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 Love me...Please...Love me. {Lucas}

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Sasha I. Carlson

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MessageSujet: Love me...Please...Love me. {Lucas}   Sam 6 Juin - 23:49

    Ce fut très certainement aux alentours de 23 heures que la jeune Gryffondor écarta ses draps pour quitter son lit, malgré l’heure tardive, malgré le regard de reproches de son félin. Comme beaucoup de nuits, elle avait un rendez-vous qu’elle ne voulait manquer sous aucun prétexte, qu’elle soit malade ou non. Et pourtant, ce soir, elle était fâchée. Bien plus qu’elle ne l’aurait cru, mais certainement bien moins que les prochaines fois, bien qu’elle ne s’en doute pas. Ses pieds nus touchèrent le sol, lui inspirant un léger frisson qu’elle ne chercha pas à réprimer, n’allant pas même jusqu’à mettre ses pantoufles. Et alors qu’elle se levait, sa longue chemise de nuit noire tomba sur ses longues jambes, les couvrant entièrement ; un pas, puis deux, et elle attrapait sa robe de chambre, toute aussi noire et légères, qui n’avait de réellement couvrante que les manches. Et la voilà qui quittait son dortoir, calme et silencieuse, bien qu’au fond d’elle-même, une rage prête à exploser la tenait, serrant son cœur avec une violence qu’elle ne soupçonnait même pas. La raison de cette colère ? Son propre cousin, son amant, l’élu de son cœur. Lui qui se plaisait à faire bouillir sa jalousie, de sorte que son regard se durcisse chaque fois qu’elle le croisait dans les bras de son America, qu’elle sente son palpitant se resserrer dès lors que ses lèvres l’embrassaient elle. Sa jalousie la rongeait, la rendait malade et autres réactions déplaisantes qu’elle conservait au fond d’elle-même. En parallèle pourtant, la jeune fille ne montrait rien, laissant son visage demeurer serein et calme, comme si rien ne pouvait réellement l’atteindre… Et pourtant. Parfois, un sourire venait naître sur ses lèvres roses dès que son regard croisait celui de son petit ami récent, Luce Sogno, un Serpentard d’un an son aîné et avec qui elle s’entendait à merveille. Depuis qu’ils étaient ensembles, et c’était plutôt récent, il n’y avait pas eu une fois où la jeune fille ne s’était pas sentie à l’aise dans ses bras, où elle ne s’était pas sentie heureuse… Mais il n’arriverait jamais à la cheville de celui qui faisait battre son cœur si fort, qui la faisait frissonner au moindre regard… Et c’était pour cela qu’elle n’était pas amoureuse du Serpentard, mais bel et bien de celui dont elle n’avait pas le droit d’éprouver un autre sentiment que celui de l’amour familial.

    Sur la pointe des pieds, elle quitta la salle commune, éclairant faiblement de sa baguette le couloir, de sorte à se repérer plus facilement dans les couloirs. Il lui arrivait parfois, au détour d’un couloir, de regarder derrière elle, comme veillant un quelconque danger qui n’arrivait pourtant pas. Elle aurait du retard, elle le savait, et sans doute le faisait elle exprès à la fois, non pas qu’elle ne veuille pas se rendre à son rendez-vous, mais parce qu’elle voulait retarder ce moment où sa colère allait exploser. Elle n’était pourtant pas femme à ressentir des sentiments négatifs, mais bien le contraire, mais une partie de son caractère se voulait aussi contradictoire que le feu et l’eau. Contraire à elle seule, elle était capable d’envoyer son amant aux gobelins, comme lui faire preuve d’une dévotion sans nom. Elle l’aimait et elle se persuadait du contraire… Elle savait qu’ils n’avaient pas d’avenir ensembles, et pourtant, elle restait, s’imposant telle la déesse de l’amour à son cœur. Elle le voulait, pour elle seule, sans jamais le lui montrer. Et la voilà qui arriva devant la porte de leur lieu de rendez-vous. La Salle sur Demande ; qui avait connu tous leurs ébats, leurs disputes, leurs réconciliations. Elle seule, pouvait savoir avec certitude ce qui animait les deux amants, pouvait prévoir leur réaction. Un regard sur la poignée. Elle n’osait la tourner, et pourtant combien elle désirait entrer dans cette salle… A l’intérieur, elle savait qu’elle y trouverait celui qui la faisait entièrement chavirer ; dans ses bras, elle oublierait tout, jusqu’à Luce, jusqu’à leurs origines. Il n’y aurait que lui et elle, rien d’autres. Il n’y aurait pas même cette tension qui les tuait à petit feu, celle qui aiguisait leur jalousie, qui les rendait fous et plus amoureux encore. Entrer dans cette salle signifiait rentrer dans leur bulle et s’éloigner pour un temps, une nuit de tout ce qui les attachait à la réalité… Elle pénétra dans la salle, puis referma la porte derrière elle, scellant leur nuit dans cette pièce, la faisant disparaître de la vue des autres. Il était là, devant elle, et l’amour envahissait son être au moins autant que sa colère. Un mot de son autre, un geste, et l’un des deux prendrait le dessus immédiatement. Un coup d’œil à l’horloge. Une demi-heure de retard… Sasha se pinça les lèvres, prête pour sa remontrance qui n’allait peut-être plus tarder.

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Lucas J. Carlson

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MessageSujet: Re: Love me...Please...Love me. {Lucas}   Mar 9 Juin - 18:19

