'autres lui plaisait ; l'amertume et les effluves abruptes en émanant semblaient le renvoyer à sa propre condition. C'est ainsi que le jeune homme déambula dans les couloirs allumés à la lumière froide des torches apposées sur le mur, pensif et ne regardant parfois pas même où il allait, tentant de reprendre son calme dans la fraîcheur frissonnante des cachots. Ce fut en passant devant une porte de bois légèrement branlante qu'un bruit attira son attention ; des cliquetis de métal provenant sans doute de la salle des tortures. Un fantôme sans doute, nostalgique du temps passé où l'on décapitait rois et où l'on démembrait les traitres... Ou bien un élève trop curieux. Quoiqu'il en soit, cela éveilla l'intérêt du Serpentard conscient qu'à présent sa colère légèrement retombée, il n'avait rien d'autre à faire à cette heure-ci que de faire demi-tour, chose dont il n'en éprouvait pas l'envie pour l'instant. Aussi, le jeune homme poussa la porte qui s'ouvrit dans un grincement sinistre, avisant de son regard perçant les ténèbres de la pièce avant de sortir sa baguette qui s'enveloppa dans un halo de lumière suite à un informulé. Puis soudain, arrivant de nulle part -trop frêle silhouette voilée dans la pénombre pour qu'il ne l'ai repérée du premier coup d'oeil-, il sentit une personne se heurter contre lui, avant de pousser un cri de surprise et de se retourner en sa direction. Et aussitôt, la lumière blanche et tamisée de sa baguette illumina le visage parfait de Sasha, laissant le palpitant du sombre prince faire un bond dans sa poitrine. Dans sa dernière missive, il lui avait évoqué le besoin de s'éloigner de Sasha, par faute d'une culpabilité qu'il ne se connaissait pas, mais aussi à cause de ce trouble permanent qui venait par ailleurs de l'assaillir quelques minutes plus tôt. Par ce qu'il ne savait que faire, ni quoi penser ou éprouver, partagé entre l'amour fou qu'il portait pour sa princesse indienne et la tendresse qu'il attribuait à son autre Gryffondor... Pour rendre Sasha heureuse, encore fallait-il l'éloigner de lui. Et alors que Blake se demandait, troublé, s'il se devait de parler ou de partir, éviter la demoiselle ou provoquer leur rencontre, un silence s'installa durant lequel le ténébreux jeune homme la toisait, perdu et amoureux, tandis que la belle se mit à frémir de peur. Ce fut par ailleurs ses frémissements, qui eurent raison du dilemme du Serpentard.

    BLAKE- « Je ne voulais pas te faire peur. » fit-il de sa voix suave sans jamais la quitter des yeux. « Qu'est-ce que tu fais ici Sasha, tu t'es perdue ? »

    La voix du jeune homme se perdait entre tendresse, froideur et réprimande. De la tendresse pour cet amour fou qu'il lui portait, lui donnant l'envie de la prendre dans ses bras, la blottir dans sa chaleur, parcourir la moindre parcelle de sa peau de monceaux de baisers et de caresses peu sages. De la froideur pour cette distance qu'il se disait vouloir mettre dans sa précédente missive, malgré elle, malgré lui, mais pour son bien. Et une touche de réprimande parce que la belle aveugle ne devrait pas avoir à descendre seule sept étages pour venir se fourrer dans la froideur des tombeaux que constituaient les sous-sols.

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MessageSujet: Re: Give me what I want... {Blake}   Lun 20 Juil - 20:30

    Ce noir lui pesait, plus que jamais en cette nuit, ignorant ce qu’elle touchait, ce qu’il pouvait se trouver devant elle ou l’entourait. Elle devinait cette salle de torture dont on lui parlait de temps à autres, dans les discussions tournant sur les ragots misant l’horreur et le sadisme de l’ancien temps. Cette salle ne servait plus depuis longtemps, mais désormais, Sasha y sentait le suintement du sang, de la sueur et les hurlements sans fin. L’imagination faisant le reste tout naturellement, et elle ne pouvait qu’imaginer les élèves que l’on accrochait aux chaines dans le but sans doute de les fouetter, ou selon le sadisme du concierge ou des professeurs, sans doute les laissait on face à un épouvantard, sans la moindre capacité de défense… Alors la peur fondit sur elle, comme l’aigle sur sa proie, lui arrachant de profonds tremblements, jusqu’à finalement créer un début de crise d’angoisse. Lâchant alors les chaines qu’elle caressait quelques secondes auparavant du bout des doigts et dans lesquels elle crut se voir attachée, elle recula, sa main se posant sur cette surface de bois légèrement humide, témoignant du peu d’importance que l’on accordait désormais à ces lieux… Priant pour que ce ne soit pas du sang, elle recula de nouveau, se détachant de la surface inconnue, comme si cette dernière pouvait la brûler ou lui infliger une nouvelle vision d’horreur si elle en arrivait à reconnaître la torture que l’on exploitait sur cette dernière. Vint cette respiration saccadée alors que de nouveau, ses pas marchaient à l’inverse, reculant devant un ennemi invisible sans même se douter une seconde qu’une personne de plus se trouvait dans cet endroit de mort et de peur. Sans doute l’aurait elle sut si son regard azur ne lui avait pas tant fait défaut, à l’handicaper autant… Alors son dos fin et légèrement dénudé rencontra une nouvelle surface, ferme mais qui n’avait rien de commun avec la salle dans laquelle elle se trouvait, ou sans doute que si, elle n’aurait su le dire à l’instant, lâchant un cri de surprise où se mêlait sa peur si ancrée en elle et accentuant plus que jamais sa crise d’angoisse. Son cœur se fit plus rapide, tandis que ses yeux aveugles s’affolaient dans leur orbite, cherchant à voir dans cette obscurité persistante, son corps tout entier alors se mit à trembler, prêt à lâcher ; ses jambes ne tarderaient très certainement plus à la laisser tomber au sol, sans qu’elle n’ait quoi que ce soit pour se rattraper. Et le silence se faisait insistant, troublé seulement par la respiration saccadée de la belle nymphe, jusqu’à ce qu’une voix s’élève, suave, dans un ton mêlant la tendresse, la froideur et sans doute un reproche. Une voix que la Gryffondor ne connaissait trop bien, en rêvant même la nuit, lorsque ses yeux se fermaient pour le pays des songes…

    BLAKE- « Je ne voulais pas te faire peur. Qu'est-ce que tu fais ici Sasha, tu t'es perdue ? »
    SASHA : « Blake ! »

    N’y tenant alors plus, la jeune fille lâcha des sanglots dignes d’attendrir même le pire des ogres, délivrant ainsi sa peur à sauter dans les bras du Serpentard, ses bras entourant sa nuque alors que ses larmes se déversaient sur sa veste. Secouée de larmes lui déchirant le cœur, elle délivra tout ce qui lui pesait en l’instant, de sa peur de cet effroyable endroit à son amour pour le vert et argent qu’elle ne pouvait lui avouer. Un trop plein d’émotion la quittant et dont le départ ne pourrait que faire un bien fou à la jeune demoiselle à la chevelure oscillant désormais entre le blond et le brun. Couleur persistant depuis la soirée donnée en l’honneur des morts des précédents incidents, au moins tout autant que la marque refusant de s’effacer sur la surface dorsale de la belle. Elle ne lui répondit pas tout de suite, continuant d’évacuer ses troubles durant moins d’une minute, jusqu’à ce que finalement, les larmes se fassent moins nombreuses et que les sanglots étouffants disparaissent. Se redressant alors, repoussant quelques mèches de cheveux derrière ses oreilles, elle laissa son regard blessé divaguer, sans jamais accrocher le visage de celui pour qui elle se sacrifiait peu à peu… Portant ses mains à son propre visage, elle essuya les quelques larmes qui perlaient encore, honteuse de s’être ainsi laissée aller contre le jeune homme, elle qui ne voulait pas pleurer devant lui, désirant se montrer forte quand bien même elle ne l’était pas tant que cela. Séparant doucement son corps du sien, son esprit se remémorant alors les écrits de son amant, elle fit un pas en arrière, retrouvant le monde réel, l’affolant de nouveau jusqu’à lui arracher de nouveaux tremblements sous la brise glaciale qui s’engouffra à travers quelques interstices. Elle ne pouvait pas cacher cet effroi, pas longtemps tout du moins. Se remémorant alors les paroles de son tendre amoureux, elle finit par lui répondre, hésitante et toujours aussi apeurée, à ce qu’en témoignait son regard agité et ses doigts tenant fermement un pan de sa longue robe noire.

    SASHA : « Je… Oui… Je savais que je me trouvais dans les cachots, mais… Cet endroit me terrifie… » De nouvelles larmes coulèrent sur ses joues, alors que sa voix de nouveau se saccadait. « Je t’en prie, fais moi sortir d’ici, j’ai peur… Je sens que je vais de nouveau craquer si je reste une seconde de plus »

    Termina t’elle dans un nouveau sanglot alors que ses mains cachaient son doux visage sensible… N’y tenant plus, elle finit par se laisser tomber au sol, sa robe s’éparpillant autour d’elle. Elle n’en pouvait tout simplement plus, morte de peur, d’angoisse, et surtout, d’amour… Elle eut alors la pire réaction qu'elle pouvait avoir, répétant inlassablement les mêmes mots...

