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 where is my mind ? - pv.

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Juliet E. Halley

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MessageSujet: where is my mind ? - pv.   Mar 19 Mai - 21:16


    La demoiselle se leva le cœur lourd et plein de regrets. Elle ne comprit pas cette sensation tout de suite, cela faisait quelques temps qu’elle n’avait pas été assaillie de la sorte par les regrets, cela faisait longtemps même que cela n’était pas arrivé. La demoiselle resta quelques instants dans son lit, cherchant comme toujours à analyser cette situation nouvelle, ou plutôt ce retour aux anciennes habitudes. Car oui, Juliet avait fini par se débarrasser de ce regret qu’elle portait constamment avec elle, elle avait fini par le mettre dans un coin de sa mémoire et par ne plus y penser du tout. Pourtant, alors que le soleil brillait au dehors, que les oiseaux chantaient, elle ressenti un élan de profonde tristesse. La Serdaigle chercha à comprendre, analyser. Elle le faisait si souvent quand quelque chose de la sorte se produisait, elle analysait, cherchait à en trouver la raison, ce qui avait pu provoquer cela. Aujourd’hui, la réponse s’imposa à elle comme une évidence. Elle avait rêvé de sa mère, elle l’avait vue, l’avait entendue. C’était la première fois que pareille chose se passait, la première fois qu’elle voyait si clairement le visage de cette femme qui était morte alors que la bleue venait au monde. Une larme coula sur la joue de la jolie blonde, elle l’essuya bien vite. Elle ne voulait pas que l’on voit à quel point elle se sentait mal, à quel point cela n’allait pas, elle voulait que les gens continuent de penser qu’elle allait bien, qu’elle n’avait aucune raison d’être malheureuse. Juliet voulait paraître forte, elle voulait paraître inébranlable, mais elle savait bien qu’au fond elle ne faisait pas que leurrer le monde qui posait son regard sur elle, mais qu’elle se leurrait elle-même avant tout. Pourtant la demoiselle n’était pas prête à l’accepter, elle voulait encore vivre dans cette douce illusion, elle voulait pouvoir continuer à vivre en se disant que tout allait bien, qu’elle n’était pas malheureuse au point d’en être dégoutée par la vie. Juliet voulait encore avoir cette lueur d’espoir dans le fond de son cœur, elle voulait pouvoir la raviver afin qu’elle se transforme en feu ardent, mais cela ne semblait pas être pour tout de suite.

    La demoiselle se leva, toujours avec cette voix qui résonnait dans son esprit, cette image claire et nette qu’elle gardait de son rêve. Cette mère qui l’appelait dans ses songes et qu’elle ne parvenait pas à rattraper malgré les efforts qu’elle produisait pour lui courir après. Après un rapide coup d’œil dans un miroir, la demoiselle remarqua qu’elle avait du pleurer durant son sommeil, un autre coup d’œil vers ses camarades lui apprit qu’elle avait du parler et les déranger. Elle rougit, elle n’aimait pas parler pendant son sommeil car elle n’avait pas le contrôle et cela l’ennuyait fortement. La demoiselle aimait avoir le contrôle sur sa vie, depuis quelques temps elle y arrivait vraiment bien, elle arrivait à paraître heureuse, plus heureuse en tout cas, elle arrivait à aller plus souvent vers les gens, mais alors que ce rêve était survenu, Juliet eu le sentiment que cette période de répit n’avait été que le calme avant la tempête, elle était presque sûre qu’à présent les rêves allaient s’enchaîner, se transformer, devenir des cauchemars, peut-être même des crises de somnambulisme. Après toutes ces années, la Serdaigle avait espéré être passée au dessus de tout cela, mais apparemment elle s’était trompée. Juliet soupira, elle n’en pouvait plus de se tromper, elle n’en pouvait plus de vivre et revivre ces instants douloureux qu’elle voulait oublier. Elle avait peur, peur de retomber dans cette sombre période de sa vie, peur que les choses ne dégénèrent à nouveau, qu’elle renoue avec ses anciens démons. Elle voulait garder ces rêves loin d’elle, elle ne désirait plus entendre cette voix, voir ce visage. La bleue se passa un peu d’eau sur le visage puis enfila rapidement ses vêtements. Son cœur était serré dans sa poitrine, mais elle esquissa tout de même un sourire à l’attention de ses camarades. Ceux qui la connaissaient comprirent immédiatement que c’était une de ces journées durant laquelle elle chercherait à s’isoler, à réfléchir seule, loin des regards inquisiteurs que certains pouvaient poser sur elle. Elle évita tout contact oral avec les autres, passant son chemin le plus rapidement possible. Elle n’avait pas tellement faim, mais elle savait que si elle n’allait pas manger cela paraitrait encore plus suspicieux, elle ne ratait jamais le petit déjeuner, jamais. Ainsi, elle se rendit avec l’estomac noué dans la grande salle. Elle était dans les premières, comme toujours. Juliet ne dormait pas énormément, elle n’en avait pas besoin. Il n’était pas rare de la voir assise seule à la table des Serdaigle le matin, révisant un cours ou lisant un livre. Aujourd’hui, elle semblait ailleurs, ses gestes d’habitude méthodiques semblaient trop mécaniques. Elle n’entendit même pas la personne qui s’approchait d’elle ..