Love & Hate
l'amour poète, l'amour courtois, l'amour cruel



    Ils n'avaient pas le droit, mais bravaient les interdits, se moquant de l'inceste et passant outre les lois strictes familiales, Lucas et sa jeune cousine Sasha n'étaient guère dégoutés par leurs pratiques incestueuses pourtant si douces. Pourtant, c'était là presqu'un véritable tabou chez les Carlson, eux qui n'en avaient habituellement aucun, le jeune Gryffondor savait pertinnement que son propre père avait cette pratique en horreur ; et pour cause les Carlson demeuraient une famille grandement soudée : cousins ou frères, on en venait à ne plus réellement faire la différence. Néanmoins aux yeux de Lucas, sa cousine et lui-même ne partageaient qu'un quart du même sang, éloignés par un seul oncle auror aux yeux bleus, au sourire constamment plaqué sur le visage, à l'aura lumineuse, la parfaite antithèse de son propre père. En un sens, pour lui Sasha était sa cousine tout en appartenant à un autre monde, pas vraiment le sien, pas véritablement lointain non plus, mais il pouvait s'adonner à ces nuits de tendresse avec elle sans pour autant le regretter. Ce soir donc, comme beaucoup d'autres nuits, ils se rejoindraient à la salle sur demande ; pour quelques ébats embrasés, ou tout simplement pour dormir l'un contre l'autre dans une nuit platonique mais complice. Cependant Lucas en venait parfois à se demander pourquoi elle venait encore et encore ; elle qui jamais ne démontrait sa jalousie, elle qui paraissait tant détachée, elle qui, au fond, devait seulement le voir comme un simple amant de passage. Rien d'important, rien qui ne portait d'effluves amoureuses, rien qui ne laissait comprendre pourquoi elle revenait presque toutes les nuits... Etait-il seulement un amant sur le banc de touche, celui que l'on remplace pour éviter la lassitude ? Le ténébreux Carlson refusait d'y songer, car à ses yeux la jalousie presqu'inexistante de Sasha était légitime ; ils étaient simplement cousins, et peut-être était-ce mieux ainsi. Mais à sentir son coeur se serrer lorsqu'il la voyait dans les bras de ce maudit Serpentard, quand Sasha elle-même ne tiquait pas à la vue d'América lui soulevait nombre de questions. Il en était venu à cette conclusion : il était trop possessif, et elle venait simplement pour passer le temps. En temps normal, d'aucuns se seraient déjà effondrés sous ce qu'il pensait être l'amère vérité, mais il avait hérité des ténèbres de son paternel coulant dans ses veines, le laissant stoïque et fier, malgré ce palpitant malade. Malade de ne plus savoir, malade de peiner à garder son rythme cardiaque calme et serein lorsque Sasha était dans les parages, malade d'être ainsi rongé de l'intérieur chaque fois qu'elle le voyait avec lui. Et des envies de meurtre se profilaient dans son esprit, l'envie de tout envoyer balader, l'envie de tout casser, l'envie de frapper les murs de ses poings afin de gagner en douleur et d'oublier celle de son palpitant. La rage le prenait au ventre de plus en plus, comment feindre ne pas sentir cette jalousie exacerbée qui lui rongeait la santé, comment ne pas avoir envie de ne pas égorger les propres prétendants de sa cousine. Sa si belle cousine, pour qui il sentait de jours en jours ses sentiments s'intensifier, mais qui ne le voyait nullement autrement que comme un cousin. Aussi, pour se sentir revivre, pour mettre un terme à la torture de son esprit et de son palpitant, un mot lui était venu en tête : Durmstrang. Partir pour se reconstruire, partir pour ne plus souffrir surtout, partir pour se sentir bien. Lucas y pensait de jour en jour, par ailleurs la matinée même, il avait envoyé un hibou à ses parents afin de lui faire part de son voeu de changer d'école. Sans doute ne s'y opposeraient-ils pas, bien au contraire d'ailleurs, et dans un mois, il se retrouvait très certainement bien loin de Poudlard. Se connaîssant, il n'en parlerait que la veille à sa belle Sasha, qui pleurerait un cousin mais pas un amant... Qu'elle pleure, qu'elle souffre, qu'elle regrette... c'était aussi en un sens ce qu'il désirait, atroce égocentrique qu'il était. Mais il ne reviendrait pas sur sa décision.

    Quelque peu avant vingt-trois heures, Lucas sortit de son lit avec discrétion; il lui arrivait parfois d'être explicite avec ses camarades de dortoir et d'affirmer qu'il avait rendez-vous avec une jeune fille à la salle sur demande, mais afin d'éviter les soupçons il ne jouait cette carte qu'occasionnellement. C'est ainsi qu'il sortit de ses draps déjà tout habillé, portant dans une prestance certaine sa chemise blanche à peine froissée. La démarche assurée, le port de tête princier, le regard ténébreux et le visage sombre, le physique de Lucas s'alliait parfaitement à sa personnalité qui ne faisait pas de lui un pur Gryffondor. Ambitieux et calculateur, l'aura noire et la parole blessante ; il demeurait quelque peu marginal chez les rouge-et-or qui néanmoins l'avaient acceptés. Même son amour sans faille pour sa tendre cousine se dissimulait derrière une haine farouche ; les deux sentiments demeurant trop proches, il peinait parfois à les dissocier, ce qui en plus de le rendre dangereux le rendait insondable. Le tableau gardant la salle commune des Gryffons s'ouvrit afin de le laisser sortir non sans esquisser un râlement rauque que Lucas ne releva pas, indifférent à ses dires comme au froid envahissant les couloirs du château. Pas même un frisson ne vint parcourir sa peau légèrement halée lorsqu'il s'engouffra dans les chemins de pierre à l'atmosphère glacée, se faufilant jusqu'à leur lieu de rendez-vous. Pour autant, la mine pensive et ténébreuse de Lucas ne laissait rien présager de bon : aujourd'hui encore, il l'avait vue perchée à son bras, le sourire aux lèvres et le regard pétillant, attisant la jalousie du jeune Carlson dont le coeur s'emplissait d'idées noires voire sanglantes... Dans le fond, n'était-ce pas une meilleure idée que de terminer ce soir son histoire avec Sasha plutôt que de commettre l'irréparable ? Certes il souffrirait de son absence, et devrait combattre sa propre jalousie, mais dans un mois à peine il serait à Durmstrang, aussi peut-être était-il plus sage d'éviter tout geste qu'il pourrait regretter d'ici là. Des regrets qu'il n'aurait pas à l'encontre du Serpentard, mais envers lui-même, car déjà ces pensées sanglantes soulevaient en lui beaucoup trop de questions ; avait-il l'esprit véritablement sain pour penser ainsi à mal, avec tant de fureur et de conviction... Tiraillé entre l'envie de la garder farouchement pour lui et la sage décision de mettre un terme à leur histoire, c'était encore pensif qu'il arriva à la salle sur demande. Lorsque la porte s'ouvrit, les lieux furent investis de quelques bougies afin d'éclairer la pièce, ainsi que des fauteuils confortables de couleur ocre. Mais pas de lit pour cette fois, pas d'ambiance tamisée, pas d'effluves prenantes qui donneraient lieu à une nuit divine et brûlante : son coeur noirci par la colère et la jalousie avait empêché son esprit d'y voir clair. Lucas n'était parvenu à souhaiter un lieu de rêve quand la haine et la fureur l'assaillaient. Le jeune homme se posa donc dans le fauteuil, attendant avec prestance l'arrivée de Sasha, posant son regard sombre sur l'horloge murale.

    Une demi-heure déjà était passée, et Lucas ignorait encore pourquoi il était toujours ici. Il aurait dû partir, la laisser en plan pour son retard affligeant, mais l'envie de s'en prendre à elle, malgré tout, avait été plus forte. Et durant tout ce temps à attendre, seconde après seconde, minute après minute, le ténébreux Carlson s'était plongé dans ses pensées. Fallait-il la quitter.... les premiers instants, il en était venu à abandonner l'idée mais le retard de Sasha jouait terriblement en sa défaveur. Elle était avec ce Serpentard, c'était certain, aussi cette idée attisa sa colère froide mais démesurée, comme il s'était allumé une cigarette pour patienter. Son visage impassible ne laissait en rien entrevoir sa jalousie, et pourtant l'imaginer dans les bras de Luce le mettait hors de lui. Habituellement, il aimait sa belle cousine, ce soir il la haïssait pour tout le mal qu'elle lui faisait subir. La porte s'ouvrit enfin lorsque l'horloge affichait insolemment minuit moins le quart, mais Lucas ne se retourna pas. Il savait que c'était elle, bien que Sasha demeurait taciturne, son parfum était pour lui reconnaissable parmi tant d'autres ; léger et sucré. Ses prunelles dardèrent la cigarette se consumant qu'il roulait entre ses doigts, une volute de fumée s'échappant de ses lèvres comme il tentait de retenir au travers de sa gorge des mots assassins. Sans succès. Sa voix suave et basse se fit témoin de sa colère farouche à l'encontre de Sasha.