    SASHA : « Pardon... Je t'en prie, pardonne-moi Blake... »

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MessageSujet: Re: Give me what I want... {Blake}   Mar 21 Juil - 22:12

i would die for you
I will burn for you
Feel pain for you
I will twist the knife
and bleed my aching heart
And tear it apart



    La belle, dans ses frémissements incontrôlés, affolait son coeur d'une douleur impardonnable dont il ne trouvait le terrible remède. A la voir ainsi, terrifiée et au bord d'un malaise qui ne se sentait que trop, le jeune homme, porté par son amour inconditionnel et toujours bien présent malgré sa dernière volonté de l'éloigner de lui, n'avait que cette envie de la prendre dans ses bras, la protéger du monde extérieur, l'emmener loin d'ici, loin de cette obscurité pénétrante, dans un monde fait de mousse blanche et de lys au parfum sucré pour qu'elle ne s'apaise enfin. Son regard habituellement trop froid s'adoucit considérablement, lorsque son palpitant semblait vouloir hurler à celle qu'il pensait être l'amour de sa vie de cesser d'avoir peur ; car il était là. Il était là pour elle, pour la protéger, de loin s'il le fallait, l'aider à surmonter les obstacles... En outre, son coeur saignait de la voir si affolée, petite brebis perdue quand lui se faisait loup masochiste amoureux de ses courbes, de sa voix, de sa peau et de son souffle. Alors, sa voix s'éleva, ne supportant plus la détresse de sa princesse indienne prisonnière des ténèbres, d'un murmure suave qui portait en son sein de la douceur et de l'amour, comme de la froideur et une certaine distance. Dieu qu'il se haïssait d'être ainsi, à ne pas savoir ce qu'il voulait, à avoir peur de la détruire, à être aussi acide que l'arsenic sur votre peau, car il n'augmentait ainsi que le malheur de la belle, ainsi que le sien propre. Et soudain, la belle fondit en larmes, arrachant à Blake un regard amoureux voire suppliant, comble d'un amour aveugle et entier pour un sombre jeune homme de sa trempe qui n'en avait jamais adressé aucun, pas même à sa propre mère lorsque, au bord de la folie, elle lui demandait doucement qui il était. "Mon amour ne pleure pas", étaient les doux mots se lisant dans ses prunelles ambrées, quand bien même il savait qu'elle ne pourrait les voir, il maudissait en l'instant cette nuit fatale où les attentats leur avait ôté quelque chose de précieux. Combien n'aurait-il pas donné pour perdre la vue afin de lui donner la sienne, à elle, son ange fait de douceur et de lumière, celle qui affolait son coeur, ses sens et sa respiration. Celle sans qui il ne se sentait plus vivre. Aussitôt, la belle affolée se jeta dans ses bras, se pendant à son cou, l'amoureux transi ne put s'empêcher de resserrer son étreinte, baguette toujours en main, comme il posa sa joue contre la sienne, fermant les paupières à ce contact qu'il n'espérait plus. Combien de nuits, et combien de jours, n'avait-il pas rêvé à ce que, une nouvelle fois, ses doigts et sa respiration ne viennent caresser sa peau, qu'il retrouve sa moitié dans ses bras, à ne plus s'en séparer, et qu'il s'unissent jusqu'à ne plus en pouvoir, jusqu'à ce que la mort ne les sépare. Caressant les cheveux blonds de sa princesse indienne, il huma son parfum, remerciant intérieurement et avec ferveur, la fatalité qui l'avait poussée dans ses bras, à en sentir son tour de hanches fin, si fin entre ses mains de loup puissant, lui qui pourtant avait fait le voeu de s'éloigner. Mais son amour transcendant était trop fort, car porté par ses sentiments qu'il portait en étendard pour la belle de ses nuits, plus rien, soudain, n'avait d'importance. Ni ces murs froids, ni les autres, ni cette lettre, ni la brise glaçante. Il n'y avait qu'elle. Elle à réchauffer, elle à réconforter, elle à aimer. Dieu qu'elle était belle, sa Sasha, même en pleurs, le visage apeuré, le regard humide et le cheveu entremêlé, elle était la consécration d'une oeuvre d'art, une gravure d'une beauté rare, des yeux écarquillés en amande et une bouche aux teintes rouges fruitée et délicate. Qu'il avait envie d'y goûter, qu'il voulait la couvrir de baisers, qu'il avait envie d'elle, tout de suite... Qu'il se maudissait de vouloir un ange quand lui n'était qu'un diable aux mille et une conquêtes, simple junkie qui n'avait rien à lui offrir, sinon la déchéance. Cette pensée lui retourna l'estomac, et endormit son envie de la faire sienne dès maintenant, les effluves soudaines d'une culpabilité presqu'infondée lui firent taire son désir. Il n'avait pas le droit d'aimer une créature comme Sasha. Puis la belle se détacha, sous un élan de battement de coeur de son prince qui s'arrêta aussitôt, peiné de devoir mettre un terme à leur étreinte. Et alors qu'elle fuyait son regard, lui la dévisageait, un sourire aux lèvres malgré lui, amoureux, tendre, passionné et comblé malgré tout. Il sentait de seconde en seconde son palpitant battre une cadence sans rythme précis, à lui en faire mal à la poitrine, s'arrêtant parfois, prêt à se bloquer, à s'éteindre, à lui faire perdre le souffle pour une beauté aussi transcendante. Qu'il aurait donné beaucoup, pour la prendre dans ses bras une nouvelle fois. Quelques secondes seulement, minimes, mais il en serait le plus heureux des hommes.

    SASHA : « Je… Oui… Je savais que je me trouvais dans les cachots, mais… Cet endroit me terrifie…Je t’en prie, fais moi sortir d’ici, j’ai peur… Je sens que je vais de nouveau craquer si je reste une seconde de plus . »

    Et la belle s'effondra à terre, épuisée et secouée de larmes, sous le regard terriblement inquiet de son prince qui se voulait sauveur, qui se voulait présent, qui se voulait pour elle, tout entier et à jamais. Et en l'instant, peu lui importait si elle en aimait un autre, peu lui importait la peur de la blesser d'avantage, peu lui importait les autres. Il n'y avait qu'elle dans son monde et dans son esprit, elle le possédait corps et âme, pauvre diable qu'il était prêt à tout lui offrir sur un simple claquement de doigts. Et aussitôt tombée à terre, le sombre jeune homme se pencha vivement vers elle, posant sa baguette au sol, il ôta sa veste avant de la poser sur ses bras, frictionnant ces derniers afin de la réchauffer un peu plus.

    BLAKE- « Mon amour ne pleure plus » murmura l'amoureux transi et aveuglé par la beauté de sa princesse, comme cette dernière sanglotait encore.
    SASHA : « Pardon... Je t'en prie, pardonne-moi Blake... »
    BLAKE- « Je suis là. »

    Un murmure tendre et amoureux, comme il l'aidait à se relever, attrapant la fébrile jeune fille contre lui et la calant contre son torse, si bien que ses jambes pouvaient la lâcher, sa tête lui tourner ou le souffle lui manquer, il la rattraperait pour que plus jamais elle ne tombe et se heurte au sol glacé. Resserrant son étreinte comme il caressa d'une main douce les cheveux de la belle, si émouvante dans sa détresse, il lui souffla à l'oreille des mots sincères et déterminés. Le prince n'en pouvait plus de voir sa princesse prisonnière des ténèbres.

    BLAKE- « Sasha, je vais tout faire pour que tu retrouves la vue. Tout. Tu m'entends Sasha ? »

    Il attendait que la belle ne hoche la tête avant de la caler contre lui de nouveau, la berçant légèrement d'un mouvement léger et imperceptible, promenant ses lèvres sur sa peau, désireux d'y perdre un baiser et de la caresser encore. Car déjà, le sombre prince était prêt à s'investir entièrement, tout sacrifier, passer des journées entières à lire des livres poussiéreux pour aider sa dulcinée... Et sur ces mots, un Je t'aime incontrôlé vint franchir la barrière de ses lèvres, qu'il ne regretta pas, qu'il murmura tendrement, calmant les hoquets légers de sa douce.

    BLAKE- « Je suis là. » répéta-t-il alors, « Je te tiens, tu ne tomberas pas tant que tu seras près de moi, je te le promets. »


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MessageSujet: Re: Give me what I want... {Blake}   Mer 22 Juil - 18:30

    Apeurée, elle se laissa glisser contre le jeune homme, entourant sa nuque de ses bras tandis que son visage venait se perdre contre son épaule, sa joue contre la sienne, dans une étreinte qui n’était que trop innocente… Morte de peur et affolée, elle ne voyait pas le mal d’un tel enlacement, sa conscience venant à lui rappeler par moments les mots troublants d’une lettre qui lui avait fait plus de mal que de bien, mais dont elle comprenait parfaitement l’intention cachée. Ne jouant ni de ses lèvres pour lui soutirer un baiser, ni même de ses doigts pouvant se muer en caresses, elle laissa échapper par des sanglots et des larmes son malheur qui ne lui pesait que trop en ce jour. Les ténèbres ne cessaient de l’envelopper, comme une prédiction à une prédisposition… Allait-elle demeurer aveugle toute sa vie ? Devrait-elle se contenter pour une durée indéterminée de ne voir que le noir ? Elle ne cessait d’imaginer les couleurs dans son esprit, de se remémorer des objets qu’elle ne connaissait que trop… Mais tout finissait par devenir fade, sans vie, sans attrait. Elle en était arrivée à maudire l’incident qui avait provoqué cette cécité, elle qui pourtant, jusqu’à présent, s’était montrée forte face à la perte de son sens le plus précieux. Son courage avait ses limites lui aussi, et en ce jour, elle ne voulait plus faire semblant, en l’instant, elle ne voulait plus être forte, préférant se cantonner dans le rôle d’une jeune femme perdue, malheureuse et blessée. Elle avait trouvé les épaules pour pleurer, et pourtant, elle refusait de se laisser aller ainsi face à lui, comme pour lui prouver qu’elle n’était pas une jeune fille faible, qu’elle pouvait se contrôler… sans y réussir toutefois… Le parfum de celui qui avait été son amant l’enveloppa alors ; se faisant manteau de soie qu’elle ne voudrait certainement plus quitter à l’avenir ; et qu’elle respira tandis que les doigts du jeune homme glissait dans sa longue chevelure à la couleur partagée. Par merlin, que ce simple contact était doux, rassurant un tant soit peu la jeune Carlson qui dès lors, ferma les yeux pour en apprécier la caresse. L’étreinte se resserrait une main puissante venant alors posséder ses hanches fines, jusqu’à lui arracher un frisson situé entre l’extase et la peur… Ses sanglots vinrent à s’évanouir, la belle n’hoquetant plus que par moments, guidée par les gestes rassurants de celui qu’elle aimait d’un amour de fée. Ce contact, simple et qui pourtant en demandait beaucoup, finit par calmer la belle qui se détacha doucement du Vert et argent, désolée, et le visage souillé par ses larmes persistantes qu’elle tenta alors d’effacer d’un revers de main. Elle savait qu’elle n’avait pas le droit de s’attarder dans ses bras, même amoureuse, car un tel geste ne signifiait que trop pour les deux jeunes gens. Elle l’aimait à s’en laisser dépérir sans jamais le montrer pourtant…mais il n’était pas pour elle, appartenant à une autre avec qui il était explicitement, et encore une autre à qui Sasha se refusait de briser le cœur, amie fidèle à laquelle la rouge et or tenait trop. Une situation qui ne convenait cependant pas à la semi fée qui entrevoyait son sort sans le révéler, sans s’attarder dessus, jusqu’à accepter sans rechigner les conditions de son destin… Elle avait pourtant beaucoup à lui offrir à ce jeune homme, de son amour à sa propre vie, sans qu’elle ne lui laisse entrevoir le trésor de son existence, jugeant peut-être qu’il était trop tôt pour qu’il sache ce qu’elle était et qui elle était… Fille de la Lune et des eaux dont l’amour épique, souvent se terminait tragiquement.