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MessageSujet: Re: where is my mind ? - pv.   Mar 19 Mai - 23:17

    « Caldwyn... Caldwyn... », une voix doucereuse venait réveiller le jeune homme, loin de ces rêves. « Réveille-toi bouffon ! », un verre d'eau vint lui gicler à la figure, le sortant de sa torpeur. Un jeune homme était devant lui, assis, le regard mauvais. Ses yeux couleur verte le regardait fixement. Il avait une tête de macaque mélangé à un porc-épic. Salaud va ! Pourquoi il avait fallut que ce minable le réveille d'un si beau rêve. Dans son rêve, il était allongé dans l'herbe, le soleil chatouillant sa narine et une femme à côté de lui. Bien sûr cette femme était Matie. Matie. Douce matie. Il l'embrassait, l'enlaçait et tout était parfait. Mais encore un fois cet abruti l'avait réveillé. « Na mais t'es malade ou quoi ? Pourquoi tu me réveilles comme ça, s'pèce d'abruti ! ». Se réveillant doucement mais sûrement Caldwyn regardait le gosse à peine plus âgé que lui et qui le dévisageait, des yeux ronds observant tout son être. « Qu'est-ce qu'il y a ? Tu veux ma photo ? T'en a pas assez de m'avoir pourri ma journée ? T'en reveux ? Allez dégages ! ». Le réveil était dur, comme souvent. Caldwyn n'aimait pas se faire réveiller. Ce gosse lui avait déjà fait le coup une autre fois, il y a genre deux mois. Il l'avait réveillé à coups de claques cette fois-là et Caldwyn lui avait infligé un sortilège du saucisson durant deux bonnes heures.

    Après trois quarts d'heures passés sous la douche, à se laver puis à se coiffer, se parfumer et tout ce qui s'en suit. Après cela, et après s'être assuré que le salaud qui l'avait réveillé ne tournait pas dans le coin, il sortit et retourna dans son dortoir.

    Après dix minutes, il descendit au bas, tout propre et près à prendre son petit-déjeuner. Il arrivait à présent dans la grande salle. Personne. Il n'y avait vraiment personne. La grande salle était vide de personnes. Il y avait deux ou trois personnes aux tables des gryffondors et poufsouffles. La table de serpentard elle n'accueillait personne. La table des serdaigle était vide sauf une personne, là qui révisait sûrement. Caldwyn la connaissait bien. Il l'aurait reconnue entre toutes. C'était Ju. Juliet. Ju comme il l'appelait affectueusement. Il aimait ce prénom en fait. Caldwyn s'avança d'un pas lent, les cheveux se balançant au fur et à mesure de sa marche. Quand il arriva devant la table des serdaigles, la jeune fille ne se retourna pas, elle ne l'avait visiblement pas vu. Caldwyn prit donc place à côté de la jeune fille. Il la regarda. Elle ne le voyait toujours pas. Il était si invisible que ça ? Il prit alors la parole, en parlant dans l'oreille de la jeune fille ; « Tu sais, tu risque de t'abîmer le cerveau à réfléchir sans cesse. ».