    LUCAS : « Cette nuit sera la dernière. »

    Expéditif, intolérant, glacial... Il lui jetait ses mots sans préavis, sans même donner d'explication, sans même chercher à la ménager. Dans son esprit, tout était clair : elle avait été retenue par Luce, et sa fierté mêlée à sa trop grande colère avait parlé pour lui. Même s'il le regretterait plus tard, même s'il avait conscience qu'il ne se faisait pas tendre prince, ce soir.
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Sasha I. Carlson

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MessageSujet: Re: Love me...Please...Love me. {Lucas}   Mar 9 Juin - 22:48

    LUCAS : « Cette nuit sera la dernière. »

    La sentence était tombée, telle une lame qui s’abat sur une tête pour la séparer de son corps. Pour la douce semi fée, c’était sur son cœur que le fil coupant était tombé, le séparant non pas en deux morceaux distincts, mais bel et bien un millier, qu’elle ne saurait recoller seule. Et ce même palpitant avait manqué un battement sous la menace de séparation, alors que l’air était venue de même manquer à la jeune fille, qui, peut-être trop choquée, trop surprise, incrédule, s’était raccrochée à la poignée pour ne pas tomber sous le joug du désespoir. Un silence… Un temps, deux temps, trois temps… et toujours pas un bruit. Ses jambes ne désiraient plus la porter et pourtant, elle demeurait debout, fière et détruite, tremblante sans jamais le montrer, chancelante sans jamais tomber. Son regard s’était planté dans le dos de son cousin, ne comprenant pas, ou ne le comprenant tout simplement plus. Leur dernière nuit. Dernière par la faute d’un simple retard ? Était-ce la raison qui avait poussé cette menace à franchir les lèvres de celui qu’elle aimait tant sans le savoir ? Aurait-elle continuée sur cette supposition qu’elle s’en serait damnée, maudite, qu’elle se serait mise à pleurer à forts sanglots… Mais une autre raison était apparue, alors qu’elle se redressait, le regard étincelant, prêt à laisser s’enfuir ces perles si précieuses, que pourtant, l’on ne voudrait jamais voir couler des yeux de la douce Sasha. Un rougeur alors sur le pourtour de ses joues, son poing gauche qui se serre, étreignant au passage un pan de la longue chemise de nuit noire, quand la main droite demeure dans son dos, posée sur cette poignée qui lui brûle la main, douleur qui remonte à son cœur d’oiseau. Il a fait son choix, et ce n’est pas elle qu’il a choisit, mais l’autre, celle que la Gryffondor ne pourra jamais accepter, qu’elle ne pourra jamais aimer et envers qui elle ne ressent rien d’autre que cette jalousie prête à la détruire de l’intérieur. Et elle voudrait le maudire pour ça, le maudire jusqu’à ce qu’il en crève lui aussi, jusqu’à ce qu’il comprenne que jamais il ne pourra avoir autant mal qu’elle dans cette histoire. Elle le hait plus que tout, lorsque quelques secondes plus tôt, elle l’aimait de tout son être, prête à lui pardonner tout ce qu’il s’était passé dans la journée, ce qu’elle avait vu et entendue. Elle ne désirait que le retrouver ce soir, même si elle avait mit du temps à parvenir jusqu’à lui… Elle avait voulu se retrouver dans ses bras, qu’il la cajole, lui fasse oublier tous ses soucis, qu’il la rassure de ses lèvres, de ses regards, de ses mains. Moitié d’elle, parcelle manquante à sa complétitude, la fin de son âme… Il ne le serait plus dès ce soir, dès que l’un d’eux franchirait cette porte. Et en cet instant, elle aurait aimé tant de choses : qu’il plaisante et se retourne sur elle avec un sourire aux lèvres… que la porte qu’elle avait fermée ne se rouvre plus jamais…que tout ne soit que cauchemar et qu’au réveil, la situation ne serait pas tel quel… ou pis encore : que jamais elle n’ait cédé cette fameuse nuit d’été. Menteuse. Elle en avait rêvé, jour et nuit de cet instant, et elle ne le regrettait en rien. Elle ne pouvait pas gémir sur ce qu’elle aimait au fond. Et il était le Roi de Pique dans son jeu de cœur, celui qui avait rendue folle la reine de cœur… « Ne me quitte pas », aurait elle aimé prononcer de ses lèvres tremblantes, mais elle n’y parvint pas… Relevant alors le visage, elle prit cette allure si fière qui n’était autre que celle d’une femme dont le cœur est déchiré…

    SASHA : « Alors garde ta nuit si elle n’est pas pour moi. »

    Murmure à la fois hurlement, fierté dévastée, balayée. Et malgré son regard perçant obstinément tourné vers lui, les larmes, coulent, une à une, silencieuses quand son corps tremble. Sa colère lui monte aux joues, mais son chagrin est dans son cœur. Elle voudrait lui hurler qu’elle le hait, mais plus aucun son ne veut franchir ses lèvres… Partir, elle ne le peut tant que ses jambes ne la portent plus. D’ici peu, leur histoire mourra, comme elle est née : rapidement, cruellement, et secrète. Ils n’ont jamais eu d’autres choix que de tout cacher après tout, que ce soit à leur famille, à leurs amis, à leurs écrits. Pas un indice de leur si belle vie commune si ce n’est dans leurs souvenirs…Et il y a pourtant fort à parier qu’une des deux personnes serait prête à les effacer, pour le simple désir de ne pas avoir à pleurer sur son sort. « Ne pas tomber amoureuse est la première règle. » Elle avait faillit à son devoir, manqué à son commandement, et cela, elle ne pourrait se le pardonner si elle le savait. Mais elle n’en savait rien, jurant ne ressentir pour son cousin que ce profond attachement, sincère et simple. Alors pourquoi pleurait-elle ? Pourquoi sentait-elle que son être allait se déchirer s’il disait les mots fatals ? Elle serait détruite, et même-lui n’y pourrait rien, quand bien même le saurait il. Jusqu’à présent, tout n’avait été que question d’apparence, jouer sur les mots, les regards, les touchers. Nul ne pouvait croire qu’il se passait quelque chose entre eux, un piège pour les autres… dans lequel ils étaient tombés d’eux-mêmes à vouloir se prendre pour de parfaits acteurs… Ils l’étaient bien trop en vérité, et plus doués qu’on y pensait. Et cela ne les avait conduits qu’à cette scène, dans ce nouvel acte. Scène misérable et néfaste. Et ce regard brillant toujours, à ces paroles acerbes où se mêlent la confusion et le désespoir, cherchant leur place dans cette colère.