    De nouvelles paroles quittèrent les lèvres de la jeune demoiselle dont le cœur battait à tout rompre, prêt à éclater sous une peur terrible, fragile comme celui d’un petit oiseau. Et alors, elle s’effondra au sol, éclatant de nouveau en mille sanglots, partagée entre la peur de l’endroit et cet amour qu’elle portait au Serpentard sans pouvoir lui en faire part. Blessée et anéantie, elle se laissa à croire qu’il valait mieux qu’elle disparaisse un jour de sa vie, quitte à y laisser la sienne, afin qu’il se porte comme un charme et que plus jamais il ne se trouve partagé entre sa conquête et elle, parasite amoureux qui s’était accroché à lui. De nouvelles larmes quittèrent alors son regard unique, qu’elle tenta de cacher sous ses mains fines et blanches. Honteuse de pleurer de nouveau devant le jeune homme… Elle sentit alors une veste se poser sur ses épaules, et dont le parfum vint de nouveau envelopper la jeune fille à lui en arracher quelques frissons… Résonnèrent alors les paroles de son amant, tandis qu’il l’aidait à se relever, la conservant contre lui. Ses mains posées contre son torse, elle sentait son cœur battre sous ses doigts, de battements rapides et incontrôlés qu’elle tenta de calmer par ce simple geste. Faible… Elle était et se sentait plus que jamais faible face au jeune homme, face au sentiment qu’elle lui portait, si véridique et si pur, et qui désormais, la rendait plus que malheureuse. Accablée de ne pouvoir avoir ce jeune homme là pour elle quand c’était en réalité, la seule et unique chose qu’elle désirait dans sa vie.

    BLAKE- « Sasha, je vais tout faire pour que tu retrouves la vue. Tout. Tu m'entends Sasha ? »

    De nouveau, des paroles qui s’élevèrent et qui chamboulèrent la jeune fille au plus profond d’elle-même, jusqu’à lui arracher des larmes silencieuses cette fois, tandis qu’elle calait sa tête contre l’épaule du jeune homme, acquiesçant d’un signe de tête, jusqu’à ce qu’elle se serre contre lui, son cœur battant au même rythme que le sien, l’un de ses bras venait entourer la nuque de son sauveur, de son prince. Elle sentit alors ses lèvres glisser sur sa peau diaphane, à lui en arracher de doux frissons. Si bien dans ses bras qu’elle ne pensait plus qu’à l’embrasser de nouveau, pour le bien de sa propre personne et surtout, pour le remercier d’être là quand il n’aurait pas même dû faire attention à elle. Alors, un « je t’aime » l’acheva entièrement, lui arrachant à travers ses larmes salées un léger sourire, si désolé pourtant.

    BLAKE- « Je suis là. Je te tiens, tu ne tomberas pas tant que tu seras près de moi, je te le promets. »
    SASHA : « Ne me laisse pas Blake… » finit-elle par glisser à son oreille, sa main venant se perdre dans sa chevelure noire. « ÉG hafa svo þörf óður í þú… ÉG vilja þú »*


    Détournant la tête jusqu’à lui, elle frôla alors ses lèvres des siennes, désireuse de lui soutirer ce baiser, de goûter de nouveau à ses lèvres… Le souvenir permanent de cette lettre pourtant, l’en empêcha, lui faisant clore son regard dans une attitude de souffrance, alors qu’elle baissait de nouveau son visage.

    SASHA : « T’aimer m’est interdit n’est-ce pas ? Casey… Delilah… Elles en souffriraient si je le faisais… »


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MessageSujet: Re: Give me what I want... {Blake}   Ven 24 Juil - 20:34

    La douce voix de la jeune fille au regard éteint mais empli de larmes qui se tarissaient alors lui parvint en écho dans une douce mélopée dont il savait qu'il ne pouvait plus se passer. La froideur des sous-sols n'avait plus d'importance, seule la chaleur qu'il pouvait octroyer à la Gryffondor en la calant ainsi dans ses bras comptait alors, porté par les battements affolés de son coeur. Et pourtant il lui revint en cet instant en mémoire, les terribles paroles qu'il avait un jour murmuré à Delilah, si sincères et cyniquement amusées : "Nous ne sommes pas faits pour aimer". Lui qui avait toujours prôné une vie de libertinage et d'amusements vils et souillés reposant sur de la luxure, il s'était pourtant entiché d'une demoiselle dans sa vie, s'était attaché à une autre qui n'avait jamais été que sa poupée, et à présent demeurait obsédé par la silhouette de cette fille qu'il avait dans les bras. S'était-il trompé, était-il possible que lui, jeune homme sombre de mauvaise foi, ne se soit fourvoyé dans ses dires ? Ou bien au contraire pensait-il vraiment aimer quand tout n'était qu'illusion... Et pourtant il sentait son myocarde battre à tout rompre, son souffle s'accélérer et ce sentiment de bien-être monter en lui crescendo, tel une symphonie à la fois douce et vivace. A la sentir ainsi dans ses bras, il aurait pu figer le temps dans une éternité qui n'en finirait plus, à sentir sa peau sous ses doigts et ses hanches fines à la paume de ses mains. Puis soudain, ce sentiment trop vil et obsédant de ne vouloir l'avoir que pour lui, cette folie prenante de la faire sienne, qu'elle ne soit qu'à lui, de lui ôter la vie à en enfermer sa beauté dans un cercueil de verre, horrible folie meurtrière d'un amoureux transi aux bords de la déraison. Son esprit divaguait encore, et pourtant le jeune homme n'avait ni goûté à ses lèvres ce soir ni même à son envoûtement de fée qui pourtant l'embrasait encore. Sans le savoir, Sasha avait été à elle seule son aphrodisiaque, sa Vénus portée en idolâtrie dont il ne pouvait se passer, et les efforts qu'il faisait en l'instant étaient surhumains et témoignant d'une volonté monstre. Il usait alors ses forces à ne pas plus la toucher, à taire son palpitant, à calmer sa folie en la déguisant en une apparente raison qui n'était pas. Qu'il était à la fois doux et acide, que d'aimer d'une passion aliénée. Alors, les mots de la belle Sasha résonnèrent doucement, d'un murmure à peine audible mais d'une symphonie enivrante, comme la main fine de la demoiselle vint glisser dans ses cheveux d'ébène, lui arrachant alors un frisson de désir intense qu'il dût réprimer.

    SASHA : « Ne me laisse pas Blake… ÉG hafa svo þörf óður í þú… ÉG vilja þú »

    Paroles terribles à son coeur déjà affolé par les effluves d'une déraison trop forte, de son amour obsédant, de sa passion enflammée... Blake ferma les yeux alors que les lèvres de la douce vinrent frôler les siennes, se sentant alors ailleurs ; la belle était son ectasie dont il était devenu dépendant : il lui fallait sa dose chaque jour que dieu faisait, et alors la sérénité de la princesse indienne l'apaisait, provoquant ce manque atroce lorsqu'elle se trouvait loin de lui. Ne sachant que répondre, ni même que penser, le sombre prince se laissa aller à écouter la chamade décadente de son coeur, lui criant avec force de l'embrasser et de la garder pour lui ; la séquestrer dans cette pièce pour en contrôler son corps et son âme, folie meurtrière qu'il effaça d'un hochement de tête indescriptible. Et si les paroles de la douce s'avéraient sincères, alors c'était qu'elle en avait fini de son autre Serpentard, que , peut-être et finalement, elle l'aimait véritablement en retour. Mais que faire lorsque l'on se sait diable qui dénature les anges, que faire lorsque l'on veut posséder l'autre au point de lui ôter la vie, que faire lorsque l'on savait qu'en écoutant son coeur, l'on pouvait faire du mal à l'autre femme de sa vie ? Delilah demeurait certes sa cousine, mais plus qu'un lien famililal c'était une relation fusionnelle qui s'était installée entre les deux cousins, et quand bien même l'envoûtement involontaire de Sasha lui faisait perdre la raison, il gardait sa lucidité toutefois troublée, et se perdait dans son raisonnement décousu et brumeux. Et pourtant, quelque part ancré au fond de lui, Blake avait cette divagation folle qui lui hurlait cette solution pourtant si simple : si elle le voulait lui, alors qu'elle s'en empare, qu'elle ne soit qu'à lui, qu'ils s'aiment et se désirent, jusqu'à sombrer dans la passion la plus sauvage... Pourquoi s'imposer tant de barrières quand tout pouvait être si simple... Mais le prénom de Casey revint alors en écho au creux de son palpitant, habituellement lointain lorsque Sasha était dans les parages, il ne pouvait se lancer dans une idylle alors qu'il se sentait à ce point perdu. Si seulement tout était si simple, si seulement il avait eu raison depuis le début, si seulement il n'était pas fait pour aimer, nul autre que lui-même. Ne sachant que répondre, le jeune homme se fit pensif, baissant son regard à son tour il s'empara délicatement des mains de Sasha alors qu'il cherchait une issue, plongé dans ses réflexions. En vérité, tout était tellement plus simple lorsqu'il s'adonnait à des relations sans lendemain, et Blake commençait à doublement comprendre pourquoi il avait toujours prôné une vie de libertin. Mais le trouble en son coeur éveillé par cet étrange envoûtement ne le quittait toujours pas ; il la voulait et la repoussait à la fois, car conscient qu'il n'avait pas le droit de s'afficher avec cette dernière, déjà investi dans une histoire et affublé par sa conscience qui voulait la protéger de lui-même. Si Sasha suivait, la folie de Blake finirait par avoir raison de cette dernière.