    « Bon. Pose moi ce livre, manges et discutons tranquillement sans bouquin aux alentours veux-tu ? »

    HJ ; aujourd'hui mes rp's sont archis pourris désolé =P
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Juliet E. Halley

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MessageSujet: Re: where is my mind ? - pv.   Jeu 21 Mai - 23:21

    Voix : « Tu sais, tu risques de t’abimer le cerveau à réfléchir sans cesse. »

    Juliet se tira péniblement de sa songerie alors que l’écho d’une voix qu’elle connaissait bien venait de toucher le fond de son âme. Elle tourna son doux visage dans la direction du Serdaigle et lui sourit. Caldwyn. Caldwyn O. Carlton. Elle se demandait ce qui l’avait tiré à cette heure-là de son lit. Surement un gamin qui voulait jouer avec ses pieds.

    Juliet : « Impossible. Mon cerveau a déjà subi tout ce qui pouvait l’abimer, je ne peux pas faire pire je pense. »

    Elle lui jeta un coup d’œil espiègle et reposa son regard sur le livre qu’elle tenait en main. Cela faisait plus d’un quart d’heure qu’elle lisait et relisait la même phrase. Elle ne savait même pas de quoi parlait le chapitre qu’elle essayait tant bien que mal de terminer, tous les mots qui s’y trouvaient semblaient la ramener au rêve qu’elle avait fait la veille. Elle fronça les sourcils et reposa son regard sur le jeune homme.

    Caldwyn : « Bon. Pose moi ce livre, mange et discutons tranquillement sans bouquin aux alentours veux-tu ? »
    Juliet : « Je pense que c’est une bonne idée. De toute manière je serais incapable de te dire de quoi il parle. Je n’arrête pas de lire et de relire cette phrase sans en saisir le sens. »

    Quelqu’un ayant observé la conversation et connaissant Juliet aurait éclaté de rire et aurait pensé à une blague venant de la demoiselle. Elle était passionnée de lecture, aucun livre ne lui résistait. Dans cette simple phrase était résumé l’état d’esprit dans lequel elle se trouvait actuellement, dans cette simple phrase était expliqué à quel point la demoiselle était ailleurs. Elle ferma son livre d’un coup sec et le posa sur la table.

    Juliet : « Et de quoi veux-tu parler cher ami ? »

    Son regard pétillait, mais au fond persistait cette lueur d’ombre qu’elle essayait tant bien que mal de cacher aux yeux de son ami. Elle savait qu’il ne serait pas longtemps dupe, que bien vite il comprendrait qu’elle avait quelque chose sur le cœur qui ne demandait qu’à sortir et à être exprimé. Mais Juliet ne parlerait jamais de ses problèmes si elle n’y était pas forcée, elle n’aimait pas cela. Elle préférait être confidente que celle qui se confie, elle préférait être l’oreille attentive et celle aux bonnes solutions plutôt que celle qui se plaint de cette vie qui lui échappe. Juliet essaya d’amener son ami vers d’autres conversations, mais il lui suffit de plonger ses yeux dans ceux de Caldwyn et elle comprit que cela ne servirait à rien, qu’il la tenait et qu’il allait la cuisiner pour qu’elle lui dise ce qu’elle avait sur le cœur. Depuis toujours, elle le considérait comme un grand frère, un protecteur. Il était toujours là pour elle, toujours. Il ne savait pas toute son histoire, mais Juliet savait qu’il comprenait le mal-être qu’elle avait en évoquant ses parents et le reste, elle savait qu’elle n’avait pas besoin de tout exprimer pour qu’il voie quand elle allait bien et quand cela n’allait pas du tout. La demoiselle lui en était reconnaissante, elle était reconnaissante qu’il soit présent pour elle, qu’il soit l’épaule sur laquelle elle pouvait s’appuyer quand elle n’avait plus la force de se relever. Parfois, elle voulait lui dire qu’elle était assez grande pour se débrouiller, quand il jouait les grands frères trop protecteurs cela l’agaçait, mais elle savait que dans le fond elle avait besoin de quelqu’un comme cela, quelqu’un qui la surveillait et l’aidait à mettre les pieds aux bons endroits. Elle avait besoin de lui, sans lui, elle aurait déjà abandonné des milliers de fois. Il l’avait aidée à survivre, à voir la vie autrement. Il lui avait ouvert les yeux sur le monde, lui avait prouvé que tout n’était pas noir ou blanc. Caldwyn avait été pour beaucoup dans l’évolution de la demoiselle, il l’avait aidée à grandir et, en un sens, elle sentait qu’elle l’avait aidé elle aussi. Elle l’espérait du moins. Elle espérait avoir été aussi présente pour lui que lui l’était pour elle, elle espérait avoir répondu aux critères qui faisaient d’une personne une bonne ou une mauvaise amie. S’il y avait bien quelque chose que la demoiselle aimait dans cette amitié, c’était l’absence de regrets. Jamais Juliet n’avait dit de choses qui dépassaient sa pensée alors qu’elle se disputait avec le jeune homme, jamais elle n’avait agit stupidement, d’ailleurs, elle ne se rappelait pas qu’ils se soient jamais disputés. Bien sur parfois elle lui reprochait d’être trop protecteur envers elle, mais elle ne lui en voulait jamais longtemps.