    SASHA : « Ne prends même pas la peine de m’offrir une dernière nuit si tu le fais pour ta Poufsouffle adorée. Je ne supporterai pas que tu penses à Elle alors que je suis dans tes bras. »

    Ô destin ! Fallait-il que tu sois si cruel pour infliger cela à tes enfants… Cette scène serait bien digne de toutes les pièces de théâtre… Elle, si droite et si fière, malgré la destruction à l’œuvre, lui, si calme et serein devant son œuvre. Sa sculpture s’achève, et elle pourrait bien porter le nom de « Amour destructeur ». Silencieuse… jusqu’à cette unique sanglot. Il n’y en aura pas d’autres.

    SASHA : « Eut-il fallut que tu penses bien souvent à Elle pour m’abandonner avec ce désir de m’offrir ton cadeau empoisonné ! »

    Un élan de colère, avant que son poing ne se resserre encore un peu plus sur le tissu qu’elle tient fermement. Elle n’est pas forte, elle le sait, et elle ne le sera jamais par ce sang qui coule en ses veines. Son don ne réside pas dans la haine ou dans l’oubli, mais dans l’amour et le désespoir qui s’est fait son compagnon. Car elles sont bien rares au final, ces amoureuses de l’onde qui ont été heureuses en amour…

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MessageSujet: Re: Love me...Please...Love me. {Lucas}   Ven 12 Juin - 20:43

hj : j'ai pas réussi à faire mieux ç__ç

    Il ne la regardait plus, il ne le voulait plus : porter son regard sur elle et y déceler les marques de Luce lui était de jour en jour plus insupportable. Ce soir, persuadé alors que sa cousine avait oublié le temps dans ses bras, le faisait douter plus qu'à l'accoutumée. Pourquoi donc s'évertuer à apposer ses yeux sombres sur elle, dans une caresse fusse-t-elle douce ou froide, pour qu'il n'y décèle que l'oeillade d'une amante assez lasse de son grand amour pour venir se caler entre les bras de son cousin pour n'y trouver que distraction... Pourtant, Lucas était un jeune homme droit et fier, habituellement aucun sentiment ne venait ébranler son attitude, si ce n'était son arrogance parfois trop présente quoique relativement absente. Il n'avait pas l'orgueil comme principal défaut, mais pêchait par le manque flagrant de démonstrations d'affections sentimentales. Déjà, il entendait ses sanglots couler doucement sur les joues blêmes de sa cousine, et même sans la voir, il pouvait s'imaginer ces éclats de cristal se loger au sein de ses yeux azurés et embrumés d'un trop plein de larmes retenues. Peut-être avait-il été trop sec, mais le jeune homme à l'aura sombre ne cillait pas, continuant de faire tourner sa cigarette entre ses doigts dans l'attitude d'un jeune homme au coeur trop glacé. Néanmoins son palpitant s'étreignit, mais pas assez fortement pour prendre le dessus sur sa colère et sa jalousie prenante. Un mois. Dans un mois il serait parti, délivré de cette romance qui n'en était pas une, de cette idylle cachée aux yeux de tous, de cette torture intenable lui tiraillant l'âme et à laquelle il se sentait coupable. C'était bel et bien lui, l'aîné de la famille, et jamais Lucas n'aurais promptement dû céder cette nuit d'été. Il n'aurait pas dû goûter à ses lèvres, pas plus que de lui faire perdre sa virginité à même le sol, dans une cabande de fortune sous la pluie islandaise. Sa tendre cousine méritait mieux qu'un jeune homme à l'aura sombre comme lui, elle méritait mieux qu'une relation amère qu'ils ne pouvaient vivre pleinement, elle méritait tellement mieux qu'un sombre prince qui n'avait pas même de couronne.

    SASHA : « Alors garde ta nuit si elle n’est pas pour moi. »
    LUCAS : « J'aurai pensé que cela t'aurai ôté une épine du pied. Pour que tu puisses retourner auprès du Serpentard de ton coeur. »

    Enfin, le jeune homme se retourna, penchant sa tête vers sa divine cousine dans un sourire en coin qui se voulait trop sombre et fatalement cynique. Dans un silence qui s'imposa suivant sa tirade, Lucas écrasa sa cigarette dans le cendrier d'argent se tenant sur la table cotôyant le fauteuil dans lequel il était assis. Un autre silence, tendu et glacé, planait sur l'ombre de la pièce aux lumières tamisées portant les flammes funestes de la jalousie. Qui était-il après tout, pour reprocher à sa propre cousine de porter un amour qui n'était pas des plus chastes à un autre que lui ? En tant que membre de sa famille, il se devait de veiller sur elle, de l'aider à choisir le bon, de ne pas écouter son coeur et d'aller de l'avant. Mais Lucas continuait de garder pour lui cette mauvaise foi et cette peine lancinante, sans qu'il n'en touche mot à Sasha. Là était leur plus grand défaut : leurs paroles à demi-teintes filtraient ce qu'il ne fallait pas, et leurs conversations finissaient bien souvent en quiproquos ou en incompréhensions. Comme maintenant. Loin de lui l'idée de savoir Sasha jalouse d'América, elle qui demeurait tant impassible et presqu'indifférente, aux yeux de son cousin c'était le signe irréfutable que la belle cousine n'en avait que faire. Il semblait donc que le ténébreux Carlson avait oublié les règles primordiales de leur jeu dans lequel il était tombé sans crier garde : ils ne pouvaient montrer leur jalousie respective à personne. Un détail qui n'en était pas un, et que Lucas semblait avoir oublié.

    SASHA : « Ne prends même pas la peine de m’offrir une dernière nuit si tu le fais pour ta Poufsouffle adorée. Je ne supporterai pas que tu penses à Elle alors que je suis dans tes bras. »

    Cynisme ou jalousie ? Quoiqu'il en soit la tirade froide de Sasha attisa un peu plus la colère de son cousin qui gardait en lui bien peu de patience. Le jeune homme se leva, sa silhouette imposante se découpant dans le clair obscur de la pénombre, alors qu'il s'approchait vers elle de son parfum ennivrant le précédant. Le jeune homme se stoppa alors, ne daignant pas la quitter de ses yeux se faisant obsidiennes, Lucas semblait tenter de percer son âme comme pour y déceler les secrets. Au nom de quel sentiment parlait-elle alors : la jalousie, la frustration, la colère ? Impossible de répondre, l'âme des Carlson était tant complexe qu'elle en devenait insondable, du moins cela dépendait de qui. Le jeune homme ne daigna pas répondre, son visage froid et sombre n'esquissant aucune expression, il se contentant de la fixer alors même qu'il se plongeait dans ses pensées. Comment pouvait-elle avancer de telles choses, quand bien même c'était elle qui était dans les bras de Luce quelques minutes auparavant ? Aux yeux de Lucas, le doute s'était établi en vérité, alors même qu'il ne cherchait pas les preuves concrètes. Il avait raison, et cela s'arrêtait là. Un bref soupir agacé s'échappa de ses lèvres alors qu'il put reprendre avant même qu'elle n'avance une nouvelle tirade de sa voix tremblante.