    SASHA : « T’aimer m’est interdit n’est-ce pas ? Casey… Delilah… Elles en souffriraient si je le faisais… »

    Le silence s'installa de nouveau, tandis que toujours pensif le jeune homme dardait leurs mains liées de son regard ambré. Etrange mais lucide question qu'il ne s'était jamais posé auparavant, se gaussant de ces jeunes filles tombant amoureuses de lui ; du diable en personne, du pire salaud de Poudlard, du marionnettiste pervers et sadique de ces dames. Qu'elles étaient naïve et fragiles, stupides d'aimer ainsi le premier beau parleur, qu'elles les faisaient bien rire, Delilah et lui lorsqu'il contait ses dernières histoires de coucherie rocambolesques à sa cousine... Et ce soir pourtant, Blake se trouvait confronté à une situation qu'il n'avait que peu vécu, se devant de repousser la demoiselle à cause des affres d'une culpabilité mordante, comme avancé dans sa précédente missive. Alors il redressa la tête, affubla ses lèvres d'un sourire en coin mais assuré que Sasha ne put voir, et sa voix suave s'éleva en un murmure incandescent.

    BLAKE - « Ce n'est pas interdit. C'est seulement amplement déconseillé. » Une légère pause marquant un silence léger avant de reprendre. « Je suis du poison pur Sasha, la période de latence est simplement plus rapide pour certaines que pour d'autres. Mais un jour ou l'autre le venin finit par agir. »

    Le venin comme la plus vil des substances, poison et remède à la fois, indicible souffrance s'insinuant dans le sang et ce jusqu'aux artères... Ne sachant que répondre d'autre, le jeune homme déposa un baiser sur la joue humide de sa princesse, lui murmurant alors un "Je te ramène à ton dortoir", avant de se pencher afin de récupérer sa baguette toujours enveloppée d'un halo de lumière blanche. Attrapant alors doucement Sasha par la main, s'assurant que la veste posée sur ses épaules tenait toujours en place et la réchauffait un tant soit peu, le jeune homme l'entraîna alors au dehors, s'assurant qu'elle ne marchait pas d'un pas hésitant, avançant sans trop de précipitation pour laisser le temps à la douce aveugle de prendre ses repères, il s'engouffra alors dans les couloirs, tenant toujours la main frêle de Sasha dans la sienne, et alors que le silence se faisait léger, il vint le rompre d'un murmure pensif.

    BLAKE - « Si je ne t'avais pas envoyé la lettre, et que ce soir je t'aurai demandé de venir au bal avec moi... M'aurais-tu accompagné ? »

    Question laissant traîner bien trop de sous-entendus, alors que le sombre prince tourna son regard ténébreux sur Sasha, sentant son coeur s'alourdir d'une culpabilité nouvelle. Devait-il vraiment se torturer au point de vouloir la questionner à ce sujet ?


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MessageSujet: Re: Give me what I want... {Blake}   Sam 25 Juil - 17:35

    Il lui était dur de demeurer dans ses bras tout en sachant que jamais sans doute elle ne pourrait réellement l’avoir pour lui. Son sort se profilait, tout doucement, orée lumineuse semblable à un lever de soleil ou de lune, mais certainement bien plus paresseuse que ces deux astres. L’éclat des rayons de son destin lui caressait doucement le cœur, à l’en faire frissonner tant la douce litanie se faisait cruelle, prenant pourtant pour première forme l’espoir… Il n’y avait pas un matin, pas un soir où la douce rouge et or n’espérait pas que la situation change, que le diable au regard abyssal soit sien… Et à chaque nuit pourtant, elle maudissait son don, responsable de cette folie amoureuse dont il commençait à se détacher quand elle se faisait de plus en plus éprise ; elle jalousait de même ces deux demoiselles chères au cœur de celui qu’elle voulait combler, et pourtant, jamais ne le montrait, demeurant égale à elle-même, peu rancunière en vérité, et prête à tous les sacrifices pour le vert & argent. Et elle savait d’ores et déjà, la douce fée, que d’ici peu, le plus grand des sacrifices elle devrait faire, sans jamais en toucher un mot à quiconque, demeurant secrète et mystérieuse jusqu’au tombeau. Elle ne faisait qu’attendre, se préparant un peu plus chaque jour, sans jamais verser une larme, tout du moins, jusqu’à ce soir. Et il y avait Lucas, son cousin qu’elle aimait par dessus tout, tout en sachant pertinemment et avec douleur qu’une histoire avec lui ne pourrait perdurer, trop proches par le sang pour qu’on le leur accorde… Il n’y avait rien ni personne qui aurait pu la retenir plus en l’instant… Personne sauf peut-être le Serpentard qui se croyait Diable dénaturant les Anges. Mais ne dit-on pas que « Les Anges ont leurs Diables et les Diables leurs Anges » ? Une citation qui se voulait pour tous, et que sans doute un jour la belle glisserait au creux de l’oreille de son amant, à lui en faire comprendre la signification, qu’il sache que tout être possède sa tendre moitié, même si cette dernière est différente de soi. Antithèse parfaite du jeune Milton, Sasha ne se voyait pourtant pas ainsi, préférant un jour le quitter afin qu’il trouve son autre qu’elle demeurait persuadée de ne pas être. Car elle n’avait pas d’autre, pas de moitié, enfant elle-même partagée. Mais pourtant, c’était à lui qu’elle répondait de toute son âme, frissonnant sous chacune de ses caresses, perdant le contrôle d’elle-même à chacun de ses baisers. Lui le seul à pouvoir se vanter de la posséder en son entier, corps et âme, tout en passant par le cœur. A ses côtés, elle se faisait douceur, quémandeuse de ses attentions, devin de ses exigences, prête à le combler en chaque instant. Et en cette nuit à maudire, la belle ne savait ce que voulait son prince, trop confus pour qu’elle ne le soit pas elle-même, comme une parcelle de lui qui serait en elle… Elle le désirait, il la repoussait tout en la voulant pour lui… et Sasha ne savait plus comment réagir, laissant les larmes couler le long de ses joues, ses sanglots se calmant pourtant sous les attentions du jeune homme, jusqu’à se laisser bercer dans ses bras, respirant son parfum, oxygène à son cœur et de sa peau. Et qu’elle se voulait sienne en l’instant, répondant à son appétence charnelle, à perdre ses doigts fins dans sa chevelure brune, n’aspirant plus qu’à lier ses lèvres aux siennes, à glisser sa main sous sa chemise afin de caresser sa peau, jusqu’à laisser son inconscient imaginer aller bien plus loin encore, de câlineries sous la ceinture à une danse troublante dans la pénombre des lieux qu’il désirait.

    Qu’il lui était pourtant de plus en plus difficile de résister à l’embrasser, sentant son souffle chaud sur ses lèvres, à l’en faire culpabiliser, songe fugace lui rappelant qu’il n’était pas à elle et qu’il ne le serait jamais, et ce, dès lors que sa folie salvatrice le quitterait. Il lui vint alors ces regrets : celui d’avoir répondu à sa demande charnelle, celui de l’avoir embrassé, celui d’avoir dansé pour lui, celui d’avoir répondu à ses lettre, et celui de l’avoir rencontré… Ainsi, rien de tout cela ne serait jamais arrivé, son propre cœur ne se lamenterait pas à s’en détruire seul, les larmes ne couleraient pas le long de ses joues, et ni l’un ni l’autre n’éprouverait cet amour irréel pour l’un, indubitable pour l’autre. Et son âme se tailladait de savoir tout cela, esquissant déjà les prémices de son sacrifice pour lui. Il aurait été pourtant si simple de se montrer perfide à l’instant même où elle s’était réveillée à ses côtés, à le laisser seul dans son désarroi, devenir plus cruelle qu’elle ne le serait jamais… Ou encore même sans doute, de concocter une potion d’oubli afin que ni l’un ni l’autre ne réponde à cet amour cruel… Il l’oublierait, comme si jamais elle n’avait existé pour lui, et elle ne comprendrait pas pourquoi son cœur voulait quitter son logement à chaque regard posé sur lui. Sans doute était-ce la meilleure solution au final, venant se profiler doucement dans l’esprit de la jeune demoiselle au regard éteint. Et pourtant, elle ne voulait pas même y songer, prête à assumer toutes les responsabilités de ce qu’elle était, de son amour fier et entêté à sa chute mortelle… Qu’importait le reste désormais, car elle savait que le sentiment qu’elle éprouvait pour lui était réel, et que c’était ce qui causerait sa perte entière, de ce qui l’entourait à sa propre vie. L’amour est une graine empoisonnée, venant se loger dans l’organe battant, grandissant et emprisonnant le palpitant, resserrant son étau jusqu’à le faire étouffer, jusqu’au dernier battement. « Ne pas tomber amoureuse » était la première règle de son monde, et par deux fois, elle l’avait ignorée, bafouée, en payant désormais les conséquences. Cruelle conscience, horrible destinée qu’elle adulait pourtant… Amour épique qui la conduirait droit sous la glace. Elle sentit ses mains rejoindre celles de celui qu’elle chérissait tant, se laissant faire avec la plus infinie des douceurs, son regard demeurant toujours obstinément fixé vers un point invisible. Jusqu'à ce que finalement, ses propres lèvres ne laissent échapper cet acquis de conscience, douloureusement et d’une tendresse qui lui était propre.