    Juliet :« Et toi ? Tu ne manges pas ? »

    Elle venait de remarquer qu’il ne faisait que la regarder, il la sondait, la scrutait. De plus, il avait dit « mange, parlons ». Il aurait pu dire « mangeons, parlons », mais il ne l’avait pas fait. Un détail qui pouvait paraître futile mais qui attira tout de même l’attention de la Serdaigle.




    désolée, c'est nul '-'


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MessageSujet: Re: where is my mind ? - pv.   Sam 30 Mai - 9:42

    « Impossible. Mon cerveau a déjà subi tout ce qui pouvait l’abimer, je ne peux pas faire pire je pense. » Voilà qui était préférable. Parce que parler à un robot sans cerveau était gênant même concernant son amie. Il n'aimait pas parler aux gens niais qui imbibaient ses paroles comme du papier buvard et de l'encre. « Je n'en serait pas aussi sûr que toi. Tu aura encore des choses à traverser, j'en suis certain ! » Ça il le savait. La vie était si cruelle. On avait le droit de vivre, on avait le droit de mourir. On accomplissait des tâches quotidiennes toute notre vie, on souffrait, on rirait, on pleurait, on s'émerveillait. Mais à la fin ? Pourquoi faire ça ? Cela ne sert pas à grand chose en fin de compte. Mais Caldwyn était loin d'être mécontent de son existence. Avant, avant poudlard surtout, il se serait rapidement plaint de ses parents mais à poudlard tout était différent. A présent, il était heureux ici. Il n'avait à endurer toutes ces douleurs quotidiennes ici à poudlard. Ici il pouvait vivre et s'exprimer librement, et il ne s'en privait pas croyez-moi.

    « Bon. Pose moi ce livre, mange et discutons tranquillement sans bouquin aux alentours veux-tu ? » « Je pense que c’est une bonne idée. De toute manière je serais incapable de te dire de quoi il parle. Je n’arrête pas de lire et de relire cette phrase sans en saisir le sens. » J'espère que c'est pas pour les cours, pensa t-il à l'instant même où Juliet prononçait sa phrase. D'un geste délicat, alors que Juliet avait déposé le livre à côté d'elle, il le prit, examinant la couverture. Il parcourut rapidement les pages et la page où Juliet avait arrêtée sa lecture. Il aurait été incapable de comprendre quoi que ce soit à ce livre, même si on la lui avait lu en une phrase correctement faite.