    LUCAS : « Arrête de dire des absurdités. C'est stupide. »
    SASHA : « Eut-il fallut que tu penses bien souvent à Elle pour m’abandonner avec ce désir de m’offrir ton cadeau empoisonné ! »
    LUCAS : « Je t'ai dit de te taire Sasha ! Ca n'a rien à voir avec América, je te parle de toi, de ton Luce, et de moi qui part pour Durmstrang à la fin du mois... »

    Sa voix froide et sèche avait tranché l'air dans des mots qu'il ne put retenir quand bien même il avait souhaité ne rien dire à sa cousine. Sitôt qu'il comprit son erreur, le visage ténébreux de Lucas changea alors d'expression : pris au dépourvu, il vit alors le mal qu'il venait d'infliger à sa cousine, sans le vouloir vraiment.
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Sasha I. Carlson

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MessageSujet: Re: Love me...Please...Love me. {Lucas}   Sam 13 Juin - 0:27

    Dans un dernier coup de bassin, ils atteignirent la félicité, la plus pure de toute, s’étant laissé guidé par leurs instincts d’amoureux. Sans chercher à se défaire du corps de son amant, la jeune fille se laissa glisser contre lui, venant chercher ce baiser taquin qui pendait aux lèvres du beau jeune homme. Et tout en laissant ses longs cheveux d’or former un rideau sur leurs visages, ses lèvres emprisonnèrent les siennes, dans un baiser chaste et passionnel pourtant, mais bien loin de celui qui pourrait rendre son compagnon à la limite de la folie… Sa peau d’opaline frissonna sous le contact des doigts qui glissaient le long de son dos. Ils se connaissaient par cœur, et pourtant, c’était toujours un réel plaisir de se redécouvrir à chaque fois. Un léger rire cristallin vint s’emparer des lèvres de la demoiselle lorsque les doigts habiles et espiègles vinrent dériver jusqu’à ces points sensibles qui la menaient à se tordre de rire. Ils étaient beaux, formait un beau couple, et pourtant, ils le cachaient au monde entier… Lui si beau et si ténébreux, et elle si enfantine et lumineuse… Alors, sous un baiser mordillé, la belle glissa sur le côté, séparant son corps de celui de son amant, venant toutefois se lover contre ce dernier, cherchant encore cette chaleur qu’il dégageait et qui la rassurait. Il en vint à ramener le drap sur elle, se faisant alors son chevalier servant, glissant ses doigts dans ses longs cheveux, tandis qu’elle fermait les yeux sous ce contact délicieux. Elle ne craignait rien dans ses bras, elle le savait, et pour rien au monde elle n’échangerait sa place avec une autre ; il était là pour elle. Aucun autre homme ne pourrait jamais le remplacer…

    L’après est toujours une chose étrangement calme, bien que parfois, le jeune couple se laissait aller à ne pas l’être, jouant ou se chamaillant. Ce n’était pas le cas pour cette fois, bien que des doigts taquins étaient venus chatouiller la belle enfant. Cette dernière pourtant, finit par tourner le dos à son amoureux, demeurant contre lui cependant, quand ses bras venaient entourer son petit corps fragile. Glissant alors ses doigts dans ceux de Lucas, Sasha les baisa un par un, avant d’énoncer ces paroles ;


    Sasha : « Lucas ? Tu sais… Je ne veux personne d’autre que toi… »
    Lucas : « … Hum. »
    Sasha : « Je veux dire… Nul ne te remplacera jamais… Et je ne le désire pas… »

    Oh combien elle était sincère, se serrant contre son cousin, jusqu’à tourner la tête pour lui soutirer un baiser. Un regard, un seul…

    Sasha : « Promets moi que tu ne m’abandonneras jamais… Quelle qu’en soit la raison. »
    Lucas : « … Je te le promets… »

    Un silence, un autre baiser, puis une autre série, alors qu’ils se laissaient aller l’un contre l’autre, dans cette tendresse si rare et si présente…



    Elle s’en voulait d’être aussi en retard, d’avoir flâné dans les couloirs au lieu de se hâter pour se rendre dans cette salle qui couvrait leurs escapades nocturnes. Par ce léger caprice, elle se voyait devant la fin de l’histoire à laquelle elle tenait le plus : la leur. Commencée des années de cela, elle avait trouvé un nouveau tournant, au soir d’un été, à l’abri d’une pluie irlandaise qui les avait poussé à trouver refuge dans une cabane. Jamais elle n’avait regretté leurs baisers doux et passionnés, pas plus que d’avoir perdu sa virginité dans ses bras. Sans doute était elle tombée amoureuse de lui depuis bien longtemps en fin de compte, sans jamais l’avoir deviné. Depuis… Depuis rien n’avait plus été pareil, et rien ne le serait jamais plus. Le chemin qu’ils avaient suivit n’avait rien de facile et pourtant, il l’était. Au soir, se retrouver et terminer dans les bras l’un de l’autre, au matin redevenir aussi distant que possible, tout en continuant sa vie. Sasha avait vu passer de nombreuses filles dans les bras de son cousin, trop pour que son cœur ne le supporte, pas assez pour qu’elle ne demeure d ‘un calme olympien à chaque fois. Ne rien laisser paraître lui était aussi facile qu’ardu, et encore ce soir, Sasha se demandait comment elle avait tenue. Fallait-il qu’elle soit réellement amoureuse de lui pour supporter ces autres pimbêches lui tourner autour… Entre elles, la suicidée et America… Oh oui, elle l’aimait suffisamment pour supporter que d’autres aient cette place qu’elle ne pouvait avoir et que jamais elle n’aurait. Mais ce soir… Ce soir elle n’aurait plus rien. Ni les bras de son amant, ni la chaleur de sa peau, ni ses regards brûlants. Rien. Tout ça à cause de son retard, de sa stupide manie de traîner dans les couloirs… Fragile, peut-être un peu trop, car elle ne sut retenir ses larmes, coulant alors le long de ses joues, laissant derrière elle un léger sillon humide et doré. Elle n’avait pas voulu pleurer, ne désirait pas montrer cette faiblesse qu’était la sienne, mais il était bien trop tard désormais, et à mettre sur le compte d’une ascendance trop ancré en elle. Elle ne voyait que ce côté mélodramatique de la situation. Il la quittait… Parce qu’il ne voulait plus d’elle, parce qu’il s’était entiché d’une autre… mais certainement pas parce que leur histoire ne pourrait jamais aboutir. Il n’était à personne, elle était à lui, c’était les termes du contrat, celui qui la liait malgré elle à son cœur… Mais son propre cœur à elle, il venait de le piétiner, sans un regret si ce n’était celui de cette jalousie obsessionnelle.