    SASHA : « T’aimer m’est interdit n’est-ce pas ? Casey… Delilah… Elles en souffriraient si je le faisais… »
    BLAKE - « Ce n'est pas interdit. C'est seulement amplement déconseillé. Je suis du poison pur Sasha, la période de latence est simplement plus rapide pour certaines que pour d'autres. Mais un jour ou l'autre le venin finit par agir. »

    Demeurant silencieuse un instant, elle sembla tourner et retourner les paroles de son amant, à en chercher le sens parfait, à en comprendre l’horrible traduction. Un faible sourire naquit alors sur ses lèvres, tandis que sa main venait se poser sur la joue de Blake, celle portant cette cicatrice qu’elle pouvait sentir sous ses doigts, jusqu’à venir caresser ses lèvres, son menton, pour finalement se détacher de lui et jouer avec un pan de sa robe sombre, faisant d’elle une apparition doucereuse et fantomatique. Une légère hésitation vint à marquer le visage de la rouge & or avant que finalement, ses lèvres laissent échapper une nouvelle réponse, qu’elle espérait qu’il comprenne, sans chercher pourtant à le faire changer d’avis, bafouée et assumant son échec en entier.

    SASHA : « J’ai bien peur que rien ne soit plus dangereux que le sentiment que je t'insuffles par ma seule présence, par mes caresses et mes baisers…Et contrairement au poison que tu te crois être, nul antidote n’existe… »

    De nouveau, un silence pesant, terrible… jusqu’à ce qu’un baiser vienne se déposer sur la joue de la jeune fille, venant lui arracher un frisson parcourant son être tout entier, à l’en faire fermer le regard. De légères paroles lui indiquèrent qu’il désirait la ramener à son dortoir, coupant ainsi les plaintes qu’ils avaient à se communiquer. Sa main vint de nouveau glisser dans la sienne, insistante pour amorcer une marche qui se voulait lente… L’autre main de la belle vint alors caresser le mur, comme elle en avait prit l’habitude depuis que sa vue n’était plus, y prenant ses repères, y marquant son passage par sa douceur. Plus un mot ne vint alors franchir ses lèvres, son regard bleu éteint porté au devant, se laissant guider sans protester…

    BLAKE - « Si je ne t'avais pas envoyé la lettre, et que ce soir je t'aurai demandé de venir au bal avec moi... M'aurais-tu accompagné ? »
    SASHA : « Oui. Sans une once d’hésitation… » laissa t’elle échapper, dans un souffle qui semblait indiquer qu’elle voulait ajouter quelque chose. Pourtant, ses lèvres se refermèrent, jusqu’à ce qu’elle s’arrête, tirant sur la main de son ancien amant pour le faire arrêter, sa main appuyée sur le mur, son regard rivé cette fois vers le sol. « Je ne veux pas rentrer. Par ailleurs, le professeur Constance rôde... Je n’ai pas sommeil… Et je n’ai pas envie de dormir seule… Blake ? Nous accorderas-tu une dernière nuit ? Je… Dès demain, tu ne me reverras plus jamais comme une amante, je ne chercherai pas à te revoir en tant que telle, je ne t’écrirai plus… Tu n’auras plus rien à faire avec moi… et il te sera plus aisé d’oublier ce que nous avons été et de combler celles qui te tiennent à cœur. » De nouveau, un silence hésitant, alors qu’elle cherchait à formuler sa demande, son visage devenant plus que jamais blême, tandis qu’elle comprenait et se faisait à l’idée qu’elle était en train de renoncer à lui, pour son bien à lui. « Je ne demande qu’une nuit au creux de tes bras, rien de plus, rien de poussé, juste que tu veilles sur mon sommeil. »

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MessageSujet: Re: Give me what I want... {Blake}   Dim 26 Juil - 21:17

    Qu'il était ardu d'être humain, plein de failles et de faiblesses, constitué d'une raison parfois illogique et d'un palpitant trop passionné. Trouble et perdu, Blake entrait dans une phase de sa vie où il se sentait prisonnier d'un mal dont il ne parvenait à sortir, sentant son esprit embrumé par les effluves d'un opium trop fort ; il ne savait où aller, ne savait quelle direction prendre, et ignorait vers qui se tourner. Trop de personnes gravitant autour de lui, trop de monde qui, soudain, avaient pris de l'importance, trop de gens avec qui les relations nouées étaient privilégiées et dans lesquelles il s'était trop investi. Blake ignorait encore pourquoi il repoussait Sasha ; il espérait sans doute quelque part le retour de Casey, quand il sentait pourtant son coeur se mourir pour la silhouette de la princesse indienne. Elle qu'il aimait, qu'il adulait, qu'il voulait même pour femme ici et dans leur au-delà, qui lui procurait cet infime vertige de déraison le faisant basculer, secoué par des draps de rêverie. Obsédante blessure, âcre morsure de l'âme et plainte lancinante ; son myocarde agité et trouble battait la chamade à chacun de ses regards, et pourtant le sombre Serpentard semblait vouloir la repousser ; par crainte, par amour, par folie et déraison. Serrant plus fortement sa main dans la sienne, de peur de la voir s'évaporer tel un rêve brumeux, Blake avança, pensif, dans les dédales des couloirs. Son pas se faisait lent pour que la course de la belle aveugle ne soit pas un calvaire, laissant dans son sillage un parfum épicé et suave. Le Serpentard pensait déjà à mille et une chose, perdu dans le labyrinthe de ses pensées, il tourna plusieurs fois son visage songeur sur la jeune fille , se demandant alors s'il parviendrait à vivre sans elle. Car malgré ses doutes, sa culpabilité grandissante et ses troubles apparents, il ne voulait pas la voir partir, il voulait qu'elle le retienne, qu'elle balaie toutes ses réflexions brumeuses, qu'elle lui dise qu'aucun obstacle ne se dresserait sur leur route... Douce utopie lorsque quelque part, son palpitant affolé s'habillait de sentiments également présents pour une autre jeune fille. Blake secoua la tête, en vérité il commençait à comprendre ce qu'il lui arrivait ; l'une des deux n'était pas détentrice de son coeur, l'une des deux n'avait pas tout son amour, l'une des deux en vérité, n'avait de la part du prince que de l'attachement, mais rien d'autre. Il ignorait alors pour laquelle il éprouvait de réels affects si chers à son myocarde meurtri, mais il savait que son amour, quelque part, était factice. Après tout que connaissait-il des sentiments, lui qui vivait dans un monde d'illusions ? Restait à présent à savoir laquelle, il lui fallait attendre le moment déclencheur de la vérité, celui qui soulèvera ce voile trouble pour y voir plus clair, et peut-être qu'enfin, il aurait sa réponse ; Sasha, Casey, peut-être même aucune des deux. Et pourtant sa folie douce, encore présente dans les brumes de son esprit, lui susurrait que la belle Carlson était l'élue de son coeur. Il le sentait et en doutait à la fois ; prémices d'une bataille de la folie sur la raison, l'envoûtement semblait peu à peu s'éteindre car jamais, Blake n'aurait laissé Sasha s'éloigner s'il avait encore eu cette passion embrasée de leur première nuit. Il aurait sans doute voulu prendre possession de son corps sur place, la couvrir de baisers et de mots doux, bien plus doux encore que ceux qu'il lui avait murmuré, et il aurait réitéré sa folle demande en mariage. Demande qui par ailleurs demeurait dans un coin de son esprit, il ne l'oubliait pas, et Blake se surprit même à imaginer une alliance à la main frêle de la jeune fille. Etrange pensée pour un jeune homme habituellement si épris de sa liberté, sans doute trop perdu pour croire à être tombé amoureux. Il devait se ressaisir, redevenir ce jeune homme sans attache, être celui qui ne vivait que de luxure sans sentiments, et cesser toutes ces miévreries inutiles... Et pourtant il sentait son coeur battre la chamade, louper un battement, reprendre sa course folle, et frémir sous le toucher de la belle. Néanmoins, Blake n'avait jamais cessé de repenser à leur fameuse nuit, à ce réveil où, avec recul, il prenait de plus en plus conscience que son amour n'était pas partagé. De l'écho brumeux et si présent de leurs souvenirs, les quelques paroles de leur nuit embrasée lui revint en mémoire.

      Blake : « Bonjour, douce Sasha... Nous avons encore tout le matin devant nous. »
      Sasha : « Ce n’est qu’illusion… Le temps s’écoule si vite qu’il sera bientôt midi… »
      ... Mensonges, l'horloge n'avait affiché que huit heures. Et les échos lents de la voix hésitante de son amante d'une nuit le suppliant de le laisser partir, ne souhaitant pas rester une minute de plus à ses côtés, avant que sa douce voix ne vienne surenchérir de nouveau.
      Sasha : « Ne peux tu donc te contenter de ce que je t’ai offert ? Ne peux tu pas garder seulement les souvenirs de cette nuit sans m’en mander plus ? »


    Elle n'avait pas voulu de lui, ce matin là, mais sur le moment la folie du Serpentard l'avait aveuglé... Et sous le joug d'une vérité lui revenant en souvenirs, il sentit son palpitant se serrer sous les serres acérées de la tristesse, son estomac se retourner, et doucement, alors que son regard peiné se baissait sur le sol, le Serpentard desserrait sa main, conscient alors que cet amour démesuré n'était pas partagé. La preuve en était alors que quelques minutes plus tôt, le sombre prince lui avait murmuré un je t'aime passionné qui ne lui avait pas été rendu. Et pourtant, le jeune homme jusque là silencieux ne put que lui poser une question, afin de savoir si une réponse positive de sa belle aurait été possible, d'une voix néanmoins préoccupée.