    « Et de quoi veux-tu parler cher ami ? » Mais de toi bien sûr, pensa Caldwyn, une fois de plus. C'était évident. Elle n'allait pas bien. Il la connaissait par cœur. Lui et elle. Elle et lui. Ils s'étaient rencontrés il y a longtemps et Caldwyn pouvait désormais, avec une certitude quasi certaine, interpréter les émotions de Juliet. Il voyait bien qu'elle n'allait pas ... qu'elle n'était pas... bien. Elle allait même mal. Elle n'avait pas ce petit regard espiègle qu'il lui connaissait si bien. Elle n'était pas en forme. Si elle l'était, elle ne serait pas là, à lire un bouquin dont elle ne comprend rien, seule à une table des serdaigles vide. Caldwyn posa le livre de Juliet à côté de lui et continua « Je suppose que le sujet qui nous intéresse c'est toi ! Qu'est-ce qui ne va pas Ju ? » Il savait très bien qu'elle avait comprise qu'il savait qu'elle n'allait pas bien. Mais pourquoi était-elle en si mauvais état ? Un garçon ? Une bagarre ? Les cours ? C'était une énigme pour Caldwyn.

    « Et toi ? Tu ne manges pas ? » Un petit vint se loger sur la bouche de Caldwyn. C'était intéressant la façon dont Juliet aimait donner de l'importance aux détails qui n'en avaient pas. Caldwyn regardait encore Juliet puis dit « Bon. Puisque c'est si gentiment proposé. » Sur la table était disposés de bonnes choses à manger. Il y avait tout ce qu'il fallait pour régaler un gros ventre comme Caldwyn. En premier lieu, il prit une tranche de bacon, un peu de jus de citrouille. Ils lui suffiraient pour le moment. Juliet aussi c'était servie et tout deux mangeaient désormais, l'un à côté de l'autre. Désormais ils pourraient parler. Après avoir posé sa fourchette et son couteau sur la table, à côté de son assiette, vide désormais, Caldwyn reprit de vive voix « Explique-moi. Qu'as-tu ? Tu sais que tu peux tout me dire ? Hein ? » Mais la jeune fille était renfermée et lui faire cracher le morceau serait difficile, il le savait, mais il y était déjà arrivé auparavant, alors pourquoi pas cette fois ?

    HJ ; j'ai honte '-'
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Juliet E. Halley

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MessageSujet: Re: where is my mind ? - pv.   Sam 13 Juin - 16:35

    Caldwyn : « Je n’en serais pas si sûr si j’étais toi ! Tu auras encore des choses à traverser, j’en suis certain ! »

    *Je ne pense pas non. Qu’est-ce qu’il pourrait encore m’arriver ? Rien, absolument rien. J’ai déjà perdu mes parents, j’ai déjà eu le cœur brisé. Que pourrait-on encore me faire ?* pensa la demoiselle. Et elle avait raison. Que pourrait-on encore lui faire ? Lui ôter ses amis ? Oui, cela pourrait arriver, mais si c’était le cas, elle ne se relèverait pas. Elle ne pourrait pas y survivre. Elle préférait mourir plutôt que de devoir tout recommencer à nouveau. Elle préférait y laisser sa propre vie plutôt que de voir quelqu’un d’autre mourir. La demoiselle ne répondit cependant pas à l’affirmation du Serdaigle. Elle savait que, en un sens, il avait raison, mais vraiment, pouvait-on encore lui faire pareille chose ? Pouvait-on encore la faire souffrir ? N’y avait-il pas une force quelque part sur cette terre qui répartissait les douleurs en parts égales ? Apparemment non. Apparemment il y avait ceux qui méritaient de souffrir, et ceux qui ne le méritaient pas. Juliet comprenait, elle comprenait pourquoi elle faisait partie de ceux qui devaient souffrir, elle avait une dette à payer, la dette d’une vie, non, même pas, de deux vie. A cause d’elle, sa sœur et sa mère était morte, on pourrait même dire qu’elle avait le sang de trois personnes qui coulait sur ses mains car, après tout, son père avait mis fin à ses jours par sa faute, car elle lui avait pris le seul être qu’il ait jamais aimé. Elle comprenait qu’à présent elle devait payer, mais jusqu’où irait-on avant de considérer qu’elle avait assez payé ? Jusqu’à sa propre mort ? La question germait souvent dans son esprit, mais Juliet aimait trop la vie pour renoncer à ce beau cadeau qui lui avait été offert car, malgré tous ces malheurs, elle aimait vivre, elle aimait voir le soleil se lever et se coucher, sentir le vent s’engouffrer dans ses cheveux et caresser sa peau, elle aimait sentir l’eau couler sur son corps quand elle prenait une douche, gouter un fruit qu’elle n’avait jamais mangé auparavant. Non, Juliet avait beau être malheureuse parfois, elle avait beau souffrir souvent, elle aimait vivre, elle n’était pas suicidaire. Alors que Juliet avait vu son père mourir devant ses yeux, pendu au bout d’une corde, alors qu’elle avait survécu à l’incendie qui avait consumé sa maison toute entière et les rares souvenirs qu’elle avait de sa mère avec, elle était toujours là, à sourire dès qu’elle le pouvait, à rire encore plus. Poudlard l’avait sauvée. Il avait réussi à lui prouver qu’elle pouvait se sentir chez elle quelque part sur cette terre, que comme tout le monde elle pouvait être acceptée. Il avait réussi à lui redonner confiance en elle, alors que son père s’était efforcé durant toutes ces années à faire en sorte qu’elle se sente comme une moins que rien, il avait réussi à lui montrer un nouvel aspect de la vie. Mais Juliet n’était pas heureuse pour autant, loin de là, elle n’avait jamais réussi à trouver cette autre partie d’elle qu’elle avait perdu. Juliet plongea son regard dans son verre d’eau. Un pâle reflet d’elle fut réfléchi. Elle était à nouveau perdue dans ses pensées, mais Caldwyn les interrompit :