    LUCAS : « J'aurai pensé que cela t'aurai ôté une épine du pied. Pour que tu puisses retourner auprès du Serpentard de ton coeur. »

    Silencieuse, comme si elle n’avait pas entendue ses paroles, ou tout simplement parce qu’elles ne l’atteignaient pas. Le Serpentard n’était rien pour la jeune fille qu’elle était. Rien si ce n’était une couverture face à son célibat qu’elle s’était infligée d’elle-même, ne supportant pas que d’autres la touchent quand elle voulait se préserver entièrement pour l’élu que son cœur avait choisi. Jusqu’à Luce. La raison qui l’avait poussé à se retrouver dans ses bras était bien obscure, mais au final, l’enjeu était de taille : cacher sa relation interdite avec son cousin, et le rendre jaloux. Elle attendait de lui une légère manifestation qui l’inciterait à voir combien ils vivaient quelque chose d’inégalable… Et pourtant, sa fierté reprit le dessus, l’obligeant à lancer ces paroles qui l’attaquaient dans son for intérieur, mais qui au fond, n’était qu’une vérité qu’elle voulait énoncer. Et oh combien la jalousie jouait de son pouvoir, attisant cette même colère chez sa fondatrice, brisant jusqu’à la moindre particule d’un éventuel pardon. Et sans doute était elle allée bien plus loin, car déjà son cousin se levait, se dirigeant vers elle, entouré de cette colère dont elle avait toujours perçue le son, mais qu’elle avait rarement vue. Leurs regards s’accrochèrent, chacun cherchant à déceler le sentiment qui animait l’autre, aussi insondables soient-ils. Jamais Sasha n’avait réussit à décrire ce qu’il y avait dans le regard de son autre, rien… Pas plus qu’elle ne laissait échapper d’information, son regard bien trop millénaire pour être détaillé… Si elle ne possédait pas le regard envoûtant de sa génitrice, il n’en demeurait pas moins que ses iris étaient le reflet d’une bien vieille civilisation. Et de le savoir si près d’elle troubla la Gryffondor, dont la silhouette s’était légèrement recroquevillée sur elle-même, dont les lèvres tremblaient malgré elle. Et au fond d’elle, combien elle aurait aimé l’embrasser, attiser sa colère jusqu’à son paroxysme et y voir ce début de passion qu’ils connaissaient si bien tous deux, et dont elle était bien souvent la clé. Et pourtant, elle n’esquissa aucun geste, demeurant frêle et fragile sous son agacement, alors que leurs regards s’affrontaient, l’un gagnant du terrain sur l’autre.

    LUCAS : « Arrête de dire des absurdités. C'est stupide. »
    SASHA : « Eut-il fallut que tu penses bien souvent à Elle pour m’abandonner avec ce désir de m’offrir ton cadeau empoisonné ! »
    LUCAS : « Je t'ai dit de te taire Sasha ! Ca n'a rien à voir avec América, je te parle de toi, de ton Luce, et de moi qui part pour Durmstrang à la fin du mois... »

    Un hoquet de surprise alors qu’elle s’apprêtait à le couper. Fruit d’une douloureuse nouvelle qui la coupa dans son élan. Ses prunelles se rétractèrent alors, tandis que ses lèvres soufflaient un murmure pénible. « Non. » Non, il ne pouvait pas partir, il n’en avait pas le droit… Le visage de la nymphe blêmit, alors que son poing se relâchait et laissant le pan de sa robe. Se laissant glisser contre la porte, la jeune fille laissa sa tête se cogner contre la surface de bois, alors qu’elle peinait à avaler cette nouvelle si durement annoncée. Elle avait mal. Bien plus qu’il y avait quelques instants, comme si le Gryffondor lui avait véritablement brisé le cœur. Alors ses yeux couleur de l’azur lâchèrent ses perles, sans pouvoir les retenir.

    SASHA : « Tu avais promis Lucas ! Tu m’avais promis de ne jamais m’abandonner ! »

    Un reproche sur le ton de la culpabilité. Elle refusait de le voir partir, pas maintenant, ni jamais. Que deviendrait-elle sans lui ? Comment pouvait il parjurer sa promesse ? Cette promesse faite bien plus tôt, quand tout allait si bien entre eux…

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Lucas J. Carlson

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MessageSujet: Re: Love me...Please...Love me. {Lucas}   Lun 15 Juin - 17:21

    Pourquoi tenter de s'insurger contre la fatalité, lorsqu'on ne pouvait décemment pas la combattre ? Les Moires impétueuses tissaient les fils de leur destin sans se soucier du mal qu'elles infligeaient aux jeunes Carlson, s'amusant même de leur déchéance jusqu'à leur souffrance insoutenable... Fallait-il passer par la terrible épreuve de la douleur, pour faire partie de cette famille, ou était-ce un gêne seulement inhérent à son père ténébreux qui lui avait laissé les prémices d'un coeur trop jaloux et d'un mal être aiguisé ? Mais pourquoi, pourquoi, avait-il fallut qu'il ne s'éprenne du seul ange qu'il ne devait pas toucher, pourquoi braver les interdits quand il n'en recevait qu'agonie en retour, pourquoi activer une mécanique du coeur qui n'avait pas lieu d'être, et pourquoi jour après jour, accepter de souffrir sous le joug d'une douleur profonde entaillant sa chair et son âme chaque fois qu'il la voyait avec lui ? Son âme entière n'était que l'image d'un miroir brisé, éclats étalés à terre dans des infimes coupures trop multiples le faisant saigner chaque fois qu'il y pensait... A lui qui la touchait, la caressait, l'embrassait, la tenait dans ses bras... Et à cette jalousie maladive s'ajoutait l'agressivité tenace de son palpitant qui ne le supportait plus, et qui maintes et maintes fois lui avait soufflé d'en finir avec ce Serpentard de malheur... voire même avec sa propre cousine. Le gêne du sanguinaire assassin était-il héréditaire ? Son palpitant assailli de coupures multiples le laissant à l'agonie, ne semblait plus véritablement battre, las et fatigué de cette colère excessive qui le prenait à chaque fois, Lucas ne pouvait décemment pas continuer ainsi ; son coeur finirait par lâcher, il en était certain. Alors que faire donc... Car même s'il décidait de mettre un terme à leur idylle, il ne supporterait pas de la voir encore avec lui, pas plus qu'il ne supporterait sa proximité de peur de se laisser aller de nouveau et de la faire sienne pour une nuit, quand bien même il s'était promis le contraire. Il fallait qu'il s'éloigne, qu'il prenne le large, qu'il ne respire plus son parfum entêtant. Quitter le pays était la seule solution envisageable, sans une réelle vie nouvelle, Lucas ne pourrait parvenir à se guérir de ce mal d'amour. Car il était bien affublé de ce sentiment noble enfermé dans l'écrin de son palpitant, l'ignorant encore, mais s'en doutant néanmoins ; elle était sa drogue, et le seul moyen de ne plus en être dépendant était encore de ne plus l'avoir à portée de vue. Là-bas, il referait sa vie, nouerait d'autres contacts qui ne lui rappelleraient plus sa divine cousine, et peut-être parviendrait à construire une idylle avec une autre ; une idylle qui ne lui demanderait pas de saigner. Dores et déjà, Lucas en avait parlé à son jeune frère, Elijah, lui faisant promettre de n'en toucher mot à Sasha pour le moment, son cadet avait été ébranlé par la nouvelle. Malgré tout, un sourire triste était venu se poser sur son visage ; Elijah n'avait pas voulu enrayer la volonté de son aîné qu'il admirait tant, de peur de se mettre au travers de sa route. Quitter Elijah et Sasha demeurait en soit une terrible épreuve, bien que l'indépendance tenace de Lucas était exemplaire, ils demeuraient les deux seules personnes à qui il tenait autant au château. Mais pour aller de l'avant , il fallait savoir faire des sacrifices. C'était ce que son père lui avait toujours dit.