    SASHA : « Oui. Sans une once d’hésitation… » La belle marqua une pause, laissant un bref sourire étrangement peiné se dessiner sur les lèvres du sombre prince, prête visiblement à continuer sur ce même sujet, lorsque finalement la jeune fille tira sur sa main, l'obligeant à se stopper. « Je ne veux pas rentrer. Par ailleurs, le professeur Constance rôde... Je n’ai pas sommeil… Et je n’ai pas envie de dormir seule… Blake ? Nous accorderas-tu une dernière nuit ? » Le jeune homme sentit son coeur bondir contre sa poitrine, à la fois pris au dépourvu et partagé quant au fait de ces souvenirs vivaces lui apportant ces doutes, il resta néanmoins taciturne.« Je… Dès demain, tu ne me reverras plus jamais comme une amante, je ne chercherai pas à te revoir en tant que telle, je ne t’écrirai plus… Tu n’auras plus rien à faire avec moi… et il te sera plus aisé d’oublier ce que nous avons été et de combler celles qui te tiennent à cœur. »

    Pourquoi donc se considérait-elle comme une personne qui n'était pas chère à son coeur... Certes la dernière missive du jeune homme avait été quelque peu froide, mais seulement témoin d'un amour fou et démesuré pour la jeune fille, qui semblait à son tour se troubler de ces mêmes incertitudes que Blake. Néanmoins le coeur du jeune homme se serra quant aux dires de la demoiselle, il ne voulait pas la voir s'éloigner, et pourtant elle tenait en promesse au bout de ses lèvres la parole qu'elle ne se ferait plus amante, qu'elle ne chercherait plus à le voir, qu'elle le laisserait tranquille. Des mots tailladant son coeur à la pointe de ses aveux portant les couleurs de la torture, cependant le Serpentard comprenait que ces murmures étaient en partie de sa faute ; la dernière missive adressée à la belle avait été sans appel ; elle savait le trouble habitant le jeune homme et se sentait responsable, alors même que le coeur du sombre prince ne battait que pour elle. Pour autant le jeune homme ne releva pas, espérant que quelque part, la belle changerait d'avis, que la peine de l'instant la faisait parler, qu'elle ne mettrait pas à exécutions ses terribles paroles. Aussi il se tut, souhaitant feindre d'ignorer son appel peiné ; il ne le voulait pas.

    SASHA : « Je ne demande qu’une nuit au creux de tes bras, rien de plus, rien de poussé, juste que tu veilles sur mon sommeil. »
    BLAKE - « Sasha, je ne te comprends pas. »

    Ces murmures, inattendus, s'étaient échappés trop vite des douces lèvres du jeune homme. Il détourna un instant le regard, conscient qu'il n'aurait pas du laisser profiler cet aveu faisant sentir à Sasha que quelque part, il lui en voulait. Pourquoi avoir tout mis en oeuvre ce premier matin pour le repousser et ne plus avoir à se blottir de nouveau dans ses bras, quand cette nuit elle lui demandait l'inverse ? Le Serpentard, aveuglé par sa peine n'avait pu répondre autre chose, il voulait quelque part lui faire aveu de ses ressentiments : pourquoi m'avoir repoussé ce matin là, es-tu sincère avec moi... étaient les questions qu'il se posait, qu'il lui posait implicitement, sans le faire pour autant car demeurant encore un pauvre diable soumis à cet ardent sentiment passionné qu'il avait pour elle. Aussi, oubliant cette rancoeur dès lors que ses yeux se reposèrent sur on visage d'ange, tel un prosélyte se faisant fidèle, Blake porta la main de Sasha à ses lèvres et y déposa un baiser, avant de murmurer quelques mots dans un sourire tendre qu'elle ne put voir.

    BLAKE - « Tu triches, minn àst* , tu sais bien que je ne peux rien te refuser. »

    Passer une simple nuit, platonique et douce à ses côtés, lui suffisait amplement pour se sentir heureux. Aussi et malgré tout, Blake ne voulait lui refuser pareille demande, au contraire c'était l'occasion pour lui de bercer son ange dans ses bras et de la regarder dormir, à en apprendre par coeur les traits divins de son visage. Reprenant alors la route, tirant doucement sur la main de sa princesse tout en y resserrant amoureusement ses doigts, il la conduisit jusqu'à la porte de la salle commune, souffla le mot de passe au tableau qui s'ouvrit alors, priant pour que la salle soit alors déserte lors de ces heures tardives. Et sa prière semblait s'être exaucée, car s'avançant d'un regard appréhensif, Blake put s'apercevoir avec soulagement que ses camarades avaient tous rejoint leurs dortoirs ; l'horloge murale affichant deux heures du matin passés était propice à appeler les faveurs de Morphée. Fort heureusement par ailleurs, car Milton n'aurait jamais laissé la douce Sasha entrer s'il savait sa belle cousine dans les parages. Doucement, Blake l'entraina dans les escaliers, jusqu'à pousser la porte de son dortoir plongé dans le noir. Le chevalier servant amena sa dulcinée jusqu'à son lit, lui murmura de s'asseoir alors qu'il posa sa baguette sur la table de chevet de bois lustré et qu'il s'avança vers un de ses camarades de chambre passablement éveillé par l'arrivée des deux amants. Laissant alors la demoiselle s'installer, le Serpentard influent s'arrangea avec le blond semi-endormi pour négocier l'affaire ; ni lui, ni ses autres camarades de chambre, ne profilerait mot sur la présence de Sasha cette nuit. Alexis approuva alors, de toutes évidences les jeunes garçons du dortoir demeuraient bien trop amis avec Milton pour venir le trahir, ce fut confiant que ce dernier alla ouvrir l'armoire à tâtons, sortant alors au hasard un de ses t-shirt avant de revenir vers le lit. Il le tendit à Sasha, lui murmura d'une voix suave un "Pour cette nuit", avant de prendre place dans le lit et de tirer les rideaux. Encore habillé, mais pour le moins jamais pudique, le Serpentard ne voulait pas que la belle s'imagine qu'entre ses mains elle n'était que poupée gonflable devant répondre à ses envies charnelles. Il voulait la prendre au mot et veiller sur son sommeil, sans jamais venir blasphémer sa peau. Aussi, une fois cette dernière revêtue de l'habit de coton qu'il lui avait tendu, le jeune homme la prit doucement dans ses bras avec douceur, demeurant taciturne et amoureux.


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MessageSujet: Re: Give me what I want... {Blake}   Lun 27 Juil - 16:33

    Revenir sur ses mots… Sans doute était-ce ce qu’elle aurait aimé faire, sans pourtant le pouvoir, tentant de ne pas écouter ni son palpitant, ni même sa raison qui s’alliait à l’organe battant. Un choix qui lui coûtait, mais dont elle demeurait persuadée que c’était la meilleure solution pour l’un comme pour l’autre… Lui n’aurait pas à choisir entre une autre et elle… Sans doute s’en voudrait elle terriblement s’il le faisait et qu’il la désirait elle, consciente qu’elle était entrée trop brusquement dans sa vie, s’emparant de son cœur d’un seul baiser… D’un geste passionné, elle avait promit à son palpitant mille monts et merveilles, que nulle autre ne pourrait lui donner. Un chantage affectif qui valait de l’or pourtant. Mais d’ici peu, il prendrait conscience que son amour n’était qu’un leurre, que seule la beauté et l’éclat lumineux de son être l’avait attiré, pas ce sentiment qu’elle prônait… Et pour cela, elle ne pouvait demeurer à ses côtés, et ce, même si elle demeurait désormais la plus amoureuse des créatures. Son être tout entier pleurait d’une si cruelle décision, mais la belle tâchait de le convaincre en se remémorant ce fameux matin, où de toute son âme, elle avait tenté de repousser le Serpentard, en proie à une peur si terrible qu’elle s’en était montrée cruelle sans le vouloir, désirant le quitter sur le champ pour que les choses n’aillent pas plus loin. Attirée pourtant par le vert & argent, elle n’avait pas une seconde désiré rester à ses côtés, son esprit lui rappelant sans cesse cette promesse qu’elle n’aurait jamais dû briser et dont elle ne craignait que trop les représailles désormais. Sans doute était-ce naturellement sans compter sur son être tout entier, brûlant d’un désir pour le Serpentard, et ce, bien avant qu’elle ne dépose ses lèvres sur les siennes. Oh oui, elle se remémorait bien cette douce tentation de lui appartenir dans cette alcôve préparée par ses soins, alors même qu’elle ne devait que danser pour lui. Elle n’avait pas pu plus lutter, dès lors que ses mains s’étaient posées sur ses courbes, à l’en faire frémir d’une douce déraison amoureuse. Elle n’avait cessé de trembler de passion dans ses bras, retenant son souffle sous les caresses envieuses, ne retenant pas un seul gémissement, dès lors étouffé au contact de sa peau sur ses lèvres. Depuis, il n’y avait pas eu un seul instant où elle n’avait pas ressentie le manque de sa personne, jusque dans les bras de celui avec qui elle partageait un bout de chemin, refusant même d’être à lui, ne devinant que trop qu’elle ne serait pas satisfaite entièrement quand son Prince lui offrait les ceux en cadeau… Alors pourquoi vouloir le quitter quand elle se savait si éprise de lui ? Parce que ce n’était pas réciproque, cela ne serait jamais. Son cœur appartenait à une autre, logé entre ses doigts fins, si profondément amoureux d’elle que la nymphe se savait incapable de venir le lui ravir. Partir et accepter les conséquences de ses choix, prête à affronter sa colère de même, car elle savait sans nul doute qu’il en arriverait à lui vouloir, qu’importe la raison… Sans doute se dresserait elle devant lui, fière à lui en faire croire qu’elle ne l’aimait pas, que tout n’avait été qu’un jeu que l’ennui avait provoqué. Elle en souffrirait de souffler ces mots, mais qu’importe s’il était heureux ? Et tout comme lui, elle en vint à resserrer sa main, profitant de ce contact sur sa peau, comme s’il s’agissait du dernier. Si elle avait eu un peu d’audace et un peu moins de pensées pour les autres, sans doute se serait elle plut à goûter de nouveau ses lèvres, à lui soutirer un baiser plein de tendresse, ou peut-être même à le pousser à la désirer dans ces lieux qui pourtant lui faisaient si peur… Mais certainement pas assez égocentrique, elle n’en avait rien fait, se contentant de le suivre à travers les couloirs, sa main dans la sienne, ses pensées dérivant toujours vers lui, à l’en faire frémir de douleur.

    C’est alors qu’elle prit pour elle cette initiative, l’arrêtant en pleine marche à lui glisser sa requête comme un dernier souhait, sa dernière volonté avant de le quitter définitivement. Une seule et dernière nuit à ses côtés, il n’y en aurait pas d’autres, elle n’en reformulerait jamais la demande. Au lendemain matin, elle ferait ce qu’elle aurait dû faire dès le départ : quitter sa couche sans un bruit, sans un mot, sans écouter ses faveurs… Rien. Comme si jamais tout cela n’avait eu lieu, comme cela aurait du être il y avait un mois. Elle ne se retournerait pas, ne porterait plus jamais le regard sur lui, ne le frôlerait pas même du bout des doigts. « Renonces à lui. » lui soufflait sa raison, et pour une fois, elle l’écoutait.