    Caldwyn : « Je suppose que le sujet qui nous intéresse c’est toi ! Qu’est-ce qui ne va pas Ju ? »
    Juliet : « Moi ? Mais tout va bien. »

    Elle se sentait stupide sur le coup. Evidemment que Caldwyn voyait que cela n’allait pas, évidemment qu’il savait dire qu’elle n’était pas au meilleur de sa forme, il n’était pas son grand frère de cœur pour rien. Elle lui adressa un pâle sourire, essayant de cacher au mieux le malaise qui vint la prendre à la gorge. Enfin, le jeune homme se mit à se servir.

    Caldwyn : « Bon, puisque c’est si gentiment proposé. »

    Ouf. Elle gagnait un peu de temps. Elle pourrait essayer de lui trouver un mensonge. Elle grimaça intérieurement. Elle n’aimait pas mentir au jeune homme, mais elle ne voulait vraiment pas parler de ce rêve stupide. Il allait sûrement la prendre pour une folle.

    Caldwyn : « Explique-moi. Qu’as-tu ? Tu sais que tu peux tout me dire ? Hein ? »

    Juliet soupira. Bien sûr qu’elle le savait, mais elle ne voulait pas ennuyer Caldwyn avec des histoires aussi stupides qu’un simple rêve qui la bouleversait alors qu’il n’aurait pas du. Après tout, qu’y avait-il d’étrange à voir sa défunte mère en rêve ? Rien. Sauf que cela ne s’était jamais produit, elle n’avait jamais vu sa mère en rêve, de plus, son souvenir était bien net, ce n’était pas une personne floue qu’elle avait oublié avec le temps, non, elle pouvait très clairement distinguer les traites de son visage, le contour de ses yeux, entendre le son doux de sa voix.

    Juliet : « Ce n’est rien .. J’ai mal dormi c’est tout. »
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MessageSujet: Re: where is my mind ? - pv.   Sam 20 Juin - 0:36