    Et tel un blasphème sonnant le glas d'un affront qui ne se voulait pas ainsi, Lucas lâcha ses mots terribles sous l'élan d'une impulsion qu'il ne put réprimer, perdant le controle de la situation. Déjà, son regard sombre toujours aussi froid mais déjà plus repentant se posa sur sa cousine qui dans un hoquet de stupeur et de tristesse, se laissa glisser contre la porte. Et son coeur se serra, à la vue de sa peine lancinante dont il n'avait plus le remède... malheureusement sa mauvaise foi trop présente lui souffla qu'elle irait sans doute se réconforter dans les bras de son bien-aimé Serpentard, une pensée plongée dans les affres de la jalousie qui rendit son regard plus glacial malgré lui... Dieu qu'il lui en voulait, à la pauvre princesse déchue, d'être tombée dans les bras d'un certain Luce. Et pourtant, lui même avait América, mais la différence résidait dans le fait que Lucas savait qu'il ne ressentirait jamais la même chose envers elle qu'envers Sasha. Même lorsqu'il faisait tendrement l'amour à la belle Poufsouffle la nuit venue, il lui arrivait de penser à sa cousine... A contrario, il ignorait tout des sentiments de Sasha, persuadé que lui n'était qu'une distraction quand son Serpentard de malheur demeurait l'amour de sa vie. Loin d'être lâche, loin de vouloir abandonner la partie, c'était bel et bien sous l'afflut d'une lucidité évidente qu'il partait : Lucas n'avait pas à lui reprocher tout cela, ils étaient cousins après tout, et il n'avait pas même à demeurer autant jaloux pas plus que de la coucher dans ses draps. C'était immoral, c'était contre nature, c'était fermer les yeux sur l'inceste... Et non pas que cela le dégoutait, mais il fallait se rendre à l'évidence : jamais, ils n'auraient le droit de se montrer à la vue de tout le monde, et en un sens c'était pour le moins normal, malheureusement. Aussi, mieux valait tenter de stopper ici son auto-mutilation de l'âme, et partir loin d'ici quitte à souffrir grandement l'espace de quelque temps. Restant taciturne, Lucas ne sut que faire quant à la réaction de Sasha, déviant son regard noir et ténébreux sur le côté.


    SASHA : « Tu avais promis Lucas ! Tu m’avais promis de ne jamais m’abandonner ! »
    LUCAS - « ... tout comme tu m'avais promis que tu ne voudrais jamais personne d'autre que moi... »

    Folie pour folie, prenons la plus noble. Le jeune homme ne put s'empêcher de lui rappeler lui aussi, à sa promesse, dans un timbre de voix suave et incandescent. Sa voix avait perdu en froideur, prenant les teintes d'une nostalgie perdue et d'une peine légèrement dissimulée, il posa de nouveau ses obsidiennes sur sa cousine en pleurs. Etait-ce le moment de parler d'avantage de son départ, ou se devait-il d'attendre ? Dans la famille, le tact n'avait jamais été inné, et Lucas ignorait tout de la manière de s'y prendre avec délicatesse. Il opta donc maladroitement pour la première option, malgré les pleurs de sa cousine.

    LUCAS - « Mon père m'y a déjà inscrit, je voulais t'en parler la veille de mon départ seulement. » Un silence pour une maladresse dont il ne se rendit pas compte, avant de reprendre d'une voix basse. « Je ne peux pas rester d'avantage ici, alors que je te vois avec lui. J'ai simplement... des envies de meurtre. Plus le temps passe, et plus je sens que mon coeur va lâcher. Si je demeure ici, je ne ferai que compter les jours qu'il me reste avant de sentir mon palpitant s'arrêter de battre. Je n'y vais pas pour te faire du mal, Sasha, j'y vais pour arrêter de souffrir. »

    Des mots qui portaient en leur sein et en demi-teinte, une déclaration ouverte sans qu'il ne s'en rende compte. Lucas ne bougeait pas, muré dans une peine lancinante, il ne dévia pas son regard sombre de sa cousine... Allait-elle comprendre véritablement, car là où il y avait la souffrance, les mots n'étaient parfois pas assez forts.
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Sasha I. Carlson

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MessageSujet: Re: Love me...Please...Love me. {Lucas}   Lun 15 Juin - 21:33