    BLAKE - « Sasha, je ne te comprends pas. »
    SASHA : « Seul ton cœur pourrait le faire Blake… Pas la raison. »

    Une réponse soufflée à la va-vite, comme si ce n’était pas elle qui s’était exprimée, mais bel et bien son propre organe battant, comprenant dès lors que nul ne pourrait jamais comprendre la belle. Elle sentait une once de reproches dans sa voix, comment aurait il put en être autrement ? Desserrant ses doigts, persuadée sans doute qu’il refuserait cette nuit, elle se sentait prête à repartir seule, qu’importe si elle tombait sur Constance, quel mal pire que celui qu’elle s’infligeait seule pourrait il lui faire ? Mais alors qu’elle n’y croyait pas, un doux baiser vint se poser sur sa main, signe que sans doute…

    BLAKE - « Tu triches, minn àst, tu sais bien que je ne peux rien te refuser. »

    Ne répondant rien, un faible sourire vint pourtant éclairer le visage de la rouge et or, tandis qu’elle notait en coin de sa mémoire cette phrase, désireuse très certainement d’y répondre un peu plus tard. Alors leur marche reprit, toujours aussi lente afin qu’elle continue de prendre ses repères, ses doigts glissant brièvement sur les pierres froides et parfois humides des lieu, jusqu’à ce qu’enfin, ils arrivent devant le tableau, gardien de la salle commune. N’écoutant qu’à peine le mot de passe, elle prit son mal en patience tandis que le Serpentard la faisait doucement entrer dans son repère, veillant sans doute à ce que nul ne la voit, et surtout pas Delilah. Se laissant guider, elle monta les escaliers du dortoir, suivant de très près son Prince, jusqu’à arriver dans son dortoir, où il la mena à son lit, lui intimant de s’asseoir, alors qu’elle devinait à peu de choses près les termes d’un contrat glissé sous des murmures. Demeurant silencieuse et discrète, elle se laissa aller à caresser du bout des doigts les draps dans lesquels celui qu’elle désirait dormait. Quelques légères minutes passèrent alors, quand elle sentit un bruissement d’étoffes à ses côtés, accompagné d’un « pour cette nuit. », signe que son vert & argent venait de lui tendre quelque chose. Un tissu qui lui servirait de pyjama… Attendant qu’il ait tiré les rideaux pour ôter sa robe qu’elle déposa au sol, elle se laissa glisser totalement dévêtue dans son tee-shirt qui faisait office d’une robe courte. Son rituel du soir consista alors à peigner ses cheveux du bout de ses doigts, avant de finalement se laisser glisser sous les draps, venant chercher le jeune homme contre elle, entourant son torse de son bras tout en calant sa tête sur son épaule, le visage enfouie dans le creux de son cou, à en respirer son parfum épicé, jusqu’à ce qu’elle vienne y loger un tendre baiser, se sentant déjà défaillir dans ses bras… C’est alors qu’elle remarqua qu’il était encore habillé, ce qui, en plus de lui faire froncer le nez, lui arracha un sourire amusé. Ses doigts alors glissèrent sous sa chemise, caressant son torse avant de finalement venir ôter elle même les boutons du haut dérangeant.

    SASHA : « Ne change pas tes habitudes pour moi Blake », souffla t’elle dans un murmure, trahissant son amusement de la situation. « Je doute que tu dormes habillé dans ton propre lit… »

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MessageSujet: Re: Give me what I want... {Blake}   Mar 28 Juil - 18:32

    Les mots donnés en réponse par la jeune fille en retour du doute du Serpentard demeuraient flous et vaporeux ; il n'y avait guère d'arguments qui lui étaient offerts, ni de défense érigée face à la remontrance soudaine du sombre prince qui ne comprenait plus. Car le trouble l'habitait, tout autant que ce sentiment tenu au creux du ventre, noble sentiment amoureux et poussé jusqu'à la déraison, à vouloir la prendre dans ses bras et faire battre son coeur à l'unisson avec le sien, à ne plus jamais vouloir la lâcher, à faire durer cette nuit plus encore que quelques heures. Mais la peine avait embrumé son esprit et envenimé quelque peu son myocarde sous l'écho de souvenirs revenus sournoisement et se rappelant à sa mémoire, souvenirs que Sasha perçut alors mais ne développa pas. Quelque part, l'absence de mots réconfortants, voire d'excuses profilées de la belle le confortait dans l'idée qu'elle avait souhaité le repoussé ce matin là parce qu'elle n'avait pas voulu de lui. Et peut-être alors qu'elle était à présent à ses côtés parce qu'elle avait vu dans le prince un humble serviteur prêt à assouvir toutes ses requêtes, peut-être n'était-elle là que par opportunisme ; ce qui expliquerait alors le retournement de situation et qui poussait la demoiselle à rester quand bien même lors de leurs premiers instants elle l'avait farouchement repoussé... Lovée contre lui et au creux de ces draps parsemés de roses, ils avaient tremblé de la sueur de leurs organes tout en se donnant l'un à l'autre, et le jeune homme avait encore en souvenirs les langueurs incandescentes de leur nuit persane, ses mains sur son corps, son front contre le sien, leurs souffles pourpres délivrées des flammes de leurs soupirs qui se mêlaient alors. Indicible rêverie et senteur d'un songe effleurant son coeur endormi, il n'oubliait pas l'amour porté à la demoiselle malgré tout. Alors il porta sa main à ses lèvres, baise-main chevaleresque et tendre, geste empli d'un amour démesuré effleurant sa peau diaphane ; il ne pouvait rien lui refuser. Aussi le jeune homme la mena jusqu'à l'antre des Serpents, sans jamais croiser une silhouette indésirable et la menant jusqu'à son lit, draps de coton blanc dans lesquels il se promettait de ne pas la toucher. Parce qu'il voulait se faire garant de son sommeil, et que bien que l'envie était des plus présentes, il voulait prouver à sa princesse indienne que son amour n'avait rien d'un attrait physique, qu'il tambourinait aux portes de son coeur pour l'être qu'elle était en entier, quand bien même Blake ignorait que tout était illusion. Alors les rideaux émeraude se refermèrent sur les amants, dans le silence serein de l'obscurité tamisée, il n'ôta que ses chaussures avant de prendre place et de caler la belle contre lui. Il ne la voulait pas possédée par les volontés de l'amant qu'il était, ne voulait pas qu'elle saisisse les funèbres vertiges qui habitaient son âme, il la voulait pure et rayonnante, sentir sa respiration se soulever par une poitrine délicate sur laquelle serait posées ses boucles châtain. Qu'il craignait de la voir lueur chétive à l'orée des ténèbres qu'il était, préférant cette nuit une relation platonique à une aventure charnelle, car la sentir entre ses bras parvenait seulement à le rendre heureux. Il ne la transformerait pas en poupée, ni en amante se succédant à une autre, il la consacrait princesse indienne qu'il ne ferait pas objet de luxure mais porteuse de son amour pur. Habillé cependant, ne souhaitant pas se laisser porter par la tentation, le jeune homme posa sa tête contre celle de la demoiselle portant son vêtement au parfum épicé, arquant les sourcils lorsqu'il entendit le léger rire harmonieux de la douce alors qu'elle passa une main frêle sous sa chemise.

    SASHA : « Ne change pas tes habitudes pour moi Blake. Je doute que tu dormes habillé dans ton propre lit… »

    Le jeune homme réprima un bref rire alors que la douce s'employait à défaire les boutons de sa chemise. A sentir ses mains sur sa peau, son palpitant s'accéléra d'une chamade amoureuse embrasant son envie qu'il taisait néanmoins. Laissant la demoiselle lui ôter son vêtement qui tomba dans un bruissement d'étoffes hors du lit fermé par les rideaux, le murmure du Serpentard s'éleva aussitôt d'un timbre incandescent.

    BLAKE - « Ne te méprends pas, cela m'arrive. »

    Un sourire complice se dessina sur ses lèvres alors que ses yeux vinrent caresser les traits de son visage angélique. Les déboires du sombre prince ayant fini quelques soirées trop arrosées à l'alcool blanc, le poussant à s'endormir tout habillé dans son lit n'étaient pas rares, mais ce fut plus par complicité amoureuse que par contradiction que le Serpentard éleva alors ces mots. Néanmoins le jeune homme ne se détacha que de sa chemise, se glissant par la suite sous les draps blancs avant de venir caler sa princesse contre lui, sa main venant caresser du bout des doigts son bras délicat alors qu'il écoutait tendrement la respiration lente de sa Gryffondor. Légèrement ailleurs et pensif, il réprima quelques frissons sous les caresses amoureuses de la belle, tentant de taire son palpitant et de diminuer son désir, se devant d'avouer qu'il était véritablement ardu de céder à la tentation. Le fait de ne pas demeurer seuls dans le dortoir les empêchaient dès lors de s'adonner à une nuit de plus, mais au moins il aura dormi une dernière nuit dans ses bras. Une dernière nuit... Les mots de Sasha proférés quelques minutes auparavant lui revinrent alors en mémoire, déchirant son coeur et le meurtrissant un peu plus qu'il ne l'était déjà. Il ne voulait pas la voir s'éloigner, et pourtant il savait que la belle attisait son trouble autant que ses désirs ; créature de rêve qu'il voulait pour lui mais étant entrée trop brusquement dans sa vie. Par une nuit aux senteur d'argan, par un jeu qui s'était voulu sensuel mais platonique, elle s'était donnée à lui, et lui l'avait ôtée des mains d'un jeune homme qui demeurait son ami, mais sans regret aucun... Et au détour de cette nuit où ils s'étaient donnés l'un à l'autre par deux fois, Blake avait senti cette passion meurtrière et pleine de déraison l'habiter avec violence et brutalité ; elle était devenue son obsession, son étincelle de folie, son tout et le but premier de son existence. L'âme du Serpentard était à la portée des doigts de la Gryffondor, et c'était à savoir à présent, qui de l'un ou de l'autre allait se consumer le premier. Quand bien même Blake demeurait persuadé qu'elle ne lui portait pas d'amour, mais seulement peut-être un désir charnel, il s'en fichait bien, tant qu'elle était heureuse et qu'il pouvait lui apporter ce qu'elle désirait. Qu'elle en aime un autre et qu'elle vive, qu'il la voit éclater de rire et se faire rayonnante, mais qu'elle ne voit pas la tristesse habitant son âme quant à cette pensée d'un amour non offert en retour. Blake réprima un frisson avant de la serrer un peu plus contre lui. Sortant alors de ses songes, le jeune homme se retourna vers sa princesse, tourné vers cette dernière et flanc sur le côté, ses yeux sombres se posèrent sur sa main alors étendue sur la hanche de la demoiselle, voilée par le vêtement de coton blanc. Doucement, et d'un visage qui ne portait plus de sourire mais seulement le trouble amoureux, il remonta sa main, gravant en sa mémoire le dessin parfait de ses courbes, avant que ses doigts ne viennent effleurer les lèvres de la douce aveugle. Puis un sourire enfin se dessina sur le visage de l'amoureux, comme il saisit la main de la demoiselle à lui en déposer un doux baiser.