    « Je suppose que le sujet qui nous intéresse c’est toi ! Qu’est-ce qui ne va pas Ju ? » Un rire s'était glissé sur ses lèvre à la lueur de ces mots. Il connaissait déjà la réponse de la jeune fille et ne fut aucunement surpris de sa réaction. « Moi ? Mais tout va bien. » Typique. La jeune fille ne va pas bien mais elle fait tout pour montrer que tout va bien. Caldwyn l'avait fait bien trop de fois pour ne pas connaître cette tactique. Il avait toujours aimé cette tactique d'éloignement mais le fait que Juliet ne lui parle pas lui fit un pincement au cœur. Comme si on lui brûlait les entrailles. Pourtant il avaient toujours été confidents l'un envers l'autre.
    Caldwyn observait la jeune fille d'un air assagi. Comme un vieux sorcier sur sa chaise en train de questionner un élève en faute. Espère d'idiot, se dit-il. Il s'arrêta de scruter son amie. Mais il pensait tout de même. Pourquoi se sentait-elle mal ? Que pouvait-il lui arriver ? Un garçon ? Une dispute avec un(e) amie(e) ? Quoi qu'il en soit, il aurait aimé partager cela avec son amie. Juliet et Caldwyn étaient amis depuis bien longtemps. Caldwyn n'avait jamais refusé de répondre aux interrogations de Juliet. Récemment, il se sentait mal et ce à cause de son père et sa mère et il avait partagé ce secret. Alors elle, elle pouvait bien partager son lourd (ou non) secret avec lui. Il savait bien qu'un secret est bien difficile à révéler. Lui-même ne révélait jamais ou presque ses secrets. Ou ses secrets les plus profonds étaient enterrés. Enterrés dans sa mémoire. Mais aussi enterrés dans la mémoire de son amie, ici présente. Elle seule connaissait son histoire entièrement. Elle seule aurait pu prétendre révéler tout les secrets de Caldwyn. Elle seule aurait pu prétendre au titre de biographe de Caldwyn Orlando Carlton. Elle seule. Personne d'autre.

    « Et toi ? Tu ne manges pas ? »
    « Bon, puisque c’est si gentiment proposé. »

    Il n'avait pas vraiment l'intention de laisser partir les regrets de la jeune fille. Si c'en était. Quoi qu'il en soit, il essayait de faire croire à son amie qu'elle gagnait du temps. Il lui fallait du temps. Du temps pour préparer son intervention, pour l'aider à chercher des questions. « Explique-moi. Qu’as-tu ? Tu sais que tu peux tout me dire ? Hein ? » Il savait bien que la jeune fille allait répondre un truc bidon. Comme d'habitude. Mais Caldwyn avait l'art de dégoter le vrai du faux, surtout avec Juliet. « Ce n’est rien .. J’ai mal dormi c’est tout. »

    Juliet baissait à présent la tête. Quelque chose n'allait vraiment pas. Il ne savait pas quoi et ça le rendait dingue. A en mourir.

    « Je sais que ce n'est pas ça. Dit moi Juliet. Je sais, ça ne doit pas être facile à dire mais tu peux tout me confier. » Il avait prit un timbre de voix assuré. Il voulait qu'elle ait confiance. Une confiance absolue. Il connaissait bien Juliet. Il la connaissait depuis longtemps. « Je suis sûr que ce n'est pas ça ![/color] »

    Flash Back


    Début septembre


    Un train. Caldwyn était assis dans un compartiment du train de la voie 9 3/4. Le poudlard Express. Ça y est. Il est en route pour Poudlard. Une jeune fille ouvre le compartiment. Une belle jeune fille. Premier détail que Caldwyn observe. Il est très observateur au fond. Elle demande si elle peux s’asseoir. Dans un élan de bonté et de générosité, et parce qu’il se sent seul, Caldwyn accepte.
    Les présentations sont courtes et Caldwyn et la jeune fille, du doux nom de Juliet, sympathisent. « Tu penses aller dans quelle maison Caldwyn ? », demande Juliet, d’une voix doucereuse. « Je ne sais même pas. Je ne connais pas les maisons. Je suis né dans une famille de cracmols alors… » Fin du débat. Caldwyn se sent mal à la vision de sa famille. Ca doit pas être drôle pour eux. Quoique. Être débarrassé du fils le plus dérangé de la famille n’est pas un problème, c’est même un soulagement. Enfin pour eux sûrement.

    Fin du flash back


    Nul --'
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MessageSujet: Re: where is my mind ? - pv.   Lun 6 Juil - 21:17

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