    Qu’elle était dure à entendre la punition infligée, dure à comprendre de même. Avait-elle donc fait quoi que ce soit qui puisse être la raison d’un départ si soudain ? Une maladresse qui se serait révélée plus que blessante pour l’homme dont elle était amoureuse ? Amour. Ne rimait-il donc qu’avec douleur et malheur ? La jeune fille commençait sincèrement à le croire, et il lui semblait que ce n’était le début… Pourtant, envahie par ce sentiment depuis si longtemps maintenant, ne pouvait-elle pas se remémorer tous ces instants de bonheur en compagnie du possesseur de son cœur ? De leur premier baiser à leurs premières caresses. Chacun de ces instants qui l’avait fait frissonner, trembler, rire, pleurer… Tous ces moments si beaux, secrets et hors du temps. Elle lui avait toujours promis qu’elle ne voulait de ces moments avec aucun autre que lui, ne voulant que sa peau sur la sienne, son corps en elle, ses mains enlacées avec les siennes. Promesse à la saveur sucrée d’une naïveté prohibée. Ils n’avaient fait que cela en réalité, se trouver hors du temps, dans une bulle construite à deux, avec leurs pensées crédules, leurs vœux impossibles et leurs espoirs ingérables. Elle la première, se faisant la plus douce de ses maitresses, tout en possédant cette once de sauvagerie les menant à s’aimer dans une brutalité désespérée. Elle lui avait offert ses lèvres dans un moment d’égarement, son innocence sur le plancher, son cœur sur un plateau sans pourtant le savoir. Unie à lui dans le meilleur comme dans le pire, et le pire, ils étaient déjà dedans. Car au fond, quel avenir avaient-ils ensembles, trop proches cousins pour qu’on leur accorde une vie à deux ? Ils n’avaient que ce semblant d’union, né il y avait maintenant un an et dont elle, enfant naïve et encore bien insouciante ne voulait pas se défaire, n’appréciant que trop le parfum épicé dans lequel elle s’enveloppait la nuit, cette possession de tout son être qui la menait vers des cieux dont elle ne soupçonnait même pas l’existence, ces battements de cœur bien trop forts lorsqu’elle posait le regard sur lui. Comment pouvait elle seulement songer à renoncer à tout cela ? Elle n’avait pas vu la fin de leur histoire arriver, tout comme elle ne se voyait pas demeurer ici sans lui, repère qu’il était, elle ne le supporterait pas. Affronter le monde sans lui, voir les nuits défiler sans une seule pour se retrouver dans ses bras. Ce n’était pas possible, pas pour elle, la douleur serait bien trop grande, insupportable. Même Luce ne pourrait jamais remplacer le Gryffondor, pour la simple et bonne raison qu’elle ne voulait pas qu’il prenne sa place, parce qu’elle ne voulait personne d’autre que lui, c’était un choix qu’elle avait fait il y avait quelques temps, et sur lequel elle ne voulait pas revenir. La preuve en était que bien qu’ils soient ensembles depuis un mois, la jeune fille n’avait pas laissé son petit ami officiel la toucher intimement, prétextant qu’elle n’était pas prête à se donner, le laissant se contenter de sourires et de baisers sucrés. Rien de plus, rien qui ne soit réservé à celui que la belle enfant adulait dans le plus grand des secrets.

    Et son regard se leva vers lui, debout et fier quand elle n’était que poupée brisée et faible. Deux parfaits opposés qui pourtant, s’assemblaient à la perfection ; lui ombre, elle lumière. Leur seul point commun résidait dans cette manie de vouloir cacher leurs sentiments se portant l’un pour l’autre, de sorte que chacun croyait n’être qu’un jouet pour l’autre. Combien de fois Sasha avait elle désiré tout cesser pour le compte de cette croyance ? Persuadée de n’être qu’une fille de plus dans le lit du beau Carlson, conviction qui se trouvait balayée au moment où le jeune homme la prenait dans ses bras, confirmant alors cette autres pensée d’être bien plus aux yeux de son cousin. Et elle voulait le croire, demeurant alors malgré tout, malgré ces filles à ses bras durant la journée, malgré ses relations plus longues, obligée de détourner le regard pour ne pas être en proie à cette jalousie dévorante, celle qui avait finit par la pousser à se retrouver dans les bras de Luce pour ne plus en souffrir, ou pour rendre peut-être inconsciemment la pareille à son aimé. Ses yeux bleus s’étaient voilés de larmes, certaines coulants quand d’autres demeuraient sous ses iris parfaites. Elle l’observait à travers ses perles d’eau, refusant de croire cette vérité énoncée, priant pour qu’elle ne soit qu’une plaisanterie destinée à voir combien elle tenait à lui, et intérieurement, elle priait pour que ce soit cela, et qu’il en rie tout en la prenant dans ses bras, tout en la serrant contre lui, couvrant de ses bras son petit corps fragile. Mais rien ne venait, il conservait son regard obstinément tourné sur le côté, ne voulant pas même la regarder. Une plainte à son égard, un rappel, un reproche.

    LUCAS - « ... tout comme tu m'avais promis que tu ne voudrais jamais personne d'autre que moi... »
    SASHA : « Et cette promesse est toujours de rigueur Lucas ! » Cria t’elle parmi ses larmes. « Je n’autoriserai jamais nul autre que toi à poser ses mains sur moi ! »

    Une vieille promesse, qu’elle n’avait jamais eu l’intention de briser, et qu’elle ne voulait pas parjurer. Seul Lucas pouvait se permettre de porter ses mains sous ses vêtements, de poser ses lèvres sur sa peau… Cette seule idée suffisait à la faire frissonner de tout son être. Eh oh qu’il se montra cruel, ce cousin qui osait lui reprocher sa promesse qu’il pensait brisée.

    LUCAS - « Mon père m'y a déjà inscrit, je voulais t'en parler la veille de mon départ seulement. »
    SASHA : « Alors tu serais partie en lâche Lu’ ? Tu avais dans l’idée de me quitter depuis si longtemps que ça ? » lui reprocha t’elle en retour, tout en se relevant, tremblante.
    LUCAS : « Je ne peux pas rester d'avantage ici, alors que je te vois avec lui. J'ai simplement... des envies de meurtre. Plus le temps passe, et plus je sens que mon coeur va lâcher. Si je demeure ici, je ne ferai que compter les jours qu'il me reste avant de sentir mon palpitant s'arrêter de battre. Je n'y vais pas pour te faire du mal, Sasha, j'y vais pour arrêter de souffrir. »

    Un gémissement de souffrance, de surprise, et de peur à la fois. Elle ne parvenait à croire ce qu’elle entendait, partagée entre le désir de le frapper et de lui hurler son désarroi, quand de l’autre côté, elle voulait lui hurler la même chose, ces mêmes mots qui lui brûlaient la gorge, qui lui déchirait le cœur. Au final, ce fut un ensemble de réactions qui l’emporta ; la jeune fille frappa de ses poings sur le torse de son cousin, tout en sanglotant un peu plus contre son torse alors qu’elle y posait son front. Même si les mots étaient voilés, elle en comprenait ce sens, quand elle-même ne pouvait pas les lui dire, trop peu certaine. Cachant son visage contre lui, elle finit par cesser de le frapper, quand ses sanglots redoublaient.

    SASHA: « Je te détestes ! Lu’, je te déteste de me dire ça maintenant, de partir, de m’abandonner. Tu n’imagines même pas à quel point…je souffre… Aurai-je due partir moi aussi chaque fois… chaque fois qu’une nouvelle fille était dans tes bras… Depuis que tu es avec ta Poufsouffle… Combien de fois as tu pensé à elle quand nous étions ensembles. Tu m’as relégué au rôle de simple fille d’une nuit Lu’ ! »
    De nouveaux sanglots l’agitèrent alors que ses lèvres remontaient le long de la peau du jeune homme. « Ne m’abandonne pas Lucas… »
    Un souffle, un baiser chaste sur le coin de ses lèvres, alors que ses larmes continuaient de couler. « Aimes-moi encore une fois… Encore et toujours… » souffla t'elle dans un murmure, à la fois présente et absente...


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