    BLAKE - « Tes mains. Ton front. » continua-t-il dans un murmure suave avant d'y déposer un baiser.« Tes lèvres. »

    Partant à la coupe de ses lèvres jusqu'aux siennes, le jeune homme lui déposa un baiser d'abord chaste mais bientôt langoureux, jamais trop emporté cependant, si ce n'était que porteur d'un désir embrasé alors qu'il se pencha au dessus de la demoiselle, se calant contre cette dernière comme sa main enserra doucement sa hanche fine. Puis enfin il s'arrêta ; mettant fin à ce baiser trop court pour ne pas venir éveiller ses camarades... Une excuse quand en vérité, c'était son propre désir qu'il ne voulait pas éveiller d'avantage, et Blake lui offrit un sourire qu'elle ne put voir avant de rétorquer quelques mots.

    BLAKE - « Bonne nuit. » rajouta-t-il dans un murmure incandescent, déposant un dernier baiser sur le front de la poupée.



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MessageSujet: Re: Give me what I want... {Blake}   Dim 2 Aoû - 16:25

    Comment expliquer l’amour que l’on porte à une personne qui croit vous aimer ? Sasha n’était que trop consciente que la situation n’allait pas durer… Que les regards amoureux de son amant se transformeraient d’ici peu en regard sans doute plein de haine, de colère, de déception. Le sentiment qu’il lui portait n’était pas réel, mais le lui expliquer sans le froisser était tout bonnement impossible, ou passerait certainement pour des inquiétudes de sa part. Aussi demeurait-elle silencieuse, ne lui accordant qu’une réponse vague, trouble, mystérieuse, à son image en somme. Et pourtant, si elle avait pu le rassurer, sans doute l’aurait elle fait, sans réellement savoir comment, par les gestes peut-être, le regard de même… Mais elle percevait le trouble de son amant, savait son ennui sentimental et préférait qu’il ne songe plus à elle pour faciliter les choses, prévenant sans doute le changement de situation à venir. Elle ne serait plus celle pour qui il se permettait d’écrire des lettres outrageusement belles, n’attiserait plus l’amour qu’il lui portait en l’instant. Elle avait pourtant commencé cette tâche au premier matin passé à ses côtés, sans y parvenir, cédant à chacune de ses caresses, à chacun de ses souffles pour peu qu’elle lui appartienne de nouveau. Et ce soir, elle ne rêvait plus que de dormir dans ses bras, se laisser aller contre lui. Une nuit, une seule, et elle disparaitrait de sa vie, c’était le choix qu’elle avait fait, celui qui lui lacérait le cœur, qui lui offrait mille tourments en retour jusqu’à ce que son souffle se coupe à jamais. Et sans doute pour adoucir cette séparation le laissait-elle songer ce qu’il désirait, qu’il croit sans doute qu’elle ne l’aimait pas, elle le lui confirmerait s’il le lui demandait, lui mentirait pour qu’il parte et l’oublie sans problème aucun. Mais d’ores et déjà la belle savait que la jalousie la rongerait dès qu’elle le verrait dans les bras d’une autre, intense et meurtrière, détail qu’elle tenait de son véritable père, elle en arriverait à se remémorer les souvenirs qu’elle avait en commun avec lui, de cette nuit langoureuse et qui lui arrachait encore des frissons, à ces lettres échangées et qui la faisaient sourire toujours malgré elle. Un baiser fut déposé sur sa main, à la manière d’un gentleman, les lèvres du porteur lui révélant qu’il ne pourrait rien lui refuser. Et pourtant, combien elle aurait aimé que de temps à autre, il le fît. Qu’il l’empêche de partir, de le quitter de cette façon si douce, car d’elle-même elle ne reviendrait pas sur ses paroles, serment implicite qu’elle se faisait à elle-même.

    Et se glissant sous les draps du Serpentard, elle sentit tout son parfum l’envahir, l’apaisant d’un trait, ôtant toutes les pensées néfastes encombrant son esprit, alors qu’elle se laissait aller contre lui, écoutant son cœur tout comme le sien battant à l’unisson. Calant sa tête contre son épaule, elle laissa ses doigts vagabonder, jusqu’à glisser sous sa chemise, appréciant alors chaque réaction de son amant, apprenant par cœur son torse contre lequel plus jamais elle ne se calerait. D’alors, un léger rire quitta ses lèvres tandis qu’elle remarquait que son amant était toujours habillé, de la tête au pied, n’ayant quitté que ses chaussures. L’attention était charmante et délicate, Sasha ne pouvait que le reconnaître, pourtant, elle aurait apprécié, à coup sûr, de l’avoir en entier contre elle, sans se soucier des apparats, des règles, et de ce qu’il pouvait y avoir autour d’eux. Certes, leur nuit n’irait sans doute pas plus loin que de légères caresses échangées, mais qu’importe, ce n’était pas l’acte charnel que la belle demandait, seulement ce désir de l’apprendre par cœur avant de le quitter dans le plus grand des silences au petit matin, comme cela aurait dû être fait dès le début. Lui faisant alors la remarque de ne pas changer ses habitudes pour elle, elle se redressa légèrement, se penchant au dessus du jeune homme afin de lui ôter sa chemise dérangeante. Les boutons sautaient sous ses doigts, et lorsqu’elle arriva au dernier, ce fut avec douceur et tendresse qu’elle en écarta les pans, laissant cette dernière glisser le long des épaules de son amant, le frôlant de sa peau… Laissant alors tomber le tissu au sol, la belle eut un geste hésitant, ne laissant que ses doigts effleurer de nouveau son torse, désirant sans doute l’apprendre par cœur.


    BLAKE - « Ne te méprends pas, cela m'arrive. »

    Laissant un sourire prendre possession de ses lèvres, la belle se détacha de lui, se glissant de nouveau sous les draps, revenant chercher un peu de chaleur dans les bras du Serpentard, entourant de nouveau son torse de son bras que le vert et argent caressa alors du bout des doigts, arrachant à chaque passage un léger frisson qui se muait en papillonnement au creux des reins de la douce. Quelques légères idées vinrent alors frapper l’esprit de la belle, qu’elle ne pourrait mettre à exécution, puisqu’ils ne demeuraient pas seuls, mais si elle avait pu, sans doute se serait elle laissée glisser sur lui, à venir lui soutirer de tendres baisers tout en laissant leurs deux êtres se connaître de nouveau… Pourtant, elle demeura calme et reposée, son visage venant s’enfouir dans le creux de son épaule, glissant de nouveau un baiser sur sa peau, sans chercher quoi que ce soit si ce n’était de la chaleur et une tendresse innommable. Et plus elle demeurait à ses côtés, plus la rouge et or se sentait faible, honteuse, perdue, malheureuse, au moins tout autant qu’elle était heureuse, amoureuse et désireuse. Elle le voulait pour lui cette nuit, qu’importent les conséquences, qu’importent les qu’en dira t’on ? C’était là son propre cadeau d’adieu, celui qu’elle retournerait encore et encore dans sa mémoire, cadeau qui connaitrait sans doute le même sort que ses souvenirs : devenir fade à l’en faire pleurer. Et tout comme le Serpentard la serra un peu plus contre lui, elle s’accrocha à lui, comme si elle ne désirait pas qu’il parte, que ce simple geste ferait en sorte qu’il demeure à ses côtés. Frissonnant alors quand sa main glissa le long de ses courbes, lui laissant pour seule réaction d’enfoncer légèrement ses ongles dans sa peau, son souffle se faisant court, chaud, jusqu’à ce que ses doigts glisse sur ses lèvres, et qu’elle embrassa d’un baiser si léger qu’il parut comme une douce brise. Elle sentit alors sa main remonter le long de leur corps, jusqu’à ce qu’un baiser vienne se poser dessus, puis un autre sur son front, et enfin, ses lèvres. Un baiser chaste venant lui enserrer le cœur et la gorge, chaste dans un premier temps, jusqu’à ce qu’il devienne langoureux, leurs deux corps venant se serrer l’un contre l’autre, quand le Serpentard vint à se caler contre elle, sa main s’agrippant à sa hanche, tandis que les jambes de la rouge et or venaient enserrer la taille de son amant, une main glissant derrière sa nuque quand l’autre demeurait posée sur sa joue, peinant à croire ce qui était en train de se dérouler, son regard éteint venant se clore sur le monde réel, pour ne pas le deviner. Alors le baiser prit fin, la demoiselle conservant toutefois son prince contre elle. Quelques mots glissèrent alors le long de ses lèvres, dans un murmure qui se faisait des plus bas, comme pour que nul autre que lui ne sache jamais la confidence qu’elle allait lui faire.

    SASHA : « Toute à toi, entière… Jusqu’au jour où tu ne me désireras plus… », puis, posant son front contre le sien, « Embrasses-moi encore Blake… »

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Give me what I want... {Blake}
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